Élection présidentielle française de 1988
| Élection présidentielle française de 1988 | ||||||||
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François Mitterrand |
![]() Jacques Chirac |
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| PS | RPR | |||||||
| Résultats du 2nd tour | ||||||||
| 16 704 279 voix | 14 218 970 voix | |||||||
| 54,02 % | 45,98 % | |||||||
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L'élection présidentielle française de 1988 a eu pour but d'élire le président de la République française pour un mandat de sept ans. Elle fut remportée au second tour de scrutin par François Mitterrand, candidat du Parti socialiste et président de la République sortant, pour un deuxième mandat, face à Jacques Chirac, son Premier ministre de cohabitation depuis mars 1986.
Le 21 mai 1988, François Mitterrand est investi de ses fonctions de président de la République par Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel pour un second septennat, dans la salle des fêtes du palais présidentiel de l'Élysée.
Sommaire |
[modifier] Sondages
[modifier] Premier tour
[modifier] Second tour
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[modifier] Résultats
| Premier tour le 24 avril 1988 |
Second tour le 8 mai 1988 |
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| Nombre | % des inscrits |
% des votants |
Nombre | % des inscrits |
% des votants |
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| Inscrits | 38 128 507 | 38 168 869 | |||||
| Votants | 31 027 972 | 81,35 % | 32 085 071 | 84,35 % | |||
| suffrages exprimés | 30 436 744 | 98,00 % | 30 923 249 | 96,38 % | |||
| bulletins blancs ou nuls | 621 934 | 2,00 % | 1 161 822 | 3,62 % | |||
| Abstentions | 7 100 535 | 18,65 % | 6 083 798 | 15,65 % | |||
| Candidat Parti politique |
Voix | % des exprimés |
Voix | % des exprimés |
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| François Mitterrand Parti socialiste |
10 381 332 | 34,11 % | 16 704 279 | 54,02 % | |||
| Jacques Chirac Rassemblement pour la République, soutenu par le Centre national des indépendants et paysans |
6 075 160 | 19,96 % | 14 218 970 | 45,98 % | |||
| Raymond Barre Union pour la démocratie française |
5 035 144 | 16,54 % | |||||
| Jean-Marie Le Pen Front national |
4 376 742 | 14,38 % | |||||
| André Lajoinie Parti communiste |
2 056 261 | 6,76 % | |||||
| Antoine Waechter Les Verts |
1 149 897 | 3,78 % | |||||
| Pierre Juquin Communiste rénovateur, soutenu par le Parti socialiste unifié et la Ligue communiste révolutionnaire |
639 133 | 2,10 % | |||||
| Arlette Laguiller Lutte ouvrière |
606 201 | 1,99 % | |||||
| Pierre Boussel Mouvement pour un parti des travailleurs |
116 874 | 0,38 % | |||||
| Sources : Site officiel du Conseil constitutionnel : premier tour, second tour | |||||||
[modifier] Analyse
Le président de la République socialiste sortant, François Mitterrand, dont la cote de popularité était à un niveau très bas deux ans avant le scrutin, arrive en tête du premier tour avec 34,11 % des voix. Pour le second tour, il peut compter sur les voix des électeurs ayant voté pour les autres candidats de gauche (André Lajoinie, Antoine Waechter, Pierre Juquin, etc.).
Du côté de la majorité parlementaire sortante, c'est le candidat du Rassemblement pour la République (RPR), Jacques Chirac, qui est qualifié pour le second tour. Avec 19,96 % des voix, il a 14 points de retard sur François Mitterrand. Il obtient cependant le soutien du candidat de l'Union pour la démocratie française (UDF), Raymond Barre, qui a obtenu 16,54 % des suffrages.
Cette élection est marquée par le score élevé du président du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui arrive en quatrième position, alors qu'il avait obtenu seulement 0,7 % des voix en 1974. Le FN a émergé sur le devant de la vie politique française en 1983, en obtenant 8,9 % des voix aux élections municipales, en franchissant la barre des 10 % aux élections européennes de 1984, puis en obtenant 33 élus au scrutin législatif de 1986.
De son côté, le Parti communiste français continue de décliner, ce qui permet au PS de conforter sa place de premier parti de gauche. Avec 6,76 % des voix, son candidat, André Lajoinie, se retrouve largement distancé par les quatre candidats arrivés en tête et réalise le score le plus bas pour le PCF depuis la Libération.
Le 8 mai 1988, à l'issue du second tour, la droite est battue, le Premier ministre Jacques Chirac réunissant 45,98 % des voix. François Mitterrand, qui a bénéficié d'une partie des voix centristes, est donc réélu pour un second septennat.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- Historique des élections présidentielles » 1988. Consulté le 18 décembre 2011
