École normale supérieure (Paris)

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École normale supérieure
Logo de l'École normale supérieure.
Logo de l'École normale supérieure.
Informations
Fondation Décret de la Convention, 1794
Type EPSCP à RCE[1]
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 30″ N 2° 20′ 41″ E / 48.841667, 2.344722 ()48° 50′ 30″ Nord 2° 20′ 41″ Est / 48.841667, 2.344722 ()  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Campus 45, rue d'Ulm et 48, boulevard Jourdan
Direction
Président Pierre-Louis Lions[2]
Directeur Marc Mézard, assisté de Guillaume Bonnet (section des lettres) et Yves Laszlo (section des sciences)
Administrateur Laurence Corvellec, directrice générale des services[3]
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 310 (48 professeurs et 68 maîtres de conférences)[4]
Chercheurs 1100 (y compris 310 enseignants-chercheurs)[4]
Étudiants 2700 (930 normaliens[5] et 1770 étudiants, pensionnaires étrangers ou doctorants)
Doctorants 650[4]
Divers
Affiliation CGE, G16+
Site web www.ens.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
École normale supérieure

L'École normale supérieure[6], parfois dite « de la rue d’Ulm » (ou ENS, ENS Paris, ENS Ulm, familièrement Ulm, Normale sup’, Normale[7]), est un établissement français d’enseignement supérieur public situé à Paris dont les origines remontent à la Révolution française et qui existe sous sa forme actuelle depuis les années 1820. La mission de cette grande école est de « préparer, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises[8] ».

L'École est placée sous l’autorité directe du ministre chargé de l’Enseignement supérieur[9], son siège est situé rue d’Ulm dans le 5e arrondissement de Paris. Elle est dirigée par le physicien Marc Mézard depuis 2012. À l'origine du réseau des écoles normales supérieures (Lyon, Cachan et Rennes en France, mais aussi Pise en Italie et une vingtaine d'établissements africains), l'École de la rue d'Ulm compte parmi les plus prestigieux établissements d'enseignement européens. En 2013, l'École normale supérieure est le troisième établissement français du classement de l'université Jiao-Tong de Shanghai (71e mondial) et le premier de celui du Times Higher Education (59e mondial).

Ses 930 élèves, appelés « normaliens » et « normaliennes », ont le statut de fonctionnaire stagiaire et s'engagent à leur prise de fonction à exercer une activité professionnelle dans les services de l’État, des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises nationales, durant dix ans. Recrutés sur concours à l'issue d'au moins deux ans de classe préparatoire, leur scolarité dure quatre à six ans. Parallèlement, l'école recrute également des étudiants étrangers (environ 300) et des « étudiants admis à préparer le diplôme de l'ENS » (environ 800) recrutés sur dossier qui suivent le même parcours que les élèves sans toutefois en avoir le statut et des doctorants (environ 650)[4]. Parmi les anciens élèves de l'École figurent treize Prix Nobel, dix Médailles Fields, vingt-sept Médailles d'or du CNRS et un grand nombre de membres de l'Institut. À ces 2700 élèves et étudiants s'ajoutent environ 100 post-doctorants et 1100 enseignants et chercheurs permanents ou invités rassemblés dans 15 départements et une quarantaine d'unités de recherche[4].

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Porte monumentale du 45 rue d'Ulm, rappel de la double fondation de l'École et de son installation rue d'Ulm.

Histoire de l'École[modifier | modifier le code]

Éphémère École normale de l’an III (1794-1795)[modifier | modifier le code]

Les origines de l'établissement actuel remontent à la création en 1794 de l'École normale (exclusivement masculine) dite « de l’an III » par la Convention nationale[10], sur le rapport de Lakanal et Garat, de la commission d'Instruction publique. La fondation de l’École normale visait à établir l’ensemble du système éducatif sur le territoire national. Il s’agissait aussi de rétablir la confiance entre les élites et la République après la tragique rupture de la Terreur. Le décret du 9 brumaire stipule ainsi :

(article 1er) « Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l’art d’enseigner. »

Le cours inaugural fut donné le 20 janvier 1795 et le dernier le 19 mai dans l’amphithéâtre Verniquet du Muséum d’histoire naturelle. Le but était de former des maîtres pour des écoles normales secondaires réparties sur l’ensemble du territoire et permettre ainsi d’assurer un enseignement de base homogène pour tous. Ces cours de l’École normale de la Convention concernaient l’ensemble des disciplines des sciences et des humanités ; ils furent dispensés aux élèves (hommes) tout au long du déroulement de ce cycle d’enseignement particulièrement dense. Pour réaliser une entreprise aussi ambitieuse, on fit appel aux plus grands : des scientifiques comme Monge, Vandermonde, Daubenton et Berthollet ou des écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre et Volney. L'expérience de l'an III servit de modèle à la nouvelle école refondée en 1808[11].

Uniforme des élèves, aboli en 1849 par le directeur Dubois.

« Pensionnat normal » (1808-1822)[modifier | modifier le code]

Le 17 mars 1808, Napoléon crée par décret un « pensionnat normal » au sein de l'Université de France pour « former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences ». L'établissement est ouvert en 1810 dans les locaux de l'ancien collège du Plessis, puis est transféré en 1814 dans les bâtiments de la congrégation du Saint-Esprit.

Les promotions sont réduites, le règlement d'inspiration militaire et l'uniforme obligatoire. Jusqu'en 1818, il n'y a pas de concours d'entrée : les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée.

Considéré comme un foyer de l'esprit libéral, le pensionnat est supprimé par Frayssinous le 8 septembre 1822.

De l’École préparatoire à l’École normale supérieure de la rue d'Ulm (1826-1847)[modifier | modifier le code]

L'ordonnance du 9 mars 1826 crée une École préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. On peut donc faire remonter l'existence ininterrompue de l'École à cette date de 1826.

À la faveur de la révolution de Juillet (1830), l'École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d'« École normale » par référence à l'École normale de l'an III. À l'occasion de l'instauration d'écoles normales primaires en 1845, l'École normale est rebaptisée École normale supérieure.

L'installation rue d'Ulm (1847)

C'est le 4 novembre 1847 que l'École normale supérieure s'installe dans de nouveaux locaux, rue d'Ulm, « sur le site quasi-campagnard de l'ancienne vigne du couvent des Ursulines[12] », dans le Ve arrondissement de Paris, tel que cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841[13]. Elle occupe encore aujourd'hui ces locaux qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.

Le port de l'uniforme pour les élèves a été aboli le 22 octobre 1849[14].

Évolution du statut de l’École[modifier | modifier le code]

En 1903, l'École normale supérieure est réunie à l'Université de Paris[15], avant d'obtenir en 1954 la personnalité civile et l'autonomie financière. Dès 1962, un décret du Premier ministre Georges Pompidou, reconnaît la vocation de l'école à la recherche, mais les années qui suivent sont difficiles pour l'école, perçue comme contestataire par le pouvoir gaulliste et qui est occupée par divers groupuscules maoïstes en 1971 (« nuit de la Commune »).

L'École normale supérieure actuelle résulte de la fusion[16] en 1985 de l'École normale supérieure et de l'École normale supérieure de jeunes filles, dite de Sèvres, fondée en 1881[17].

Du fait de son ancienneté, elle est la seule à être qualifiée, dans les textes législatifs ou réglementaires, d'École normale supérieure, sans mention supplémentaire.

