Hellimer

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Hellimer
La maison Bonert en pans de bois (1716)
La maison Bonert en pans de bois (1716)
Blason de Hellimer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Grostenquin
Intercommunalité Communauté de communes du Centre mosellan
Maire
Mandat
Romuald Yahiaoui
2014-2020
Code postal 57660
Code commune 57311
Démographie
Population
municipale
605 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 54″ N 6° 49′ 50″ E / 48.9983333333, 6.83055555556 ()48° 59′ 54″ Nord 6° 49′ 50″ Est / 48.9983333333, 6.83055555556 ()  
Altitude Min. 218 m – Max. 334 m
Superficie 10,42 km2
Localisation

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Hellimer est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Situé au croisement de la D 674 ( ancienne N 74 ) reliant Sarreguemines à Nancy, et la D 29 reliant Rosbrück à Insming, Hellimer est un village Lorrain, principalement concentré autour de son église.
  • Il est entouré de Diffembach-les-Hellimer au nord-est, Leyviller et Altrippe au nord, Le Kreuzhof à l'ouest, Gréning au sud et Petit-Tenquin au sud-est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Son nom d'origine germanique viendrait d'une chapelle dédiée à Saint Martin ( en allemand : Heiliger Martin), autrefois située à l'emplacement de l'église actuelle.
  • Successivement : Heylimer (1121), Helgemer & Heilgemer (1315), Heilmer & Heilgmer (1316), Helimberg (1354), Herligenner (1429), Heiligmer (1441), Helgenmöre (1509), Heylingenner & Heligenner (1594), Hœligmer (1606), Heligmer (1664), Helymer (1700), Heillimer (1755), Heilimer (1779), puis Hellimer (depuis 1789)[1].
  • En Allemand: Helmer[2]. En Francique Lorrain: Hellmer.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Xe s., Hellimer est inscrit comme possession de l'Abbaye Saint-Martin-de-Glandières[3], de Longeville-les-Saint Avold.
  • Au XIVe s., il est la propriété du Comté de Morhange.
  • Le 4 décembre 1391, Le comte Antoine de Morhange qui était alors Seigneur de Hellimer fut fait prisonnier au château par les troupes messines. Il ne dut sa vie qu'après avoir donné gage de se mettre au service de ses vassaux et de la population du village afin ...d'indemniser tous ceux qui avaient souffert du siège de cette forteresse sous peine de se rendre prisonnier à Metz.
  • En 1571, Un traité partagea la seigneurie qui comprenait Hellimer, Diffembach et Ackerbach pour un quart (Diffembach et Ackerbach) à l'évêque de Metz, qui restait suzerain des voués, et trois quarts (Hellimer) au Duc de Lorraine qui devint celui des seigneurs.
  • En 1630, Georges II Du Gaillard, Capitaine Châtelain d'Albestroff, qui avait été fait "baron libre du Saint Empire" par un diplôme daté du 12 novembre 1629 par l'empereur Ferdinand II De Habsbourg (1578-1637)[4], entre en possession de la seigneurie de Hellimer qu'il acheta au Baron Guillaume Marzloff De Braubach le 22 décembre 1622.
  • Pendant la Guerre de 30 ans (1618-1648), toute la région Lorraine est devenue une très complexe mosaïque de territoires appartenant à des fiefs qui dépendent du Saint Empire, du Duché de Lorraine et des 3 évêchés. La famine, la peste et les raids militaires meurtriers conduisant à d'incessants changements d'autorité, aboutissent à un dépeuplement rapide. Ce fut particulièrement vrai pour Diffembach et Hellimer lors de l'attaque de la châtellenie d'Albestroff et de ses dépendances en juin 1637. Les régiments de suédois du Duc de Weimar et les troupes de la garnison de Saverne furent particulièrement meurtriers. Selon le témoignage du châtelain d'Albestroff, rescapé de l'attaque, datant de décembre 1637, il ne restait plus que 11 habitants sur 300 à Albestroff, 7 sur 80 à Hellimer, et 4 sur 45 à Diffembach[5].Quelques années plus tard, en 1642, ce sont les troupes de Louis XIII qui prennent le château de Hellimer et causent encore des pertes. Ce n'est que dans le dernier quart du XVIIe s. que le village, comme beaucoup d'autres dans la région, fut repeuplé par une vague d'immigrants venus des Ardennes, de Belgique, de Sarre, du Tyrol et de Bavière.
  • Le 2 avril 1765, Stanislas Leszczyński (1677-1766), Duc de Lorraine depuis 1737, érige le domaine en comté en faveur de Claude Du Gaillard.
  • Conformément aux dispositions du Traité de Vienne (1738), Hellimer est rattaché au royaume de France en 1766.
  • Une petite communauté de confession juive commence à s'installer à Hellimer vers 1753[6]. Le cimetière est créé en 1786 par les frères SALOMON qui achètent le terrain au Comte d'Hellimer Gabriel Pleickart Du Gaillard (1726-1795). En 1811, la communauté juive de Hellimer est la plus importante en Moselle-Est, si bien qu'une Synagogue est érigée en 1822. En 1841 on compte 319 habitant de confession juive sur 1097 habitants. Durant la Guerre de 39-45, la totalité de la population de confession juive a été déportée les 10 et 13 avril 1944 dans les convois 68 et 71 au départ de Drancy.
  • En 1790, Hellimer devient chef lieu de canton[7] du District de Sarreguemines. Le redécoupage administratif de 1801 lui fera perdre ce titre qui passera alors à Grostenquin.
  • En 1870, après la défaite de Sedan, l'Alsace-Moselle est annexée par l'Allemagne et Hellimer est intégré dans le Landkreis de Mörchingen (Morhange)
  • En 1940, le poste de commandement du secteur fortifié de la Sarre était installé à Hellimer. Ce secteur courait le long de la frontière formant une ligne de Lixing, passant par Puttelange, jusqu'à Sarralbe.
  • Le village a été libéré dans la nuit du 22 au 23 novembre 1944 par le 212e bataillon de la 6e Armée américaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1995 Jean-Paul Schatz    
mars 1995 en cours Gérard Haven    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 605 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
720 832 920 1 524 1 189 1 097 1 001 947 885
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
865 854 837 777 759 696 657 615 537
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
526 496 489 390 469 494 461 470 521
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
537 486 593 623 605 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château d'Hellimer.

