16e arrondissement de Paris
| 16e arrondissement de Paris « arrondissement de Passy » |
||
|
|
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Ville | Paris | |
| Quartiers administratifs |
Auteuil (61) Muette (62) Porte-Dauphine (63) Chaillot (64) |
|
| Maire Mandat |
Claude Goasguen 2008 - 2014 |
|
| Code postal | 75016 & 75116 | |
| Code Insee | 75116 | |
| Démographie | ||
| Population | 171 124 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 21 634 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 27 m — Max. 67 m | |
| Superficie | 7,91 km2 [2] | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Le 16e arrondissement de Paris, l’un des vingt arrondissements de Paris, est situé sur la rive droite de la Seine, à l’ouest de la ville. Il est bordé à l’est par la Seine et à l’ouest par le périphérique parisien, exception faite du bois de Boulogne qui se situe de l’autre côté de cette voie.
L'arrondissement est essentiellement résidentiel, mais néanmoins visité par les touristes pour ses nombreux musées et ses lieux remarquables comme le Trocadéro ou le bois de Boulogne. Il abrite le plus grand nombre d'ambassades et de consulats de Paris ainsi que des installations sportives célèbres dans le monde entier, comme le Parc des Princes ou le stade Roland-Garros. Du fait de son éloignement du centre de Paris, son histoire est récente, pendant longtemps rurale et simplement fondée sur trois anciens villages. Il y reste peu d'immeubles à vocation historique. C'est aujourd'hui le plus vert de la capitale.
Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie règlementaire), il porte également le nom d'« arrondissement de Passy »[3], mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Pendant des centaines d’années, Paris n’avait pas sa taille actuelle. Ainsi, pendant plus de 1 000 ans, tout le 16e arrondissement était situé en dehors des limites de la capitale et n’était constitué en réalité que de plusieurs villages proches les uns des autres.
du VIIe au XIIe siècle [modifier]
Au VIIe siècle existent sur la rive droite de la Seine, du quartier de Chaillot actuel à Boulogne, une forêt du nom de Rouvray et un village du nom de Nimio. L’évêque du Mans, saint Bertram, possède le domaine et une villa. À sa mort en 623, conformément à son testament, l’ensemble de son domaine (dont le village de Nimio, renommé depuis Nijon) est légué, avec les vignes afférentes, au diocèse de Paris. Il y précise que ses vignes sont situées dans un lieu, Fontanitum, où existent de petites sources. Avec le temps, les habitants de Nimio se séparent. Une partie va vers les sources et les marais, formant ainsi le village d’Auteuil (du latin altus et -ialo, haut-lieu). Les autres se rapprochent de Paris, là où une partie de la forêt de Rouvray (renommée depuis « bois de Boulogne ») avait été abattue, formant le village de Chaillot (dérivant a priori de Chal ou Chail, signifiant destruction d’arbres). Ces deux villages dépendent de deux paroisses distinctes, puis celle d’Auteuil, trop étendue, est divisée entre Auteuil et Passy.
Avant le XIe siècle, on ne trouve aucune référence aux noms actuels des quartiers de l’arrondissement (Passy, Auteuil, Chaillot). Et si l’arrondissement avait bien trois paroisses distinctes, il n’y a toujours eu, en termes administratifs, que deux villages : Auteuil et Passy. Chaillot apparaissait en effet comme un faubourg de Paris. Pour Auteuil, il faut attendre 1192 pour que le nouveau village ait une structure de village avec une paroisse. En 1109 déjà, les abbés Génofains d’Auteuil avaient échangé leurs terres normandes contre les terres d’Auteuil, alors possédées par les abbés de Notre-Dame-du-Bec au Bec Hellouin. Le nom de Passy (Passicium ou Paciacum), apparaît pour la première fois dans une charte en 1250. Le premier seigneur de Passy fut Jeanne de Paillard en 1416.
Du XIIe siècle à la Révolution française, le périmètre de l'actuel arrondissement constitue un coin de verdure tranquille avec des vignes et de la forêt, tout à la fois loin de l’urbanisme et du bruit ambiant et très près par la distance.
du XVIIe siècle à l'intégration à Paris [modifier]
En 1627, Louis XIII transfère la Manufacture royale de tapis, créée par Henri IV, du Louvre à l’actuel emplacement du Palais de Tokyo. En 1702, Chaillot, 2 000 habitants à ce moment-là, devient officiellement un faubourg de Paris appelé Faubourg de la Conférence, sur une décision de Louis XIV. Seule la barrière de Passy aussi appelé Conférence, un mur de 3,3 mètres de haut avec des passages à péage, sépare Paris de Chaillot.
- Le village de Passy était composé
- du château de Boulainvilliers (nom adopté à partir de 1747). Ce domaine allait de l’actuelle Maison de Radio France jusqu’à l’avenue Mozart. C’est au banquier Samuel Bernard que l’on doit les dimensions du domaine de Boulainvilliers.
- de la plaine de Passy, où de nombreux moulins à vent fonctionnèrent jusqu’au XIXe siècle.
- d’un troisième domaine descendant jusqu’à la Seine où l’on pouvait y admirer l’hôtel de Lamballe, siège de l’actuelle ambassade de Turquie.
Claude Chahu, Seigneur de Passy, financier et conseiller du roi, fit ériger une chapelle en 1666, Notre-Dame-de-Grâce, qui devint une paroisse indépendante en 1672. Le marquis de Boulainvilliers en fut le dernier seigneur.
De 1109 à la Révolution, les moines entretiennent les terres et font don du vin issu des vignes à l’évêque de Paris. Le village d’Auteuil est très tôt apparu comme un lieu paisible en comparaison de Paris, ville bruyante et peu agréable à vivre. Boileau et Molière furent parmi les premières personnalités à s’y installer. Dès lors, Racine, La Fontaine, Lully, La Bruyère et d’autres fréquentent le salon de Molière. Plus tard, Anne-Catherine de Ligniville Helvétius tient à Auteuil un salon très réputé auprès des nombreux écrivains et intellectuels de Paris au XVIIIe siècle. Diderot, d'Alembert, Condillac, Malesherbes, Turgot et bien d’autres y défilent.
