André Laignel

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André Laignel
André Laignel en 2006.
André Laignel en 2006.
Fonctions
Député de l’Indre
2 juillet 198114 mai 1988
Législature VIIe et VIIIe législatures
Secrétaire d'État chargé de la Ville et de l'Aménagement du Territoire
15 mai 19912 avril 1992
Président François Mitterrand
Premier ministre Édith Cresson
Gouvernement Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Michel Delebarre (ministre de la ville)
Successeur Bernard Tapie (ministre de la ville)
Biographie
Date de naissance 4 décembre 1942 (71 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique Parti socialiste
Profession Universitaire

André Laignel, né le 4 décembre 1942 à Paris-14e[1], est un homme politique français, membre du Parti socialiste. Il est maire d'Issoudun, premier vice-Président executif de l'Association des maires de France (AMF) et président du Comité des finances locales (CFL).

Biographie[modifier | modifier le code]

Politique locale (depuis 1971)[modifier | modifier le code]

En 1971, il est élu conseiller municipal d'Issoudun, dont il devient maire en 1977[2]. En 1994, il devient président de la communauté de communes du pays d’Issoudun (CCPI) nouvellement créée.

Il est élu conseiller général du canton d'Issoudun-Sud en 1976, une fonction qu'il conserve jusqu'en 2004. De 1979 à 1985, il préside le conseil général de l'Indre. Il est alors le plus jeune Président de Conseil Général de France.

De 2001 à 2012, il est secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), et à ce titre membre du comité des finances locales. En 2004, il en a brigué la présidence et a provoqué un second tour de scrutin, en raison notamment de la défiance de nombreux élus locaux face à la décentralisation menée par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. De nombreux analystes politiques[évasif] ont à l'époque qualifié d'« exploit » cette performance, la carte politique des maires de France étant traditionnellement ancrée à droite. En 2008, il est le seul candidat en lice contre le président sortant Jacques Pélissard. Il réalise le meilleur score d'un candidat de gauche à cette élection avec 42,69 % des bulletins exprimés. En 2012, il devient premier vice-président exécutif de l'Association des maires de France (AMF), poste nouvellement doté de pouvoirs élargis afin d'assurer au mieux la codirection paritaire de l'association.

Il a été élu le 27 septembre 2012 Président du Comité des finances locales (CFL), après en avoir été le vice-président. Il préside également l'Observatoire des finances locales, et est donc le signataire du rapport annuel sur l'état des finances des collectivités locales.

Il est chargé en 2012 d'une mission sur la coopération internationale, destinée entre autres à proposer des actions visant à renforcer la coopération décentralisée par le quai d'Orsay[3].

Aux élections municipales de 2014, il est réélu au 1er tour avec 67,73 % des suffrages, le plus haut score qu'il ait jamais réalisé depuis son élection à la fonction de premier magistrat de la ville.

Député à l'Assemblée nationale (1981-1988)[modifier | modifier le code]

Il est député de l'Indre et trésorier du PS de 1981 à 1988. En tant que directeur de campagne pour les élections législatives de 1986, il est l'instigateur de la campagne d'affichage « Au secours ! La droite revient. »[4]

Secrétaire d’État (1988-1993)[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, chargé de la formation professionnelle, dans le premier gouvernement Michel Rocard (du 13 mai au 28 juin 1988)
  • Secrétaire d’État auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, chargé de la formation professionnelle, dans le deuxième gouvernement Michel Rocard (du 28 juin 1988 au 17 mai 1991)
  • Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la ville et de l'aménagement du territoire, chargé de la ville et de l'aménagement du territoire, dans le gouvernement Édith Cresson (du 17 mai 1991 au 4 avril 1992)
  • Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'aménagement du territoire, dans le gouvernement Pierre Bérégovoy (du 4 avril au 26 décembre 1992)
  • Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur, chargé de l'aménagement du territoire, dans le gouvernement Pierre Bérégovoy (du 26 décembre 1992 au 30 mars 1993)

Carrière européenne (1994-2009)[modifier | modifier le code]

Il est député européen de 1994 à 1999, puis de 1999 à 2004. Il est à nouveau élu aux élections européennes de 2004 en France pour la circonscription Centre-Massif Central.

Il mène campagne avec Laurent Fabius pour le non au référendum interne du PS du 1er décembre 2004 sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En 2009, le Parti socialiste instaure une règle interne de non-cumul des mandats, qui réserve les candidatures aux personnes sans direction d'un exécutif local. Il choisit de rester maire d'Issoudun et renonce à mener la liste du PS dans la circonscription Centre-Massif Central.[réf. nécessaire]

Une biographie écrite par Jean Diharsce, intitulée André Laignel, un gavroche en politique est parue le 21 avril 2011 aux éditions de l'Aube.

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Il est membre de la Convention des institutions républicaines à partir de 1965. Il adhère au Parti socialiste (PS) au moment de sa fondation en 1969. Docteur en droit, diplômé de sciences politiques, il enseigne à l'Université Paris I jusqu'en 1981.

Il est secrétaire national à l'aménagement du territoire et à l'action locale [5]. Il soutient la candidature de Laurent Fabius lors de la primaire présidentielle socialiste de 2006, puis la motion de Martine Aubry lors du Congrès de Reims de 2008. Lors des « primaires citoyennes » de 2011, il apporte son appui à la candidature de Martine Aubry.

Aphorisme[modifier | modifier le code]

Le 13 octobre 1981, dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, le débat fait rage entre la majorité et l'opposition. Cette dernière soutient que les nationalisations sont inconstitutionnelles. Répondant à l'exception d'irrecevabilité défendue par le député Jean Foyer, André Laignel eut cette phrase restée célèbre, bien que très souvent sortie de son contexte et de ce fait dévoyée : « les nationalisations sont elles conformes à l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme ? M. Foyer répond par la négative. C'est sa responsabilité. Mais, à ce moment précis, son raisonnement bascule du juridique au politique. De ce fait, il a juridiquement tort car il est politiquement minoritaire »[6].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vos députés : Présentation : André LAIGNEL
  2. http://www.andre-laignel.fr/bio
  3. [1]
  4. http://unite.jean-jaures.org/unite/pdf/U625_000303501.pdf
  5. [2]
  6. Compte-rendu intégral des débats de l'Assemblée nationale deuxième séance du 13 octobre 1981, p. 1730 (deuxième page du fichier PDF)