L'École dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Quelques jalons :

  • personnalités de l'École : Évariste Galois, Louis Pasteur et le laboratoire de chimie de l'ENS, Lucien Herr, Louis Althusser, Robert Brasillach
  • les promotions : évolution des effectifs ; les normaliens pendant la Première Guerre mondiale…
  • l'ENS et la vie politique : la Révolution de 1830, la question de la préparation militaire dans l'entre-deux-guerres, la fermeture de l'École en 1970…

Avant la IIIe République[modifier | modifier le code]

L'ENS est marquée comme plus conservatrice politiquement que l'École polytechnique.

IIIe République[modifier | modifier le code]

L'ENS n'est plus la seule : apparition de l'ENS de jeunes filles de Sèvres, des ENS de l'enseignement primaire de Saint-Cloud et Fontenay-aux-Roses, puis de l'ENS de Cachan.

Rôle de Lucien Herr, bibliothécaire de l'ENS, dans l'évolution du socialisme français. Charles Péguy, Romain Rolland.

Opposition chez les élèves entre républicains et cléricaux (les « talas »), entre socialistes et nationalistes.

Les promotions 1911-1914 sont fortement touchées par l'hécatombe de la Première Guerre mondiale.

Pendant la guerre 1939-1940, l'ENS se replie à Clermont-Ferrand.

Depuis 1940[modifier | modifier le code]

La Résistance à l'ENS (Jean-François Revel, Michel Voisin…)

Le PCF joue un rôle important dans les années 1950 et 1960 (Emmanuel Leroy-Ladurie et autres élèves, Louis Althusser, etc.).

Les groupes « gauchistes » sont très présents dans les années 1960 et 1970, notamment les « maoïstes » (Benny Lévy, etc.), qui, en 1971, saccagent la bibliothèque[18] ; l'ENS et la crise de 1968.

Présentation de l'École actuelle[modifier | modifier le code]

Recherche et Enseignement[modifier | modifier le code]

Entrée de l'ENS, au no 45.

L'École normale supérieure a la particularité d'accueillir en proportions semblables à la fois des lettres et des sciences. En raison de cela, elle est globalement divisée entre « lettres » (sciences de l'homme et de la société) et « sciences » (sciences exactes et du vivant), chaque division étant dotée d'un directeur-adjoint et d'un directeur des études. Le comité d'orientation stratégique international (COSI) et le conseil scientifique (CS) sont communs aux deux divisions.

Départements[modifier | modifier le code]

Sur le plan fonctionnel, l'établissement est divisé en 14 départements d'enseignement et de recherche, auxquels sont rattachés plus de 35 unités mixtes de recherche associées au CNRS, à l'INSERM, à l'INRIA, à l'INRA ou à l'INRP :

Section des sciences

Section des lettres

Aux départements s'ajoute l'Espace des cultures et langues d'ailleurs (ECLA), laboratoire de langues pour non spécialistes, ainsi que des structures interdisciplinaires telles que le Centre d'études des relations entre environnement et société (CÉRÈS-ERTI), le Collectif d'histoire et de philosophie des sciences (CHPS).

Enseignants et chercheurs[modifier | modifier le code]

Partenariats académiques[modifier | modifier le code]

L'ENS est membre fondateur de Paris Sciences et Lettres - quartier latin[25]. Elle est associée à des universités parisiennes et des grands établissements au sein de l'Alliance Paris Universitas, dont elle est également membre fondateur. L'ENS participe aussi à plusieurs réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) tels que la Fondation sciences mathématiques de Paris, la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche et l'Institut d'études avancées de Paris-Île-de-France (IEA) pour les sciences humaines.

Simultanément membre de droit de la Conférence des présidents d'université (CPU) et de la Conférence des grandes écoles (CGE), l'ENS se place à la charnière des grandes écoles, avec lesquelles elle partage le recrutement sélectif, et des universités : elle assure conjointement avec elles l'ensemble de ses formations et activités de recherche, du master au doctorat.

Toutes les écoles doctorales de l'ENS sont associées à des universités et de grands établissements, de la physique à l'économie en passant par la philosophie des sciences.

Classements internationaux[modifier | modifier le code]

L'ENS est considérée par les différents classements internationaux comme un des meilleurs établissements français et européens. Elle est ainsi classée 1er établissement français et 34e au niveau mondial par le classement QS World Universities pour l'année 2012[26]. Elle obtient des scores particulièrement élevés en matière de réputation académique, de nombre d'enseignants par étudiant et de citations, mais son taux d'internationalisation du corps enseignant reste très inférieur à la moyenne des cinquante premiers établissements mondiaux. Avec des méthodologies partiellement différentes, le Times Higher Education Supplement classe l'ENS 59e mondiale et première française[27] et le classement ARWU (dit classement de Shanghai) la place 71e mondiale et 3e française [28].

Étudiants[modifier | modifier le code]

Modes d'accès[modifier | modifier le code]

L'ENS accueille rue d'Ulm, dans le 5e arrondissement de Paris, des étudiants et des étudiantes aussi bien scientifiques que littéraires. Ceux-ci sont recrutés selon différentes voies qui offrent différent statuts.

Les élèves sont recrutés par voie de concours[29].

Les premiers concours, de niveau bac + 2, sont majoritairement préparés par des élèves des classes préparatoires. Il existe deux concours littéraires et quatre concours scientifiques :

  • groupe A/L : lettres (français, philosophie, histoire, langue ancienne, langue vivante et épreuve à option) ;
  • groupe B/L : lettres et sciences sociales (français, philosophie, histoire, mathématiques, sciences sociales, langue vivante et épreuve à option) ;
  • groupe MP/MPI, ex C/S (mathématiques, physique et informatique) ;
  • groupe PC, ex D/S (mathématiques, physique et chimie) ;
  • groupe INFO (mathématiques et informatique) ;
  • groupe BCPST, ex E/S (mathématiques, physique, biologie, géologie, chimie).

Les concours littéraires offrent 100 postes chaque année et les concours scientifiques 90. Chez les littéraires, A/L offre 74 postes, et B/L 25. Chez les scientifiques, MP/MPI offre 40 postes, PC et BCPST 21 chacun et INFO 9.

Le second concours (anciennement groupe F/S) est destiné aux étudiants en médecine ou en pharmacie[30].

La Sélection Internationale (SI) recrute des étudiants étrangers inscrits en dernière année du premier cycle d’études universitaires dans leur pays. Les épreuves sont à la fois écrites et orales, générales ou propres à chacune des 22 options proposées, de la linguistique théorique à l'informatique. La SI offre chaque année 10 bourses d'études littéraires et 10 bourses d'études scientifiques, chacune d'une durée de trois ans.

Les étudiants admis à préparer le diplôme sont recrutés sur dossier selon des procédures propres à chaque département de l'École[31], à l'issue de deux ou trois années d'études supérieures en France (premier cycle universitaire, CPGE, etc.) ou à l'étranger. Ils ont accès à la même formation et au même encadrement que les élèves et étudiants recrutés par les autres voies, et reçoivent le même diplôme à l'issue de leur scolarité. Les départements scientifiques offrent plus de places au titre de ce mode de recrutement que les départements littéraires (78 admissions contre 53 en 2009).

