Claude Cheysson

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Claude Cheysson
Claude Cheysson en novembre 1981.
Claude Cheysson en novembre 1981.
Fonctions
Député européen
25 juillet 198918 juillet 1994
Législature IIIe Parlement européen
Commissaire européen
chargé de la politique méditerranéenne et des relations Nord-Sud
6 janvier 19855 janvier 1989
Président Jacques Delors
Gouvernement Commission Delors I
Prédécesseur Lorenzo Natali
Successeur Abel Matutes
Ministre des Relations extérieures
9e ministre des Affaires étrangères de la Ve République
22 mai 19817 décembre 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy I
Mauroy II
Mauroy III
Fabius I
Prédécesseur Jean François-Poncet
Successeur Roland Dumas
Commissaire européen
chargé de la Politique de développement et de coopération, des Budgets et du Contrôle financier (Commission Ortoli)
chargé du développement (Commissions Jenkins et Thorn
6 janvier 197321 mai 1981
Président François-Xavier Ortoli
Roy Jenkins
Gaston Thorn
Gouvernement Commission Ortoli
Commission Jenkins
Commission Thorn
Prédécesseur Jean-François Deniau
Successeur Edgard Pisani
Biographie
Date de naissance 13 avril 1920
Lieu de naissance Paris, France
Date de décès 15 octobre 2012 (à 92 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Parti socialiste

Claude Cheysson, né le 13 avril 1920 à Paris, mort le 15 octobre 2012 à Paris[1], fut un haut fonctionnaire et un homme politique français, ayant été ministre des Relations extérieures et commissaire européen.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Claude Cheysson est le petit-fils d'Émile Cheysson[2]. Après des études au collège Stanislas de Paris à Paris, il entre à l'École polytechnique en 1940 et en sort en 1942. Après la guerre, il intègre la promotion spéciale Croix de Lorraine à l'École nationale d'administration, de mars 1947 à décembre 1948[3],[4].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après sa sortie de l'École polytechnique, il est engagé volontaire pour une durée de 5 ans dans l'armée d'armistice le 1er octobre 1942. Démobilisé en même temps que l'armée en novembre 1942, il s'évade de la France occupée en 1943, passant la frontière franco-espagnole le 31 octobre. Après une période de captivité en Espagne, il atteint finalement Casablanca le 15 décembre et rejoint le 11 février 1944 le 12e régiment de chasseurs d'Afrique au sein de la 2e division blindée des Forces françaises libres où il sert comme officier de char[3],[5],[6].

Il embarque avec son régiment pour l'Angleterre en avril 1944 et débarque en France en août. Il participe successivement à la campagne de Normandie, à la bataille de Paris, aux combats des Vosges et à la campagne d'Alsace[7],[8].

Durant cette période, il est distingué par deux citations au corps d'armée et une citation à l'armée lui donnant droit au port de la Croix de guerre 1939-1945.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il meurt le 15 octobre 2012 à l'âge de 92 ans[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Cheysson a collaboré au livre Irak, la faute, d'Alain Michel et Fabien Voyer - Éditions du Cerf, 1999.

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Il fait renommer le ministère des Affaires étrangères en ministère des Relations extérieures, déclarant : « Il n'y a pas d'affaires étrangères, la politique extérieure fait intégralement partie de la politique nationale »[15].

Selon Annie Laurent et Antoine Basbous, il donne ordre à l'ambassadeur Francis Gutmann d'informer les milices chiites d'Amal que leur caserne allait être bombardée par l'armée française en représailles contre l'attentat du Drakkar (1983), faisant en sorte qu'aucun milicien islamiste ne soit tué[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Claude Cheysson : "Un diplomate hors norme" sur Le Nouvel Observateur, 16 octobre 2012
  2. (en) « Claude Cheysson », The Telegraph,‎ 17 octobre 2012 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e Notice du Who's Who in France, 43e édition, 2012
  4. Comité d'histoire de l'ENA, Cahiers pour une histoire de l'ENA : Croix de Lorraine - Février 1947 - Décembre 1948, vol. 3, La documentation Française,‎ 2011
  5. « Les évadés de France », sur Des Polytechniciens dans la résistance (consulté le 16 octobre 2012)
  6. Alain Eymard, Album mémorial 2e DB, Heimdal,‎ 1990
  7. a, b, c et d États des services de Claude Cheysson, transmis et certifié exact par le Centre des archives du personnel militaire le 19 octobre 2012
  8. « Historique du 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique », sur 12 RCA Historique (consulté le 31 octobre 2012)
  9. « Transcription d'un entretien avec Claude Cheysson », sur Archives de l'European University Institute (consulté le 16 octobre 2012)
  10. Décret du 16 juin 1966 portant nomination d'un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Française en Indonésie, publié dans le Journal Officiel de la République Française 17 juin 1966, page 4869.
  11. Décret du 30 janvier 1970 portant nomination du président et d'un membre du directoire de l'Entreprise minière et chimique, publié dans le Journal Officiel de la République Française 3 février 1970, page 1319.
  12. « Claude Cheysson », sur Archives du Parlement Européen (consulté le 16 octobre 2012)
  13. L'ancien ministre socialiste, Claude Cheysson, est décédé, Le Figaro, 16 octobre 2012.
  14. Décret du 31 décembre 1984, publié dans le Journal officiel de la République Française 1er janvier 1985, page 11.
  15. « Changement d'homme, de nom et de principes », L'Unité, no 425,‎ 30 mai 1981 (lire en ligne)
  16. Annie Laurent et Antoine Basbous, Guerres secrètes au Liban, Gallimard, p. 298 à 301.