Victorin Lurel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Victorin Lurel
Victorin Lurel, le 3 juin 2013.
Victorin Lurel, le 3 juin 2013.
Fonctions
Ministre des Outre-mer
16 mai 201231 mars 2014
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Marie-Luce Penchard
Successeur George Pau-Langevin
Président du Conseil régional de la Guadeloupe
En fonction depuis le 2 mai 2014
Prédécesseur Josette Borel-Lincertin
29 mars 20043 août 2012
Réélection 15 mars 2010
Prédécesseur Lucette Michaux-Chevry
Successeur Josette Borel-Lincertin
Député de la 4e circonscription de la Guadeloupe
En fonction depuis le 2 mai 2014
Prédécesseur Hélène Vainqueur-Christophe
19 juin 200221 juillet 2012
Prédécesseur Philippe Chaulet
Successeur Hélène Vainqueur-Christophe
Maire de Vieux-Habitants
19 mars 200129 avril 2005
Prédécesseur Aramis Arbau
Successeur Georges Clairy
Biographie
Date de naissance 20 août 1951 (62 ans)
Lieu de naissance Vieux-Habitants, Guadeloupe (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université Panthéon-Assas
Profession Fonctionnaire territorial

Victorin Lurel, né le 20 août 1951 à Vieux-Habitants (Guadeloupe), est un homme politique français. Président du conseil régional de la Guadeloupe de 2004 à 2012 et depuis 2014, député de la 4e circonscription de la Guadeloupe depuis 2002, il est nommé le 16 mai 2012 ministre des Outre-mer dans le premier gouvernement Jean-Marc Ayrault. Le 2 avril 2014, il n'est pas reconduit dans ses fonctions dans le gouvernement Valls et est remplacé par George Pau-Langevin au ministère des Outre-Mer8.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Victorin Lurel naît dans une famille pauvre de petits paysans, il est le troisième d'une fratrie de douze enfants[1]. Après un bac en économie en Guadeloupe, il obtient un DEA en économie à l'université Paris II, avant d'intégrer, de 1978 à 1979, l'IEP de Paris[2], dont il sort sans être diplômé.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Élu d'opposition au conseil municipal de Vieux-Habitants à partir de 1989, puis au Conseil régional à partir de 1992, il entre au Conseil général en 1994 et en devient vice-président en 1998.

Il devient maire de Vieux-Habitants en 2001, après avoir remporté les élections devant Aramis Arbau de 12 voix seulement, puis est élu député en 2002 devant Philippe Chaulet avec 1 500 voix d'avance.

En 2003, il est l'un des très rares hommes politiques à s'opposer au projet de réforme institutionnelle préconisant la création d'une collectivité administrée par une assemblée unique se substituant à la région et au département actuels. 75 % des votants rejettent ce projet. Cette victoire du « non » ouvre la voie à sa candidature aux élections régionales de mars 2004. À la tête d'une liste d'union de la gauche, il remporte plus de 100 000 voix et devance de 30 000 suffrages Lucette Michaux-Chevry, présidente sortante (Objectif Guadeloupe, apparentée UMP), qui était en poste depuis 1992.

En février 2005, il démissionne de son poste de maire de Vieux-Habitants pour se mettre en conformité avec les dispositions législatives sur le non-cumul des mandats.

En avril 2005, il conduit la liste de la majorité municipale sortante et gagne l'élection partielle dès le premier tour au profit de son premier adjoint, Georges Clairy.

En juin 2005, Victorin Lurel est désigné secrétaire national du Parti socialiste chargé de l'Outre-mer par le premier secrétaire François Hollande en remplacement d'Axel Urgin qui a mené campagne pour le « non » au référendum sur le projet de Constitution européenne du 29 mai malgré l'opposition de la direction du PS. Le 1er juillet 2006, Victorin Lurel annonce sa démission de cette fonction pour protester contre le non-respect par la direction du PS de son engagement à mieux représenter la « diversité » à travers les investitures pour les législatives de 2007, et en particulier les originaires de l'outre-mer. George Pau-Langevin est finalement investie comme candidate. Victorin Lurel retrouve par la suite son poste.