Enfin, l'ENS accueille des étudiants issus d'universités étrangères, les pensionnaires en accord d'échange, et des doctorants, français et étrangers, au sein de ses différents laboratoires.

En savoir plus sur les critiques du mode de recrutement des élèves.

Statut et régime des élèves[modifier | modifier le code]

Depuis une loi de 1948, mise en œuvre par André Marie et Yvon Delbos[32], les élèves acquièrent durant leur scolarité la qualité de fonctionnaire stagiaire et s'engagent à servir l'État pour une période de 10 ans, leur scolarité à l'ENS comprise ; cette clause d'« engagement décennal », qui remonte à Napoléon Ier[33], est diversement appliquée. Ils s'engagent également à passer l’agrégation, ou un master recherche (ou, dans de rares cas, un master professionnel). En tant que fonctionnaires, ils sont nommés par arrêté ministériel et perçoivent dès le début de leurs études à l'ENS un traitement mensuel net de 1 312 € (1 371 € à partir de la deuxième année) et sont soumis aux dispositions du statut de la fonction publique. Chaque année, tous les élèves établissent, en accord avec les directeurs des études, un programme d'études. Tout élève ne parvenant pas à valider les diplômes ou concours prévus dans ce programme d'études peut être mis en « congé sans traitement », voire être renvoyé sur décision du ministre chargé de l'Enseignement supérieur, au bout de plusieurs échecs (en théorie du moins mais cette sanction n'est quasiment jamais appliquée). Ce régime n'est pas applicable aux étudiants des différentes formations proposées par l'ENS (diplômes nationaux de master et de doctorat et diplôme d'établissement).

Le régime de l'internat, autrefois obligatoire pour tous les élèves non mariés, est désormais simplement conseillé pour les élèves effectuant leur première année de scolarité, et proposé pour les années ultérieures, sous réserve de places disponibles. Trois sites accueillent les internes : le site de la rue d'Ulm (au 45 et au 46), le site de Jourdan, dans le 14e arrondissement de Paris, et enfin celui de Montrouge, en proche banlieue parisienne (voir plus bas thurnage). À ce jour, les capacités limitées de ces sites ne permettent pas l'hébergement des étudiants des différentes formations de l'école.

En savoir plus sur les origines du statut des élèves.

Cursus : formation par la recherche[modifier | modifier le code]

Forte de son projet scientifique axé sur la recherche fondamentale, l'ENS forme ses élèves à la recherche par la recherche et pour la recherche. Dans le prolongement du caractère généraliste des concours d'entrée, l'interdisciplinarité s'ajoute à la spécialisation croissante des cursus. L'ouverture internationale et professionnelle (stages) est très tôt encouragée. Un tutorat individuel est assuré par les caïmans. La finalité de la scolarité réside dans le doctorat, et plus de 85 % des normaliens accèdent au titre de docteur. Depuis 1985, les élèves ne sont plus tenus de passer l'agrégation.

La scolarité dure quatre années. Les élèves sont libres de choisir leur cursus. Certains élèves peuvent ainsi se développer une solide culture multidisciplinaire. La formation suit le cursus européen LMD. La scolarité des scientifiques comprend une L3, un M1 et un stage, un M2 puis l'agrégation. Une majorité d'élèves débutent une thèse avant leur sortie de l'école. La scolarité des élèves littéraires est moins balisée, mais l'agrégation demeure un passage obligé dans certaines disciplines. Certains élèves deviennent également lecteurs pour un an ou plus dans une université étrangère. Des cours de langues étrangères et des cours pour non-spécialistes sont nécessaires pour obtenir le diplôme de l'ENS, nouvellement créé. Aucun classement de sortie n'a jamais existé.

La scolarité et le régime des diplômes à l'ENS ont récemment fait l'objet d'évolutions significatives. L'ENS avait la particularité de ne délivrer aucun diplôme. Dans certaines disciplines, en particulier scientifiques, existent des formations organisés par l'ENS en collaboration avec des établissements de la région parisienne. Par ailleurs, à la fin du cycle de scolarité, les étudiants peuvent obtenir le diplôme d'établissement, diplôme de niveau master validant les séminaires, stages et cours suivis pendant la scolarité. Les élèves peuvent postuler à ce diplôme mais n'y sont pas statutairement tenus.

Enfin, l'ENS délivre des doctorats dans certaines disciplines et ce dans une moindre mesure que les autres ENS de Cachan et de Lyon. Les élèves, et parfois certains étudiants, ont la possibilité de postuler à une allocation de recherche de l'ENS en suivant une procédure couplée d'attribution associant l'ENS et une université de rattachement, où s'inscrit le doctorant.

Débouchés[modifier | modifier le code]

  • Enfin, une plus petite minorité, mais dont l'importance tend à se renforcer, choisit le secteur privé[35], parfois après un mastère spécialisé (HEC, CNAM, etc.). Le Club des normaliens dans l'entreprise regroupe depuis 1983 l'ensemble des anciens élèves en poste dans le secteur privé, informe les élèves sur les perspectives de carrière et contribue au renforcement des liens entre l'école et l'entreprise. Les scientifiques s'orientent plutôt vers l'industrie, notamment la R&D, tandis que les littéraires sont surtout présents dans les métiers de la culture, de la communication et du droit.

Bibliothèque : le réseau unifié des bibliothèques de l’ENS (RUBENS)[modifier | modifier le code]

L'ENS comprend 10 bibliothèques, réparties sur plusieurs sites et représentant l'ensemble des disciplines enseignées à l'école. Bibliothèques de recherche, elles sont réunies au sein d'un catalogue commun informatisé, « Halley », et sont accessibles à tous les chercheurs nationaux et internationaux à partir du cycle D (baccalauréat + 5), ainsi qu'aux enseignants, élèves et anciens élèves de l'école.

Bibliothèque des Lettres et Sciences Humaines[modifier | modifier le code]

La plus ancienne d'entre elles est la Bibliothèque des lettres de la rue d'Ulm. Lieu de mémoire, contemporain de la fondation de l'école, elle fut dirigée de 1888 à 1926 par le dreyfusard Lucien Herr. La grande salle, dédiée à Georges Pompidou, est classée monument historique[36]. La Bibliothèque, qui s'étend aujourd'hui sur plusieurs milliers de mètres carrés, est l'un des plus grands fonds en accès libre de Paris, avec plus de 800 000 volumes immédiatement disponibles et 1600 titres de périodiques vivants. Elle couvre l'ensemble des disciplines des lettres, classiques et modernes, et des sciences humaines, avec des points forts comme la littérature française, l'allemand et les études sur l'Antiquité (reconnue CADIST).

Jusqu'en 2010, la bibliothèque a été dirigée par l'historienne Laure Léveillé.

Bibliothèque des Sciences Sociales[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque de sciences sociales du boulevard Jourdan (ex-Jean-Ibanès), héritière du Centre de documentation sociale (fondé par le directeur Célestin Bouglé grâce au mécène Albert Kahn, il compta parmi ses membres Raymond Aron, Marcel Déat, Georges Friedmann, Robert Marjolin, Pierre Uri, Etienne Mantoux et son père Paul Mantoux, Jean Stoetzel) et de la bibliothèque de l'École de Sèvres, comprend aujourd'hui plus de 150 000 volumes en économie, sociologie et géographie.

