Henri Emmanuelli

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Henri Emmanuelli
Henri Emmanuelli, en 2007.
Henri Emmanuelli, en 2007.
Fonctions
Député de la 3e circonscription des Landes
En fonction depuis le 7 février 2000
Élection 6 février 2000
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
10 juin 2012
Prédécesseur Joël Goyheneix (PS)
39e président du Conseil général des Landes
En fonction depuis le 7 février 2000
Prédécesseur Robert Cabé (PS)
Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
29 février 200018 juin 2002
Législature XIe
Prédécesseur Augustin Bonrepaux
Successeur Pierre Méhaignerie
Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
17 juin 199717 décembre 1997
Législature XIe
Prédécesseur Pierre Méhaignerie
Successeur Augustin Bonrepaux
Premier secrétaire du Parti socialiste
19 juin 199414 octobre 1995
Prédécesseur Michel Rocard
Successeur Lionel Jospin
8e président de l'Assemblée nationale
22 janvier 19921er avril 1993
(&&&&&&&&&&&&04351 an, 2 mois et 9 jours)
Législature IXe
Prédécesseur Laurent Fabius
Successeur Philippe Séguin
Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
23 mai 19916 avril 1992
Législature IXe
Prédécesseur Dominique Strauss-Kahn
Successeur Jean Le Garrec
Député de la 3e circonscription des Landes
20 septembre 198817 décembre 1997
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
1er juin 1997
Prédécesseur Aucun (proportionnelle)
Successeur Joël Goyheneix (PS)
37e président du Conseil général des Landes
19821997
Prédécesseur Henri Scognamiglio
Successeur Robert Cabé (PS)
Député de la 3e circonscription des Landes
3 avril 197823 juillet 1981
Élection 19 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Prédécesseur Jean-Marie Commenay
(app. CDS)
Successeur Robert Cabé (PS)
Biographie
Date de naissance 31 mai 1945 (69 ans)
Lieu de naissance Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées)
Parti politique PS
Diplômé de IEP Paris
Profession Directeur adjoint de banque

Henri Emmanuelli, né le 31 mai 1945 à Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Banquier de profession[modifier | modifier le code]

Né le 31 mai 1945 à Eaux-Bonnes, il grandit dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Issu d'un milieu populaire, orphelin de père très jeune, il intègre Sciences Po Paris puis entre en 1969 à la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Il est attaché de direction en 1971, puis fondé de pouvoir et enfin directeur[1] adjoint en 1975. À la même époque, il rentre dans la Franc-maçonnerie, qu'il quittera cinq ans plus tard[2]. Il poursuit son activité professionnelle à la banque Rothschild jusqu'à sa première élection comme député à 32 ans, en 1978.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste en 1971.

À la demande de François Mitterrand, il est, à 27 ans, candidat lors des élections législatives de mars 1973 dans la 2e circonscription de Lot-et-Garonne. Mais c'est le 19 mars 1978, qu'il est élu pour la première fois député de la 3e circonscription des Landes qu'il fait basculer à gauche.

En 1982, il est élu pour la première fois Président du Conseil général des Landes.

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

De 1981 à 1986, il est successivement, sous les gouvernements de Pierre Mauroy et de Laurent Fabius, Secrétaire d'État chargé des DOM TOM (1981 à 1983) puis Secrétaire d'État au Budget (1983 à 1986).

Du perchoir à la rue de Solférino[modifier | modifier le code]

Secrétaire national chargé de la Trésorerie et de la Coordination en 1988, puis membre du secrétariat national du PS, chargé du Budget, de l'Administration et de la Trésorerie à l'issue du Congrès de Rennes en mars 1990, il contribue à faire échec à la première tentative de prise de contrôle du PS par Laurent Fabius, en soutenant la motion de Pierre Mauroy et de Lionel Jospin dans cette lutte fratricide entre Jospiniens et Fabiusiens. En octobre, Les fabiusiens prennent leur revanche en empêchant Henri Emmanuelli de devenir président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale après l'entrée de Louis Mermaz au gouvernement.

De 1992 à 1993, il est Président de l'Assemblée nationale.

Le 19 juin 1994, lors du Conseil national de la Villette, il est élu premier secrétaire du Parti socialiste, à titre provisoire, après avoir battu son seul concurrent, le jospinien Dominique Strauss-Kahn (140 voix contre 64), avec l'appui des fabiusiens. Il est réélu à ce poste lors du congrès de Liévin, le 20 novembre 1994, avec 92,15 % des voix des militants et le soutien de Laurent Fabius, Lionel Jospin, Michel Rocard, Pierre Mauroy et Jean Poperen.

Il est candidat à la primaire présidentielle socialiste de 1995 face à Lionel Jospin, qui l'emporte avec 65,85 % des voix contre 34,15 % pour Henri Emmanuelli soutenu, puis lâché au dernier moment, par Laurent Fabius. Lionel Jospin lui succède à la tête du PS en octobre 1995.

