Alain Savary
| Alain Savary | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Éducation nationale | |
| 22 mai 1981 – 19 juillet 1984 | |
| Président | François Mitterrand |
| Gouvernement | Mauroy I Mauroy II Mauroy III |
| Prédécesseur | Christian Beullac |
| Successeur | Jean-Pierre Chevènement |
| Premier secrétaire du Parti socialiste | |
| 17 juillet 1969 – 16 juin 1971 | |
| Prédécesseur | Guy Mollet (SFIO) |
| Successeur | François Mitterrand |
| Biographie | |
| Date de naissance | 25 avril 1918 |
| Lieu de naissance | Alger (Algérie) |
| Date de décès | 17 février 1988 (à 69 ans) |
| Lieu de décès | Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO PS |
| Diplômé de | École normale nationale d'apprentissage de Cachan |
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| Alain Savary | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Parlementaire français Député 1951 - 1958 1973 - 1981 |
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| Gouvernement | IVe République - Ve République |
| Groupe politique | SFIO (1951-1958) PS (1973-1981) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 25 avril 1918 Alger, Algérie française |
| Date de décès | 17 février 1988 (à 69 ans) Paris |
| Résidence | Saint-Pierre-et-Miquelon Haute-Garonne |
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Alain Savary, né le 25 avril 1918 à Alger et mort le 17 février 1988 à Paris, est un homme politique français, Compagnon de la Libération, membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), du Parti socialiste unifié (PSU), et enfin du Parti socialiste (PS).
Ministre de l'Éducation entre 1981 et 1984, il est à l'origine des Zones d'éducation prioritaires (ZEP).
Sommaire |
Biographie[modifier]
Résistant dès 1940[modifier]
Élève au Collège Stanislas, puis au lycée Buffon à Paris, il rallie en juin 1940 la France libre, refusant la défaite. En décembre 1941, au moment du ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon auquel il participe, l'amiral Émile Muselier confie à Alain Savary la charge d'administrer ce territoire. Il reste gouverneur de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu'en janvier 1943.
À partir d'avril 1944, Alain Savary participe à la campagne d'Italie, où il se distingue. En août 1944, il commande le 2e escadron du 1er régiment de fusiliers marins de la 1re division française libre qui débarque en Provence et participe activement, sous la direction de son commandant, aux combats de libération de La Crau et de Toulon. Le 12 septembre la jonction est faite, à Nod-sur-Seine, près de Châtillon, entre un peloton de l'escadron Savary et les spahis de la 2e DB du général Leclerc.
À partir d'octobre 1944, il est appelé à siéger à l'Assemblée consultative provisoire pour y représenter les Compagnons de la Libération dont il fait partie.
Vie politique[modifier]
En 1946, il est nommé Secrétaire général du Commissariat aux affaires allemandes et autrichiennes.
De 1948 à 1951, il est Conseiller de l'Union française puis député de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu'en 1958, date à laquelle il devient secrétaire général adjoint de la SFIO. Opposé au projet de communauté européenne de défense et à une Europe restreinte à l'Europe à Six, il rédige un tract à cet effet avec Robert Verdier. Du 1er février au 3 novembre 1956, il est secrétaire d'État chargé des affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement Guy Mollet au moment de l'indépendance de ces deux pays (mars 1956). Il démissionne pour protester contre l'arrestation de Ben Bella à Alger.
Il quitte la SFIO en 1958 en raison du ralliement de Guy Mollet au nouveau régime. Il est alors parmi les fondateurs du PSA (Parti socialiste autonome) avant de faire partie des dirigeants du PSU (Parti socialiste unifié). Souhaitant entreprendre le renouveau et le regroupement de la gauche, il crée la Convention Socialisme et démocratie puis l'UCRG (Union des clubs pour le renouveau de la gauche).
