Yves Cochet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cochet.
Yves Cochet
Yves Cochet, le 6 février 2007
Yves Cochet, le
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Député de la 11e circonscription de Paris
Prédécesseur Nicole Catala
Ministre de l'Aménagement du
territoire et de l'Environnement
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Dominique Voynet
Successeur Roselyne Bachelot
Député de la 7e circonscription du Val-d'Oise
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur Didier Arnal
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Rennes (Ille-et-Vilaine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique EELV
Profession Enseignant-chercheur

Yves Cochet, né le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un homme politique français, membre des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts. Il est député du Val-d'Oise de 1997 à 2002, puis de la 11e circonscription de Paris de à . Il est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale durant ce dernier mandat. Il est élu par ses pairs député européen, le 6 décembre 2011.

Études[modifier | modifier le code]

Après des études de mathématiques, il devient enseignant-chercheur à l’INSA de Rennes (Institut national des sciences appliquées de Rennes) en 1969. En juin 1971, travaillant avec Maurice Nivat, il soutient sa thèse de troisième cycle de mathématiques, intitulée Sur l’algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Pendant ses études supérieures, il est président de l’Unef-Sciences à la faculté de Rennes.

Dans les années 1970, les luttes antinucléaires sont pour lui l’occasion d’adhérer à deux associations environnementalistes bretonnes : Bretagne vivante et Eau et rivières de Bretagne.

En 1973, il entre aux Amis de la Terre, dont il fonde le groupe rennais en 1977. Il participe ensuite activement à la candidature écologiste de l'élection présidentielle de 1981 (Brice Lalonde, 3,88 %).

En 1984, il fait partie des fondateurs des Verts, dont il est membre du Conseil national inter régional (CNIR). De 1984 à 1986, il est porte-parole, ainsi que de décembre 1992 à juin 1997.

Il est élu conseiller municipal de Rennes en 1989 et tente de s’opposer au métro rennais en défendant le tramway.

Il s’intéresse à l’idée de décroissance et est rapporteur lors du premier colloque mondial sur la décroissance, intitulé « Conference on Economics Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity », les 18 et 19 avril 2008 à Paris[1].

Carrière nationale[modifier | modifier le code]

Yves Cochet, le à un meeting de Dominique Voynet.

Après plusieurs candidatures sans succès aux législatives en Bretagne et dans le Nord où il théorise le « nomadisme électoral », il est élu député du Val-d'Oise en 1997 ; il fait alors partie des sept premiers élus écologistes au Parlement français. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale.

En 2001, il signe la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis retire sa signature en expliquant qu'elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République.

Il devient ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire du gouvernement de Lionel Jospin en , succédant à Dominique Voynet qui venait de démissionner pour pouvoir postuler au secrétariat national des Verts. Le 15 octobre 2001, il crée avec le ministre chargé de l'agriculture Jean Glavany, l'Agence bio.

Considérant que sa circonscription du Val-d'Oise rendait sa réélection aléatoire[réf. nécessaire], il se parachute dans la 11e circonscription de Paris (une partie du 14e arrondissement). Le , il y est élu député pour la XIIe législature (2002-2007).

Il travaille sur le dossier de la crise énergétique, notamment sur la « fin du pétrole bon marché », et publie en 2005 un livre sur ce sujet : Pétrole apocalypse (Fayard). Son précédent livre, Sauver la Terre (Fayard), avait été écrit en collaboration avec Agnès Sinaï.

Candidat à l’investiture pour représenter les Verts à l’élection présidentielle française de 2007, Yves Cochet obtient le à la primaire interne de son parti 28,33 % des votes des adhérents, contre 35,45 % pour Dominique Voynet, dépassant Cécile Duflot (23 %). Le second tour n’ayant pas réussi à départager les deux candidats (égalité des voix), un second vote est organisé en juillet 2006. Dominique Voynet le devance le 18 juillet de 57 voix et devient la candidate des Verts pour l’élection présidentielle de 2007.

Candidat à sa réélection de député en juin 2007, il l’emporte facilement au second tour face à l’UMP Nicole Guedj, avec plus de 57 % des suffrages exprimés.

Connu pour être un des seuls hommes politiques français spécialistes de la déplétion pétrolière, il est président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée. Il a interrogé le gouvernement suite à la diffusion, en octobre 2009, d'un documentaire sur l'exportation de déchets radioactifs en Sibérie[2].

Yves Cochet a déclaré être pour la « grève du troisième ventre », c’est-à-dire pour la diminution des aides financières au troisième enfant[3].

Yves Cochet se met en « grève de la viande » durant le Sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague (2009) pour exiger une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Il réclame un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale[4].

Le 6 décembre 2011, Yves Cochet est élu député européen, de même que l'UMP Jean Roatta, par l'Assemblée nationale, dans le cadre d'une procédure exceptionnelle visant à faire désigner les deux eurodéputés supplémentaires prévus par le traité de Lisbonne par la Chambre et non par le suffrage universel. À l'approche des élections législatives de juin 2012, son siège reste vacant.

Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Engagements sociétaux[modifier | modifier le code]

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[5].

Il défend l'idée d'un revenu d'existence versé à tous sans conditions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chronique d’Yves Cochet du 23 avril 2008 sur le premier colloque mondial sur la décroissance sur le site actu-environnement.com http://www.actu-environnement.com/ae/news/colloque_degrowth_chronique_cochet_4955.php4
  2. Question de Yves Cochet au gouvernement lors de la séance du 13 octobre 2009 (à environ 4 min. du début de la vidéo) [lire en ligne].
  3. http://www.liberation.fr/societe/0101560404-yves-cochet-pour-la-greve-du-troisieme-ventre
  4. http://www.viande.info
  5. Page « Comité d'honneur », sur le site de l'ADMD.

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]