- Les sources
Leur existence a joué un rôle majeur dans le développement des villages Passy et Auteuil à une époque où la présence de sources d’eau était un facteur clé dans le développement d’une ville. En 1650, on trouve une première source d’eau claire à Passy. On en trouva d’autres à Auteuil. Les sources furent exploitées et nombreux sont ceux qui allaient faire une cure thermale à Passy ou Auteuil. La source de Passy se tarit cependant assez vite mais celles d’Auteuil, bien que moins importantes, durèrent jusqu’en 1925 pour certaines. Aujourd’hui subsiste encore l’ancien puits artésien du square Lamartine.
L'intégration des villages dans Paris [modifier]
Avec Napoléon III et le baron Haussmann, les villages d’Auteuil et Passy ainsi que Chaillot (appartenant à l'ancien 1er arrondissement) vont être définitivement intégrés à la ville de Paris en 1860, suite à la loi du 16 juin 1859. Le Mur des Fermiers généraux qui séparait l’actuel 16e arrondissement du reste de Paris est ensuite abattu. La place de l'Étoile a finalement 12 embranchements. Les grandes avenues sont élargies à l’instar de l’avenue de Saint-Cloud, actuelle avenue Victor-Hugo, (+ 36 m de large) ou de l’avenue du Roi de Rome, actuelle avenue Kléber, ou de l’avenue d'Iéna. Auteuil est désenclavé grâce à l’ouverture de l’avenue Mozart, pour être relié au village Passy, et de la rue Michel-Ange, pour être relié à la porte de Saint-Cloud. Les grands domaines disparaissent. Seuls quelques hôtels particuliers, villas (villa Molitor, villa Mozart, villa Boileau, villa Erlanger, villa George-Sand, villa Eugène Manuel, villa Beauséjour) et voies privées demeurent, signe d’un temps révolu.
Politique [modifier]
Le seizième arrondissement, aux quartiers réputés très bourgeois, fait partie des bastions de la droite parisienne (centre droit). Il est très marqué par les idéaux de la démocratie chrétienne et de la droite libérale classique, connaissant une succession ininterrompue de majorités UDF au conseil d'arrondissement de 1978 (date de la création de l'UDF) à 2007. À la disparition de cette force politique, l'arrondissement s'est orienté vers le Nouveau Centre, rattaché à l'UMP, plutôt que vers le MoDem. Son actuel maire, Claude Goasguen a ainsi été secrétaire général de l'UDF et porte-parole de Démocratie libérale avant de passer à l'UMP.
Mairie d'arrondissement [modifier]
| Mandat | Identité |
|---|---|
| 1860-1870 | Henri de Bonnemains |
| 1870-1871 | Henri Martin |
| 1871-1880 | Gustave Girod |
| 1880-1883 | Henri Martin |
| 1883-1906 | Henri Marmottan |
| 1906-1913 | Paul Gerente |
| 1913-1914 | M. Faure |
| 1914-1940 | Pierre Bouillet |
| 1940-1944 | M. Dard d'Espinay |
| 1944-1945 | Gabriel Warluzel |
| 1946-1951 | Sébastien Sicé |
| 1952-1963 | Henry Graux |
| 1963-1977 | Georges Arzel |
| Élection | Identité | Parti | Notes |
|---|---|---|---|
| 1983 | Georges Mesmin | UDF | Élu en 1983. |
| 1989 | Pierre-Christian Taittinger | RPR/UMP | Élu en 1989, 1995 et 2001. |
| 2008 | Claude Goasguen | UMP | Élu en 2008. |
Conseillers de Paris du 16e arrondissement [modifier]
Suite aux élections de mars 2008, les 13 conseillers de Paris élus dans le 16e arrondissement sont :
- Au titre de la liste UMP/Nouveau Centre : Claude Goasguen, Danièle Giazzi, Bernard Debré, Céline Boulay Esperonnier, Marie-Laure Harel, Pierre Gaboriau, Valérie Hoffenberg, Pierre Auriacombe, Valérie Sachs, Éric Helard, Laurence Dreyfuss (qui lui succède suite au décès de Pierre-Christian Taittinger).
- Au titre d’une liste divers droite : David Alphand
- Au titre de la liste PS/PC/MRC : Jean-Yves Mano
Députés [modifier]
L’arrondissement est divisé en deux circonscriptions législatives, les 4e et 14e circonscriptions de Paris.
Elles correspondent respectivement aux parties sud et nord de l’arrondissement, et dont les députés sont respectivement députés Claude Goasguen et Bernard Debré, tous UMP et conseillers de Paris. Ils sont tous deux anciens ministres, le premier à la Réforme de l’État de mai à novembre 1995, dans le premier gouvernement Juppé, et le second à la Coopération, de décembre 1994 à mai 1995, dans le gouvernement d'Édouard Balladur.
| Mandat | Identité | Parti |
|---|---|---|
| 1958-1963 | Michel Habib-Deloncle | UNR |
| 1963-1967 | Odette Launay | UNR/UDT |
| 1967-1973 | Michel Habib-Deloncle | UNR |
| 1973-1997 | Georges Mesmin | UDF |
| 1997-2012 | Claude Goasguen | UDF/DL/UMP |
| Mandat | Identité | Parti |
|---|---|---|
| 1958-1962 | à compléter | |
| 1968-1975 | Paul Stehlin | UNR |
| 1975-2004 | Gilbert Gantier | UDF |
| 2004-2012 | Bernard Debré | app. UDF/UMP |
Politique nationale [modifier]
Lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arriva largement en tête des candidats dans l’arrondissement avec 64,02 % des voix devant François Bayrou (16,43 %), Ségolène Royal (11,27 %) et Jean-Marie Le Pen (4,43 %).
Au second tour, le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy y obtint 80,81 % des voix (dont 84,41 % dans la 15e circonscription) contre 19,19 % à Ségolène Royal, soit le meilleur score obtenu par lui dans les arrondissements de la ville (50,19 %).
Cette tendance est confirmée le 22 avril 2012 avec un score de 64,85 % des voix pour Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.
