Alain Savary

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Savary.
Alain Savary
Parlementaire français
Naissance 25 avril 1918
Décès 17 février 1988
Mandat Député 1951 - 1958
1973 - 1981
Début du mandat {{{début du mandat}}}
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Saint-Pierre-et-Miquelon
Haute-Garonne
Groupe parlementaire SFIO (1951-1958)
PS (1973-1981)
IVe République - Ve République

Alain Savary, né le 25 avril 1918 à Alger et mort le 17 février 1988 à Paris, est un homme politique français, membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), du Parti socialiste unifié (PSU), et enfin du Parti socialiste (PS).

Ministre de l'Éducation entre 1981 et 1984, il est à l'origine des Zone d'éducation prioritaire (ZEP).

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Résistant dès 1940

Élève au Collège Stanislas puis au lycée Buffon à Paris, il rallie en juin 1940 la France libre, refusant la défaite. En décembre 1941, au moment du ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon auquel il participe, l'amiral Émile Muselier confie à Alain Savary la charge d'administrer ce territoire. Il reste gouverneur de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu'en janvier 1943.

À partir d'avril 1944, Alain Savary participe à la campagne d'Italie, où il se distingue. En août 1944, il commande le 2e escadron du 1er régiment de fusiliers marins de la 1re division française libre qui débarque en Provence et participe activement, sous la direction de son commandant, aux combats de libération de La Crau et de Toulon. Le 12 septembre la jonction est faite, à Nod-sur-Seine, près de Châtillon, entre un peloton de l'escadron Savary et les spahis de la 2e DB du général Leclerc.

À partir d'octobre 1944, il est appelé à siéger à l'Assemblée consultative provisoire pour y représenter les Compagnons de la Libération.

[modifier] Vie politique

Une école portant son nom à Montpellier

En 1946, il est nommé Secrétaire général du Commissariat aux affaires allemandes et autrichiennes.

De 1948 à 1951, il est Conseiller de l'Union française puis député de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu'en 1958, date à laquelle il devient secrétaire général adjoint de la SFIO. Du 1er février au 3 novembre 1956, il est secrétaire d'État chargé des affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement Guy Mollet au moment de l'indépendance de ces deux pays (mars 1956). Il démissionne pour protester contre l'arrestation de Ben Bella à Alger.

Il quitte la SFIO en 1958 en raison du ralliement de Guy Mollet au nouveau régime. Il est alors parmi les fondateurs du PSA (Parti socialiste autonome) avant de faire partie des dirigeants du PSU (Parti socialiste unifié). Souhaitant entreprendre le renouveau et le regroupement de la gauche, il crée la Convention Socialisme et démocratie puis l'UCRG (Union des clubs pour le renouveau de la gauche).

En juillet 1969, au Congrès d'Issy-les-Moulineaux, Savary est élu premier secrétaire du Nouveau Parti socialiste qui adopte la stratégie de l'« Union de la gauche » mais pas l'idée d'un programme commun de gouvernement avec le PCF. Il est renversé par François Mitterrand lors du congrès d'Épinay-sur-Seine en juin 1971.

Il est ensuite élu député de la Haute-Garonne de 1973 à 1981 et président du conseil régional de Midi-Pyrénées de 1974 à 1981, malgré son échec à la mairie de Toulouse en 1977.

En 1981, il devient ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Pierre Mauroy. Il y fait voter une loi de réforme de l'enseignement supérieur à laquelle son nom reste attaché. Il est aussi chargé d'unifier l'enseignement secondaire et de mettre fin à la distinction entre l'école privée (dite « école libre ») et école publique. Sa tentative, que les députés socialistes radicalisent, déclenche un véritable raz de marée de protestations qui débouche sur une importante manifestation dans les rues de Paris en juin 1984[1] au nom de la défense de l'« école libre » (pour les autres au nom de la laïcité). Désavoué par François Mitterrand, finalement, il remettra sa démission du gouvernement quelques heures avant l'annonce de la démission complète du gouvernement Mauroy en juillet 1984.

[modifier] Récapitulatif des fonctions gouvernementales

[modifier] Notes et références

  1. Le 24 juin 1984, près d'un million et demi de personnes défilent à Paris, selon les organisateurs – 850 000 selon le ministère de l’Intérieur.

[modifier] Lien externe

Précédé par Alain Savary Suivi par
Christian Beullac
Ministre français de l'Éducation nationale
1981 - 1983
Jean-Pierre Chevènement
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Savary ».
Créer un livre
Autres langues