Jean-Marie Le Guen

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Jean-Marie Le Guen
Image illustrative de l'article Jean-Marie Le Guen
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement
En fonction depuis le
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Alain Vidalies
Député de la 9e circonscription de Paris
En fonction depuis le
Élection
Député de la 9e circonscription de Paris (ancienne)
Élection
Réélection ,
Prédécesseur Patrick Trémège
Élection
Prédécesseur Paul Quilès
Successeur siège vacant
Conseiller de Paris
Conseiller régional d'Île-de-France
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique PS
Profession Médecin

Jean-Marie Le Guen, médecin, spécialiste des questions de santé publique, et homme politique français, né le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Le Guen est né le 3 janvier 1953 à Paris. Il est marié et père de trois enfants. Après une scolarité aux lycées Michelet, puis Louis-le-Grand (mathématiques supérieures), il poursuit ses études à la faculté de médecine puis de sciences économiques de Paris I. Il est docteur en médecine, diplômé d'études supérieures spécialisées d'économie de la santé.

Dès 1977, et pour un an, il est le Premier secrétaire du Mouvement de la Jeunesse Socialiste. En 1980, il s'investit comme membre fondateur de l'Unef-ID[1], puis, entre 1980 et 1982, comme vice-président de la Mutuelle nationale des étudiants de France[2]. Il est administrateur, puis salarié de la Mutuelle étudiante pendant près de vingt ans (de 1982 à 1997), devenant officiellement, de 1993 à 1997, conseiller médical de la direction[3]. En 1998, il est mis en examen dans le cadre de l'Affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus[4],[5]. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a abouti à un non-lieu[6].

De 1983 à 1988, il occupe le poste de Rapporteur général du laboratoire d’innovation sociale de la Fédération nationale de la mutualité française.

Dès 1983, il est Conseiller du 13e arrondissement de Paris. De 1988 à 1992, il est le député socialiste de la 9e circonscription de Paris, en remplacement de Paul Quilès nommé membre du gouvernement. Lors de cette première mandature, Jean-Marie Le Guen fut le rapporteur de plusieurs projets de loi, notamment de la loi Evin sur le tabac et l’alcool. À partir de 1989, il est également élu au Conseil de Paris, dont il devient le vice-président en 1995. Entre 1992 et 1995, il est membre du haut comité de santé publique. Et, de 1992 à 1997, il est Conseiller régional d’Île-de-France.

Le 1er juin 1997, Jean-Marie Le Guen est élu député de la 9e circonscription de Paris (13e arrondissement). Inscrit au groupe socialiste, il est membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, et rapporteur spécial du budget de la communication pour cette même commission. À l’automne 1997, il est nommé, par le Président de l’Assemblée nationale, Président du Conseil de surveillance de la CNAMTS (1997-2002).

Réélu député de la 9e circonscription de Paris le 16 juin 2002, et le 17 juin 2007, il a été délégué de l’Assemblée Nationale au Conseil de l’Europe et à l’Union de l’Europe Occidentale (UEO) ainsi que membre de la commission des Affaires Culturelles, familiales et sociales. Responsable pour le groupe socialiste des questions de santé et d’assurance maladie, il représente l’opposition au Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance maladie jusqu'en 2012.

Il a été Premier secrétaire fédéral de la Fédération de Paris du Parti socialiste de 1987 à 2000.

En septembre 2011, il publie "Sauvons notre Santé, avant qu'il ne soit trop tard"[7] dans lequel il définit les grandes lignes d'une politique de santé ambitieuse, pérenne et efficace. Président du Groupe d’études parlementaire sur l’obésité, il est également l’auteur de « Obésité, le nouveau mal français »[8]. Il est enfin l’auteur de l’essai Retraites et vieillissement : pour un nouveau contrat social[9].

Depuis les dernières élections municipales de mars 2008, il est Maire-adjoint de Paris, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris). Il a présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.

En 2010, en compagnie du député socialiste Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen prône une augmentation de la TVA « assortie de l'abrogation du bouclier fiscal, des niches fiscales injustifiées ou de la TVA réduite sur la restauration »[10].

