Laurence Rossignol

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Laurence Rossignol
Laurence Rossignol,sénatrice de l'Oise.
Laurence Rossignol,sénatrice de l'Oise.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie
En fonction depuis le 9 avril 2014
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Gouvernement Manuel Valls I et II
Prédécesseur Dominique Bertinotti (Famille)
Michèle Delaunay (Personnes âgées)
Sénatrice de l'Oise
1er octobre 20119 mai 2014
Élection 25 septembre 2011
Successeur Jean-Pierre Bosino
Conseillère régionale de Picardie
En fonction depuis le 15 mars 1998
Biographie
Date de naissance 22 décembre 1957 (56 ans)
Lieu de naissance La Garenne-Colombes (France)
Parti politique PS
Diplômé de Université de Bourgogne
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Journaliste juridique

Laurence Rossignol, née le 22 décembre 1957 à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, elle est sénatrice de l'Oise, vice-présidente du conseil régional de Picardie, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de l'environnement, porte-parole ; elle est aussi connue pour son engagement féministe. En 2014, elle est nommée au gouvernement Valls I secrétaire d'État chargée de la Famille et des Personnes âgées.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Elle est titulaire d'un DEA de droit (université Panthéon-Sorbonne) et chargée de TD en droit de la sécurité sociale à cette même université. Laurence Rossignol a également travaillé comme journaliste juridique à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, avant d'intégrer les cabinets socialistes. En 1983, elle est chargée par Pierre Joxe président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale de suivre les questions législatives à caractère social. En 1988, elle occupe successivement les postes de chargée de mission et de chef de cabinet auprès de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Puis elle intègre en 1991, le cabinet de Frédérique Bredin ministre de la Jeunesse et des sports comme conseillère technique chargée des Relations avec le Parlement. En 1993, elle devient chargée d’étude à la MNEF, devenue la LMDE, dont elle percevra une rémunération pendant dix-huit ans[1],[2].

Entre 1999 et 2004 Laurence Rossignol siège au Conseil économique et social.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sénatrice de l’Oise[modifier | modifier le code]

Candidate aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011, en deuxième position sur la liste d'union de la gauche menée par Yves Rome, elle est élue sénatrice de l'Oise à l'occasion de ce scrutin. Elle est désignée en novembre 2011 présidente du groupe de travail « négociations internationales – Climat Environnement » créé par la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat.

À l'automne 2012, elle présente au Sénat le rapport sur le projet de loi sur la participation des citoyens aux décisions sur l'environnement puis le rapport sur le projet de loi sur le marché carbone européen.

Membre du Groupe Socialiste et apparentés, Laurence Rossignol est vice-présidente de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire. Elle est également membre de la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois et de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances. Lors des débats qui ont lieu sur l'IVG en 2014, elle fait adopter un amendement élargissant le délit d'entrave. Concernant la prostitution, elle a défendu la position abolitionniste[3].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Rapporteuse de la Commission spéciale sur la lutte contre le système prostitutionnel
  • Membre de la Commission d'enquête sur le rôle des banques et acteurs financiers dans l'évasion des ressources financières en ses conséquences fiscales et sur les équilibres économiques ainsi que sur l'efficacité du dispositif législatif, juridique et administratif destiné à la combattre
  • Membre de la Commission nationale du débat public
  • Vice-présidente de Globe International

Globe International est une coalition de parlements nationaux qui favorise la mise en œuvre de politiques nationales pour la lutte et l’adaptation au changement climatique, en vue de faciliter la coopération internationale en la matière. Élue vice-présidente chargée de la politique au Sommet de Globe du 27-28 février à Washington, Laurence Rossignol participe avec les députés, Jean-Paul Chanteguet, et Sophie Errante, aux travaux de l’organisation afin de faire le lien entre la politique française et la coopération internationale sur le climat[réf. nécessaire].

