Kader Arif

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Kader Arif
Kader Arif en 2012.
Kader Arif en 2012.
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire
9 avril 201421 novembre 2014
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I et II
Prédécesseur Lui-même (en tant que ministre délégué)
Successeur Jean-Marc Todeschini
Ministre délégué aux Anciens combattants
16 mai 201231 mars 2014
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Marc Laffineur
Successeur Lui-même (en tant que secrétaire d'État)
Député de la 10e circonscription de la Haute-Garonne
20 juin 201221 juillet 2012
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Émilienne Poumirol
Député européen de la circonscription Sud-Ouest
20 juillet 200415 mai 2012
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
Législature 6e et 7e
Successeur Éric Andrieu
Biographie
Nom de naissance Kader Arif
Date de naissance 3 juillet 1959 (55 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)[1],[2]
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université Toulouse II-Le Mirail

Kader Arif, né le 3 juillet 1959 à Alger (Algérie)[1],[2], est un homme politique français. Entre 2012 et 2014, il est ministre délégué puis secrétaire d'État aux Anciens combattants dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault et Valls.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Kader Arif[3], est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Son père engagé comme harki au côté de l'armée française, quitte l'Algérie pour la France, avec sa famille.

Il a fait ses études à Castres, puis à Toulouse. En 1983, Kader Arif est l'un des fondateurs et le vice-président de l'association France plus[4]. De 1992 à 1995, il est chargé d'affaires dans un cabinet d'architecture, puis responsable régional de Nouvelle Liberté, voyagiste d'Air Liberté de 1995 à 1998. En 1999, il obtient une maîtrise de communication de l'École supérieure d'audiovisuel, à l'Université Toulouse II-Le Mirail.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Militant socialiste haut-garonnais, Kader Arif est repéré par Lionel Jospin alors conseiller général de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste. Comme proche de Lionel Jospin, puis de François Hollande, il dirige une des fédérations socialistes qui a les meilleurs résultats nationaux, puis au plan national du parti, Kader Arif est politiquement investi dans les relations internationales en particulier transméditerranéennes ou liées à la mondialisation. Il est ensuite chargé de l'organisation des fédérations. Par ailleurs, Kader Arif a signé le manifeste du Groupe Spinelli pour une Europe fédérale.

Au plan local[modifier | modifier le code]

Entre 1995 et 2001, il est membre du conseil municipal, chargé des sports, de Castanet-Tolosan, ville de l'agglomération toulousaine. En 1999, il devient premier secrétaire de la fédération du Parti socialiste de la Haute-Garonne. En 2008, il devient conseiller municipal délégué de Toulouse et vice-président de la Communauté urbaine. Le 24 novembre 2005, il est réélu premier secrétaire du Parti socialiste de la Haute-Garonne, avec 81,5 % des voix.

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Kader Arif au meeting de soutien à Ségolène Royal à Toulouse, le 13 avril 2007.

En 2000, lors du congrès de Grenoble, il est reconduit dans ses fonctions et entre au Bureau national du Parti socialiste. En 2002, il devient l'un des secrétaires nationaux, chargé des relations internationales. Le 30 novembre 2005, après le congrès du Mans, il est nommé secrétaire national aux fédérations et devient ainsi le numéro 3 de l'organisation du Parti socialiste. C'est donc lui qui a présidé la commission chargée du décompte final des voix lors de l'élection de Martine Aubry après le congrès de Reims.

Député européen[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 2004, à Ramonville-Saint-Agne, il est soutenu comme tête de liste aux élections européennes pour la « région » Sud-Ouest par Lionel Jospin. Jospin tient à cette occasion son premier vrai meeting politique depuis la campagne présidentielle d'avril 2002, avec un discours de politique générale. Le 13 juin 2004, Kader Arif est élu député européen. Il devient titulaire de la commission du commerce international de deux assemblées parlementaires mixtes (Euromed et ACP-UE) et de la CPM UE-Turquie et suppléant de la Commission Environnement et Santé Publique et de la sécurité alimentaire[5].

Le 6 juin 2009, il est désigné tête de liste de la liste PS (liste LSOC) pour la circonscription Sud-Ouest, il obtient 17,72 % des suffrages exprimés[6] et est réélu député européen. Le 26 janvier 2012 : alors qu'il était rapporteur au Parlement européen sur le traité d'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), il démissionne de sa fonction le jour même de la ratification de ce traité par l'exécutif de l'UE, dénonçant la mascarade qui a présidé, selon lui, à sa signature[7],[8].

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Kader Arif au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, le 31 août 2014.

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre délégué aux Anciens combattants dans le gouvernement Ayrault. Candidat aux élections législatives de 2012 dans la 10e circonscription de la Haute-Garonne, il parvient, le 10 juin 2012 en tête du premier tour avec 30,84 % des suffrages exprimés, devant Dominique Faure, candidat de UMP et du Parti radical valoisien qui obtient 24,41 %[9],[8]. Le 16 juin 2012, il est élu député avec 57,78 % des voix. Il laisse son siège à sa suppléante Émilienne Poumirol le 21 juillet 2012.

Le 31 mars 2014, il n'est pas immédiatement reconduit dans ses fonctions après la démission du gouvernement Ayrault II, les secrétaires d'État du gouvernement Valls I n'étant pas nommés en même temps que les ministres de plein exercice. Le 9 avril 2014, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire[10].

Il démissionne le 21 novembre 2014 en raison de l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches[11],[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]