Démographie [modifier]
En 2006, l’arrondissement était peuplé de 153 920 habitants sur 791 hectares, soit 19 459 hab./km2 (bois de Boulogne exclu).
| Année (recensement national) |
Population | Densité (hab. par km2) |
|---|---|---|
| 1861 | 36 728 | |
| 1866 | 42 187 | |
| 1872 | 40 200 | |
| 1962 (pic de population) | 227 418 | 28 985 |
| 1968 | 214 120 | 27 290 |
| 1975 | 193 590 | 24 674 |
| 1982 | 179 446 | 22 871 |
| 1990 | 169 863 | 21 650 |
| 1999 | 161 773 | 20 452 |
| 2006 | 153 920 | 19 459 |
Note : Le Bois de Boulogne est exclu dans le calcul de la densité
Population par quartier [modifier]
- Population du Quartier d'Auteuil (superficie : ? hectares)
| Année |
Population | Densité (hab. par km²) |
Croissance annuelle depuis le dernier recensement |
|---|---|---|---|
| 1861 | 4 963 | création | |
- Population du quartier de la Muette (superficie : ? hectares)
| Année |
Population | Densité (hab. par km²) |
Croissance annuelle depuis le dernier recensement |
|---|---|---|---|
| 1861 | 10 285 | création | |
- Population du quartier de la Porte-Dauphine (superficie : ? hectares)
| Année |
Population | Densité (hab. par km²) |
Croissance annuelle depuis le dernier recensement |
|---|---|---|---|
| 1861 | 3 403 | création | |
- Population du quartier de Chaillot (superficie : ? hectares)
| Année |
Population | Densité (hab. par km²) |
Croissance annuelle depuis le dernier recensement |
|---|---|---|---|
| 1861 | 11 839 | création | |
Un ghetto de riches ? [modifier]
Le seizième arrondissement reste, dans l'imaginaire collectif, une image du ghetto de riches, où la grande bourgeoisie chercherait à cultiver l'entre-soi et la clôture sociale. Il est indubitable que ces quartiers comportent une concentration particulièrement importante de grosses fortunes et de contributeurs de l'ISF. De même, les nombreuses voies privées, souvent fermées de grilles et parfois soumises à un gardiennage strict, peuvent donner une image de gated communities. En fait, l'arrondissement n'est plus le plus cher de la capitale depuis les années 1950 (il a été remplacé par le 7e puis le 6e arrondissement). Un certain nombre d'indicateurs témoignent d'ailleurs d'une réelle mixité sociale que la vitrine huppée de ce secteur de la capitale peut, trop souvent, occulter. Le recensement de 1999 a montré la présence de nombreux artisans et commerçants (11 %), ainsi que des professions intermédiaires (17 %). Même dans le quartier très prestigieux de la Porte Dauphine, qu'on connaît plus pour son emblématique avenue Foch, près de 30 % des actifs sont des employés ou ouvriers, ce qui est plus élevé que la moyenne de l'arrondissement (28 %)[4].
Géographie [modifier]
Il est bordé à l’ouest par les communes de Neuilly-sur-Seine et de Boulogne-Billancourt et par la Seine via le bois de Boulogne, qui fait intégralement partie de l’arrondissement. Au nord, il est bordé par le 17e et le 8e arrondissements et à l’est par la Seine. Cette dernière le sépare du 7e et du 15e arrondissements et au sud-est d’Issy-les-Moulineaux.
À l’instar des autres arrondissements parisiens, il est densément urbanisé, malgré la présence de plusieurs jardins. Le bois de Boulogne est quant à lui quasiment entièrement boisé, traversé par de larges voies carrossables et quelques bâtiments ou installations sportives y sont implantés, notamment Roland Garros et le Jardin d'acclimatation.
L’arrondissement est traversé par les lignes de métro 1, 2, 6, 9 et 10, par le RER C et par un grand nombre de lignes de bus.
Il fait face à l’imposante tour Eiffel et comprend la maison de Radio France, la place du Trocadéro, la rue de Passy, ou encore l’avenue Victor-Hugo, le Parc des Princes, le Stade Roland-Garros, la rue d’Auteuil, l’avenue du Président-Kennedy, le boulevard Exelmans, la rue Michel-Ange, la rue Molitor, l’avenue Foch, l’avenue Kleber et une partie de la place de l’Étoile pour ne citer que les plus connus. Le nord de l’arrondissement abrite des villas et hameaux charmants.
S'il reste un des arrondissements les plus « chics » de la ville, il a été largement dépassé en ce qui concerne le prix de l'immobilier par les arrondissements du centre de Paris (Ier, IVe, Ve, VIe, et VIIe). Du fait de sa grande taille et de sa disposition toute en longueur, il est le seul arrondissement de Paris à avoir deux codes postaux différents. La ligne de partage se fait au niveau de la rue de Passy. On y trouvera donc, par exemple :
- Au sud : 32, avenue Raphaël 75016 Paris
- Au nord : 57, avenue Marceau 75116 Paris
Cet arrondissement est parfois nommé l’arrondissement de Passy, du nom d’une ancienne commune annexée par Paris en 1860.
Quartiers administratifs [modifier]
Comme chaque arrondissement parisien, le 16e est divisé en 4 quartiers administratifs :
- Quartier d'Auteuil (61e quartier)
- Quartier de la Muette (62e quartier)
- Quartier de la Porte-Dauphine (63e quartier)
- Quartier de Chaillot (64e quartier)
Voies du 16e arrondissement [modifier]
Les principales voies d’accès terrestres sont le périphérique parisien à l’ouest (en grande partie souterrain), le quai Georges-Pompidou à l’est, le long de la Seine, les ponts le reliant aux 7e et 15e arrondissements ainsi que les rues et grandes artères le reliant aux 8e et 17e arrondissements.