Bibliothèque d'Archéologie[modifier | modifier le code]

Issue du regroupement de plusieurs équipes de recherche à la fin des  années 1990, la Bibliothèque d’archéologie (UMR 8546-AOROC) met à disposition d’un public spécialisé à partir du Master des fonds représentatifs des domaines d’études du laboratoire : les sociétés, langues et cultures de l’Antiquité, en particulier à travers les transferts culturels entre les civilisations classiques et les cultures en marges du monde gréco-romain.

Centre documentaire du CAPHÉS - Centre d'Archives de Philosophie, d'Histoire et d’Édition des Sciences[modifier | modifier le code]

Appartenant à une unité mixte de service (UMS 3610), créé ex nihilo en 2005, le Centre documentaire du CAPHÉS est régi par un projet scientifique original qui consiste à rassembler des fonds déjà existants en histoire et philosophie des sciences. Il s'agit d'une mission patrimoniale associée à une action de valorisation scientifique. La politique documentaire consiste à réunir des fonds selon trois axes : l'histoire des sciences du vivant, avec un prolongement vers l'histoire de la médecine ; l'histoire des sciences physiques, avec un prolongement vers la chimie ; la politique de la science. Plus de 31.000 volumes sont catalogués et 17 fonds d'archives ont été collectés, fonds de chercheurs et fonds d'associations scientifiques et sociétés savantes.

Bibliothèque des Archives Husserl (Paris)[modifier | modifier le code]

Composante de l'UMR 8547-Pays germaniques, les Archives Husserl sont rattachées au réseau d’archives contrôlé par les Archives-Husserl de Louvain. En effet, la bibliothèque conserve des transcriptions d’une bonne part des manuscrits de Husserl, et c’est autour de ces archives que s’est constitué  un fonds de bibliothèque  de recherche, qui constitue actuellement la meilleure bibliothèque spécialisée de phénoménologie en France.

Bibliothèque du RISC - Relais d'Information sur les Sciences de la Cognition[modifier | modifier le code]

Unité mixte de service du CNRS, le Risc s'adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux acteurs des différents domaines des sciences cognitives. Il délivre de l'information et favorise les coopérations entre équipes ou spécialités. Pour ce faire, il propose des services dont une bibliothèque et une vidéothèque de prêt dédiées aux sciences cognitives : 590 films, 1400 ouvrages, 1330 mémoires de master et de thèses.

Bibliothèque de mathématiques et d'informatique[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque de mathématiques et d'informatique de la rue d'Ulm, fondée en 1864 par Louis Pasteur et Gaston Darboux, est destinée à fournir les ressources documentaires nécessaires aux laboratoires de recherche de l'école dans ces deux disciplines. Comprenant près de 1 000 m2, elle offre plus de 30 000 ouvrages et 14 000 périodiques en libre accès.

Bibliothèque des sciences expérimentales[modifier | modifier le code]

Ouverte en juillet 2013, la Bibliothèque des sciences expérimentales est le résultat de la fusion des bibliothèques de biologie, chimie, géosciences et physique. Elle permet l’accès à 62 revues en lignes, des périodiques papiers et plus de 17 000 ouvrages[37]. Son site web permet d'accéder aux services en ligne qu'elle propose (notamment les réservations de salles en ligne, les demandes de renseignement bibliographiques en ligne, une sélection de ses nouveaux livres enrichie et actualisée régulièrement, des ressources électroniques et des journaux scientifiques accessibles en ligne), et de parcourir ses collections imprimées et numériques. Elle est au service des étudiants, normaliens, chercheurs et enseignants chercheurs de l'École mais est ouverte, plus largement, à l'ensemble de la communauté scientifique.

La Bibliothèque des sciences expérimentales, située au premier étage du 29, rue d'Ulm, s'étend sur plus de 600m² (répartis entre une grande salle de travail équipée d'ordinateurs et plusieurs salles de travail en groupe ou individuel que l'on peut réserver en ligne). Les locaux ont été entièrement rénovés entre 2012 et 2013. Cette création de bibliothèque (référencée par l'Enssib) procède de la volonté conjointe de la direction de l'École normale supérieure (la directrice d'alors Monique Canto-Sperber puis le Directeur Marc Mézard), la sous-direction sciences (Yves Guldner puis Yves Laszlo) et enfin des directeurs des départements scientifiques (Werner Krauth pour la physique, Ludovic Jullien en chimie, Pierre Briole en géosciences et Antoine Triller du département de biologie).

Campus[modifier | modifier le code]

La façade de l'ENS, au 45, rue d'Ulm.

L'ENS est l'une des rares grandes écoles à toujours occuper un campus au cœur de Paris intra-muros, rue d'Ulm, en plein cœur du Quartier latin.

C'est le 4 novembre 1847 qu'elle s'est installée dans ces bâtiments prévus par la loi du 24 avril 1841, construits par l'architecte Alphonse de Gisors, qu'elle occupe encore aujourd'hui. Au-dessus du portail d'entrée, deux figures féminines représentent les lettres et les sciences de part et d'autre du médaillon de Minerve, déesse romaine de la sagesse.

Sites[modifier | modifier le code]

Les locaux actuels comportent :

  • Les bâtiments historiques du 45, rue d'Ulm. Ceux-ci sont organisés en carré autour de la cour centrale, la Cour aux Ernests carré auquel viennent s'accoler deux ailes plus récentes, au nord-est l'aile Érasme (du nom de la rue Érasme qui longe l'école au nord) et l'aile Rataud au sud-est (du nom de la rue Rataud qui longe l'école à l'est)[38]. Au sud du carré, une autre cour, la Cour Pasteur sépare l'école des immeubles d'habitation de la rue Claude-Bernard. Enfin, un nouveau bâtiment, dit nouvel immeuble Rataud longe la rue Rataud et relie les ailes Érasme et Rataud des bâtiments principaux. Ces bâtiments renferment, outre la direction de l'école, des départements littéraires (philosophie, littérature et langage, études anciennes, archéologie) et scientifiques (mathématiques, informatique) ainsi que la très grande bibliothèque des lettres et la bibliothèque de mathématiques et d'informatique, des logements de fonction et des internats, des services administratifs, le restaurant (Pot), etc. Le Pavillon Pasteur (avec les fresques de Louis Édouard Fournier) a abrité le laboratoire du célèbre biologiste. Le monument aux morts, inauguré en 1923, est l'œuvre du sculpteur Paul Landowski[39]. Selon les mots de Gustave Lanson, la figure nue symbolise « le flambeau de l'énergie spirituelle et de la vérité scientifique »[réf. nécessaire].
Laboratoires de Physique, chimie et sciences de la terre_ 24 rue Lhomond
  • Les bâtiments du 46, rue d'Ulm, appelés « annexe ». On y trouve les laboratoires de biologie ainsi que d'autres internats de l'École, et un parking souterrain.
  • Les laboratoires de physique, de chimie et de sciences de la Terre du 24, rue Lhomond, inaugurés par Albert Lebrun et Léon Blum en 1936, constituent un des premiers bâtiments entièrement conçus pour la recherche scientifique (Jacques et Albert Guilbert architectes)[40].
  • Les bâtiments du 48, boulevard Jourdan, anciens locaux de l'École normale supérieure de jeunes filles, où se trouvent les sciences sociales, un deuxième restaurant, et d'autres internats, ouverts en 1948 (Germain Debré et Édouard Crevel architectes). Ce campus est destiné à être reconstruit dans le cadre du contrat de projet État-région d'Île-de-France.
  • Les bâtiments de Montrouge (1, rue Maurice-Arnoux) abritent principalement des internats.
  • La station biologique de Foljuif, à Saint-Pierre-lès-Nemours, qui accueille aussi des séminaires et d'autres manifestations.