Sa construction date de 1332[10].

Il est assiégé par les troupes de Metz dès 1391.

Il fut a nouveau le théâtre d'un siège particulièrement dur en octobre 1642. Le château fut pris et partiellement détruit lors d'une attaque menée par Philippe II Andrault, comte de Langeron (1603-1675), sous les ordres de François de l'Hospital, Comte de Rosnay, Seigneur du Hallier (1583-1660), Maréchal des armées de Louis XIII. Le Sieur De La Vallée, Gouverneur de la place et représentant du Saint Empire y fut capturé alors qu'il tentait de s'enfuir et fut pendu.

Successivement brûlé (XVIIe s.), remanié (XVIIIe s.), il servit d'hôpital sous la Révolution puis fut démoli en 1842.

  • Moulins.

Un Dictionnaire du département de la Moselle publié en 1817, fait état de la présence de 4 moulins sur le territoire de Hellimer :

-Le moulin du Schenkelbach, qui se trouvait ..près de la chapelle Ste Marguerite, non loin de la ferme.,

-Le moulin du Rodhof, situé près de la ferme du même nom,

-Le moulin d'Ackerbach, situé non loin de la chapelle,

-Le moulin du château ( Kleinmihl ).

Il semble ne rester aucun vestiges de ces différents édifices.

  • Maison Lorraine à pans de bois.

La maison Bonert est située au 15 quartier de l'église. Cette maison traditionnelle entièrement réhabilitée a été classée Monument Historique le 14 décembre 1992[11].

  • Ackerbach. (Ferme, Chapelle, Etang, 16ha.)

Ancienne Commanderie de l'Ordre de Malte, érigé en cense fief en 1745. Petit hameau (ferme,chapelle et moulin) Ackerbach est une dépendance seigneuriale jusqu'à son rattachement au Comté de Hellimer lors de sa création en 1765.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église ( 1740 )

Beau mobilier du XVIIIe s. Boiseries, stalles, confessionnaux, orgue ( Buffet classé aux Monuments Historiques ), lutrin.

  • Synagogue

La première synagogue datait du XVIIIe siècle, et a fonctionné jusqu'à l'érection de la seconde qui quant à elle, date de 1822 et fut construite dans le style de celle de Nancy. Située rue de l'École, elle fut brûlée par les nazis mi-juin 1940 et ne fut pas reconstruite, pas plus que l'école juive. L'école actuelle se trouve sur le lieu où était érigé cet édifice. Pour ne pas oublier une plaque commémorative y a été inaugurée par la municipalité le 30 juin 1991[12].

  • Chapelle Sainte-Marguerite ( XIVe s. )

Son existence est attestée dans un document des archives de l'évêché datant de 1368. Elle est mentionnée comme étant en ruine dans le "Dictionnaire de l'ancien département de la Moselle, Edition de 1862". C'est aujourd'hui une très modeste batisse à l'abandon située en plein champ de pâture.

  • Chapelle Saint-Antoine d'Ackerbach ( XVIIIe s. )

Art populaire, pèlerinage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albestroff, siège d'une châtellenie de l'Evêché de Metz p.65-66 - Mémoires de la société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Edition 1862, p.124
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, Ernest Bouteiller 1874
  4. Albestroff, siège d'une châtellenie de l'Evêché de Metz p.48
  5. Archives départementales de Meurthe et Moselle, Archives de l'évêché
  6. Hellimer en Moselle, éléments de la vie quotidienne des Juifs d’une communauté rurale
  7. Ce Canton comprenait : Altrippe, Biding, Diffembach, Fremestroff, Freybouse, Gréning, Hellimer, Hilsprich, Laning, Leyviller, Lixing, Lelling, Morsbronn, Castviller, Maxstadt, Nelling, Petit-Tenquin et Vahl Ebersing
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. Dictionnaire du département de la Moselle par M. de Viville Edition 1817
  11. Liste des monuments historiques de France
  12. Hellimer en Moselle