Soutien de Ségolène Royal dans la course à l'investiture pour la candidature à l'élection présidentielle de 2007, il occupe les fonctions de responsable et de porte-parole de la campagne de Ségolène Royal dans l'outre-mer quand elle est investie par le PS.

Il est réélu député de la 4e circonscription le 18 juin 2007 au second tour face à Albert Dorville, alors maire sans étiquette de la commune de Trois-Rivières mais soutenu par la droite. Il obtient 15 830 voix, soit 52,58 %. Lors de l'installation de la nouvelle Assemblée nationale, il devient l'un des quatorze vice-présidents du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

À l'issue des élections municipales et cantonales de mars 2008, Victorin Lurel demeure l'homme fort de la gauche guadeloupéenne grâce aux succès enregistrés par plusieurs candidats qu'il a soutenus personnellement comme Hélène Vainqueur-Christophe à la mairie de Trois-Rivières, Éric Jalton aux Abymes, Ferdy Louisy à Goyave, Jean-Claude Malo à Bouillante et Georges Clairy, son successeur à Vieux-Habitants. Il a œuvré pour favoriser la réélection de Jacques Gillot (divers gauche, apparenté socialiste) comme président du Conseil général, grâce au soutien du groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC), premier groupe de l'assemblée départementale avec 21 élus sur 40.

Quand s'engagent les débats internes en vue du congrès de Reims de novembre 2008, Victorin Lurel signe une contribution thématique sur les outremers intitulée Les outremers, laboratoire d'idée pour la République. Elle est signée par les principaux responsables du parti (François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon). Victorin Lurel, fidèle à François Hollande, signe la contribution de celui-ci, puis il rejoint la motion A constituée autour du premier secrétaire sortant et de Bertrand Delanoë, en se déclarant favorable à un large rassemblement incluant Ségolène Royal. Victorin Lurel, comme les principales fédérations d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion), choisit de soutenir Ségolène Royal face à Martine Aubry pour l'élection du premier secrétaire du parti socialiste. Défaite d'extrême justesse au niveau national, Ségolène Royal l'emporte largement dans les outremers, en particulier en Guadeloupe où elle obtient 82 % des voix. Les contestations portées sur les conditions des votes dans les outremers provoquent la colère du secrétaire national sortant et des militants socialistes ultramarins. Victorin Lurel quitte ses fonctions de secrétaire national. Au conseil national du 6 décembre 2008, il n'est pas remplacé, le poste de secrétaire national demeurant « à pourvoir » jusqu'en juin 2009.

Le 2 octobre 2009, à l'issue d'un vote des militants socialistes guadeloupéens, Victorin Lurel est officiellement investi comme tête de liste du Parti socialiste pour les élections régionales de 2010. Lors du premier tour, sa liste remporte 78 261 voix, soit 56 % des votes. Il est réélu président du conseil régional de la Guadeloupe le 19 mars 2010[3].

En juillet 2011, il figure parmi les soutiens de François Hollande, candidat à la primaire du PS en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il est nommé le 16 mai 2012 ministre des Outre-mer et intègre le gouvernement Ayrault I après l'accession au pouvoir du président François Hollande. Le 21 juin 2012, après la victoire des socialistes aux élections législatives, il est reconduit à ce poste dans le gouvernement Ayrault II. Il se fixe pour objectif principal la lutte contre la vie chère dans les Outre-mer.

Le 9 juin 2012, lors des élections législatives, il est réélu dès le 1er tour député de la 4e circonscription de la Guadeloupe avec 67,23 % des suffrages exprimés face à la candidate UMP Marie-Luce Penchard, ancienne ministre de l'Outre-mer qui obtient 22,89 % des voix[4]. Il est le ministre et le député le mieux élu de France.