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 2014, elle est nommée secrétaire d'État, chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, auprès de Marisol Touraine dans le gouvernement Valls I[4]. Elle succède à Dominique Bertinotti (famille) et Michèle Delaunay (personnes âgées).

Elle porte la réforme de l'autonomie, plusieurs fois reportée depuis son annonce, début 2013[5].

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

En 1981, à leur arrivée au Parti socialiste, Julien Dray, Laurence Rossignol et les autres anciens de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) s'organisent dans une tendance nommée « Questions socialistes », qui, par la suite, grâce à leurs rapprochements avec Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann, devient la Nouvelle École socialiste puis la Gauche socialiste.

Le développement de la Gauche socialiste dont Laurence Rossignol est l'une des dirigeantes et porte-parole la conduit à entrer, en 1993, au conseil national (« parlement » du PS) et au secrétariat national où elle est chargée de la problématique de la ville. À partir de cette date, elle est régulièrement investie de responsabilités au secrétariat national : en 1994 ce sont les problèmes de [toxicomanie], en 2004 le transport, en 2006 et jusqu’à 2008, les droits des femmes. Elle est depuis 2008, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de l'Environnement.

En 2002, lors de l'éclatement de la Gauche socialiste, Laurence Rossignol intègre la motion majoritaire (dite motion A)]. Mais elle s’éloigne de Julien Dray à l'occasion du référendum sur la constitution européenne en soutenant le camp du non et rejoint le courant de Laurent Fabius qu'elle soutient lors des primaires du PS de 2006.

Secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des droits des femmes et de la parité, elle défend avec succès le fait que le PS se définisse comme féministe dans sa Déclaration de Principes adoptée début 2008.

Après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007, elle lance avec Adeline Hazan, et Pervenche Beres un appel en faveur de la candidature de Martine Aubry intitulé « Une autre femme est possible ». Au congrès de Reims, elle soutient la motion conduite par Martine Aubry et devient en décembre 2008 secrétaire nationale à l'environnement.

À cette fonction elle défend l'idée que la social-écologie est un thème re-fondateur pour un Parti socialiste moderne. Après la catastrophe nucléaire de Fukushima elle est très active pour engager le Parti socialiste sur la voie de la sortie du nucléaire. Lors des Primaires socialistes d'octobre 2011 elle est chargée des questions d'environnement auprès de Martine Aubry dont elle soutient la candidature.

À la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, elle fonde avec plusieurs parlementaires dont Christian Paul et Pervenche Berès la « Gauche Durable », groupe d'une vingtaine de parlementaires qui prônent un nouvel modèle de développement fondé sur la transition écologique, la révolution numérique, l'égalité des territoires et de nouveaux processus démocratiques.

Elle est également porte-parole du Parti socialiste depuis le 27 mars 2013.

Élue de Picardie, 7e vice-présidente[modifier | modifier le code]

Laurence Rossignol est implantée à Compiègne depuis 1997. Dans un territoire électoralement très favorable à la droite, Laurence Rossignol s'enracine et mène des combats électoraux difficiles. Elle se présente à trois reprises (1997, 2002 et 2007) aux élections législatives dans la cinquième circonscription de l'Oise (Compiègne-Sud), contre Lucien Degauchy député UMP et conduit la liste du Parti socialiste aux élections municipales de Compiègne en 2001 et 2008 contre Philippe Marini sénateur maire de Compiègne, à chaque fois battue au premier tour très largement. Elle est élue conseillère municipale d’opposition en 2001, poste auquel elle renonce en 2011, en application de la loi limitant le cumul des mandats.

Un an après son arrivée dans cette ville, en 1998, Laurence Rossignol est élue au conseil régional de Picardie. Et, lorsqu’en 2004 la gauche remporte les élections régionales, Laurence Rossignol est élue vice-présidente chargée de la vie associative, de la jeunesse et de l'économie sociale.

