Marianne (magazine)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marianne (homonymie) .
Marianne
MARIANNE LOGO.PNG

Pays Drapeau de France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse politique
Prix au numéro 3 €
Diffusion 273 000 ex. (2009)
Fondateur Jean-François Kahn
Maurice Szafran
Date de fondation 1997
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Maurice Szafran
Directeur de la rédaction Éric Conan
ISSN 1275-7500
Site web Marianne 2

Marianne est un magazine d'information hebdomadaire français créé par Jean-François Kahn et Maurice Szafran en 1997.

Sommaire

Ligne éditoriale [modifier]

Le titre reprend celui de Marianne, un ancien journal politique et littéraire orienté à gauche qui fut publié à Paris dans les années 1930. Le Marianne actuel combat ce qu'il nomme la pensée unique. Il se veut selon l'expression de Jean-François Kahn centriste révolutionnaire. Volontiers iconoclaste et provocateur, Marianne reste boudé par les publicitaires, accordant sur l'année 2006 environ 7 % de ces pages à la publicité [1] pour 5 % des recettes de l’hebdomadaire, alors que les ventes et abonnements rapportent 95 % de ses recettes. Cette situation qui assure à Marianne son indépendance, lui vaut cependant d’être rejeté par une partie du milieu médiatique (Pascale Clark l'a exclu[réf. nécessaire] deux ans et demi de sa revue de presse sur France Inter). La rédaction respecte strictement le principe de protection des sources d'information des journalistes.

Marianne se définit comme un journal républicain, qui combat à la fois ce qu'il nomme le gauchisme soixante-huitard, ainsi que la mondialisation néolibérale[2]. Il soutient la liberté d'entreprendre et le marché mais rejette le dogmatisme économique qu'il attache au monétarisme et au néolibéralisme. Il soutient en revanche un libéralisme régulé[réf. nécessaire], des monopoles d’État dans des secteurs clés où il pense que le service public doit primer.

Lors de la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne de 2005, Marianne se targue d'être le seul grand média national à ne pas faire exclusivement campagne pour le oui, mais à organiser un débat réellement contradictoire. Il soutient la construction européenne, mais là encore, à condition qu’elle soit suivie par les peuples, et qu’elle ne soit pas l’instrument du libéralisme des années 1990-2000 qu’il nomme turbo-capitalisme.

Marianne tient à jour un baromètre du chômage, qui additionne au chômage officiel les personnes qu'il estime en recherche d'emploi mais non-comptabilisées car ne répondant pas aux critères du Bureau international du travail (BIT) : chômeurs à temps partiel, en pré-retraite, en formation et Contrat emploi-solidarité (CES). Ce baromètre double presque les chiffres officiels.

Le 14 février 2008, le journal lance l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine signé par 17 personnalités politiques de tous bords[3] réaffirmant leur attachement aux principes républicains, à la laïcité, à l'indépendance de la presse, et leur attachement aux grandes options ayant guidé la politique étrangère de la France depuis cinquante ans. Parmi ces personnalités on peut citer notamment Dominique de Villepin, Ségolène Royal et François Bayrou.

Le magazine propose également une version web intitulée Marianne 2, renommée tout simplement Marianne en 2012, à laquelle collaborent des chroniqueurs non journalistes (Élie Arié, Philippe Bilger, etc.).

En juin 2011, lors des élections au comité d'entreprise, la liste SNJ-CGT diffuse un tract dénonçant « la forte augmentation des cinq plus hauts salaires de l'entreprise (87 % sur cinq ans) et l'importance des notes de frais de ces dirigeants (d'un montant total de 190 000 euros pour l'année 2010) »[4].

En avril 2012, la rédaction de Marianne publie les résultats sur les intentions de vote des journalistes de l'hebdomadaire en vue de la présidentielle française : François Hollande obtient 40 % des suffrages devant Jean-Luc Mélenchon (31,7 %), François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan arrivent 3e ex-æquo avec 8,3 %. Trois candidats n'obtiennent aucun suffrage: Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud [5].

Tirage [modifier]

Début 2005, le magazine revendique 220 000 exemplaires vendus en moyenne, avec une pointe au mois d'août de 258 000 exemplaires ; il clôt l’année en atteignant les 300 000 exemplaires. Contrairement aux autres titres de la presse nationale, il ne communique pas ses chiffres de diffusion (exemplaires imprimés et envoyés dans le circuit de distribution), qui incluent les exemplaires vendus et les exemplaires retournés, car invendus.

Deux tirages exceptionnels dépassent les 500 000 exemplaires, dont celui du samedi 14 avril 2007, soit une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle française de 2007, où le magazine publie un article proposant de dévoiler « le vrai visage » de Nicolas Sarkozy[6].

Répartition du capital [modifier]

Signatures [modifier]

Notes [modifier]

  1. Modèle:Site
  2. Jean-François Kahn, Pourquoi nous vous proposons de nous rejoindre, 2007, p. rejet à la fois de l’orthodoxie néolibérale oppressive et de la rhétorique néo-soixante-huitarde destructrice.
    Passage extrait d’une publicité d’appel à l’abonnement
     
  3. « L'Appel républicain de Marianne » dans Marianne nº 565 du 16 février 2008.
  4. Article Arrêt sur image : « Marianne, ses (très) hauts salaires, et sa déléguée syndicale poussée vers la sortie ».
  5. Article Arrêt sur image : « Hollande, préféré de Marianne. Et du Monde ? ».
  6. « Le Vrai Sarkozy » Sur le site marianne2007
  7. Yves de Chaisemartin nommé directeur général de Marianne. Consulté le 21 octobre 2010

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]