Daniel Vaillant

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Daniel Vaillant
Daniel Vaillant à Paris, en 2006.
Daniel Vaillant à Paris, en 2006.
Fonctions
Député de la 19e puis de la 17e circonscription de Paris
En fonction depuis le 19 juin 2002
Législature XIIe, XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Daniel Marcovitch
8 février 19944 juillet 1997
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Pierre Pierre-Bloch
Successeur Daniel Marcovitch
23 juin 19881er avril 1993
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Lionel Jospin
Successeur Jean-Pierre Pierre-Bloch
Maire du 18e arrondissement de Paris
10 mars 200313 avril 2014
Prédécesseur Annick Lepetit
Successeur Éric Lejoindre
19 juin 199518 mars 2001
Prédécesseur Roger Chinaud
Successeur Annick Lepetit
Ministre de l'Intérieur
29 août 20006 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean-Pierre Chevènement
Successeur Nicolas Sarkozy
Ministre des Relations avec le Parlement
4 juin 199729 août 2000
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Roger Romani
Successeur Jean-Jack Queyranne
Biographie
Date de naissance 19 juillet 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Lormes, Nièvre,
Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France française
Parti politique Parti socialiste

Daniel Vaillant, né le 19 juillet 1949 à Lormes dans la Nièvre, est un homme politique français, député de Paris depuis 2002. Il a été ministre des Relations avec le Parlement de 1997 à 2000 et ministre de l'Intérieur, de 2000 à 2002, des gouvernements de Lionel Jospin, et maire du 18e arrondissement de Paris de 2003 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Technicien-biologiste de formation, et militant socialiste de la première heure, Daniel Vaillant est d'abord adhérent de la FGDS à l'âge de seize ans, puis du Parti socialiste au Congrès d'Épinay. Il est actuellement adhérent de la section socialiste Chapelle-Goutte d'Or dans le 18e arrondissement de Paris, section à laquelle appartient également Lionel Jospin[réf. nécessaire].

Selon Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre, « Vaillant a [...] été en grande partie formé, aidé, promu par la franc-maçonnerie. [...] Paul Quilès l'a fait monter dans la hiérarchie du PS du temps où il était en charge des fédérations »[1].

De 1993 à 1997[modifier | modifier le code]

En 1993, après la défaite de la gauche aux législatives, il continue à jouer un rôle important dans l'évolution du Parti socialiste, notamment en travaillant à l'élargissement de la gauche aux écologistes et à la féminisation de la politique française[2].

De 1997 à 2002[modifier | modifier le code]

Durant le gouvernement de la Gauche plurielle, il est hiérarchiquement le numéro 2 du PS, après le premier secrétaire, François Hollande.

Du 29 août 2000 au 6 mai 2002, il est ministre de l'Intérieur, charge qu'il assume en la sachant probablement la plus « casse-gueule » des tâches gouvernementales[3].

Depuis 2002[modifier | modifier le code]

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 19e circonscription de Paris. Il fait partie du groupe socialiste. Il est député de Paris et maire du 18e arrondissement de Paris.

En mai 2011, Daniel Vaillant publie un ouvrage intitulé PS : 40 ans d'histoire(s). Du congrès d'Épinay à nos jours, dans lequel il revient sur son parcours militant. Du collage d’affiche de l’élection présidentielle de 1965 à l’entrée au ministère de l’Intérieur en 2000, il y raconte aussi l’histoire du parti et de ses principaux protagonistes avec humour et un brin de provocation[4].

Comme Pascal Cherki dans le 14e arrondissement, et conformément aux consignes de la candidate PS Anne Hidalgo, qui ne souhaite pas que les têtes de listes parisiennes cumulent les mandats de député et de maire, Daniel Vaillant renonce finalement, le 7 septembre 2013, à se représenter à l'élection municipale[5],[6].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Légalisation du cannabis[modifier | modifier le code]

En 2003, dans un article du quotidien Libération, Daniel Vaillant propose la légalisation de la consommation personnelle de cannabis à travers un contrôle de la production et de l'importation, comme c'est le cas avec l'alcool. Il précise : « On peut imaginer un contrôle des approvisionnements extérieurs et une production en France. Tout se ferait dans la transparence, dans la règle comme pour le tabac et l'alcool. Pas de produits frelatés, pas d'économies souterraines et une vente à des endroits précis et contrôlés, interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Autoriser la consommation donc, mais pénaliser la conduite à risque comme pour l'alcool. Et durcir la pénalisation pour les trafiquants. »[7].

Prières de rue[modifier | modifier le code]

Daniel Vaillant a déclaré : « Je n'ai jamais demandé d'interdit concernant ces prières de rue. C'était une forme de tolérance en attendant qu'une solution définitive et digne soit trouvée. Aucune récrimination locale par rapport à ce phénomène ne m'a été adressée. J'ai eu des lettres, certes, mais venant de toute la France ou d'autres quartiers de Paris. Ici, les prières de rue ne dérangent personne. »[8].

Dans le 18e arrondissement de Paris, il soutient la création d'un Institut des cultures d'Islam à la Goutte-d'Or. La mairie de Paris et celle du 18e arrondissement ont décidé de financer la création de 4 000 m2 de locaux pour accueillir en 2012 cet institut dans deux emplacements différents (rue Polonceau et rue Stephenson). La ville a voté une subvention de 696 000 euros, dont 46 000 euros pour l'investissement[9]. Cet institut doit donner leur place à Paris aux cultures d'Islam, tout en facilitant la pratique du culte. Projet inédit et ambitieux, il superposera une dimension cultuelle, gérée par une association privée, et une dimension culturelle et scientifique, dont la ville de Paris a pris l'initiative, tout en contribuant au nouveau visage architectural de la Goutte d'Or. Un centre de préfiguration a ouvert ses portes le 7 octobre 2006 au 19-23, rue Léon (18e)[10].

Activités parlementaires[modifier | modifier le code]

Rapport parlementaire: Daniel Vaillant a poursuivi sa réflexion sur le cannabis à la demande de Jean-Marc Ayrault en présidant un groupe de travail parlementaire sur la question à l’Assemblée nationale. Pendant quatorze mois, de février 2010 à juin 2011, ce groupe a auditionné une quarantaine de personnes issues des domaines médical, associatif et institutionnel. Ce travail s’est traduit par la livraison d’un rapport intitulé Cannabis : sortir du statu quo[11], dans lequel les membres du groupe de travail préconisent notamment une « légalisation contrôlée » du cannabis.

Interventions parlementaires : Parmi ses interventions en séance, Daniel Vaillant a interrogé le Gouvernement à de multiples reprises sur des questions variées telles que la baisse des aides de l’État aux quartiers relevant de la Politique de la Ville, le nécessaire maintien des écoles dans des quartiers populaires, ou encore déploré les fermetures massives des hébergements d’urgence, notamment à Paris où la Ville a dû se substituer à l’État[12].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]