Principales rues et voies [modifier]
Ponts [modifier]
- Pont du Garigliano
- Pont Mirabeau
- Pont de Grenelle
- Pont Rouelle
- Pont de Bir-Hakeim
- Pont d'Iéna
- Passerelle Debilly
Projets et développements [modifier]
Si le XVIe arrondissement est un des arrondissements les plus bâtis et les plus peuplés de Paris, à condition de le considérer dans sa partie utile (c'est-à-dire sans le bois de Boulogne, qui dispose, par ailleurs, d'un statut particulier), il est également un des rares arrondissements parisiens à disposer d'une réserve de terrains à bâtir, notamment sur sa périphérie. C'est ce qui a amené la mairie de Paris à y promouvoir un certain nombre de grands projets immobiliers. Ils répondent à un double objectif affiché par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë : supporter la croissance démographique de Paris d'une part et augmenter la mixité sociale d'autre part. Depuis la vente des immeubles appartenant à la municipalité entre le boulevard Suchet et le bois de Boulogne, l'arrondissement possède en effet un des plus faibles taux de logements sociaux de Paris (seulement 2,5 % contre les 20 % imposés par la loi)[5].
Ces projets, situés sur la friche libérée par la SNCF à proximité de la gare d'Auteuil-Boulogne, sur les marges du bois de Boulogne à la Porte Dauphine et dans le parc Sainte-Périne, ont déchaîné la colère des élus et des riverains de l'arrondissement. Les associations de quartier critiquent notamment le gigantisme des projets (des immeubles de dix étages en moyenne), le bétonnage des espaces verts et l'absence de cohérence architecturale avec l'environnement haussmannien des projets. En juin 2010, le maire de l'arrondissement, Claude Goasguen, a dénoncé ces projets comme des éléments d'une politique volontaire et globale visant à brimer les « ennemis de classe » (c'est-à-dire les quartiers bourgeois, votant traditionnellement à droite), au même titre que la fermeture du stade Jean-Bouin aux élèves des lycée du quartier ou la réduction de près de 40 % du budget de l'arrondissement par les services de l'hôtel de Ville[6].
Lancés en 2005, ces projets sont pour l'heure en suspens du fait de décisions juridiques et administratives favorables aux associations de riverains[7].
Bâtiments et installations [modifier]
Monuments et lieux remarquables [modifier]
- Palais Rose de l'avenue Foch édifié de 1896 à 1902 par l’architecte Ernest Sanson (monument disparu)
Bâtiments officiels [modifier]
- Le siège mondial de l’OCDE se trouve dans le 16e arrondissement, au niveau de la porte de la Muette. Il borde le jardin du Ranelagh.
L’arrondissement compte plus de 90 représentations diplomatiques, soit plus de 40 % des représentations diplomatiques présentes en France.
- Le consulat et l’ambassade d’Afghanistan
- L’ambassade d’Albanie
- Le consulat d'Algérie
- L’ambassade d’Andorre
- L’ambassade d’Angola
- L’ambassade d’Argentine
- La mission permanente de l’Autriche auprès de l’OCDE
- L’ambassade du Bahreïn
- L’ambassade du Bangladesh
- La représentation permanente de la Belgique auprès de l’OCDE
- L’ambassade de Biélorussie
- L’ambassade du Bénin
- L’ambassade de Bolivie
- L’ambassade de Brunei Darussalam
- L’ambassade royale du Cambodge
- L’ambassade du Cameroun
- L’ambassade de Chine
- L’ambassade de Chypre
- L’ambassade de Côte d'Ivoire
- L’ambassade de la République démocratique du Congo
- L’ambassade de la République de Croatie
- L’ambassade royale du Danemark
- L’ambassade de la République de Djibouti
- Le consulat général de la République arabe d'Égypte
- L’ambassade de la République arabe d’Égypte
- L’ambassade du Salvador
- L’ambassade d’Espagne
- L'ambassade d'Égypte
- L’ambassade du Gabon
- L’ambassade du Ghana
- L’ambassade de Géorgie
- L’ambassade de Grèce
- L’ambassade de Guinée
- L’ambassade du Honduras
- La délégation Commerciale de Hongrie
- La délégation permanente de Hongrie auprès de l’OCDE
- L’ambassade d’Inde
- L’ambassade d’Indonésie
- L’ambassade d’Irak
- L’ambassade de la République islamique d'Iran
- L’ambassade d’Irlande
- L’ambassade d’Islande
- Le consulat General d’Italie
- Le consulat de la Jamaïque
- L’ambassade du Kenya
- L’ambassade de l’État du Koweït
- L’ambassade de la République démocratique populaire du Laos
- L’ambassade de Lettonie
- L’ambassade du Liban
- L’ambassade de Libye
- L’ambassade de Macédoine
- L’ambassade de Madagascar
- L’ambassade de Malaisie
- L’ambassade du Royaume du Maroc
- L’ambassade de Mauritanie
- L’ambassade du Mexique
- L’ambassade de Moldavie
- L’ambassade de la Principauté de Monaco
- L’ambassade de la République de Namibie
- L’ambassade du Nicaragua
- L’ambassade de la République du Niger
- L’ambassade du Nigeria
- L’ambassade de Nouvelle-Zélande
- L’ambassade d’Ouganda
- L’ambassade du Pakistan
- L’ambassade du Pérou
- L’ambassade des Philippines
- La représentation Permanente de Pologne auprès de l’OCDE
- L’ambassade de Pologne (service économique et commercial)
- L’ambassade du Portugal
- L’Office du Commerce et du Tourisme du Portugal
- La délégation générale du Québec
- L’ambassade de Russie
- Le consulat du Sénégal
- L’ambassade de Serbie et Monténégro
- L’ambassade de la République des Seychelles
- L’ambassade de la République de Singapour
- L’ambassade de la République slovaque
- L’ambassade de la République de Slovénie
- L’ambassade de la République du Soudan
- L’ambassade Sri Lanka en France
- La délégation permanente de la Suède auprès de l’OCDE
- L’ambassade du Sultanat d'Oman
- Le Bureau de la Représentation de Taipei en France
- L’ambassade de Tanzanie
- L’ambassade et Haute Représentation de la République du Tchad
- L’ambassade royale de Thaïlande
- Le consulat général de Tunisie
- L’ambassade du Turkménistan
- L’ambassade de Turquie
- Le consulat de l’Uruguay
- La Nonciature apostolique
- L’ambassade du Venezuela
- L’ambassade du Viêt Nam
- L’ambassade du Yémen
Hôpitaux [modifier]
Établissements scolaires et universitaires [modifier]
- Université Paris-Dauphine
- IUT de Paris, rattaché à l'université Paris V
- IUFM de Paris, rattaché à l'université Paris IV
-
L'université Paris-Dauphine, porte Dauphine
-
Le lycée Molière.