Depuis 2010, il anime le groupe de réflexion « Grand Paris des Citoyens » qui vise à promouvoir une meilleure gouvernance de la métropole parisienne et à élaborer des réponses nouvelles aux problématiques de l’agglomération parisienne, notamment la crise du logement. Pour résoudre les problèmes de logement dans la capitale, il propose notamment de construire des logements sociaux dans le 16e arrondissement[11]. En novembre 2012, il lance un site internet participatif pour débattre de la construction du Grand Paris[12]. Chaque semaine, une thématique différente est abordée pour laquelle Jean-Marie Le Guen fait des propositions concrètes. Il appelle notamment à "une nuit du 4 août pour le Grand Paris" afin de renforcer la solidarité entre les territoires d'Île-de-France[13].

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (Septembre 2012)

En août 2011, alors que la France doit prendre position sur la demande d'adhésion à l'ONU de la Palestine, Jean-Marie Le Guen signe[14], contre la position de son parti, une "lettre à Nicolas Sarkozy" initiée par l'UMP Claude Goasguen, qui lui demande solennellement de "s'opposer à la résolution visant à imposer de façon unilatérale la reconnaissance d'un État palestinien"[15],[16].

Il se prononce en faveur de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la primaire présidentielle socialiste de 2011, puis lui apporte son soutien lorsque celui-ci est accusé d'agression sexuelle à New York. Strauss-Kahn ne pouvant se présenter, Jean-Marie Le Guen soutient par la suite François Hollande, qui remporte la primaire. En décembre 2011, François Hollande le nomme responsable des questions de santé au sein de son équipe de campagne.

Réélu député de Paris lors des législatives de 2012, il est le seul adjoint de Bertrand Delanoë à ne pas démissionner de ses fonctions municipales dans le cadre du cumul des mandats.

Il est nommé secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, le 9 avril 2014, dans le gouvernement de Manuel Valls[17].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les trotskistes et la Mnef., Armelle Thoraval, Libération, 4 janvier 1999
  2. Robi Morder, « Éléments pour une histoire politique de la mutuelle nationale des étudiants de France », Cahiers du Germe spécial no 4, 2004 (et sur le site du germe, http://www.germe-inform.fr/wp-content/uploads/2013/12/MNEFCDG4.pdf « Trois livres pour un enterrement» (à propos de la crise de la MNEF), Les Cahiers du Germe trimestriels no 15/16, 2001 http://www.germe-inform.fr/?p=694
  3. Laurence Dequay, Le scandale de la MNEF, Marianne, 8 mars 1999
  4. L'Arlésien de la Mnef. Payé par la mutuelle, Le Guen y brillait par son absence., Armelle Thoraval, Libération, 3 juin 2000
  5. Éric Decouty, Jean-Marie Le Guen annonce sa mise en examen, Le Parisien, 3 juin 2000
  6. Bras de fer judiciaire autour du procès de la Mnef, Le Parisien, 11 janvier 2002
  7. Éditions du Moment, 2011
  8. Armand Colin, 2005
  9. Fondation Jean Jaurès – avril 2010
  10. Deux députés PS prônent une augmentation de la TVA, La Tribune.fr, 13 octobre 2010
  11. Quand Jean-Marie Le Guen veut faire du 16e un quartier populaire, Jack Dion, Marianne, 8 février 2011
  12. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/14/97001-20121114FILWWW00629-le-guen-lance-un-site-sur-le-grand-paris.php
  13. http://www.liberation.fr/politiques/2012/11/29/le-depute-ps-le-guen-appelle-a-une-nuit-du-4-aout-pour-le-grand-paris_864038
  14. liste des parlementaire signataires in JDD du 25/11/2012 [1]
  15. [2]
  16. communiqué de Harlem Désir, premier secrétaire par intérim le 22/09/2011 [lemonde.fr - 21/09/2011 |http://lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/20/jour-apres-jour-les-negociations-sur-la-palestine-a-l-onu_1574563_3218.html?xtmc=goasguen_lettre_a_nicolas_sarkozy&xtcr=1]
  17. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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