Paul Quilès

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Paul Quilès
Defaut.svg
Fonctions
Maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn)
Actuellement en fonction
Depuis le 25 juin 1995
Prédécesseur Robert Ramon
Député de la 1re circonscription du Tarn
28 mars 199319 juin 2007
Législature 10e 11e et 12e (Ve République)
Groupe parlementaire SOC
Prédécesseur Pierre Bernard
Successeur Jacques Valax
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique
3 avril 199229 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Philippe Marchand
Successeur Charles Pasqua
Ministre de l'équipement, du logement, du transport et de l'espace
15 mai 19912 avril 1992
Président François Mitterrand
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Louis Besson
Successeur Jean-Louis Bianco
Ministre des postes, des télécommunications et de l'espace
13 mai 198816 mai 1991
Président François Mitterrand
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Jean-Marie Rausch
Député de Paris
2 avril 198614 mai 1988
Législature 8e (Ve République)
Groupe parlementaire SOC
Ministre de la Défense
10e ministre de la Défense de la Ve République
20 septembre 198519 mars 1986
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Hernu
Successeur André Giraud
Ministre de l'urbanisme et du logement
(et des transports à partir de juillet 1984)
4 octobre 198320 septembre 1985
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy III et Fabius
Prédécesseur Roger Quilliot (logement)
Charles Fiterman (transports)
Successeur Jean Auroux
Député de la 14e circonscription de Paris
3 avril 19785 novembre 1983
Législature 6e et 7e (Ve République)
Groupe parlementaire SOC
Prédécesseur Jean Turco
Successeur Serge Blisko (son suppléant)
Biographie
Date de naissance 27 janvier 1942 (1942-01-27) (70 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Saint-Denis-du-Sig (Algérie française)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Ingénieur

Paul Quilès, né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis-du-Sig (Algérie française) est un homme politique français.

Il a été député socialiste à plusieurs reprises, à Paris (13e arrondissement), puis dans le Tarn (1re circonscription). Il a également été ministre dans plusieurs gouvernements de gauche. Pour lui succéder, le PS a investi Jacques Valax, qui l'a devancé dans une élection interne d'investiture, conséquence de la perte de la fédération au précédent congrès au profit de la majorité nationale.

Il est depuis 1995 maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn) et il anime le club Gauche Avenir avec Jean-Pierre Chevènement, Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon, Florence Parly.

Sommaire

[modifier] Biographie

Après des études à Polytechnique, Paul Quilès devient en 1964 ingénieur dans le secteur de l'énergie, profession qu'il occupe jusqu'en 1978. Il est également membre d'une section au Conseil économique et social de 1974 à 1976. Proche du Parti socialiste, et plus particulièrement de François Mitterrand, il s'engage en politique en 1978, et est élu député de Paris (ensuite, voir dans les sections appropriées le détail de ses mandats et fonctions).

De par sa formation et son cursus professionnel, Paul Quilès se spécialise dans les domaines de l'énergie et de l'aménagement urbain à l'Assemblée nationale et, de manière générale, dans toutes ses activités politiques, comme en témoignent ses fonctions politiques.

Il se présente aux élections municipales de Paris contre Jacques Chirac en 1983. Il a par ailleurs occupé deux ministères régaliens : la Défense (de septembre 1985 à mars 1986) et l'Intérieur (d'avril 1992 à mars 1993).

[modifier] Mandats électifs

[modifier] Fonctions gouvernementales

[modifier] Autres fonctions

[modifier] Anecdote

Lors du congrès du PS de Valence en octobre 81, la presse rapporte ses déclarations à propos des journalistes jugés favorables à l'ancienne majorité, disant qu'« il faut faire tomber des têtes, le faire rapidement et dire lesquelles », ce qui lui vaut le surnom de « Robespaul »[1]. Alors que Paul Quilès juge ses propos incompris et travestis, Laurent Dispot s'étonne dans le Matin de Paris du tour de « passe-passe sur la transmission de son discours. […] De critique de Robespierre, il est devenu Robespierre lui-même ! »[2]. En 1993, Michel Rocard juge que « la télévision a besoin d’images et elle déforme tous les débats d’idées, les transforme en déviances, en crise, pour les besoins du spectaculaire. On a fait dire à Paul Quilès le contraire de ce qu’il avait dit, puisque ses propos visaient précisément à empêcher toute chasse aux sorcières »[3].

[modifier] Publications

  • La politique n'est pas ce que vous croyez, Robert Laffont, 1985
  • Les 577 : des députés pour quoi faire ?, en collaboration avec Ivan Levaï, Stock, 2001
  • Face aux désordres du monde, en collaboration avec Alexandra Novosseloff, Éditions JLM, 2005
  • 18 mois chrono. Une cohabitation du troisième type, avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2010

[modifier] Notes et références

  1. « Dominique Ambiel : “Nous n’avons pas de leçons de morale à recevoir de tous ces militants de gauche qui sont aujourd’hui dans les rédactions.” », La Baule plus, mai 2005. p. 4
  2. Laurent Dispot, « La dépêche d’Ems », Le Matin de Paris, 28 octobre 1981
  3. L’Histoire, octobre 1993[réf. incomplète]

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes


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