Inculpé le 14 septembre 1992 dans l'affaire Urba en tant que trésorier du parti, défendu par Philippe Lemaire et Patrick Maisonneuve, il est condamné ès qualité pour complicité de trafic d'influences, le 16 décembre 1997, à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques[3]. Également mis en examen le 15 octobre 1998 dans le cadre de l'affaire Destrade de financement illégal du Parti socialiste, il est relaxé, le juge ayant prononcé un non-lieu le concernant[4],[5].

À l'aile gauche du PS[modifier | modifier le code]

Mitterrandien de toujours, hostile aux tendances sociales-libérales dont l'influence grandit chez les socialistes européens et français, il s'est placé depuis le Congrès de Grenoble en 2000 dans l'opposition interne, et plaide sans relâche pour un PS clairement ancré à gauche. Pour le Congrès du Mans du Parti socialiste en novembre 2005, il s'associe au courant NPS d'Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Benoît Hamon.

Dans le cadre de la campagne sur le référendum en 2005, au sujet du traité établissant une Constitution pour l'Europe, il fait publiquement campagne pour le non, se plaçant en opposition ouverte avec la position officielle du Parti socialiste, favorable au traité[6].

Il fonde alors les « collectifs socialistes pour le non », qui mettent en avant les nombreuses délocalisations qui touchent l'industrie française. Henri Emmanuelli estime non seulement que le projet de constitution empêchera à l'avenir l'Union européenne de se doter des outils nécessaires à la protection de l'industrie tant française qu'européenne mais aussi qu'il organisera la concurrence entre les pays membres plutôt que d'en faire une zone politique et économique intégrée et homogène en aidant massivement les nouveaux membres de l'UE à rattraper leur retard de développement. Il voit dans le traité une renonciation à l'idéal d'une Europe fédérale, pour laquelle il plaide, notamment dans son Plaidoyer pour l’Europe.

La campagne du non amène l'éclatement de Nouveau Monde et la recomposition de l'aile gauche du Parti socialiste. Alors que Jean-Luc Mélenchon se rapproche de Laurent Fabius en vue du congrès du Mans, Henri Emmanuelli crée un nouveau courant : Alternative socialiste. Il est rejoint par Marc Dolez, de Forces militantes et Gérard Filoche, du Nouveau Parti socialiste (NPS). Alternative socialiste fusionne avec Nouveau Parti socialiste mi-septembre 2005 pour déposer une motion commune lors du Congrès du Mans.

Le 7 juin 2011, à l'occasion de la séance de questions de l'Assemblée nationale, il lève un doigt d'honneur à l'encontre du premier ministre François Fillon[7]. Il risque une sanction de la part du bureau de l'Assemblée nationale[8].

Le 10 juillet 2012, il est nommé membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations[9], commission dont il devient le président le 17 juillet 2012. Le 17 juillet 2012, il est l'un des signataires de l'appel à la légalisation du cannabis, intitulé « le laxisme, c'est de ne rien changer ».

La même année, il vote contre la ratification du Pacte budgétaire européen mais pour son application en votant la loi organique chargée de sa mise en œuvre[10].

Mandats[modifier | modifier le code]

Au sein du gouvernement[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au Conseil régional d'Aquitaine[modifier | modifier le code]

  • De 1986 à 1988 : conseiller régional d'Aquitaine (tête de liste aux élections)
  • De 1992 à 1992 : conseiller régional d'Aquitaine (tête de liste aux élections) (démission en 1992 - loi sur le cumul des mandats)

Au Conseil général des Landes[modifier | modifier le code]

Au sein du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

  • novembre 2005 : Le congrès du PS reconduit François Hollande à la tête du parti ainsi que la majorité sortante (motion 1). Il charge Henri Emmanuelli des États-Généraux du Projet (du PS pour les présidentielle de 2007).
    membre du bureau national du PS (jusqu'en mars 2005).

À la fédération des Landes du PS[modifier | modifier le code]

  • 1974 : Henri Emmanuelli devient membre de la fédération des Landes du PS. Avec 28 conseillers généraux de gauche (26 du PS, 2 du PCF), sous sa houlette, il a entrepris le retour dans l'orbite publique de la gestion de l'eau, ce qui aurait fait notoirement baisser la facture des usagers. En effet, Henri Emmanuelli pense qu'il faut rompre avec la privatisation de la gestion de l'eau, qui, selon lui aurait surtout fait exploser les factures des usagers sous gestion privée de leurs eaux communales. Son entourage souligne qu'il a aussi réduit la fracture numérique de son département en lançant l'opération un collégien un portable. Selon son cabinet, cela a été un vrai succès, repris dans de nombreux départements et communes.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Plaidoyer pour l’Europe, Éditions Flammarion, juillet 1992.
  • Citadelles interdites, éd. Ramsay, 2000 (roman).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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