« Cour aux Ernests »[modifier | modifier le code]

La cour aux Ernests.
La cour aux Ernests sous la neige.

Le bâtiment historique de l'École est construit en carré autour d'une cour, véritable « cloître » décrit par Romain Rolland. Un bassin circulaire, récemment rénové, y abrite quelques cyprinidés. Ces paisibles poissons sont surnommés « Ernests » (du nom d'un ancien directeur de l'École, Ernest Bersot) et sont un des symboles officieux de l'École. Par extension cette cour est appelée « Cour aux Ernests », et le vestibule de l'École qui donne sur cette cour est appelé par analogie « Aquarium ».

Tout autour de la cour se trouvent les bustes de quarante grands hommes français qui se sont illustrés dans des disciplines représentées à l'ENS : hommes de sciences dans la partie nord et hommes de lettres dans la partie sud. En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre à partir de l'entrée ouest de la cour, ce sont :

Les noms figurent chacun sous le buste correspondant, ici reproduits tels qu'indiqués.

Accès[modifier | modifier le code]

Le campus principal de la rue d'Ulm est accessible par la gare RER (B) Luxembourg, par la ligne de métro (M)(7) Place Monge ou Censier-Daubenton et (M)(10) Cardinal Lemoine, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP (BUS) RATP 21 27 38 82.

Le campus du boulevard Jourdan est accessible par la gare RER (B) Cité universitaire, par la ligne de tramway (T)(3a) Montsouris, par la ligne de métro (M)(4) Porte d'Orléans, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP (BUS) RATP 28 38 88.

Vie sportive et associative[modifier | modifier le code]

Comité d'organisation des fêtes[modifier | modifier le code]

La vie associative s'organise autour du Comité d'organisation des fêtes[41], nom usuel de l'Association des élèves (voir ci-dessous), et du Bureau des sports, qui a acquis son autonomie en 2007[42].

Le COF, qui regroupe de très nombreux clubs sportifs, artistiques ou festifs, édite chaque semaine depuis près de 20 ans le BOcal, journal hebdomadaire consacré à l'actualité interne à l'école, et est chargé de l'organisation des soirées et événements festifs ayant lieu à l'école. La plus connue est la Nuit de la rue d'Ulm (autrefois appelée « gala de l'ENS »), la plus grande soirée étudiante de l'école, qui a lieu autour de la Cour aux Ernests, entièrement illuminée.

Le COF comprend aussi un Bureau des arts, partenaire de grands lieux culturels parisiens.

Délégation générale des élèves[modifier | modifier le code]

La Délégation générale des élèves (DG) assure la répartition des thurnes (les fameux thurnages) entre les élèves et gère certaines questions matérielles par délégation de l'administration de l'école. Elle est constituée de quatre délégués généraux (dégés, dits grands, beaux et forts) élus chaque année par les élèves.

Autres associations[modifier | modifier le code]

Voir la liste complète des associations sur le serveur des élèves.

Les actions sociales des normaliens sont fédérées par l'Action sociale étudiante. On peut également noter l'action des normaliens en faveur de l'ouverture sociale des grandes écoles, notamment via les associations Talens, Tremplin et Animath.

L'association Paris-Montagne organise chaque année un festival consacré à la vulgarisation scientifique et à la promotion des carrières de la recherche scientifique.

Une école d'été littéraire internationale a eu lieu à l'école en 2008, à l'initiative de plusieurs élèves.

Plusieurs clubs politiques et syndicats sont implantés dans l'école. Le principal d'entre eux est Pollens (association pour la politique à l'ENS), qui organise un séminaire politique avec de grands invités chaque semaine. Du côté des syndicats, on trouve une section de Solidaires Étudiant-e-s, mais aussi une section étudiante de la CGT, ce qui est atypique. Les étudiants sont représentés au conseil d'administration et au conseil scientifique.

Le jargon normalien[modifier | modifier le code]

L'ENS utilise un riche jargon relatif aux particularités locales. On ne sait quand ce jargon s'est formé, sans doute aux alentours de 1900. Pour une raison aujourd'hui oubliée, beaucoup de termes sont inspirés par l'Amérique du Sud, comme « cacique », « tapir », « caïman »…

Une « turne » ou « thurne » est une chambre d'internat (on parle de « thurne de jour » pour des pièces d'études). Le « thurnage » est la procédure relativement complexe d'attribution des thurnes aux élèves à partir de la deuxième année (l'ENS dispose de chambres sur plusieurs sites et aménagées différemment, donc différemment prisées).

Du temps des chambres à deux occupants, le colocataire s'appelait le « co-turne ». Un « caïman » est un agrégé-préparateur, c'est-à-dire un enseignant titulaire de l'agrégation et dont l'enseignement consiste essentiellement à préparer les élèves et les auditeurs libres à l'agrégation ; ce sont habituellement de jeunes chercheurs. Par extension, plus particulièrement dans les études littéraires, un caïman est tout enseignant de l'ENS.

Un « cacique » est un major au concours d'entrée de l'ENS. Par extension, on nomme « cacique » toute personne classée première au concours d'entrée à une grande école, à l'agrégation, etc. À l'origine, « cacique » désignait un chef de tribu en Amérique centrale, c'est pourquoi « cacique » est aussi usité de nos jours dans le sens de leader, non sans ironie. À l'inverse, le dernier de la promotion est parfois désigné comme le « culal ». Un « archicube » est un ancien élève. L'annuaire des anciens élèves est l'« archicubier ».

Le « pot » désigne le restaurant de l'École, le service y est assuré midi et soir. Le petit-déjeuner est également proposé, sous le nom de « petit-pot ». Par extension, le mot pot désigne à peu près tout ce qui a un rapport proche ou lointain avec la nourriture. Par exemple, « il est pot » signifie qu'il est l'heure d'aller manger, le « pot » est également le surnom de l'intendant, etc. On parlait autrefois de « goimarder », ce qui consiste pour un archicube à toujours fréquenter le pot (le terme vient du nom de Jacques Goimard).

Les femmes de ménages et plus généralement tous les techniciens de service étaient jadis appelés « sioux ».

Le « Bassin des ernests » est le bassin situé au centre de la cour principale, qui contient des poissons rouges. Son nom rappelle Ernest Bersot, qui fût directeur de l'École.

L'« ernestisation » consiste à jeter une personne dans le bassin.

Chaque année a lieu un week-end d'intégration des promotions entrantes, appelé communément WEI dans les écoles d'ingénieurs. À l'ENS, ce week-end s'appelle le « Mega » (sans accent) en référence à une antique tradition consistant à se prosterner devant un fossile du Megatherium, conservé à la Bibliothèque des lettres. Ce fossile a depuis été cédé au Muséum national d'histoire naturelle. L'association des élèves, officiellement l'AEENS, est le plus souvent nommée COF (pour « Comité d'organisation des fêtes ») ; on ne parlera évidemment jamais de « bureau des élèves ».