- Enseignement public
- L’arrondissement compte :
- 16 maternelles publiques
- 16 écoles primaires publiques
- 8 collèges et lycées dont un lycée d’enseignement professionnel un lycée d’enseignement commercial, René-Cassin, et cinq collèges/lycées publics, Janson-de-Sailly, Jean-Baptiste-Say, La Fontaine, Molière et Claude-Bernard. Il y a aussi le collège Eugène-Delacroix, public également, qui ne fait pas office de lycée.
- Enseignement privé sous contrat
- L’arrondissement compte :
- 4 maternelles privées
- 12 écoles primaires privées
- 2 collèges privés
- 1 lycée privé
- 8 collèges/lycées privés (dont le lycée Saint-Jean-de-Passy, le lycée Gerson, le lycée LaTour, le lycée Saint-Louis-de-Gonzague, le lycée de l’Assomption et l’École Pascal)
- Enseignement privé hors contrat
- L’arrondissement compte :
- 1 maternelle privée hors contrat
- 2 écoles primaires privées hors contrat
- 2 collèges privés hors contrat
- 2 lycées privés hors contrat.
Lieux de cultes [modifier]
- Églises catholiques
L’arrondissement compte :
- 7 églises catholiques (Notre-Dame de Grâce de Passy, Notre-Dame de l’Assomption de Passy, Saint-Honoré d’Eylau, Saint-Pierre de Chaillot, Notre-Dame d’Auteuil, Sainte-Jeanne de Chantal, Saint-François de Molitor)
- 3 chapelles (Sainte-Thérèse-Orphelins d’Auteuil, couvent des Carmes, couvent Marie-Réparatrice)
ainsi que l’abbaye Sainte-Marie de Paris.
- Églises catholiques orientales
Il y en a deux : l’une suit le culte catholique russe (Église catholique russe) et l’autre le culte catholique byzantin (rite catholique byzantin roumain Saint-Georges).
- Églises orthodoxes
Il y en a trois dans l’arrondissement (Église orthodoxe russe, Église orthodoxe grecque, Église orthodoxe russe à l’étranger).
- Missions catholiques étrangères
Il y en a une espagnole (Mission du Cœur immaculé de Marie) et une allemande (Mission Saint-Albert le Grand).
- Synagogues
Il y en a deux (Union libérale israélite de France et Culte traditionnel israélite)
- Temples protestants
Il y en a deux (Église réformée d’Auteuil et Église réformée de l’Annonciation).
Complexes sportifs [modifier]
Stades [modifier]
Hippodromes [modifier]
Espaces verts [modifier]
Le 16e arrondissement comprend, hors Bois de Boulogne, 52 hectares d'espaces verts, pour 31 squares et jardins.
Parcs et bois [modifier]
Jardins [modifier]
- Jardin d'acclimatation
- Jardin de la place Rodin
- Jardin de la Maison des Orphelins Apprentis d'Auteuil
- Jardin Shakespeare
- Jardins de la place de la Porte Maillot
- Jardins de la Porte de Saint-Cloud
- Jardins de l’avenue Foch
- Jardins de l’église Sainte Jeanne de Chantal
- Parc Sainte-Périne
- Jardin Sarrail
- Jardin des serres d'Auteuil
- Jardin du Trocadéro
- Jardin du Ranelagh
Squares [modifier]
- Square Alboni
- Square Alexandre Ier de Yougoslavie
- Square Alfred-Capus
- Square Coquoin
- Square de la Porte de Saint-Cloud
- Square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France
- Square des États-Unis
- Square Lamartine
- Jardin des Poètes (ou : Square des Poètes)
- Square du Palais Galliera
- Square Henry-Bataille
- Square Henry Paté
- Square Tolstoï
- Square Yorktown
Marchés [modifier]
L'arrondissement compte six marchés de plein air[8] : Auteuil, Gros-La-Fontaine (ex - Avenue de Versailles), Point du Jour, Président Wilson, Amiral Bruix et Porte Molitor (ex- Exelmans).
L'arrondissement compte également deux marchés couverts[8] : Saint-Didier et le Marché de Passy.
Économie et tourisme [modifier]
- Au 1er janvier 2006, l’arrondissement comptait 26 909 entreprises, soit 8,7 % des entreprises actives à Paris (+ 4,5 % en un an). Les trois secteurs dominants sont :
- l’immobilier et la location (48,27 % des entreprises)
- les services aux entreprises (22,77 %)
- le commerce (11,35 %)
- La structure des sociétés est répartie de la façon suivante :
- 41,5 % de sociétés civiles
- 36 % de SARL
- 12,5 % de sociétés par actions actives
- La moyenne des entrepreneurs de l’arrondissement est de 51 ans (- 2 ans et 8 mois en un an) dont 26,4 % de femmes, chiffre supérieur à la moyenne parisienne qui est de 24,68 %. 89 % des nouveaux entrepreneurs sont français, chiffre très nettement supérieur à la moyenne parisienne qui est de 83,55 %. Les défaillances d’entreprises ont diminué de 18,5 % en un an.
- Le nombre de créations d’entreprises a diminué de 2,6 % en 2005, par rapport à 2004, atteignant ainsi les 2 347 entreprises créées en un an. La durée de vie moyenne des entreprises est de 9 ans et 7 mois (10 ans et 3 mois en moyenne à Paris).
- 1 401 entreprises ont disparu de l’arrondissement en 2005 soit 5,21 % des entreprises actives de l’arrondissement. Parmi celles-ci, 19,5 % avaient moins de 3 ans et 31,25 % avaient entre 5 et 10 ans. 61 % ont arrêté pour cause de cessation d’activité et 32 % en raison d’un déménagement de l’entreprise dans un autre département. 31 % de ces sociétés étaient des sociétés de services aux entreprises, 25 % étaient dans l’immobilier et la location et 17,4 % dans le commerce de détail.
