Marisol Touraine

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Marisol Touraine
Marisol Touraine, en 2007.
Marisol Touraine, en 2007.
Fonctions
Ministre des Affaires sociales et de la Santé
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&07001 an, 11 mois et 0 jour)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Manuel Valls
Prédécesseur Xavier Bertrand (Santé)
Roselyne Bachelot (Solidarités et Cohésion sociale)
Députée de la 3e circonscription d'Indre-et-Loire

(&&&&&&&&&&&&&0311 mois et 1 jour)
Élection
Successeur Jean-Marie Beffara

(&&&&&&&&&&&018234 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Jacques Descamps

(&&&&&&&&&&&018335 ans, 0 mois et 7 jours)
Prédécesseur Jean-Jacques Descamps
Successeur Jean-Jacques Descamps
Présidente du conseil général d'Indre-et-Loire

(&&&&&&&&&&&&04561 an, 2 mois et 28 jours)
Élection
Prédécesseur Claude Roiron
Successeur Frédéric Thomas
Conseillère générale du canton de Montbazon
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&0586916 ans, 0 mois et 24 jours)
Prédécesseur Hubert Marionnaud
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Parti socialiste
Père Alain Touraine
Mère Adriana Arenas Pizarro
Conjoint Michel Reveyrand de Menthon
Diplômée de IEP de Paris
ENSJF
Université Harvard

Marisol Touraine, née le à Paris[1], est une femme politique française, ancienne députée socialiste et, depuis le , ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault puis dans le gouvernement de Manuel Valls[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Marisol Touraine est la fille du sociologue Alain Touraine et de la chercheuse chilienne Adriana Arenas Pizarro, décédée en 1990[3]. Elle est également la nièce de René Touraine (1928-1988), père de la recherche clinique et thérapeutique en dermatologie en France. Marisol grandit à Paris[4]. Elle est l'épouse de Michel Reveyrand de Menthon, ambassadeur de France au Mali de 2006 à 2010, puis ambassadeur de France au Tchad avec qui elle a trois enfants[4]. Marisol Touraine est membre du Siècle[réf. nécessaire].

Marisol Touraine s'est acquittée de l'Impôt sur la Fortune en 2011 au titre du patrimoine 2010[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Études et cabinet ministériel[modifier | modifier le code]

Ancienne élève de l'École normale supérieure de jeunes filles[1] et agrégée de sciences économiques et sociales[6], elle est membre du Conseil d'État où elle a été nommée au tour extérieur en 1991 par François Mitterrand[7]. Elle a également étudié à Sciences Po Paris et à Harvard[4],[8].

Elle commence sa carrière en tant que chargée de mission, au sein du secrétariat général de la défense nationale[9]. De 1988 à 1991, elle est conseillère de Michel Rocard à Matignon chargée des questions géostratégiques[10].

Carrière en Indre-et-Loire et au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Élue députée dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire en 1997, elle est battue au second tour en 2002 par Jean-Jacques Descamps (UMP). Elle est élue dans la circonscription en 2007 au second tour, avec une courte majorité (50,22 %). Elle est conseillère générale d'Indre-et-Loire, élue dans le canton de Montbazon, depuis 1998 et élue présidente du Conseil général le [10].

Elle est secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale à partir de 1997, nommée par le premier secrétaire François Hollande. Elle est alors l'une des rares spécialistes parlementaires du monde social et médical qui ne soit pas elle-même issue de la profession[4]. Simple députée, elle se fait connaître au niveau national lors de la réforme des retraites de 2010, où elle mène le front des députés socialistes contre le projet de loi du gouvernement Fillon : « Examen en commission, conférences de presse, séances de nuit… Elle a ferraillé des semaines durant contre le texte, démontrant ténacité et endurance ». Le ministre du Travail de l’époque chargé de défendre le texte, Éric Woerth, s’il a dû batailler contre elle reconnaît néanmoins : « Elle a du caractère mais on peut parler avec elle. C'est quelqu'un de sérieux, travailleur, qui a porté ses attaques sur le fond », tout en nuançant son propos : « Elle est dévorée d'ambition et très pragmatique. Nous aurions pu nous entendre sur certains points, mais elle a durci sa position au fil des semaines pour coller à celle du PS. Faute de poids politique, peut-être, cela a été sa stratégie pour monopoliser la parole dans son camp »[4].

