Gouvernement Édouard Balladur

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Gouvernement Édouard Balladur
Régime Ve République
Président de la République François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Début
Fin
Durée &0000000000000002.0000002 ans, &0000000000000043.00000043 jours
Coalition RPR - UDF
Xe législature
492 / 577
Chronologie
Gouvernement précédent Gouvernement Pierre Bérégovoy
Gouvernement suivant Gouvernement Alain Juppé I

Le gouvernement Édouard Balladur est le gouvernement de la République française du au . Cinquième gouvernement du deuxième mandat du président de la République François Mitterrand, il est dirigé par Édouard Balladur dans le cadre de la « deuxième cohabitation ». Il s'agit du 24e gouvernement de la Ve République française.

Coalition des partis[modifier | modifier le code]

Le gouvernement Édouard Balladur est soutenu par l'Union pour la France, une coalition gouvernementale de droite et centre-droit, formée entre le Rassemblement pour la République (RPR) et l'Union pour la démocratie française (UDF), qui disposait de 472 députés sur 577, soit 85,1 % des sièges de l'Assemblée nationale.

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre Edouard Balladur est nommé le et les membres du Gouvernement le .

Rôles ministériels Titulaire Parti Politique
Premier ministre Édouard Balladur RPR
Ministres d'État
Ministre d'État
Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville
Simone Veil Sans étiquette
Ministre d'État
Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire
Charles Pasqua RPR
Ministre d'État
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Pierre Méhaignerie UDF-CDS
Ministre d'État
Ministre de la Défense
François Léotard UDF-PR
Ministres
Ministre des Affaires étrangères Alain Juppé RPR
Ministre de l'Éducation nationale François Bayrou UDF-CDS
Ministre de l'Économie Edmond Alphandéry UDF-CDS
Ministre de l'Industrie, des Postes et télécommunications et du Commerce extérieur Gérard Longuet (jusqu'au 14/10/1994) UDF-PR
José Rossi (à partir du 17/10/1994)
Ministre de l'Équipement, des Transports et du Tourisme Bernard Bosson UDF-CDS
Ministre des Entreprises et du Développement économique
Chargé des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat
Alain Madelin UDF-PR
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle Michel Giraud RPR
Ministre de la Culture et de la Francophonie Jacques Toubon RPR
Ministre du Budget Nicolas Sarkozy RPR
Ministre de l'Agriculture et de la Pêche Jean Puech UDF-PR
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche François Fillon RPR
Ministre de l'Environnement Michel Barnier RPR
Ministre de la Fonction publique André Rossinot UDF-Rad
Ministre du Logement Hervé de Charette UDF-PR
Ministre de la Coopération Michel Roussin (jusqu'au 12/11/1994) RPR
Bernard Debré
Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer Dominique Perben RPR
Ministre de la Jeunesse et des Sports Michèle Alliot-Marie RPR
Ministre de la Communication Alain Carignon (jusqu'au 19/07/1994) RPR
Nicolas Sarkozy
Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre Philippe Mestre UDF-AD
Ministres délégués
Chargé des Relations avec l'Assemblée nationale
Auprès du Premier ministre
Pascal Clément UDF-PR
Chargé des Relations avec le Sénat et des Rapatriés
Auprès du Premier ministre
Roger Romani RPR
Chargé de la Santé
Auprès de la ministre d'État, ministre de la Santé
Philippe Douste-Blazy UDF-CDS
Chargé de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales
Auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur
Daniel Hoeffel UDF-CDS
Chargé de l'Action humanitaire et des Droits de l'homme
Auprès du ministre des Affaires étrangères
Lucette Michaux-Chevry RPR
Chargé des Affaires européennes
Auprès du ministre des Affaires étrangères
Alain Lamassoure UDF-PR
Porte-parole du gouvernement Nicolas Sarkozy (jusqu'au 19/01/1995) RPR
Philippe Douste-Blazy UDF-CDS

Les actions du gouvernement Balladur[modifier | modifier le code]

Il a, durant cette période, instauré le Contrat d'insertion professionnelle (CIP) (surnommé par ses détracteurs "smic-jeunes"), un contrat professionnel qui permettait à des employeurs d'embaucher des jeunes à hauteur de 80% du SMIC. En réponse à l'instauration du CIP, de nombreuses manifestations furent organisées et notamment à l'initiative de syndicats lycéens et étudiants pour demander le retrait pur et simple de ce projet initié par le ministre du Travail, Michel Giraud. Face à cette fronde lycéenne et étudiante très importante, le gouvernement finit par céder et retirer le projet de loi.

Face à la prise d'otage d'une école maternelle à Neuilly-sur-Seine,dont le maire était alors Nicolas Sarkozy (actuel ministre du budget dans le gouvernement d'Edouard Balladur) il a ordonné l'intervention des hommes du RAID, qui après 3 jours de prise d'otages, ont abattu le preneur d'otages, Éric Schmitt. Celui ci était muni d'explosifs lorsqu'il est entré dans l'école maternelle et a pris en otages des enfants et des enseignantes. Le maire Nicolas Sarkozy négociait en face à face avec Éric Schmitt afin qu'il libère des enfants. Et lui même a récupéré des enfants afin de les rendre à leurs parents (images vues au journal télévisé)[Mal dit]. Au bout de ce 3ème jour, le RAID, donne l'assaut, étant assuré que le preneur d'otages ne présentait pas de danger imminent pour les enfants restants. Le RAID a pu faire évacuer le reste des enfants avant de neutraliser le preneur d'otages. Réveillé sans doute par le bruit, il a tenté de déclencher sa ceinture d'explosifs. Les hommes du RAID ont dû l'abattre. Il y eut un début de polémique sur la façon dont s'est déroulée l'intervention. Le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, a soutenu les hommes du RAID.

Il a ordonné l'assaut du GIGN lors de la prise d'otage du par le GIA d'un avion Air France (AF 8969) partant de l'aéroport d'Alger en destination de Paris.

Le garde des sceaux, Pierre Méhaignerie, fait voter la loi du même nom instituant la peine maximale pour les criminels d'enfants : la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Cette loi permet de condamner à vie les criminels pédophiles, assassins d'enfants (cf. le procès de "l'ogre des Ardennes" Michel Fourniret).

Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Jacques Toubon, souhaite la suppression dans les dictionnaires des mots anglais. Il veut rendre à la langue de Molière ses lettres de noblesse. Et finalement face à la polémique, cela ne se fera pas. On continue d'utiliser des mots anglais dans le langage courant. (week end, fast food, bye bye, ok, etc...).

Démission du gouvernement[modifier | modifier le code]

Edouard Balladur rend la démission de son gouvernement le , à la suite de l'élection présidentielle qui voit Jacques Chirac l'emporter.

Féminisation du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement compte trois femmes ministres : Simone Veil, Michèle Alliot-Marie et Lucette Michaux-Chevry.

Liens externes[modifier | modifier le code]