Culture [modifier]
Musées [modifier]
- Musée Baccarat
- Musée Georges Clemenceau
- Musée Dapper
- Musée d'art moderne de la Ville de Paris et Palais de Tokyo / Site de création contemporaine (Palais de Tokyo)
- Musée de l'Homme (Palais de Chaillot; fermé pour travaux)
- Musée de la Contrefaçon
- Musée de Radio France (Maison de la Radio; fermé pour travaux)
- Musée du Vin
- Musée Galliera
- Musée Guimet et Panthéon bouddhique - Hôtel Heidelbach
- Musée Marmottan
- Musée national de la Marine (Palais de Chaillot)
- Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent
- Fondation Le Corbusier
- Maison de Balzac
- Musée des monuments français (Cité de l'architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot)
- Musée des Matériaux du Centre de Recherche sur les Monuments Historiques (Palais de Chaillot; fermé pour travaux)
- Musée national du sport (siège au Parc des Princes)
- Musée d'Ennery
- Musée arménien de France
Cinéma [modifier]
Les salles de cinéma actuelles [modifier]
- Cinéma de la Cité de l'architecture et du patrimoine - 7, avenue Albert de Mun
- Le Majestic Passy - 18, rue de Passy
- Le Ranelagh[9] - 5, rue des Vignes
Les salles de cinéma disparues [modifier]
- Le Broadway, anciennement le Royal-Passy est maintenant le Majestic Passy - 18, rue de Passy. C'était alors la plus grande salle de cinéma de l'arrondissement avec 600 places et un équipement complet pour projeter des films en 70 mm, longtemps abandonnée à d'autres desseins en 1982, avant de redevenir un cinéma sous l'impulsion de Simon Simsi en 1994.
- Le Mayfair Pathé - 90, avenue Paul-Doumer. Ce cinéma comprenait une salle unique de 300 places.
- Le Passy - 95, rue de Passy. Était une salle de 200 places en sous-sol, devenue depuis un magasin de luminaires.
- Les Trois Murats - 215, avenue de Versailles. Situé dans le quartier d'Auteuil, ce cinéma comprenait trois salles depuis transformées en supermarché.
- Le Victor Hugo Pathé - 131bis, avenue Victor-Hugo. Une salle avec balcon, créée alors au sous-sol d'un immeuble année trente et depuis devenue un magasin de produits surgelés.
- Le Ranelagh - 5, rue des Vignes. Cette salle "improvisée" dans une superbe salle de théâtre, projeta pendant de nombreuses années Les Enfants du Paradis, mais aussi Laurence d'Arabie et d'autres chef-d'œuvre du cinéma.
- La Cinémathèque Française, créée en 1948, avait été installée en 1963 au Palais de Chaillot (où fût inauguré neuf ans plus-tard le premier grand musée de cinéma de Henri Langlois) avant d'être déplacée en 2005 au 51, rue de Bercy.
Le seizième arrondissement dans le cinéma [modifier]
- Certaines scènes du Dernier Tango à Paris sont tournées par Bernardo Bertolucci près du pont de Bir-Hakeim dans un appartement situé 1 Rue Alboni.
- La Fille sur le pont fut tourné sur la passerelle Debilly qui rejoint le quai Branly.
- Dans Le Cerveau, Jean-Paul Belmondo et André Bourvil discutent sur un banc public devant le siège de l'OTAN qui deviendra peu après la fin du tournage l'Université Paris-Dauphine. Plus tard, Arthur, joué par Jean-Paul Belmondo escalade la façade d'un immeuble situé au 75 avenue Foch. La scène d'anthologie du rendez-vous « secret » entre Silvia Monti et David Niven fut tournée dans le jardin du Trocadéro.
- Les Uns et les Autres réalisé en 1980 par Claude Lelouch donne une place magistrale à l'esplanade du Trocadéro dont la scène finale du Boléro dansée par Jorge Donn lors du concert organisé par l'Unicef.
- On découvre le fameux restaurant Prunier situé avenue Victor-Hugo dans une scène de La Banquière de Francis Girod avec Romy Schneider.
- Jean-Paul Belmondo poursuit les ravisseurs du statuette dérobée au Musée de l'Homme dans l'Homme de Rio réalisé en 1964 par Philippe de Broca.
- Dans La Rafle, Roselyne Bosch fait traverser Annette Monod, interprétée par Mélanie Laurent, le pont de Bir-Hakeim qui l'emmène au Vélodrome d'Hiver. À un autre moment, on découvre une séquence avec le Maréchal Pétain marchant au Bois de Boulogne et caressant les chevaux du centre hippique du Touring de France.
- La Grande Vadrouille de Gérard Oury dresse une séquence culte du film durant laquelle (Augustin) Bourvil laisse tomber un pot de peinture sur un officier SS. Cette séquence fut réalisée comme certaines qui suivent au 15 rue de la Faisanderie. Il faut savoir qu'au numéro 49 de la même rue, Karl Oberg, grand maître de toutes les polices en France durant la Seconde Guerre mondiale, y avait établi ses bureaux pour assurer les liaisons entre Himmler et le Gouvernement de Vichy.
- Le tournage du défilé de mode fétichiste dans Les Morsures de l'aube d'Antoine de Caunes fut réalisé dans le grand foyer du Palais de Chaillot.
- Plusieurs scènes de Papy fait de la résistance furent tournées au Lycée Janson-de-Sailly et dans l'enceinte du Musée Galliéra.
- On retrouve à nouveau le musée Galliéra dans Inception de Christopher Nolan où il décide d'organiser la rencontre dans la grande salle de conférence boisée entre Michael Caine et Leonardo di Caprio. Une autre séquence fut tournée sur la terrasse du musée entre Leonardo di Caprio et Ellen Page.
- Les images de vie scolaire dans LOL de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau et Christa Theret ont été prises devant et à l'intérieur du lycée Jean-Baptiste Say.