En mars 2013, il représente la France aux funérailles nationales d'Hugo Chávez, créant ainsi la polémique en déclarant : « Moi, je dis, et ça pourra m'être reproché (...), que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chávez, puisqu'on prétend que c'est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l'homme », ajoutant même que Chávez, « c'est De Gaulle plus Léon Blum »[5].

Le 20 janvier 2014, il annonce la création du Conseil représentatif des Français d'outre-mer[6].

Au premier tour des élections municipales de mars 2014, la liste du maire sortant de Vieux-Habitants George Clairy sur laquelle il figure en 29e position est battue par celle du candidat de l'UMP Aramis Arbau[7]. Figurant parmi les ministres engagés dans le scrutin municipal et battus, le 2 avril 2014, il n'est pas reconduit dans ses fonctions dans le gouvernement Valls et est remplacé par George Pau-Langevin au ministère des Outre-Mer[8]. Le 2 mai 2014 il est réélu président du conseil régional de Guadeloupe après la démission de Josette Borel-Lincertin qui en avait assurée la présidence durant son mandat ministériel.[9] Le 5 mai 2014 il retrouve son siège de député qui était tenu par sa suppléante Hélène Vainqueur-Christophe [10]

Le 19 mai 2014 Victorin Lurel est directement mit en cause par le site Médiapart dans une affaire de détournement de fonds destinés au CEREGMIA et à l' Université des Antilles et de la Guyane.[11] Le 24 mai 2014 il publie son droit de réponse au site Médiapart.[12]

Centres d'intérêt[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2009). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Il a représenté le Parti socialiste français à la Convention démocrate d'investiture de Barack Obama du 25 au 29 août 2008 à Denver (Colorado). Il a été invité au Congressional Black Caucus de Washington, la réunion des parlementaires noirs américains, en 2009.

En tant que président du conseil régional, il œuvre pour une politique de modernisation de l’économie guadeloupéenne visant à consolider les secteurs traditionnels (pêche, banane, sucre, rhum et tourisme) tout en veillant à favoriser des secteurs émergents à plus forte valeur ajoutée comme l’ingénierie, l’« agro-transformation », les énergies renouvelables, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que les services aux entreprises. Depuis 2004, l'éducation et la formation sont devenues les priorités de l’action régionale afin de favoriser l’emploi et l’accession à l’excellence de la jeunesse guadeloupéenne. Sous son mandat, plus d'un tiers du budget de la Région Guadeloupe est consacré à l'éducation et à la formation.

Parmi les réalisations majeures sous son mandat (2004-2010) à la tête de la Région Guadeloupe, on peut compter :

  • un nouveau Centre régional de formation professionnelle, le CRFP ;
  • un réseau d'écoles régionales de la deuxième chance pour les jeunes sortis du système éducatif sans diplôme, ni qualification ;
  • un lycée polyvalent à Port-Louis, le premier de la Caraïbe construit selon les normes haute qualité environnementale ;
  • un nouveau pôle universitaire dans le sud de la Basse-Terre ;
  • une Cité de la connaissance comprenant une résidence et un restaurant universitaires, une université des métiers, un campus sanitaire et social et un Pôle régional des arts du spectacle ;
  • un câble sous-marin à haut débit pour réduire le prix de l'accès à Internet ;
  • une Agence régionale de développement économique ;
  • un syndicat mixte de gestion des routes nationales et départementales - « Routes de Guadeloupe » - cogéré avec le Conseil général ;
  • un dispositif de continuité territoriale afin de faire baisser le prix des billets d'avion entre la Guadeloupe et l'Hexagone ;
  • un projet de Centre caribéen d'expression et de mémoire de la traite et de l'esclavage - le Mémorial ACTe ;
  • le redressement des finances de la Région Guadeloupe qui était en 2004 la région française la plus endettée.

En tant que dirigeant socialiste, il est attaché à la modernisation de la social-démocratie et à sa nécessaire adaptation aux enjeux du développement durable.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]