Un « tapir » (référence au « petit animal à la chair fade mais nourrissante ») est un élève à qui un normalien donne des cours particuliers. « Tapirat » et « tapirer » en découlent.

Chaque année, sont désignés par les normaliens de confession catholique des « princes » et « princesses tala », du sobriquet que les élèves de l'école publique lançaient aux élèves du privé (les « tala », « ceux qui [von]t à la [messe] ») ; ceux-ci administrent et animent l'aumônerie catholique de l'ENS. Il en est de même pour les normaliens protestants qui désignent leur prince ou princesse « talo » (« qui [von]t à l'o[ffice] »). De 1981 à 2013, l'aumônerie tala est assumée par le père Jean-Robert Armogathe. Son successeur, à partir de 2013, est le père Florent Urfels.

Voir un lexique du jargon normalien.

Aspects particuliers[modifier | modifier le code]

Intégration à l'environnement international[modifier | modifier le code]

Dès 1810, Napoléon Ier fondait à Pise (Toscane) la Scuola Normale Superiore comme « succursale » de l'École de Paris. Depuis, le modèle académique de l'ENS s'est diffusé à l'étranger (Collège Eötvös de Budapest) et la rue d'Ulm a développé son réseau de partenariats.

Échanges universitaires[modifier | modifier le code]

Les élèves peuvent bénéficier au cours de leur scolarité d'un ou plusieurs postes de visiting fellow (étudiant graduate) ou de lector (lecteur de français) dans 80 universités partenaires :

D'autres séjours et stages d'un semestre sont organisés de manière systématique dans le cadre des masters dispensés par l'école, au sein des laboratoires de recherche internationaux.

En plus des élèves recrutés par la sélection internationale (voir plus haut), l'ENS accueille et loge chaque année des pensionnaires étrangers dans le cadre d'accords d'échange. Une école d'été littéraire internationale accueille également des étudiants pour une plus courte durée.

Depuis 1988, l'ENS entretient une relation privilégiée avec l'École normale supérieure de Pise, qui reçoit chaque année près de 80 normaliens, la moitié d'une promotion de normalisti se déplaçant à Paris.

Partenariats scientifiques[modifier | modifier le code]

Les chercheurs internationaux sont accueillis pour un an à l'ENS grâce à l'Institut d'études avancées de Paris-Île-de-France, à la Villa Louis-Pasteur et à la Maison Suger. Les chaires internationales de recherche Blaise-Pascal, Marie-Curie, Condorcet et Lagrange-Michelet permettent aussi des séjours de plus d'un an dans les laboratoires, pour les doctorants, post-doctorants et chercheurs confirmés.

Une antenne permanente de l'Institut Remarque de l'Université de New York est installée à l'école depuis 2007. Les ENS disposent aussi d'une antenne permanente à l'École normale supérieure de l'Est de la Chine (ECNU), l'Institut franco-chinois d'études avancées.

L'école est aussi partenaire du laboratoire international associé SALADYN créé en 2013[43].

Doctorats honoris causa[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités internationales ont été faites docteurs honoris causa de l'ENS[44] :

L'ENS dans la société[modifier | modifier le code]

Fondation de l’ENS[modifier | modifier le code]

Fondation de l’École normale supérieure

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Fondation reconnue d’utilité publique
Fondation
Fondation 13 mars 1986
Identité
Siège 45, rue d'UlmParis
Président Alain-Gérard Slama
Site web http://www.ens.fr/fondation/

Créée en 1986 à l'initiative de plusieurs entreprises, la Fondation de l'ENS, reconnue d'utilité publique, contribue au développement de la recherche à l'école, notamment en favorisant l'accueil de chercheurs étrangers.

Présidée par Alain-Gérard Slama, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, elle gère depuis 1996 les chaires internationales de recherche Blaise-Pascal, par délégation de l'État et du conseil régional d'Île-de-France. Le Contrat de projets État-région 2007-2013 prévoit un investissement de 6,9 millions d'euros à ce titre. Chaque chaire permet l'accueil pendant douze mois (éventuellement fractionnés sur deux ans) d'un chercheur étranger en sciences exactes ou appliquées dans une université francilienne, après sélection par un comité présidé par Jean-Pierre Changeux. Par leur caractère pluridisciplinaire, ces chaires ont acquis une grande notoriété dans le monde académique[45] : le titulaire doit en effet diffuser les résultats de ses travaux par des conférences ouvertes au public le plus large. Parmi les chercheurs accueillis, on peut citer :

Elle a aussi réalisé la villa Louis-Pasteur, près de la rue d'Ulm (Paris Ve), destinée à l'accueil des chercheurs étrangers pour une longue durée et au renforcement des relations entre la recherche publique et les entreprises (maison Pasteur).

Elle a également contribué à la création de deux chaires scientifiques dans les laboratoires de l'ENS, la chaire « sécurité des réseaux de télécommunications » avec France Télécom et la chaire « vision artificielle »[46] avec la Fondation d'entreprise EADS.

Voir le site des Chaires Blaise-Pascal.

Portail Savoirs en multimédia[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, le portail internet de la Diffusion des savoirs de l'École normale supérieure donne accès à plus de 2000 enregistrements des conférences et colloques ayant eu lieu à l'ENS, à la fois en lettres, en sciences et en sciences humaines, afin de donner accès aux derniers résultats de la recherche, mais aussi aux événements scientifiques (colloques, etc.) organisés à l'ENS.

Certains modules sont spécialement destinés, dans le cadre de la formation continue, aux professeurs des classes préparatoires et, plus généralement, des lycées.

Une nouvelle version de ce portail Savoirs en multimédia, aux fonctionnalités élargies, qui donne accès aux enregistrements de certains cours, a été lancée en 2009.

Voir le [1].

Conférences « Ernest »[modifier | modifier le code]

Le 12 décembre 2009, l'ENS a inauguré un nouveau cycle de conférences multidisciplinaires grand public, les conférences ERNEST. Ces conférences, sur les sujets les plus divers (économie, philosophie, sciences, littérature…), durent chacune 15 minutes, et les intervenants sont sélectionnés pour leur charisme, parmi les spécialistes des sujets abordés.

Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’ENS[modifier | modifier le code]

Fondées en 1975, les presses de l’ENS, devenues en 1999 Éditions Rue d'Ulm, contribuent à la diffusion des travaux de recherche menés à l'ENS et hors de l'ENS, principalement dans le secteur des lettres et des sciences de l'homme et de la société. Destinés au public universitaire, certains ouvrages publiés n'en ont pas moins rencontré un large écho auprès du grand public, comme La Société de défiance. Comment le modèle français s'autodétruit de Pierre Cahuc et Yann Algan (prix du livre d'économie 2008).

Plus de 300 ouvrages sont disponibles en librairie ou en ligne, publiés au sein de 16 collections parmi lesquelles les « Actes de la recherche à l'ENS » (en ligne), la « collection du CEPREMAP » (économie), « Les rencontres de Normale Sup' », « Italica » (histoire de l'Italie), les « Études de littérature ancienne », « Versions françaises » (traductions critiques), « Æsthetica » (coédition Musée du quai Branly) et « La rue ? Parlons-en ! » (avec Emmaüs). Une nouvelle collection, « Sciences durables », est lancée en 2011. À raison de 25 nouveautés par an, les livres sont diffusés et distribués par Les Belles Lettres et Numilog.

