Michèle Delaunay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delaunay.
Michèle Delaunay
Image illustrative de l'article Michèle Delaunay
Fonctions
Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie[1]
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Marie-Anne Montchamp
Successeur Laurence Rossignol
Députée de la 2e circonscription de la Gironde
Élection
Réélection
Prédécesseur Hugues Martin
Successeur Vincent Feltesse
Conseillère générale du canton de Bordeaux-2
En fonction depuis le
Prédécesseur Chantal Bourragué
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Parti politique PS
Père Gabriel Delaunay
Mère Alice Delaunay
Profession Médecin cancérologue

Michèle Delaunay, née le à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), est une cancérologue et femme politique française, membre du Parti socialiste, élue députée de la 2e circonscription de Gironde le . Du au , elle est ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie dans le gouvernement Ayrault.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Après des études de médecine[Où ?], elle devient médecin dermatologue. Elle complète sa formation avec des certificats en radiologie et oncologie. Elle devient responsable de l'unité de dermatologie-cancérologie au CHU de Bordeaux[2]. Elle est la fille de Gabriel Delaunay[2] (1907-1998), qui fut président du comité départemental de Libération (CDL) de la Gironde, directeur général de la RTF, préfet de la Gironde, préfet de la région Aquitaine de 1958 à 1972 et conseiller d'État en service extraordinaire (1972-1975). Sa mère, Alice Delaunay (1910-2003) a été déléguée à l'Assemblée consultative provisoire qui siégea à Paris du 7 novembre 1944 au 3 août 1945 et inspectrice générale de l'Éducation nationale[3].

Elle est mariée à Klaus Fuchs, haut fonctionnaire européen en retraite (Conseil de l'Europe).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

N'ayant pris sa carte du Parti socialiste qu'en 2002, Michèle Delaunay avait accepté de figurer en deuxième position sur la liste emmenée par Gilles Savary aux élections municipales de 2001 à Bordeaux[2]. Alain Juppé ayant été réélu au premier tour, elle était alors entrée dans l'opposition municipale.

En 2004, elle se présente aux élections cantonales face à Chantal Bourragué, députée de Bordeaux et conseillère générale sortante de l'UMP. Elle est élue, reprenant à la droite un canton qu'elle détenait depuis 45 ans[2].

En novembre 2004, elle échoue de 566 voix lors de l'élection législative partielle contre Hugues Martin[2]. Elle marque ainsi son implantation importante dans cette circonscription du centre de Bordeaux, appelée « circonscription du maire » parce qu'elle était, autrefois, offerte au maire pour lui assurer un siège de député sans risque.

En 2007, Michèle Delaunay est un des plus fervents soutiens de Ségolène Royal et a écrit la partie « santé » de son programme présidentiel.

Lors des élections législatives de 2007, Michèle Delaunay est investie par le Parti socialiste pour affronter le ministre Alain Juppé dans la 2e circonscription de Gironde[2]. En ballotage lors du premier tour avec 31,16 % des voix, elle le bat au second tour avec 50,93 % des voix (670 voix d'écart). Sa suppléante est Emmanuelle Ajon.

Elle apporte son soutien à François Hollande à la primaire présidentielle socialiste de 2011.

Le , elle devient ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de la Dépendance sous le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Le 15 avril 2013, elle déclare 5,4 millions d'euros de patrimoine lors de l'opération transparence du gouvernement[4]. Elle est la deuxième ministre à avoir le plus grand patrimoine.

Elle est chargée de la réforme de la dépendance, qui prendra la forme d'une loi d'orientation et de programmation (engageant le gouvernement jusque 2017). Le 27 novembre 2013, Michèle Delaunay annonce la réfondation et l'amélioration de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à compter du 1er janvier 2015. Jean-Marc Ayrault précise le lendemain que les aides techniques à domicile (déambulateur, lit médicalisé, etc.) seront développées, notamment grâce à une enveloppe de 645 millions d'euros, financée avec la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa), que paient les retraités qui bénéficient d'un taux de CSG réduit[5].

Dans le même temps, Michèle Delaunay se déclare favorable à l'ouverture de maisons de retraite spécifiquement destinées à accueillir des personnes LGBT en leur portant une « attention particulière », tant que ces projets se feraient à l'initiative d'associations[6].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseil municipal
  • 2001 - 2007 : conseillère municipale de Bordeaux
Conseil général
  • mars 2004 - août 2012 : conseillère générale du 2e canton de Bordeaux en Gironde
    • présidente de la commission Politique de l'Âge

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale
  • 20 juin 2007 - 19 juin 2012 : députée de la 2e circonscription de Gironde (élue face à Alain Juppé).
  • 20 juin 2012 - 21 juillet 2012 : députée de la 2e circonscription de Gironde.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'ambiguïté est le dernier plaisir, Actes Sud
  • La Ronde droite, éd. Gallimard
  • Jardins de Bordeaux, en collaboration avec M.-C Leng, éd. Fanlac.
  • L'Éphémérité durable du blog, livre + DVD, 2007, éditions Le Bord de L'eau

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille de la Dépendance du 16 mai au 21 juin remplacé par celui de l'Autonomie à partir du 21 juin 2012
  2. a, b, c, d, e et f Xavier Sota, « Gouvernement : Delaunay, un destin de ministre » publié le 18 mai 2012 par le site du quotidien Sud Ouest
  3. Les déléguées à l'Assemblée consultative provisoire
  4. « Déclaration de patrimoine des ministres », Stroogee, 15 avril 2013.
  5. G. G., « Personnes âges : les aides financières seront revalorisées en 2015 », in Le Figaro, encart « Économie », vendredi 29 novembre 2013, page 17.
  6. Michèle Delaunay, interviewée par Thomas Vampouille, in « Michèle Delaunay : "Si des maisons de retraite homos ouvrent, je les accompagnerai" », in metronews.fr, 28 novembre 2013.