Michel Sapin

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Michel Sapin
Michel Sapin, le 2 février 2013.
Michel Sapin, le 2 février 2013.
Fonctions
Ministre des Finances et des Comptes Publics
30e ministre des Finances de la Ve République
En fonction depuis le 2 avril 2014
(8 mois et 17 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I et II
Prédécesseur Pierre Moscovici
Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
16 mai 201231 mars 2014
(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur François Rebsamen
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État
27 mars 20006 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Émile Zuccarelli
Successeur Jean-Paul Delevoye
Ministre de l'Économie et des Finances
15e ministre des Finances de la Ve République
4 avril 199229 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Bérégovoy
Prédécesseur Pierre Bérégovoy
Successeur Edmond Alphandéry
Ministre délégué auprès du garde des Sceaux
15 mai 199131 mars 1992
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Georges Kiejman
Député de la 1re circonscription de l'Indre
20 juin 200716 juin 2012
Élection 17 juin 2007
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Yves Hugon
Successeur Jean-Paul Chanteguet
Député des Hauts-de-Seine
(département puis 4e circonscription)
16 mars 198616 juin 1991
Législature VIIIe, IXe (Cinquième République)
Successeur Michel Thauvin
Député de de la 1re circonscription de l'Indre
21 juin 19811er avril 1986
Législature VIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Michel Aurillac
Biographie
Date de naissance 9 avril 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de ENS, ENA
Profession Haut fonctionnaire

Michel Sapin, né le 9 avril 1952 à Boulogne-Billancourt (Seine), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il a été député de l'Indre et des Hauts-de-Seine, ministre délégué auprès du ministre de la Justice (mai 1991 - avril 1992, gouvernement Édith Cresson), ministre de l'Économie et des Finances (avril 1992 - mars 1993, gouvernement Pierre Bérégovoy) et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État (gouvernement Lionel Jospin). Il a aussi été président du conseil régional du Centre de 1998 à 2000 puis de 2004 à 2007. Il est élu en 2007 député de l'Indre et fut maire d'Argenton-sur-Creuse. De mai 2012 à mars 2014, il est ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social dans le gouvernement Ayrault. Le 2 avril 2014 il est nommé ministre des Finances et des Comptes publics du gouvernement Manuel Valls I[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Michel Sapin est le fils unique[2] de Claude Sapin, cadre supérieur (ingénieur) de droite[2], et de Claude Garteiser, mère au foyer[2],[3],[4].

Son arrière-grand-père (Camille Sapin) et son grand-père sont également ingénieurs. L'arbre généalogique comprend des officiers, des industriels, des bourgeois et des petits nobles dont deux gardes du corps du Roi sous la Restauration et un apothicaire à Elbeuf, par lequel Michel Sapin descend du roi Philippe III le Hardi[5],[4].[pertinence contestée]

Étudiant au lycée Henri-IV, Michel Sapin milite au sein des Comités d'action lycéens, groupe d'ultra gauche animé par le trotskyste Maurice Najman. Il entre à l'École normale supérieure en 1974, dans la section lettres[6] et à l'I.E.P. de Paris en 1975, puis à l'ENA en 1978, promotion Voltaire (qui compte aussi François Hollande, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Henri de Castries, Jean-Pierre Jouyet, Pierre Mongin et Pierre-René Lemas).

À sa sortie de l'ENA, il est affecté au tribunal administratif de Paris[7].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Michel Sapin adhère au PS en 1975 sur la ligne réformiste, nouvelle gauche de Michel Rocard[4].

Membre du bureau national du PS, il a été

  • secrétaire national aux questions économiques (1997 - 1998)[8] ;
  • secrétaire national à l'emploi (décembre 1998 - mars 2000) ;
  • responsable national à la Trésorerie auprès du Premier secrétaire (depuis mai 2003) ;
  • secrétaire national à l'économie et à la fiscalité (depuis le 15 février 2007).

Il soutient la candidature de Ségolène Royal à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2007. Le 15 février 2007, à la suite de la démission d'Éric Besson, qui contestait la campagne de Ségolène Royal, il succède à celui-ci au poste de secrétaire national du PS chargé de l'économie.

En novembre 2011, François Hollande, candidat PS à l'élection présidentielle, en fait un élément clef de son équipe de campagne en le nommant chargé du projet présidentiel.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Conseils municipaux[modifier | modifier le code]

Conseiller général[modifier | modifier le code]

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Député à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

  • Député de la première circonscription de l'Indre (1981-1986)[9] après sa victoire au deuxième tour contre Michel Aurillac, député sortant RPR avec 29 013 voix (54,18%) contre 23 919[4].

