Jean-Marie Le Guen

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Jean-Marie Le Guen
Image illustrative de l'article Jean-Marie Le Guen
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement
En fonction depuis le 9 avril 2014
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I et II
Prédécesseur Alain Vidalies
Député de la 9e circonscription de Paris
20 juin 20129 mai 2014
Élection 17 juin 2012
Successeur Anne-Christine Lang
Député de la 9e circonscription de Paris (ancienne)
12 juin 199719 juin 2012
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002, 17 juin 2007
Prédécesseur Patrick Trémège
29 juillet 198816 décembre 1992
Élection 12 juin 1988
Prédécesseur Paul Quilès
Successeur siège vacant
Conseiller de Paris
20 mars 198918 mars 2001
Conseiller régional d'Île-de-France
22 mars 199225 juin 1997
Biographie
Date de naissance 3 janvier 1953 (61 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique PS
Profession Médecin

Jean-Marie Le Guen, médecin, spécialiste des questions de santé publique, et homme politique français, né le 3 janvier 1953 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Le Guen est né le 3 janvier 1953 à Paris. Il est marié et père de trois enfants. Après une scolarité aux lycées Michelet, puis Louis-le-Grand (mathématiques supérieures), il poursuit ses études à la faculté de médecine puis de sciences économiques de Paris I. Il est docteur en médecine, diplômé d'études supérieures spécialisées d'économie de la santé.

Dès 1977, et pour un an, il est le Premier secrétaire du Mouvement de la Jeunesse Socialiste. En 1980, il s'investit comme membre fondateur de l'Unef-ID[1], puis, entre 1980 et 1982, comme vice-président de la Mutuelle nationale des étudiants de France[2]. Il est administrateur, puis salarié de la Mutuelle étudiante pendant près de vingt ans (de 1982 à 1997), devenant officiellement, de 1993 à 1997, conseiller médical de la direction[3]. En 1998, il est mis en examen dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus[4],[5]. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a abouti à un non-lieu[6].

De 1983 à 1988, il occupe le poste de Rapporteur général du laboratoire d’innovation sociale de la Fédération nationale de la mutualité française.

Dès 1983, il est Conseiller du 13e arrondissement de Paris. De 1988 à 1992, il est le député socialiste de la 9e circonscription de Paris, en remplacement de Paul Quilès nommé membre du gouvernement. Lors de cette première mandature, Jean-Marie Le Guen fut le rapporteur de plusieurs projets de loi, notamment de la loi Evin sur le tabac et l’alcool. À partir de 1989, il est également élu au Conseil de Paris, dont il devient le vice-président en 1995. Entre 1992 et 1995, il est membre du haut comité de santé publique. Et, de 1992 à 1997, il est Conseiller régional d’Île-de-France.

Le 1er juin 1997, Jean-Marie Le Guen est élu député de la 9e circonscription de Paris (13e arrondissement). Inscrit au groupe socialiste, il est membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, et rapporteur spécial du budget de la communication pour cette même commission. À l’automne 1997, il est nommé, par le Président de l’Assemblée nationale, Président du Conseil de surveillance de la CNAMTS (1997-2002).

Réélu député de la 9e circonscription de Paris le 16 juin 2002, et le 17 juin 2007, il a été délégué de l’Assemblée Nationale au Conseil de l’Europe et à l’Union de l’Europe Occidentale (UEO) ainsi que membre de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales. Responsable pour le groupe socialiste des questions de santé et d’assurance maladie, il représente l’opposition au Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie jusqu'en 2012.

Il a été Premier secrétaire fédéral de la Fédération de Paris du Parti socialiste de 1987 à 2000.

En septembre 2011, il publie Sauvons notre Santé, avant qu'il ne soit trop tard[7] dans lequel il définit les grandes lignes d'une politique de santé ambitieuse, pérenne et efficace. Président du Groupe d’études parlementaire sur l’obésité, il est également l’auteur de « Obésité, le nouveau mal français »[8]. Il est enfin l’auteur de l’essai Retraites et vieillissement : pour un nouveau contrat social[9].

Sous le second mandat de Bertrand Delanoë (2008-2014), il est maire-adjoint de Paris, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris). Il a présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.

En 2010, en compagnie du député socialiste Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen prône une augmentation de la TVA « assortie de l'abrogation du bouclier fiscal, des niches fiscales injustifiées ou de la TVA réduite sur la restauration »[10].

Depuis 2010, il anime le groupe de réflexion « Grand Paris des Citoyens » qui vise à promouvoir une meilleure gouvernance de la métropole parisienne et à élaborer des réponses nouvelles aux problématiques de l’agglomération parisienne, notamment la crise du logement. Pour résoudre les problèmes de logement dans la capitale, il propose notamment de construire des logements sociaux dans le 16e arrondissement[11]. En novembre 2012, il lance un site internet participatif pour débattre de la construction du Grand Paris[12]. Chaque semaine, une thématique différente est abordée pour laquelle Jean-Marie Le Guen fait des propositions concrètes. Il appelle notamment à "une nuit du 4 août pour le Grand Paris" afin de renforcer la solidarité entre les territoires d'Île-de-France[13].

