Henri Nallet

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Henri Nallet
Image illustrative de l'article Henri Nallet
Fonctions
Garde des sceaux, ministre de la Justice
17e ministre de la justice de la Ve République
2 octobre 19902 avril 1992
Gouvernement Rocard II
Cresson
Prédécesseur Pierre Arpaillange
Successeur Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance 6 janvier 1939 (75 ans)
Lieu de naissance Bergerac (Dordogne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS
Diplômé de IEP de Bordeaux

Henri Nallet, né le 6 janvier 1939 à Bergerac, est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il a été député de l'Yonne, ministre de l'Agriculture et ministre de la Justice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils d'un opticien, Henri Nallet est diplômé en sciences politiques et droit public à l'Institut d'études politiques de Bordeaux. Il est militant à la JEC dont il devient secrétaire national, mais il est poussé à la démission le 29 mars 1965 par Mgr Veuillot, évêque co-adjuteur de Paris et président de la Commission épiscopale du monde scolaire et universitaire.
Il devient alors responsable de l'Institut de formation des cadres paysans de 1965 à 1970 et chargé de mission à la FNSEA de 1966 à 1970. Il entre alors à l'INRA, où il travaille sur la politique agricole et les syndicats paysans. En 1973, il est assistant du politologue Jean Charlot, spécialiste des partis politiques, à l'UER de sciences politiques (dirigée par Maurice Duverger) de l'université Paris I.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1981, après l'élection de François Mitterrand, il devient conseiller au secrétariat général de la présidence de la République pour les affaires agricoles. Il entre au gouvernement en avril 1985, remplaçant Michel Rocard, démissionnaire, au ministère de l'Agriculture.

Il est député socialiste de l'Yonne de 1986 à 1988 et de 1997 à 1999 et de nouveau ministre de l'Agriculture et de la Forêt de mai 1988 à octobre 1990 dans le gouvernement de Michel Rocard. Il est maire de Tonnerre (Yonne), de 1989 à 1998.

Le 2 octobre 1990, lors du remaniement ministériel, il remplace Pierre Arpaillange au poste de Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Il conserve ce même portefeuille jusqu'en avril 1992 dans le gouvernement d'Édith Cresson.

En avril 1991 éclate l'affaire Urba, incriminant un financement occulte du Parti socialiste français. Le juge d'instruction Thierry Jean-Pierre perquisitionne au siège d'Urba à Paris. Henri Nallet, Garde des Sceaux, dénonce l'action du juge comme « une équipée sauvage » et le magistrat est dessaisi[1].

De 1992 à 1997, il est conseiller d'État. En 1992, il devient expert et consultant international de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). En 1998, il est vice-président du Parti des socialistes européens. D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de À gauche, en Europe[réf. nécessaire], l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.

Entre juin 1997 et décembre 2008, il est employé par le groupe Servier : il est successivement directeur chargé du développement international, directeur général des affaires extérieures et communication, directeur des affaires européennes puis conseiller du président Jacques Servier. À ce titre, il est entendu comme témoin assisté en décembre 2013 dans l'affaire Mediator, accusé de trafic d'influence[2].

Il est vice-président de la Fondation Jean-Jaurès et président du Conseil scientifique de la Fondation du Parti des socialistes européens. Il a aidé et participé à la création et au développement des Restos du cœur, idée lancée par Coluche sur l'antenne d'Europe 1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le PS dans le box Par Gaetner Gilles, publié le 02/03/1995 L'Express.fr
  2. Anne Jouan, « Mediator : l'ex-ministre Henri Nallet mis en cause », in Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 décembre 2013, page 12.

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives de Henri Nallet sont conservées aux Archives nationales et forment le fonds 108/AJ.

Liens externes[modifier | modifier le code]