Engagements féministes et associatifs[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, Laurence Rossignol s’engage dans le combat féministe. On la retrouve parmi les Pétroleuses du MLF. Elle milite pour la cause des femmes et notamment, le droit à l’IVG. Tout au long de sa carrière politique, elle restera marquée par ce combat. Elle participera à de nombreuses commissions consacré au droit des femmes, notamment au secrétariat du Parti socialiste. Mais elle participe aussi au débat public, comme en 2005, lorsqu’à l’occasion du congrès PS du Mans elle dépose avec d’autres femmes un texte volontairement provocateur intitulé : La Femme, le fou et le colonisé[6]. Dans ce texte, elle développe l’idée que les femmes, comme les descendants de colonisés, sont toujours victimes des stéréotypes véhiculés par les anciennes générations (colonisateur dans un cas, machistes dans l’autre). Loin d’épargner son propre parti, elle l’égratigne en citant par exemple au début du texte ce proverbe africain : « Quand les éléphants se battent, l'herbe est écrasée ».

En 1984, elle participe à la fondation de SOS Racisme.

Laurence Rossignol, dans une tribune publiée le 6 avril 2012 sur le site Mediapart[7] a défendu la position de Najat Vallaud-Belkacem favorable à l'abolition de la prostitution[8].

L'engagement lycéen et étudiant[modifier | modifier le code]

Laurence Rossignol s'engage tôt en politique, puisqu’en 1973, alors qu’elle est encore collégienne, elle participe au mouvement contre la loi Debré sur le service militaire[9]. Par la suite, elle participera à d’autres mobilisations comme le mouvement contre la réforme Saunier-Seité en 1976. Les contacts qu’elle prend lors de ces activités militantes la conduisent alors à adhérer à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

En 1976, elle obtient son bac et poursuit ses études à l'université de Dijon. Elle y passe sa licence de droit avant de s'inscrire à l’université Paris I Sorbonne où elle obtient un DEA de droit. Elle adhère au Mouvement d'action syndicale (MAS). En 1980, l’ensemble de la gauche syndicale non communiste décide de s’unir dans une organisation commune, l’UNEF-ID. Le MAS participe donc au mouvement. Mais la direction de ce syndicat n’ayant pu s’entendre avec la direction de l’UNEF-US, elle forme une tendance d’opposition appelée « Tendance luttes étudiantes action syndicale ». Laurence Rossignol participe alors à l’animation de celle-ci.

À l’automne 1981, Laurence Rossignol, quitte la LCR pour le Parti socialiste. À l’UNEF-ID, aux côtés de Julien Dray, cela se traduit par leur passage à la Tendance Plus où les nouveaux venus sont intégrés parmi le cercle des dirigeants. Laurence Rossignol, quitte le syndicalisme étudiant en 1983.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurence Rossignol épinglée par l’UFC-Que Choisir, courrier-picard.fr, 16 juin 2014
  2. La polémique des emplois politiques à la LMDE, radiovl.fr
  3. Agnès Leclair, « Rossignol : secrétaire d'État sous haute surveillance à la Famille », in Le Figaro, vendredi 11 avril 2014, page 5.
  4. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.
  5. Guillaume Guichard, « La réforme de la dépendance n'est sans doute pas pour maintenant », Le Figaro, encart « Économie », lundi 26 mai 2014, page 24.
  6. Contribution présentée par Laurence ROSSIGNOL (60 CN), animatrice du Conseil des Femmes, Danièle POURTAUD (75 CN), déléguée nationale Femmes, Pervenche BERES (92 CN). – La femme, le fou et le colonisé ; Pour une critique socialiste de la domination masculine.
  7. Tribune signée entre autres par Sylviane Agacinski et Coline Serreau.
  8. prostitution une tribune pour l'abolition sur le site www.lefigaro.fr consulté le 6 avril 2013.
  9. Philippe Juhem, SOS-Racisme, histoire d'une mobilisation « apolitique ». Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981, thèse de science politique sous la direction de Bernard Lacroix.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]