Les Éditions Rue d'Ulm sont dirigées par Lucie Marignac.

Valorisation de la recherche[modifier | modifier le code]

L'Institut d'expertise et prospective de l'ENS, créé en 1985, sert d'interface entre l'école et l'entreprise en réalisant des séminaires et des études à la demande des entreprises. Cette valorisation de la recherche s'étend dans les domaines les plus divers, de la finance aux biotechnologies en passant par le droit.

L'ENS comprend également un service de valorisation de la recherche destiné à faciliter la conclusion de partenariats entre recherche publique et recherche privée, ainsi qu'avec le monde de l'industrie.

Club des normaliens dans l’entreprise[modifier | modifier le code]

Le Club des normaliens dans l'entreprise regroupe depuis 1983 l'ensemble des anciens élèves en activité dans une entreprise publique ou privée. Espace d'échanges entre le monde de la recherche et le monde de l'entreprise, il contribue également à l'insertion professionnelle des anciens élèves. Parmi ses membres, on compte Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, Christophe Barbier, directeur de L'Express, Florence Méaux, PDG d'Afaq Afnor, Dominique d'Hinnin, directeur financier de Lagardère, ou Bertrand Mabille, DG de SFR Entreprises.

En 2008, le Club a lancé l'initiative Croissance & Innovation destiné à rapprocher l'école des PME innovantes en forte croissance.

Controverses[modifier | modifier le code]

Affaire du « collectif Palestine » (janvier-mars 2011)[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier 2011, Monique Canto-Sperber, directrice de l'ENS, annule le débat sur le Proche-Orient qui devait, à l'initiative du collectif Palestine ENS, réunir plusieurs personnalités politiques et intellectuelles, dont Leïla Shahid, Stéphane Hessel, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled, ou encore la député socialiste Élisabeth Guigou. Le secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature Benoit Hurel devait également participer à cette conférence. S'ensuit une vive polémique ravivée un mois plus tard par un refus de réservation de salle de l'ENS pour la tenue d'un débat sur la question israélo-palestinienne, décision de refus annulée en référé par le tribunal administratif de Paris le 26 février 2011[47]. L'École normale supérieure fait appel, le 2 mars 2011, auprès du Conseil d'État qui, par une ordonnance du 7 mars, infirme l'ordonnance du tribunal administratif et rejette la demande de suspension[48].

Mouvement contre la précarité (2011)[modifier | modifier le code]

Dans le même temps, un mouvement social se déroule à l'ENS : une dizaine d'employés de la cantine, employés en CDD, se mettent en grève au mois de janvier pour obtenir des titularisations dans la Fonction Publique et une amélioration de leurs conditions de travail. Le 22 mars 2011, les salons de la Direction sont occupés pour protester contre le refus de Monique Canto-Sperber d'accepter un protocole d'accord proposé par le Secrétaire d'État à la Fonction publique, Georges Tron, qui conduirait à la titularisation de tous les grévistes[49] ; ils sont évacués par la police le 19 avril 2011[50]. Monique Canto-Sperber fait alors l'objet de vives critiques pour sa gestion du conflit[51], qui voit une victoire partielle des protestataires le 26 mai 2011 après que tous les employés grévistes ont reçu un CDI[52]. Le 12 juillet 2011 pendant les vacances scolaires, Monique Canto-Sperber prononce contre six élèves-fonctionnaires de l'ENS, après avis du conseil de discipline, des sanctions (5 avertissements et 1 blâme) ; une manifestation de 100 personnes a protesté le jour même contre ce qui est alors considéré comme « une volonté de la direction de réprimer le mouvement social et syndical »[53].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres des anniversaires[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le Livre du centenaire, Hachette, 1895
  • Collectif, Notre école normale, Belles lettres, 1994
  • Jean-François Sirinelli (dir.), École normale supérieure : le livre du bicentenaire, PUF, 1994.

Témoignages[modifier | modifier le code]

Travaux anciens[modifier | modifier le code]

  • Adoniram Judson Ladd, École normale supérieure An Historical Sketch, Herald Publications Company, Grand Forks, N.D., 1907, lire en ligne

Travaux récents[modifier | modifier le code]

  • Paul Dimoff, La Rue d’Ulm à la Belle époque (1899-1903), imp. G. Thomas, 1970
  • François Dufay et Pierre-Bertrand Dufort, Les Normaliens. De Charles Péguy à Bernard-Henri Lévy, un siècle d'histoire, J.-C. Lattès, 1993 (ASIN 2709613077) ;
  • Michèle Ferrand, Françoise Imbert et Catherine Marry, L'Excellence scolaire : une affaire de famille. Le cas des normaliennes et normaliens scientifiques, L'Harmattan, coll. « Bibliothèque de l'éducation », 1999 (ISBN 2-7384-8221-X) ;
  • Pascale Hummel, Humanités normaliennes. L'enseignement classique et l'érudition philologique dans l'École normale supérieure au XIXe siècle, Les Belles Lettres, coll. « Études anciennes », no 298, 1995 (ISBN 2-251-32645-6) ;
  • Pascale Hummel, Regards sur les études classiques au XIXe siècle. Catalogue du fonds Morante, Paris, Presses de l’École normale supérieure, 1990.
  • Pascale Hummel, Pour une histoire de l’École normale supérieure : sources d’archives (1794-1993), en collaboration avec A. Lejeune et D. Peyceré, Paris, Archives nationales–Presses de l’École normale supérieure, 1995.
  • Stéphane Israël, Les Études et la guerre. Les normaliens dans la tourmente, Éditions Rue d'Ulm, 2005
  • Nicole Masson, L'École normale supérieure : les chemins de la liberté, Gallimard, coll. « Découvertes », 1994 (ASIN 2070532844 ) ;
  • Éric Méchoulan, Pierre-François Mourier, Normales Sup' : des élites pour quoi faire ?, L'Aube, coll. « Mondes en cours », 1994
  • Michel Nusimovici, Les écoles de l'an III, 2010 [2]
  • Robert Flacelière, Normale en péril, Presses universitaires de France, 1971
  • Jean-François Sirinelli, Génération intellectuelle. Khâgneux et normaliens dans l'entre-deux-guerres, Fayard, 1988

L'ENS dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Jules Romains, Les Copains, Paris, 1913
  • Roger Martin du Gard, Les Thibault[54] : Martin du Gard (ancien élève de l'École des chartes) décrit assez en détail l'attente avant l'affichage des résultats en juin 1914. Jacques Thibault est reçu troisième ; son père lui demande : « Pourquoi pas premier ? ». Par la suite, Jacques Thibault quitte la France pour se réfugier en Suisse, avant de se faire tuer en survolant le front pour distribuer des tracts pacifistes.
  • Paul Nizan, La Conspiration, 1938 : Nizan (ancien élève de l'ENS) imagine qu'en 1928 un groupe d'élèves issus de la haute bourgeoisie créent une revue La Guerre civile communiste et organisent une conspiration communiste[55]. Prix Interallié 1938.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites liés à l’école[modifier | modifier le code]

Enquêtes sur l'origine sociale des élèves[modifier | modifier le code]

Histoire de l'école[modifier | modifier le code]

