Gaston Defferre

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Gaston Defferre
Gaston Defferre, en 1959.
Gaston Defferre, en 1959.
Fonctions
Député des Bouches-du-Rhône
2 avril7 mai 1986
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Successeur Jean-Jacques Leonetti
Ministre d'État chargé du Plan et de l'Aménagement du territoire
17 juillet 198420 mars 1986
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Aucun
Successeur Hervé de Charette (Plan)
Pierre Méhaignerie (Territoire)
Ministre d'État, Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation
22 mai 198117 juillet 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy I, II et III
Prédécesseur Christian Bonnet
Successeur Pierre Joxe
Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
6 décembre 196222 mai 1981
Législature IIe, IIIe, IVe, Ve et VIe
Prédécesseur Francis Leenhardt
Successeur Pierre Joxe
Député de la 3e circonscription
des Bouches-du-Rhône
6 décembre 196224 juillet 1981
Élection 25 novembre 1962
Réélection 12 mars 1967
30 juin 1968
11 mars 1973
19 mars 1978
21 juin 1981
Législature IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe et VIIe
Prédécesseur Charles Colonna d'Anfriani
Successeur Philippe Sanmarco
Sénateur des Bouches-du-Rhône
26 avril 195913 décembre 1962
Ministre de la France d'outre-mer
1er février 195621 mai 1957
Président du Conseil Guy Mollet
Gouvernement Mollet
Prédécesseur Pierre-Henri Teitgen
Successeur Gérard Jaquet
Maire de Marseille
9 mai 19537 mai 1986
(32 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 3 mai 1953
Réélection 15 mars 1959
21 mars 1965
21 mars 1971
20 mars 1977
13 mars 1983
Prédécesseur Michel Carlini
Successeur Robert Vigouroux
Jean-Victor Cordonnier (intérim)
30 août 194427 novembre 1945
(1 an, 2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Pierre Barraud
Successeur Jean Cristofol
Ministre de la Marine marchande
12 juillet 195011 août 1951
Président du Conseil Henri Queuille
René Pleven
Gouvernement Queuille III
Pleven I
Prédécesseur Lionel de Tinguy du Pouët
Successeur André Morice
Député des Bouches-du-Rhône
6 novembre 19458 décembre 1958
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
2 janvier 1956
Législature 1re et 2e Constituante
Ire, IIe et IIIe
Biographie
Nom de naissance Gaston Paul Charles Defferre
Date de naissance 14 septembre 1910
Lieu de naissance Marsillargues, Hérault (France)
Date de décès 7 mai 1986 (à 75 ans)
Lieu de décès Marseille, Bouches-du-Rhône (France)
Parti politique SFIO
PS
Conjoint Edmonde Charles-Roux
Profession Avocat
Ministres de l'Intérieur de la France

Gaston Paul Charles Defferre, né le 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault) et mort le 7 mai 1986 à Marseille, est un résistant et un homme politique français. Membre de la SFIO puis du Parti socialiste, il est maire de Marseille d'août 1944 à novembre 1945, puis de mai 1953 à sa mort en 1986.

Parlementaire et ministre à plusieurs reprises sous les IVe et Ve Républiques, il donne son nom à deux lois importantes : la loi-cadre de 1956 ouvrant la décolonisation en Afrique et celle de 1982, sur la décentralisation.

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Gaston Defferre naît dans une famille protestante cévenole, au mas de Bony, demeure construite par son grand-père Pierre Causse. Il est le second enfant de Paul Defferre (1882-1961), avoué à Nîmes, et de Suzanne Causse (1882-1971), qui ont eu trois autres enfants : Marie-Louise[N 1], née en 1908 ; Monique, née en 1912 et Jacques en 1914[1].

Sa mère se charge de son éducation avant qu'il n'aille poursuivre ses études secondaires au lycée de Nîmes.