Il fut secrétaire (1983-1984), puis vice-président de l’Assemblée nationale 1984-1985);

Vice-président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale. Président de la commission des lois (1988-1991);

Éliminé au premier tour lors des élections législatives du 21 mars 1993[4].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Michel Sapin a quitté sa place de député de Suresnes en 1991 pour le poste de ministre délégué chargé de la Justice avant d'endosser le ministère de l'Économie et des Finances entre 1992 et 1993. De son passage à cette fonction, il laisse une loi dite « loi Sapin », promulguée en janvier 1993, luttant contre la corruption : les plafonds de dépense sont diminués, les moyens d'enquête sur les malversations renforcés, la transparence des comptes des partis accentuée, la corruption en matière de commande publique est combattue. La loi Sapin a notamment transformé les règles économiques du marché publicitaire, régissant de façon très stricte les relations entre annonceurs, agences et médias et bouleversant le modèle d'entreprise des agences de publicité qui, jusque-là, se rémunéraient partiellement grâce à des marges inconnues des annonceurs et rétrocédées par les médias.

Michel Sapin a fait l'objet d'une enquête pour « complicité de répartition de dividendes fictifs » par les magistrats Jean-Pierre Zanoto et Philippe Courroye, chargés de l'instruction sur le volet financier de l'affaire du Crédit Lyonnais, banque publique alors sous sa tutelle quand il était Ministre de l'Économie[10],[11]. Ces juges saisirent la Cour de Justice de la République[12],[13],[14].

Ministre du Travail à partir de 2012, il lance les contrats de génération et emplois d’avenir promis par le candidat Hollande[15]. Il a à son actif l'organisation de deux conférences sociales et d'un accord sur la sécurisation de l'emploi[16], offrant une meilleure complémentaire santé et couverture chômage, taxant légèrement les contrats courts et modifiant les plans de sauvegarde de l'emploi pour plus de dialogue entre direction et patronat et moins de contestation en justice. Cet accord obtenu entre syndicats et patronat marque selon Le Monde, tout comme l'accord du 14 décembre 2013 renforçant les droits à la formation professionnelle, une avancée dans le dialogue social[17], méthode revendiquée par François Hollande. Il porte également les réformes reportés par ses prédécesseurs du financement des syndicats et de la représentativité patronale[15]. En revanche, il échoue à concrétiser la promesse présidentielle de l'inversement de la courbe du chômage en 2013, dont il avait fait sa priorité, la repoussant à 2014[17].

Il réforme l'Inspection du travail. Sa réforme, appelée réforme pour un "ministère fort" a une double ambition : ouvrir la possibilité de sanctions administratives lors d'infractions au code du travail et hiérarchiser l'inspection du travail. Il arrive à convaincre certains syndicats du bienfondé de sa réforme notamment par la promesse d'un passage en grade automatique des contrôleurs du travail en inspecteurs du travail néanmoins la menace de la perte de l'indépendance de l'inspection du travail par l'introduction de responsables d'unité territoriale nommés par la hiérachie pour piloter les inspecteurs du travail lui vaut le refus de la grande majorité des syndicats (CGT, SNU, FO et SUD). Malgré l'échec du dialogue social, il tente d'abord de l'introduire au sein de la loi sur la formation professionnelle. Il subit un nouvel échec au sénat le 20 février 2014, 201 sénateurs votent contre cette disposition estimant notamment tout à la fois qu'il s'agit d'un cavalier législatif et que l'indépendance de l'inspection du travail est réellement menacée par l'introduction dans la ligne hiérarchique des responsables d'unité territoriale. Michel Sapin passe, alors, en force en passant le même texte sous forme de décret publié au JO le 21 mars 2014, prétextant qu'il ne s'agit que d'une simple organisation des services.

Le 2 avril 2014, il est nommé au sein du gouvernement de Manuel Valls à la tête d'un ministère inédit, couvrant les Finances et les Comptes publics[15].

Fonction nominative[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Divorcé de Yolande Millan, épousée le 29 octobre 1982, Michel Sapin a trois enfants [18] : François, Laurian et Clément [3].

En décembre 2011, Michel Sapin s'est marié, en deuxièmes noces, avec Valérie Scharre, dite Valérie de Senneville, journaliste au quotidien Les Échos[19], divorcée du vicomte Benoît Denis de Senneville [5], diplômée de l'IEP de Paris et ancienne juriste d'entreprise chez Goodyear et Seat[20]. François Hollande, alors député et président du Conseil général de Corrèze, est son témoin de mariage[2].