- Certaines séquences du film de Jean-Louis Bertucelli : Docteur Françoise Gailland avec Annie Girardot furent réalisées avenue Georges-Mandel ainsi que devant le lycée Janson-de-Sailly.
- La Boum de Claude Pinoteau
- Dans L'Armée des ombres, 1969, Jean-Pierre Melville tourne dans un splendide hôtel particulier la rencontre entre Lino Ventura et son frère, joué par Paul Meurisse.
- Les scènes de la boutique et de l'appartement d'Alain Delon ont été réalisées au 19 avenue Paul Doumer. La boutique quant à elle a été remplacée aujourd'hui par une supérette.
- La Villa du 68 rue Boileau fut utilisée pour décor par Marco Ferreri dans La Grande Bouffe en 1973 avec Michel Piccoli, Marcello Mastroianni et Andréa Ferréol. D'autres scènes en extérieur furent aussi tournées boulevard Exelmans.
- La place d'Iéna se retrouve dans deux séquences de film avec Louis de Funès : Fantomas d'André Hunebelle en 1964 et L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi en 1976 avec Coluche.
- La majorité des séquences en extérieur de Falbalas de Jacques Becker, 1945, furent tournées en extérieur dans les rues du quartier de la Muette.
- Frantic de Roman Polanski présente une scène filmée sur le pont de Grenelle avec Harrison Ford et Emmanuelle Seigner.
- Stephen Frears tourna pour Chéri, adapté du roman de Colette avec Michelle Pfeiffer en 2009, plusieurs séquences rue Eugène-Manuel.
- Ne le dis à personne de Guillaume Canet est en partie tourné rue des Vignes et rue des Marronniers.
- Clara et les Chics Types de Jacques Monnet avec Isabelle Adjani et Thierry Lhermitte
- Les Choses de la vie de Claude Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli.
- Ronin de John Frankenheimer avec Jean Réno et Robert De Niro.
- Nikita de Luc Besson avec Anne Parillaud et Jean-Hugues Anglade.
- Dans Paris de Christophe Honoré avec Romain Duris et Louis Garrel.
- Classe tous risque de Claude Sautet avec Jean-Paul Belmondo.
- Circulez y a rien à voir de Patrice Leconte avec Jane Birkin et Michel Blanc.
- La scène finale de 28 jours plus tard, de Danny Boyle, se déroule sur le parvis des droits de l'homme, Place du Trocadéro-et-du-11-Novembre.
Théâtre [modifier]
Télévision [modifier]
Arts [modifier]
Personnages célèbres [modifier]
Personnages célèbres nés dans l'arrondissement [modifier]
- Paul de Kock, romancier et auteur dramatique issu d’une famille de banquiers hollandais, dans le village de Passy en 1794.
- Jean Hubert, secrétaire particulier de Delphine Gay et de Michelet, dans le village d’Auteuil en 1807.
- Marcel Proust, écrivain français, le 10 juillet 1871.
- Jeanne Doumergue, Première dame de France, en 1874.
- Sir Edward Spears, major général, agent de liaison personnel de Winston Churchill auprès du gouvernement français pendant la Seconde Guerre mondiale, le 7 août 1886 au 7 chaussée de la Muette à Passy.
- Louis Aragon, poète et romancier français, le 3 octobre 1897.
- Françoise Dolto, qui a participé avec Jacques Lacan à la création de l’école freudienne.
- Jacques François, acteur français, le 16 mai 1920.
- Georges Montaron, fondateur de Télérama, en 1921.
- Claude Sarraute, journaliste et écrivain, en 1927.
- Robert Badinter, Garde des Sceaux, sénateur du groupe socialiste, le 30 mars 1928.
- Michel Polac, journaliste de télévision, le 10 avril 1930.
- Bernadette Chirac, femme politique, le 18 mai 1933.
- Régis Debray, écrivain, le 2 septembre 1940.
- Laurent Fabius, homme politique, le 20 août 1946.
- Erik Orsenna, le 22 mars 1947.
- Frédéric Mitterrand, journaliste, ministre de la Culture, le 21 août 1947.
- François Berléand, acteur français, en 1952.
- Isabelle Huppert, actrice française, le 16 mars 1953.
- Christophe Dechavanne, animateur de télévision, le 23 janvier 1958.
- Claude Chirac, le 6 décembre 1962.
- Emmanuelle Seigner, actrice, le 21 juin 1966.
- Ramzy Bédia, acteur de cinéma, humoriste, le 10 mars 1972.
- Kev' Adams, humoriste et acteur français, le 1er juillet 1991.
Personnages célèbres liés à l'arrondissement [modifier]
- Benjamin Franklin vécut 10 ans au village de Passy. Il était hébergé par Monsieur de Chaumont. Il travailla entre autres au laboratoire installé par Louis XV dans le château de la Muette.
- L'architecte Pierre Humbert, qui a réalisé de nombreux immeubles et hôtels particuliers dans le 16e arrondissement.
- Au XIXe siècle, après de nombreuses acquisitions, Benjamin Delessert était devenu propriétaire de tous les terrains longeant la Seine et remontant jusqu’à l’actuelle rue Raynouard. Il s’en servit pour y installer une filature de coton puis une fabrique de sucre de betteraves. Quand il mourut en 1847, on remplaça les industries par des habitations.
- Honoré de Balzac vécut de 1840 à 1847 dans le village de Passy[10] sous un pseudonyme pour échapper à ses créanciers. Il est possible de visiter sa maison située dans l’actuelle rue Raynouard.
- Giovanni Matteo De Candia, dit Mario (chanteur d'opéra)
- Le général Appert, commandant de corps d’armée, ancien ambassadeur de France en Russie, grand croix de la Légion d’honneur, est mort dans l’ancien village de Passy.
- L’architecte Hector Guimard, a marqué de son empreinte l’architecture de l’arrondissement en réalisant de nombreux immeubles. Il était le principal représentant de l’Art nouveau en France.
- Valéry Giscard d'Estaing, président de la République française de 1974 à 1981, réside rue de Bénouville.