Gaston Defferre découvre l'Afrique lorsqu'il se rend avec sa famille à Dakar, où son père a ouvert un bureau. En 1922, avec sa mère, il rentre en métropole. Après des études de droit à la faculté d'Aix-en-Provence, il s'inscrit comme avocat au barreau de Marseille en 1931. En 1933, il devient militant socialiste et adhère à la 10e section de la SFIO de la ville. Cette période est politiquement très agitée. Simon Sabiani, premier adjoint du maire Georges Ribot (1931-1935), incarne le basculement d'une partie de la gauche vers la droite extrême et, en raison de ses relations avec François Spirito et Paul Carbone, la confusion entre la politique et les affaires de droit commun. Les affrontements politiques culminent aux élections cantonales de 1934 avec la montée du Parti communiste, emmené par Jean Cristofol et François Billoux, puis aux municipales de 1935, remportées par le candidat socialiste Henri Tasso, qui devient maire.

Pendant cette époque troublée, Gaston Defferre n'apparaît pas publiquement. Le 13 septembre 1935, il épouse Andrée Aboulker (1912-1993), médecin, issue d'une famille d'Alger, cousine (et future épouse) de José Aboulker, chirurgien qui s'illustre dans la libération de l'Algérie en 1942.

Le résistant[modifier | modifier le code]

Dirigeant du réseau Brutus[modifier | modifier le code]

Non affecté à une unité combattante pour des raisons médicales, il reste à Marseille et est démobilisé le 27 juillet 1940. Il reprend contact avec quelques socialistes marseillais dont il connaît l'esprit anti-Vichyssois, dont Horace Manicacci et Fernand Trompette, piliers de la SFIO marseillaise. Il entre en relations avec l'avocat et parlementaire Félix Gouin qui organise tous les mardis à son cabinet, rue de la Darse à Marseille, une réunion des socialistes de la Ville. Gouin relaie les décisions prise par le Comité d'action socialiste créé par Daniel Mayer.

À la fin de 1940, Defferre est un des premiers résistants à rejoindre le réseau créé par Lucas (le capitaine Pierre Fourcaud), qui, adjoint du colonel Passy au BCRA, arrive de Londres pour superviser la création de réseaux en zone non occupée.

Le mouvement devient ensuite sous la houlette de son confrère du barreau André Boyer le réseau de renseignement Brutus. Defferre utilise de nombreux pseudonymes dont celui de Danvers, puis à partir de 1943, de Massereau.

En juin 1941, il participe au comité exécutif du Parti socialiste clandestin, constitué par Félix Gouin. Il soutient la création d’un Conseil national de la Résistance. Il rejoint la clandestinité lorsque les Allemands envahissent la zone libre le 12 novembre 1942.

Ses responsabilités sont importantes. La veille de l’arrestation de Jean Moulin, il se trouve au côté du chef de la Résistance dans la région lyonnaise. À Londres, à Alger, il rencontre les dirigeants de la France libre. Cependant, il refuse de participer à l'Assemblée consultative provisoire qui siège à Alger à partir de novembre 1943 car il préfère être présent à Marseille.

L'une des rares anecdotes connues à propos de son combat de l'ombre est celle d'une évasion à Toulouse au printemps 1943 : il fallait faire évader Pierre Malafosse, résistant important, lui aussi avocat et membre du réseau Brutus, emprisonné. Ils arrivent à quatre, dont Boyer et Defferre, déguisés en gendarmes et pénètrent dans la prison avec un faux mandat d'amener. Les faux gendarmes ont passé les menottes à Malafosse, et le sortent de prison. C'est également à Toulouse qu'il se lie d'amitié avec le philosophe André Maurin.

Après l'arrestation de Boyer, en décembre 1943, Gaston Defferre prend la direction du réseau.

La libération de Marseille[modifier | modifier le code]

À la libération de Marseille, le 21 août 1944, Gaston Defferre s’empare du Petit Provençal, avec une milice de truands dirigée par Nick Venturi. Ce groupe et le contrôle de ce journal l'aideront longtemps à garder le pouvoir à Marseille. Gaston Defferre s’assure aussi la direction de la fédération SFIO des Bouches-du-Rhône.

Nommé président de la délégation municipale, il devient maire de Marseille en 1944, il le reste jusqu'en octobre 1945. Le communiste Jean Cristofol lui succède.

Le 12 novembre 1946, il épouse en secondes noces une infirmière anglaise Marie-Antoinette Swaters (1906-1992).