En juillet 1969, au Congrès d'Issy-les-Moulineaux, Savary est élu premier secrétaire du Nouveau Parti socialiste qui adopte la stratégie de l'« Union de la gauche » mais pas l'idée d'un programme commun de gouvernement avec le PCF. Il est renversé par François Mitterrand lors du congrès d'Épinay-sur-Seine en juin 1971.
Il est ensuite élu député de la Haute-Garonne de 1973 à 1981 et président du conseil régional de Midi-Pyrénées de 1974 à 1981, malgré son échec à la mairie de Toulouse en 1977.
Ministre de l'Éducation nationale[modifier]
En 1981, il devient ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Pierre Mauroy, avec comme directeur de cabinet Jean-Paul Costa, qui deviendra juge de la Cour européenne des droits de l'homme [1].
Le ministre Savary fait voter une loi de réforme de l'enseignement supérieur à laquelle son nom reste attaché. Il est chargé d'unifier l'enseignement secondaire et de mettre fin à la distinction entre l'école privée (dite « école libre ») et école publique. Sa tentative, que les députés socialistes radicalisent, déclenche, à droite, de nombreuses protestations qui débouche sur une importante manifestation dans les rues de Paris en juin 1984[2] au nom de la défense de l'« école libre » (pour les autres au nom de la laïcité).
En 1982, il rédige également une circulaire dite « Circulaire Savary », considérée comme une véritable avancée concernant des langues régionales dans le service public d’éducation nationale. Cette circulaire organise les enseignements de langues et cultures régionales de la maternelle à l’université et autorise les expérimentations, telles les ouvertures de classes bilingues. L’enseignement des langues et cultures régionales peut être considéré comme une matière spécifique. La même année il crée avec un groupe d'enseignants rassemblés autour de Jean Lévi le Lycée Autogéré de Paris.
Désavoué par François Mitterrand, finalement, il remettra sa démission du gouvernement quelques heures avant l'annonce de la démission complète du gouvernement Mauroy en juillet 1984.
Récapitulatif des fonctions gouvernementales[modifier]
- Secrétaire d'État aux affaires marocaines et tunisiennes du gouvernement Guy Mollet (du 1er février au 3 novembre 1956)
- Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Pierre Mauroy (1) (du 22 mai au 23 juin 1981)
- Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Pierre Mauroy (2) (du 23 juin 1981 au 22 mars 1983)
- Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Pierre Mauroy (3) (du 22 mars 1983 au 19 juillet 1984)
Notes et références[modifier]
- Jean-Paul Costa, respect sans mélange, Libertés surveillées, blog de Franck Johannès, Le Monde, 5 novembre 2011
- Le 24 juin 1984, près d'un million et demi de personnes défilent à Paris, selon les organisateurs – 850 000 selon le ministère de l’Intérieur.
Bibliographie[modifier]
- Jacques Dalloz, « Alain Savary, un socialiste face à la guerre d'Indochine », Vingtième siècle, revue d'histoire. n°53, janvier-mars 1997.
- Alain Eck, Alain Savary, un socialiste dans la jungle, L'Encyclopédie du socialisme, 2004
- Personnalité de la France libre
- Personnalité de la SFIO
- Personnalité du Parti socialiste unifié
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Premier secrétaire du Parti socialiste (France)
- Ministre de la Quatrième République
- Ancien ministre de la Cinquième République
- Ministre français de l'Éducation nationale
- Député de la deuxième législature de la Quatrième République
- Député de la troisième législature de la Quatrième République
- Député européen délégué par la France 1958-1979
- Député de la Ve législature de la Ve République
- Député de la VIe législature de la Ve République
- Député de la VIIe législature de la Ve République
- Ancien député de Saint-Pierre-et-Miquelon
- Ancien député de la Haute-Garonne
- Ancien conseiller régional de Midi-Pyrénées
- Compagnon de la Libération
- Représentant, commandant, gouverneur ou préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon
- Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945
- Titulaire de la médaille de la Résistance
- Collège Stanislas
- Naissance en 1918
- Naissance à Alger
- Décès en 1988
- Préfet de Maine-et-Loire