Le couple s'est séparé au début de l'année 2014[21].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

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Michel Sapin est millionnaire en euros[22],[23],[24] et possède, d'après sa déclaration de patrimoine une maison d'habitation à Argenton-sur-Creuse (700 m2) d'une valeur de 400 000 euros, 995 000 euros de propriétés agricoles, terres, bois, bâtiments d’exploitation et maisons d’habitation à Argenton-sur-Creuse, Celon,Neuvy-Saint-Sépulchre et Buxières-d’Aillac pour un total de 433 hectares [25], un appartement dans le septième arrondissement de Paris estimé à 600 000 euros, une maison d'habitation de 111 m2 à Notre-Dame-de-Bellecombe valorisée à 280 000 euros, et une maison d'habitation à L'Île-d'Yeu de 120 m2 valorisée à 320 000 euros[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014.
  2. a, b, c et d Michel Sapin, l'employé de l'année, Libération, 19 décembre 2013
  3. a et b http://www.economie.gouv.fr/caef/michel-sapin
  4. a, b, c, d, e, f, g et h http://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/genindre/conversations/topics/40708
  5. a et b http://books.google.fr/books?id=56vtO514VyAC&pg=PT327&lpg=PT327&dq=yolande+millan+sapin&source=bl&ots=x6MJs7W_Cc&sig=tQNnEjXPf8f_QPAFUJmNdToEcl4&hl=fr&sa=X&ei=HPvFUvD7O4Kp0QXcqoGgDQ&ved=0CDgQ6AEwBDgK#v=onepage&q=yolande%20millan%20sapin&f=false
  6. http://www.rue89.com/2011/11/16/du-berry-aux-portes-de-lelysee-michel-sapin-lami-de-35-ans-226589
  7. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Portrait-de-Michel-Sapin-nouveau-ministre-du-Travail-511631
  8. Il tente alors, en vain, de défendre l'idée, hétérodoxe à la gauche, de promotion de l'actionnariat salarié.
  9. Michel Sapin, la victoire surprise d'un jeune rocardien, Le Figaro, 20 août 2012.
  10. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20010327.OBS2883/enquete-contre-michel-sapin-dans-l-affaire-du-lyonnais.html
  11. Les protagonistes de l'affaire du Crédit lyonnais - Le Monde - 18 janvier 2006
  12. http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-01-22/credit-lyonnais-michel-sapin-poursuivi/917/0/69215
  13. http://www.lesechos.fr/02/10/2000/LesEchos/18248-112-ECH_affaire-credit-lyonnais---michel-sapin-et-edmond-alphandery-mis-en-cause.htm
  14. http://www.liberation.fr/societe/2001/03/28/sapin-retombe-dans-le-trou-du-lyonnais_359373
  15. a, b et c Elsa Conesa, Frédéric Schaeffer et Derek Perrotte, Michel Sapin, un fidèle en charge des Comptes publics, Les Echos.fr, 2 avril 2014
  16. Marc Landré, « Bug sur le chômage, travail dominical : semaine noire pour Michel Sapin », in Le Figaro, samedi 5 / dimanche 6 octobre 2013, page 21.
  17. a et b Bertrand Bissuel et Jean-Baptiste Chastand, « Sapin : succès dans le dialogue social, revers sur l'emploi », Le Monde, 26 février 2014.
  18. http://www.europe1.fr/Politique/Michel-Sapin-le-vieil-ami-economiste-1086699/
  19. Laure Daussy, « Sapin et Peillon sont aussi en couple avec des journalistes », sur Arrêt sur images,‎ 24 mai 2012
  20. http://www.huffingtonpost.fr/2012/05/23/media-valerie-de-senneville-michel-sapin-journaliste-les-echos-politique-ministre_n_1538388.html
  21. http://www.atlantico.fr/rdv/revue-presse-people/valerie-t-briseuse-couple-989376.html
  22. http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/15/01002-20130415ARTFIG00643-patrimoine-fabius-delaunay-et-sapin-sur-le-podium.php
  23. http://www.lepoint.fr/politique/en-direct-publication-de-patrimoine-l-heure-de-verite-15-04-2013-1655284_20.php
  24. http://www.lemonde.fr/argent/article/2013/04/17/patrimoine-des-ministres-les-bons-gestionnaires-sont-rares_3161401_1657007.html
  25. http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/declaration-de-patrimoine-le-ministre-michel-sapin-estime-une-ferme-de-433-ha-dans-l-indre-a-590-000-71291.html
  26. http://www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr/pdf/declaration-patrimoine-sapin.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]