Sous la IVe République[modifier | modifier le code]

Maire de Marseille[modifier | modifier le code]

G. Defferre redevient maire de Marseille à partir de 1953, il le reste jusqu'à sa mort en 1986.

Ministre[modifier | modifier le code]

Ministre de la France d'outre-mer en 1956-1957 dans le gouvernement de Guy Mollet, il prépare, avec son premier directeur de cabinet Pierre Messmer, la décolonisation de l'Afrique noire. À cette fin, il rédige la loi-cadre qui porte son nom.

Sous la Ve République[modifier | modifier le code]

L'opposant[modifier | modifier le code]

Il appelle à voter « oui » au référendum constitutionnel de 1958. Battu aux élections législatives de 1958, il siège au Sénat de 1959 à 1962 puis retrouve son mandat de député socialiste en 1962. Il est constamment réélu jusqu'en 1986. Il a été président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale.

En juillet 1962, il fait comprendre en termes très vifs aux rapatriés d'Afrique du Nord, qu'il perçoit comme une source d'insécurité, qu'ils ne sont pas les bienvenus à Marseille[2],[3]. Sur les bancs de l'Assemblée Nationale, il va jusqu'à dire : « il faut les pendre ! »[4]

Il disputa et remporta le dernier duel officiel de l'histoire de France en 1967 contre René Ribière avec qui il avait eu un différend dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Gaston Defferre l'avait en effet traité d' « abruti ». Après avoir tenu quatre minutes, son adversaire est blessé deux fois.

Photo du duel : René Ribière (à gauche), Jean de Lipkowski (de dos) et Gaston Defferre (à droite), 1967

Il apparaît sous le nom de M. de Ferre, comte de Provence dans l'ouvrage pamphlétaire d'André Ribaud sur le pouvoir gaulliste, Le Roi (Julliard, 1961).

« Monsieur X »[modifier | modifier le code]

En 1965, il est pressenti pour être le candidat de l'opposition de gauche et du centre à l'élection présidentielle, face au général de Gaulle. Il publie Un nouvel horizon, chez Gallimard en 1965 pour présenter les lignes directrices d'une politique immédiatement applicable par un gouvernement de progrès.

Sa candidature est notamment inspirée par la campagne de l'hebdomadaire L'Express, Gaston Defferre étant le « Monsieur X », candidat idéal de l'opposition au gaullisme. L'intéressé joue de cette agitation médiatique, en maintenant le suspense, notamment lors d'une intervention remarquée aux Mardis de l'ESSEC le 29 novembre 1963[5]. Néanmoins, les négociations entre la SFIO et le MRP centriste échouent en juin 1965[6]. L'idée d'un grand mouvement démocrate, inspiré du modèle américain et du président Kennedy, échoue donc. François Mitterrand et Jean Lecanuet portent finalement respectivement les couleurs de la gauche et du centrisme lors du scrutin de décembre 1965.

En avril 1969, la démission du général de Gaulle ouvre à nouveau la bataille pour la présidence de la République. Gaston Defferre est cette fois-ci candidat, en tandem avec Pierre Mendès France qui doit devenir son Premier ministre en cas d'élection (là encore, la stratégie choisie s'inspire du modèle américain, avec le « ticket » président - vice-président). Le positionnement centriste et opposé au fonctionnement de la Ve République de Gaston Defferre et Pierre Mendès-France ne séduit guère l'électorat, puisque le candidat ne recueille que 1 133 222 voix au premier tour, soit 5 % des suffrages exprimés. Il est victime de la concurrence du candidat centriste Alain Poher, président du Sénat et leader de la campagne du « non » au référendum du 27 avril 1969, de celle du PSU Michel Rocard, ainsi que de celle de Jacques Duclos, qui fait le plein des voix communistes. Cet échec retentissant amène la fondation du nouveau Parti socialiste en 1969, et le choix d'une alliance à gauche avec le Parti communiste français, autour du Programme commun, à partir de 1972.