L’École normale supérieure : bientôt 208 ans de présence au Quartier latin, communication à l'ENS, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Responsabilités et compétences élargies (RCE) dévolues aux EPSCP autres que les universités, prévues par la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités universitaires (LRU)
  2. Décret du 11 juin 2009 (J.O. du 13 juin 2009)
  3. En réalité secrétaire générale, conformément à l'article 11 du décret du 26 août 1987 modifié relatif à l’École normale supérieure
  4. a, b, c, d et e Faits et chiffres sur le site de l'École normale supérieure.
  5. Fonctionnaires-stagiaires recrutés par concours
  6. Décret n°2000-250 du 15 mars 2000 portant classification d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel
  7. Cf. chanson citée par Alain Peyrefitte dans Rue d'Ulm : « On peut attraper du mal/A Normale. ». Alors que « l'École normale » serait ambigu, connotant d'abord les écoles normales d'instituteurs, l'abréviation « Normale » est normalement utilisée pour l'ENS.
  8. Selon les termes de l'article 2 du décret du 26 août 1987
  9. Aux termes du décret du 26 août 1987, ce dernier exerce à l'égard de l'établissement les compétences dévolues aux recteurs, assurant ainsi son indépendance vis-à-vis des universités.
  10. Écoles de l'an III
  11. Les deux premiers volumes de ces cours sont parus aux Éditions Dunod en liaison avec les manifestations du bicentenaire de la Révolution que présidait Jean-Noël Jeanneney, avec le soutien de la mission du bicentenaire. Les leçons de mathématiques (Laplace, Lagrange, Monge), publiées en 1992 sous la direction de Jean Dhombres, constituent une somme des savoirs de cette discipline à la fin du XVIIIe siècle. L’impact de ces leçons sur l’enseignement des sciences de la première partie du XIXe siècle fut considérable, en particulier à l’École polytechnique. Les leçons d’histoire, de géographie et d’économie politique (Volney, Buache de la Neuville, Mentele, Vandermonde) sont parues en 1994 sous la direction de Daniel Nordman. Elles représentent une somme des connaissances de l’époque en sciences humaines et sociales et préfigurent le développement futur de ces disciplines. L’École normale supérieure, consciente de la valeur patrimoniale exceptionnelle de ces textes, a pris le relais pour la publication des volumes suivants. Le volume consacré aux cours de sciences expérimentales : leçons de physique, de chimie, d’histoire naturelle (Haüy, Berthollet, Daubenton) est paru début 2006 sous la direction d’Étienne Guyon aux éditions Rue d'Ulm. Il apporte un éclairage original sur ces sciences dans une période décisive. Les leçons d’analyse de l’entendement, art de la parole, littérature, morale (Garat, Sicard, La Harpe, Bernardin de Saint-Pierre) sont parus en 2008 sous la direction de Béatrice Didier et Jean Dhombres. Un cinquième volume d’introduction historique générale sur l’institution de l’École normale de l’an III, sous la direction de Dominique Julia, viendra conclure cette série. L’ensemble constituera ainsi, à l’instar de l’Encyclopédie mais dans un esprit différent, un témoignage unique sur l’état du savoir à la fin du siècle des Lumières.
  12. Jean Leclant, « L'École normale supérieure et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : passé, présent et futur », 'Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres', 1999, 138, no 4
  13. Serge Benoît, « La rue d'Ulm », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris : les palais de la science, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 1999 (ISBN 2-913246-03-6), p. 177-181, spécialement p. 177.
  14. Jean-François Sirinelli (dir.), École normale supérieure. Le livre du bicentenaire, PUF, 1994, p. 431
  15. Décret du 10 novembre 1903.
  16. Décret du 24 juillet 1985 relatif à la création d'établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel.
  17. Avant 1940, les femmes avaient le droit de passer le concours de la rue d'Ulm. Deux exemples fameux sont Simone Weil, entrée à Ulm en 1928, et l'académicienne Jacqueline de Romilly, en 1933.
  18. « ENS : une école au bord de la crise de nerfs », in nouvelobs.com, 29 novembre 2011.
  19. biologie.ens.fr
  20. chimie.ens.fr
  21. philosophie.ens.fr
  22. histoire.ens.fr
  23. Remarque at ENS
  24. [geographie.ens.fr http://www.geographie.ens.fr/]
  25. Cinq grandes écoles parisiennes créent une fondation dans Le Monde du 16 avril 2010.
  26. Site officiel du classement QS World Universities
  27. Site officiel du classement THE
  28. Site officiel du classement ARWU
  29. Seuls les étudiants recrutés par concours sont qualifiés d'élèves, comme le définit l'article 25 des statuts de l'École.
  30. Concours sciences sur le site de l'École normale supérieure
  31. Voir page sur le recrutement des étudiants sur le site de l'École.
  32. Loi n° 48-1314 du 26 août 1948 attribuant aux élèves des écoles normales supérieures le traitement et les avantages afférents à la condition de fonctionnaire stagiaire et loi n° 54-304 du 20 mars 1954 accordant la qualité de fonctionnaire stagiaire à tous les élèves des écoles normales supérieures. Ces dispositions concernent les élèves français ou, depuis 1994, ressortissants d'un État membre de l'Union européenne.
  33. Loi du 10 mai 1806 relative à la création de l'Université impériale, art. 118
  34. Organisée conjointement avec l'Université Panthéon-Sorbonne depuis 2005. 10 normaliens (sur 40 postes) ont été admis au concours externe de l'ENA en 2007. Cf. rapport du jury du concours d'entrée 2007, pp. 6 et 7.
  35. Environ 14 % selon une étude du sociologue Christian Baudelot (2005).
  36. « Notice no PA00132985 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Présentation de la bibliothèque sur le site de l’ENS
  38. Serge Benoît, « La rue d'Ulm », p. 178.
  39. Serge Benoît, « La rue d'Ulm », p. 179.
  40. Serge Benoît, « La rue d'Ulm », p. 180.
  41. http://www.cof-ulm.fr
  42. La déclaration d'association est disponible sur le site de l'association des élèves
  43. [PDF]« Le Laboratoire International Associé du CNRS « SALADYN » », sur ambafrance-cn.org (consulté le 23 mai 2013)
  44. NS Infos
  45. http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1469
  46. Chaire de la vision artificielle - http://www.fondation.eads.com/content/fr/Recherche-fondamentale/Chaires/Chaire-de-la-vision-artificielle
  47. « Débat sur Israël : l'ENS condamnée pour entrave à la liberté d'expression », Le Monde, 1er mars 2011 ; texte de l'ordonnance du TA de Paris
  48. CE, ord. réf., 7 mars 2011, no 347171
  49. « Les non-titulaires de l'ENS durcissent le ton », L'Humanité, 24 mars 2011.
  50. « Les occupants de Normale-Sup évacués », Le Monde, 19 avril 2011.
  51. « Lutte contre la précarité à l'ENS : rassemblement contre la répression vendredi 6 avril 11 h 14 », site de la tendance CLAIRE du NPA, brève du 7 avril 2011.
  52. « Sortie de conflit à l'ENS : une immense victoire pour les salariés », L'Humanité.fr, 27 mai 2011.
  53. « ENS/précaires: 6 élèves sanctionnés », [Le Figaro],‎ 12 juillet 2011 (lire en ligne)
  54. Référence précise à déterminer. Sans doute dans L'été 14.
  55. Lien externe : Lectures de Sophie