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (Septembre 2012)

En août 2011, alors que la France doit prendre position sur la demande d'adhésion à l'ONU de la Palestine, Jean-Marie Le Guen signe[14], contre la position de son parti, une "lettre à Nicolas Sarkozy" initiée par l'UMP Claude Goasguen, qui lui demande solennellement de "s'opposer à la résolution visant à imposer de façon unilatérale la reconnaissance d'un État palestinien"[15],[16].

Il se prononce en faveur de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la primaire présidentielle socialiste de 2011, puis lui apporte son soutien lorsque celui-ci est accusé d'agression sexuelle à New York. Strauss-Kahn ne pouvant se présenter, Jean-Marie Le Guen soutient par la suite François Hollande, qui en décembre 2011, le nomme responsable des questions de santé au sein de son équipe de campagne.

Réélu député de Paris lors des législatives de 2012, il est le seul adjoint de Bertrand Delanoë à ne pas démissionner de ses fonctions de l'exécutif municipal dans le cadre du non-cumul des mandats.

Il est nommé secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, le 9 avril 2014, dans le gouvernement Valls I[17]. Il est remplacé à la présidence des Hôpitaux de Paris par Anne Hidalgo[18].

Fin juin 2014, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publie les déclarations de patrimoine des ministres, et adresse une « appréciation » à Jean-Marie Le Guen pour avoir sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700 000 euros, « depuis des années »[19]. Par suite, le secrétaire d'État, assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune, déclare 2 689 000 euros de biens immobiliers ; après cette correction, la Haute autorité considère la déclaration de patrimoine de Jean-Marie le Guen comme sincère[20],[21]. Il devrait subir un redressement fiscal de 50 000 euros « rien que sur l'année 2013 ». La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a manifestement considéré qu'il n'avait dissimulé aucun de ses biens, ni menti sciemment sur leur valeur, puisqu'elle n'a pas jugé nécessaire de saisir le parquet[19].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les trotskistes et la Mnef., Armelle Thoraval, Libération, 4 janvier 1999
  2. Robi Morder, « Éléments pour une histoire politique de la mutuelle nationale des étudiants de France », Cahiers du Germe spécial no 4, 2004 (et sur le site du germe, [1] « Trois livres pour un enterrement» (à propos de la crise de la MNEF), Les Cahiers du Germe trimestriels no 15/16, 2001 [2]
  3. Laurence Dequay, Le scandale de la MNEF, Marianne, 8 mars 1999
  4. L'Arlésien de la Mnef. Payé par la mutuelle, Le Guen y brillait par son absence., Armelle Thoraval, Libération, 3 juin 2000
  5. Éric Decouty, Jean-Marie Le Guen annonce sa mise en examen, Le Parisien, 3 juin 2000
  6. Bras de fer judiciaire autour du procès de la Mnef, Le Parisien, 11 janvier 2002
  7. Éditions du Moment, 2011
  8. Armand Colin, 2005
  9. Fondation Jean Jaurès – avril 2010
  10. Deux députés PS prônent une augmentation de la TVA, La Tribune.fr, 13 octobre 2010
  11. Quand Jean-Marie Le Guen veut faire du 16e un quartier populaire, Jack Dion, Marianne, 8 février 2011
  12. [3]
  13. [4]
  14. Liste des parlementaires signataires in JDD du 25 novembre 2012 [5]
  15. [6]
  16. Communiqué d'Harlem Désir, premier secrétaire par intérim le 22 septembre 2011 [lemonde.fr - 21/09/2011 |http://lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/20/jour-apres-jour-les-negociations-sur-la-palestine-a-l-onu_1574563_3218.html?xtmc=goasguen_lettre_a_nicolas_sarkozy&xtcr=1]
  17. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.
  18. Pierre Laberrondo, « Anne Hidalgo prend la présidence du conseil de surveillance de l’AP-HP », Acteurs publics,‎ 24 juin 2014 (consulté le 24 juin 2014)
  19. a et b Michaël Hajdenberg, Mathilde Mathieu et Pascale Pascariello, "Jean-Marie Le Guen a minoré de 700 000 euros son patrimoine", Mediapart, 27 juin 2014.
  20. Emeline Cazi, "Jean-Marie Le Guen a sous-évalué son patrimoine", Le Monde, 27 juin 2014.
  21. Jean-Marie Le Guen a sous-évalué son patrimoine, Libération (journal), 27 juin 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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