Un portrait du candidat par Pierre Viansson-Ponté[modifier | modifier le code]

Le journaliste français Pierre Viansson-Ponté dresse un portrait psychologique et même physique de l'ancien maire de Marseille et candidat déchu aux élections présidentielles dans son ouvrage sur la République gaullienne :

« Au physique, c'est un Méridional froid, un homme tranquille qui ne brille pas, mais qui pèse. Il respire l'assurance calme, la solidité de quelqu'un qui a les pieds sur terre comme un paysan cévenol. Il fait son travail méthodiquement, patiemment: même ses colères sont glacées; si son ironie peut être mordante, s'il déteste les gens tristes, il a peu d'humour. Sa voix lente coule sans inflexions ni effets sur cette très légère cadence musicale qui est la dernière trace d'accent chez les bourgeois cultivés du midi. Du paysan, il a la dignité un peu méfiante : on ne lui tape pas sur le ventre, on ne le tutoie guère. C'est un mélange compliqué d'orgueil et de modestie, de rudesse et de rouerie, de puritanisme et de liberté d'allure, avec le goût des plaisirs coûteux et l'horreur de l'argent, avec de la séduction et de la raideur ». L'analyse du journaliste politique se fait ensuite plus personnelle, voire sans concessions : « En fait, il n'a rien d'un militant et peu d'un socialiste. La foule l'agace et il le montre, il est le contraire d'un tribun et quand il prend la parole, il réussit en quelques minutes à décourager ses plus chauds partisans, à faire tomber l'enthousiasme, à transformer un auditoire chaleureux et remuant qui l'acclame en une assemblée froide et silencieuse qui subit plus qu'elle ne les écoute ses propos secs et distants. Dans la négociation, dans la controverse, il se veut dur, invulnérable et sans détour. Pourtant, on devine vite une sensibilité à fleur de peau, une fragilité et presque une naïveté dont on se demande bientôt s'il est conscient et use pour faire céder ou s'il s'agit chez lui d'une seconde nature. Sans aller plus loin dans l'analyse psychologique et la description du personnage, disons simplement que Gaston Defferre n'était que sur le papier et pour les théoriciens le candidat idéal à l'élection présidentielle »[7].

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Après la victoire de la gauche en 1981, Gaston Defferre est le choix initial de François Mitterrand pour devenir son Premier ministre, mais le Président sait que l'âge de l'intéressé pourrait poser problème. Defferre réclame l'Intérieur et il l'obtient en devenant ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984 dans le gouvernement de Pierre Mauroy puis ministre d'État chargé du Plan et de l'Aménagement du territoire dans le gouvernement de Laurent Fabius du 18 juillet 1984 au 20 mars 1986 pendant le premier septennat de François Mitterrand. Ses cinq années Place Beauvau sont marquées par la mise en œuvre de la décentralisation, une des grandes réformes de la gauche.

Après les élections législatives de juin 1981 qui donnèrent une majorité absolue aux socialistes, ce fut l'un des rares dirigeants socialistes à suggérer de se passer de ministres communistes dans le Gouvernement Pierre Mauroy (2)[8].

Thierry Le Luron, à la suite de rumeurs sur ses liens avec la mafia marseillaise, déclara à propos de sa nomination comme ministre de l'Intérieur : « Pour s'occuper du grand banditisme, il valait mieux un spécialiste.»

Maire de Marseille[modifier | modifier le code]

Il s'est principalement illustré par son long mandat de maire de Marseille, de 1944 à 1946 et de 1953 jusqu'à sa mort, en 1986, ponctué d'affaires douteuses mêlant politique et mafia. De l'après-guerre aux années 1970, l'emprise de la mafia sur la ville s'est accentuée, culminant avec l'affaire dite de la « French Connection », au moment où la ville devient la place principale d'approvisionnement en drogue de l'Europe.

Parmi les immeubles construits durant les années 1960 et 1970, le quartier de La Rouvière (9e arrondissement) est une des copropriétés les plus peuplées de France (architecte : Xavier Arsène-Henry)

En 1983, il est élu avec moins de voix que son adversaire Jean-Claude Gaudin. En tant que ministre de l'Intérieur, il venait de modifier le mode de scrutin dans les villes de Paris, Lyon et Marseille : l'élection se fait dans chaque arrondissement pour les deux premières villes, alors que Marseille bénéficiait d'un découpage en secteurs adapté au maire sortant. Ce découpage a été modifié après sa mort.

Pendant son mandat, Marseille voit sa population augmenter de façon considérable (rapatriés d'Algérie, etc.). La ville se développe dans l'urgence pour répondre aux besoins de la population. De nombreuses tours sont érigées, dans un contexte privilégiant le béton. Les efforts de la municipalité font passer en priorité le développement de nouveaux quartiers urbains, au détriment du centre ville.