En 2011, elle fait partie des soutiens de Dominique Strauss-Kahn comme candidat du PS pour l’élection présidentielle qui a lieu l’année suivante[11]. Après l’affaire judiciaire qui empêche le président du FMI de se présenter aux primaires du parti, elle soutient François Hollande. Dès lors, elle dirige le pôle « Social, Santé, Handicap, Personnes âgées » de la campagne présidentielle de ce dernier[12],[13],[4].

Ministre des Affaires sociales et de la Santé[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le premier gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault[10]. Elle est la « numéro 6 » du gouvernement Ayrault ; elle est assistée par trois ministres déléguées : Michèle Delaunay aux Personnes âgées et à la Dépendance, Dominique Bertinotti à la Famille et Marie-Arlette Carlotti aux Personnes handicapées[4]. Son premier dossier important concerne l'une des promesses de campagne de François Hollande, à savoir « le retour partiel à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant travaillé quarante et un ans sans interruption »[4].

Elle est à nouveau candidate aux élections législatives de 2012, et réélue.

Le , elle démissionne de la présidence du Conseil général d'Indre-et-Loire[14], la charte de déontologie signée par les ministres le 17 mai 2012 interdisant de cumuler cette fonction avec celle de ministre[15].

En novembre, elle obtient un projet d'accord encadrant les dépassements d'honoraires dans le corps médical, qu'elle fait appliquer par l'Assurance-maladie début 2013[16].

Le , elle propose l'interdiction de l'usage de la cigarette électronique aux moins de 16 ans ainsi que son usage dans les lieux publics.

Le 2 avril 2014, elle est reconduite au poste de ministre des Affaires sociales, mais la Santé n'apparaît pas explicitement dans son portefeuille. Son périmètre reste cependant inchangé. Lors de l'annonce des secrétaires d'État du gouvernement de Manuel Valls le 9 avril 2014, elle est citée comme ministre des Affaires sociales et de la Santé.

Mandats électoraux et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Fonction nationale[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

En 2009, elle appartenait au Club Avenir de la santé, un groupe de pression financé par GlaxoSmithKline, le numéro 2 mondial du secteur[17],[18], laboratoire qui produit notamment des patchs à la nicotine.

Elle a été également, à partir de 2006, présidente du club de réflexion socialiste À gauche, en Europe[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie de Marisol Touraine, sur gouvernement.fr
  2. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014
  3. El Mercurio, 16 mai 2012
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Olivier Auguste, « Marisol Touraine à la tête d'un pôle social féminin », in Le Figaro, 17 mai 2012.
  5. Quels ministres paient l'ISF ?, sur lexpress.fr
  6. « Déchainement d'attaques personnelles ! », blog de Marisol Touraine, .
  7. Décret du 21 juin 1991 portant nomination (Conseil d'État), sur le site legifrance.gouv.fr
  8. (en) Angelique Chrisafis, « Women in the French cabinet », guardian.co.uk, 18 mai 2012.
  9. « Parité, diversité, courants : le difficile équilibre des ministères », Le Monde, vendredi 18 mai 2012, page 5.
  10. a, b et c Jean-Baptiste Chastand et Laetitia Clavreul, « Marisol Touraine, une spécialiste de la protection sociale récompensée », Le Monde,‎ 16 mai 2012 (lire en ligne).
  11. Vincent Nouzille, « Des éléphants qui comptent énormément, Marisol Touraine », « Bûcheuse sociale », in Le Figaro Magazine, no 21 116 et 21 117, 22 juin 2012, page 37.
  12. La Nouvelle République
  13. Biographie de Marisol Touraine, sur lci.tf1.fr
  14. « VIDEO. Tours : Marisol Touraine démissionne de la présidence du conseil général » la Nouvelle République.fr
  15. « Une charte de déontologie pour lancer la présidence normale » Nouvel Obs
  16. « Dépassements d'honoraires : la Sécu passe en force », Lefigaro.fr,‎ 1er février 2013 (consulté le 5 février 2013)
  17. Le Canard enchaîné, mercredi 8 août 2012.
  18. Le Débat Avenir de la Santé : Pourquoi ? Comment ?
  19. A Gauche en Europe 62 site de l'association

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]