- Emil-Edwin Reinert, réalisateur français a vécu de 1947[11] à 1953, année de son décès, au 25, avenue de Versailles.
- L’auteur dramatique Eugène Ionesco a habité au 38, rue Claude-Terrasse.
- Georges Clemenceau, président du Conseil, habitait rue Vineuse.
- Édouard Balladur, Premier ministre de cohabitation sous la présidence de François Mitterrand (1993-1995) et candidat à l'élection présidentielle de 1995, habite boulevard Delessert.
- Boniface de Castellane et Anna Gould qui firent construire le palais Rose de l’avenue Foch.
- Brigitte Bardot, qui y épousa Jacques Charrier et habita avenue Paul Doumer.
- Françoise Quoirez, dite Françoise Sagan (1935-2004), écrivain français, a résidé dans le XVIe arrondissement de Paris.
- Claude François, chanteur, avait son appartement au 46 boulevard Exelmans et ses bureaux (disques, magazine, parfum…) au 122 boulevard Exelmans.
- Le Corbusier a conçu les aménagements de la villa Berque, villa de Montmorency, et des villas La Roche-Jeanneret dans l'arrondissement.
- Jacqueline de Romilly, philologue, écrivaine, professeure et helléniste française, habitait rue Chernovitz.
- Patrick Modiano, écrivain, scénariste.
- Jane Birkin, chanteuse, a habité rue de la Tour.
- Francis Poullain, Chevalier d'Industrie, connu pour ses attaches avec le RPR.
- Philippe de Gaulle, amiral.
Transports en commun [modifier]
Métro, RER, tramway [modifier]
L'arrondissement est desservi par cinq lignes de métro et deux lignes de RER :
(Charles de Gaulle - Étoile, Argentine et Porte Maillot).
(Charles de Gaulle - Étoile, Victor Hugo et Porte Dauphine).
(Charles de Gaulle - Étoile, Kléber, Boissière, Trocadéro et Passy).
(Porte de Saint-Cloud, Exelmans, Michel-Ange - Molitor, Michel-Ange - Auteuil, Jasmin, Ranelagh, La Muette, Rue de la Pompe, Trocadéro et Iéna).
(Porte d'Auteuil, Michel-Ange - Molitor, Michel-Ange - Auteuil, Chardon-Lagache, Église d'Auteuil et Mirabeau).

(Charles de Gaulle - Étoile).
(Avenue Foch, Avenue Henri Martin, Boulainvilliers et Avenue du Président Kennedy).
Bus [modifier]
L'arrondissement est également desservi par des lignes de bus parisiens :
- 22 : Porte de Saint-Cloud - Opéra
- 30 : Trocadéro - Gare de l'Est
- 32 : Porte d'Auteuil - Gare de l'Est
- 52 : Parc de Saint-Cloud - Opéra
- 62 : Porte de Saint-Cloud - Porte de France
- 63 : Porte de la Muette - Gare de Lyon
- 70 : Radio France - Hôtel de Ville
- 72 : Parc de Saint-Cloud - Hôtel de Ville
- 73 : La Garenne-Colombes — Charlebourg - Musée d'Orsay
- 82 : Neuilly Hôpital Américain - Luxembourg
- 92 : Porte de Champerret - Gare Montparnasse
- PC1 : Pont du Garigliano - Porte de Champerret
Il y a aussi des lignes de bus de banlieue qui s'arrêtent aux portes du 16e arrondissement :
- Porte de Saint-Cloud :
- 175 : Asnières - Gennevilliers Gabriel Péri
- 189 : Clamart - Georges Pompidou
- 289 : Clamart - Cité de la Plaine
- Porte d'Auteuil :
- Porte Maillot :
- 244 : Rueil-Malmaison
Vélib' [modifier]
Conformément à la codification Vélib', les stations de l'arrondissement porte un numéro débutant par 16, suivi de trois chiffres.
L'arrondissement compte 63 stations, numérotées de 16001 à 16135[12].
Autolib' [modifier]
Le service Autolib', disponible à Paris et dans une partie de son agglomération, est largement disponible aux habitants et visiteurs de l'arrondissement, avec une trentaine de stations.
Projet [modifier]
- Gare du Trocadéro (années 1880)
Littérature [modifier]
Notes et références [modifier]
- Population légale Insee au 1er janvier 2012 (population au 1er janvier 2009).
- 16,37 km2 avec le Bois de Boulogne.
- Source : article R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie règlementaire), sur Légifrance.
- Michel et Monique Pinçon-Charlot, "Entre-soi ou mixité sociale ?", Paris Projet, octobre 2003, no 34-35, p. 112-117.
- 2044 logements soit 2,5 %. C'est un taux équivalent à celui qu'on retrouve dans le 6e arrondissement (615 logements soit 2,5 %), mais nettement supérieur à ce qu'on peut rencontrer dans le 8e arrondissement (425 logements soit 2 %), ou plus encore dans le 7e (376 logements, soit 1,2 %). Pour rappel, le taux global de logements SRU par rapport aux résidences principales dans la capitale était de 15,6 % en 2008, source : le JDD, 16 juin 2010. Notons également que la loi SRU n'impose pas strictement aux arrondissements de respecter le fameux taux de 20 % de logements sociaux, mais recommande simplement que ces derniers soient répartis de façon "équilibrée et diversifiée".
- interview publiée dans le journal Valeurs actuelles le 17 juin 2010
- site de l'association Porte d'Auteuil environnement
- Site officiel de la Mairie du 16e Guide du 16e - Marchés - consulté le 9 janvier 2013
- Fiche descriptive de la salle par le site spécialisé AlloCiné - Consulté le 9 janvier 2013.
- Balzac en dira dans ses notes retrouvées sur son bureau après sa mort : « Ô, doux Passy, où peut songer, en sondant l’abîme, l’étranger solitaire ; tout y est la tranquillité et la surabondance. »
- selon carte d'immatriculation et d'affiliation de la Sécurité sociale N°F 1 03 03 99 622 432 10 362
- Paris à vélo Liste des stations Vélib' du 16e arrondissement