Paul Quilès

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Paul Quilès
Image illustrative de l'article Paul Quilès
Fonctions
Maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn)
En fonction depuis le
Prédécesseur Robert Ramon
Député de la 1re circonscription du Tarn
Législature 10e 11e et 12e (Ve République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Pierre Bernard
Successeur Jacques Valax
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Philippe Marchand
Successeur Charles Pasqua
Ministre de l'Équipement, du Logement, du Transport et de l'Espace
Président François Mitterrand
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Louis Besson
Successeur Jean-Louis Bianco
Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace
Président François Mitterrand
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Jean-Marie Rausch
Député de Paris
Scrutin proportionnel par département
Législature 8e (Ve République)
Groupe politique SOC
Ministre de la Défense
10e ministre de la Défense de la Ve République
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Hernu
Successeur André Giraud
Ministre de l'Urbanisme et du Logement
(et des transports à partir de juillet 1984)
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy III et Fabius
Prédécesseur Roger Quilliot (logement)
Charles Fiterman (transports)
Successeur Jean Auroux
Député de la 14e circonscription de Paris
Législature 6e et 7e (Ve République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Jean Turco
Successeur Serge Blisko (son suppléant)
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis-du-Sig (Algérie)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Ingénieur

Paul Quilès, né le à Saint-Denis-du-Sig (Algérie) est un homme politique français[1]. Il a été député socialiste à plusieurs reprises, à Paris (13e arrondissement), puis dans le Tarn (1ère circonscription). Il a également été ministre dans plusieurs gouvernements de gauche.

Il est depuis 1995 maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn)[2] et il anime le club Gauche Avenir[3] avec Marie-Noëlle Lienemann et plusieurs personnalités représentant les diverses sensibilités de la gauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à l'École polytechnique[4] (promotion X1961), Paul Quilès devient en 1964 ingénieur dans le secteur de l'énergie, notamment auprès de la compagnie pétrolière Shell[5], profession qu'il occupe jusqu'en 1978. Il est également membre d'une section au Conseil économique et social de 1974 à 1976. Membre du Parti socialiste, et proche de François Mitterrand, dont il est le directeur de campagne en 1981[6], il s'engage en politique en 1973, et est élu député de Paris (ensuite, voir dans les sections appropriées le détail de ses mandats et fonctions).

De par sa formation et son cursus professionnel, Paul Quilès se spécialise à l'Assemblée nationale et dans ses activités politiques dans les domaines de l'énergie et de l'aménagement urbain, puis dans ceux de la défense et des questions internationales[7]

Il se présente aux élections municipales de Paris contre Jacques Chirac en 1983[8]. Il a par ailleurs occupé deux ministères régaliens : la Défense (de septembre 1985 à mars 1986) et l'Intérieur (d'avril 1992 à mars 1993)[9].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Lors du congrès du PS de Valence en octobre 81, il fait allusion au cours de son discours à un épisode de la Révolution française – le 9 Thermidor – pour montrer qu’en politique il faut nommer ses adversaires, sous peine de coaliser contre soi tous ceux qui, à tort ou à raison, peuvent se sentir visés. La droite et une partie de la presse isolent de son contexte une des phrases de son discours (« il ne suffit pas de dire que des têtes doivent tomber, mais dire lesquelles et le faire rapidement ») et lui donnent le surnom de « Robespaul ». Laurent Dispot s'étonne dans le Matin de Paris du tour de « passe-passe sur la transmission de son discours. […] De critique de Robespierre, il est devenu Robespierre lui-même ! »[10]. En octobre 1993, dans L'Histoire, Michel Rocard juge que « la télévision a besoin d’images et elle déforme tous les débats d’idées, les transforme en déviances, en crise, pour les besoins du spectaculaire. On a fait dire à Paul Quilès le contraire de ce qu’il avait dit, puisque ses propos visaient précisément à empêcher toute chasse aux sorcières »[11]. Certains hommes politiques de droite (Gérard Longuet, Patrick Devedjian) reconnaissent plus tard leur erreur d’interprétation[12].

Publications[modifier | modifier le code]

  • La politique n'est pas ce que vous croyez, Robert Laffont,‎ 1985
  • En collaboration avec Ivan Levaï, Les 577 : des députés pour quoi faire ?, Stock,‎ 2001
  • En collaboration avec Alexandra Novosseloff, Face aux désordres du monde, Éditions JLM,‎ 2005
  • En collaboration avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu, 18 mois chrono. Une cohabitation du troisième type, Jean-Claude Gawsewitch,‎ 2010
  • Nucléaire, un mensonge français : réflexions sur le désarmement nucléaire, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer,‎ 2012, 98 p. (ISBN 978-2-84377-171-2, lire en ligne)
  • En collaboration avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin, Arrêtez la bombe !, Cherche Midi,‎ 2013 (ISBN 978-2-7491-2949-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche XIIe législature de Paul Quilès, Assemblee Nationale
  2. Les maires de Cordes-sur-Ciel, francegenweb.org
  3. AFP, Boycott/Congrès: Quilès (PS) "atterré", Le Figaro, 10 janvier 2008
  4. Polytechniciens célèbres, infocpge.com, 25 Novembre 2011
  5. QUILES Paul, Comité pour l'histoire de la Poste""
  6. "On avait ramé pour associer Mitterrand à l'espoir", L'Express, 9 mai 2011
  7. Tables nominatives des interventions devant l'Assemblée nationale,Assemblee Nationale
  8. Mazières Bernard, La succession Chirac, L'Express, 01 juin 1995
  9. Conférence de presse Paul Quilès au JT, 'INA', 01 juillet 1992
  10. Laurent Dispot, « La dépêche d’Ems », Le Matin de Paris, 28 octobre 1981
  11. L’Histoire, octobre 1993
  12. http://paul.quiles.over-blog.com/article-une-mise-au-point-necessaire-100669080.html

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]