Deux lignes de métro sont construites, la terre extraite du sol servant à créer des plages artificielles, dénommées officiellement « plages Gaston Defferre », ce qui n'empêche pas les Marseillais de les appeler les « plages du Prado ».

Gaston Defferre était aussi propriétaire des quotidiens marseillais Le Provençal (socialiste) et Le Méridional (de droite).

En 1973, il épouse en troisièmes noces l'écrivain Edmonde Charles-Roux, issue d'une vieille et fortunée famille d'industriels et armateurs marseillais.

Mort et obsèques[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 5 au 6 mai 1986, après sa mise en minorité par les partisans de Michel Pezet lors de la désignation du secrétaire général de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône[9], Gaston Defferre, rentré seul dans son appartement de Marseille, prend un soporifique qui aurait été à l'origine d'un malaise entrainant une chute lors de laquelle il se blesse gravement au cou. Victime d'une hémorragie, il téléphone à son médecin et ami, le docteur Jean-Louis Sanmarco, qui, impuissant, demande l'intervention des médecins urgentistes du bataillon de marins pompiers de Marseille. Mais il est trop tard : conduit à l'hôpital de la Timone dans un coma irréversible, il décède le lendemain matin.

Un hommage national lui est rendu le 12 mai suivant devant l'hôtel de ville de Marseille. Lors de cette cérémonie, sont notamment présents le président de la République François Mitterrand, les anciens Premiers ministres Pierre Mauroy et Laurent Fabius, le Premier ministre Jacques Chirac, le président de l'Assemblée nationale Jacques Chaban-Delmas prononce avec une réelle émotion son éloge funèbre, ainsi que Jean-Victor Cordonnier, premier adjoint et maire par intérim. Il est inhumé au cimetière Saint-Pierre (pinède d'Arcussia rang inférieur est, no 14). Selon ses vœux, un simple rocher brut provenant des Cévennes orne sa tombe.

Détail des mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

  • Député socialiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1958, puis de 1962 à 1981 (démission lors de son entrée au gouvernement) ; réélu en mars 1986, il décède en cours de mandat
  • Maire de Marseille de 1944 à 1946, puis de 1953 à 1986
  • Sénateur socialiste des Bouches-du-Rhône, élu le 26 avril 1959, réélu le 23 septembre 1962 (démissionne le 13 décembre de la même année après avoir été élu député)

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dite Maryse, elle épousera l'industriel marseillais André Cordesse, lui aussi protestant, qui fonde en 1945, avec Gaston Defferre, le quotidien Le Provençal et sera élu président de la chambre de commerce de Marseille en 1948

Références[modifier | modifier le code]

  1. Détails généalogiques sur le site RootsWeb's WorldConnect Project: Coste family and ancestors from France, Switzerland, UK, Germany, Italy and Caribeans,
  2. Interview dans L'Intransigeant du 26 juillet 1962 où il leur demande « d'aller se réadapter ailleurs », citée par Valérie Esclangon-Morin, « Les rapatriés d'Afrique du Nord de 1956 à nos jours », L'Harmattan, 2007, (ISBN 2296028349), p.160
  3. « Les pieds-noirs, 50 ans après », sur Le Figaro,‎ 27/01/2012 (consulté le 1/09/2014)
  4. Assemblée nationale compte-rendus des séances de la 1ere législature
  5. Remond René. L'élection présidentielle et la candidature Defferre. In: Revue française de science politique, 14e année, n°3, 1964. p. 518.
  6. Pierre Viansson-Ponté, Histoire de la République Gaullienne, Le temps des orphelins, été 1962-Avril 1969, Tome II, Fayard, 1971, p 135-136.
  7. Pierre Viansson-Ponté, Histoire de la République Gaullienne : Le temps des orphelins : Août 1962-avril 1969, Tome II, Fayard, 1971 (ISBN 978-2213003764), pp. 135-136
  8. Lionel Jospin, Lionel raconte Jospin, Éditions du Seuil, Paris, janvier 2010
  9. « Obsèques de Gaston Defferre » sur le site de l'INA.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]