Primaire présidentielle socialiste de 2011

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Primaire présidentielle socialiste de 2011
François Hollande (Journées de Nantes 2012).jpg
François HollandeParti socialiste
Voix 1 607 268
  
56,57 %
Parti socialiste Paris rally regional elections 2010-03-11 n05.jpg
Martine AubryParti socialiste
Voix 1 233 899
  
43,43 %
Président
Élu

La primaire présidentielle socialiste de 2011, nommée officiellement primaires citoyennes, est l'élection organisée par le Parti socialiste et le Parti radical de gauche afin de désigner leur candidat commun à l'élection présidentielle française de 2012. Le scrutin de désignation du candidat a lieu le 9 octobre 2011, suivi d'un second tour le 16 octobre suivant. Contrairement aux deux primaires précédentes de 1995 et 2006, elle est ouverte à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales qui se reconnaissent « dans les valeurs de la gauche et de la République », et non aux seuls militants des partis concernés.

Six candidats, François Hollande, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet se présentent et arrivent dans cet ordre au premier tour du scrutin. Au second tour, François Hollande l'emporte face à Martine Aubry. Avec près de 2,7 millions de participants au premier tour et 2,9 millions au second, cette primaire est considérée comme un succès par la plupart des éditorialistes.

Modalités du scrutin[modifier | modifier le code]

Mise en place sur proposition du secrétaire national du Parti socialiste à la rénovation Arnaud Montebourg, la primaire socialiste de 2011 n'est pas réservée aux seuls militants socialistes, contrairement aux primaires de 1995 et de 2006, mais ouverte à l'ensemble des sympathisants de gauche.

Les candidatures à la primaire citoyenne ont été déposées entre le 28 juin 2011 et le 13 juillet 2011. L'élection a eu lieu le 9 octobre 2011 et compte tenu du résultat un second tour est organisé le 16 octobre 2011[1].

Pour voter à la primaire, l'électeur doit remplir un certain nombre de conditions :

  • être inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010 ou pour les Français mineurs : avoir 18 ans au moment de la présidentielle ou être membre du PS, du PRG, du MJS, ou des Jeunes Radicaux de gauche ; les étrangers pourront également voter s'ils sont membres du PS français, du PRG, du MJS ou des JRG.
  • verser une participation volontaire pour financer cette primaire (au minimum 1 €) ;
  • signer par l'émargement une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche (les listes d'émargement seront par la suite détruites sous le contrôle d'huissiers[2]). Voici l'engagement tel qu'il a été adopté[3] : « Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. »

Seuls peuvent être candidats les membres du Parti socialiste ayant reçu un nombre suffisant de parrainages d'élus (5 % des parlementaires socialistes soit 17 parrainages, ou 5 % des membres titulaires du conseil national du Parti socialiste soit 16 parrainages, ou 5 % des conseillers régionaux ou généraux socialistes soit 100 parrainages issus d’au moins 10 départements et 4 régions, ou 5 % des maires socialistes des villes de plus de 10 000 habitants soit 16 parrainages issus d’au moins 4 régions). Il n'est autorisé qu'un seul parrainage par personne[4]. Les partis de gauche peuvent participer à la primaire s'ils le souhaitent. Parmi les partis de gauche ayant soutenu la candidate socialiste en 2007, seul le PRG de Jean-Michel Baylet participe à la primaire, après avoir un temps émis « des réserves importantes » et posé plusieurs conditions[5]. Le MRC de Jean-Pierre Chevènement avait quant à lui exclu toute participation[6]. EELV a également refusé de participer à la primaire socialiste[7]. Le PCF et le PG de Jean-Luc Mélenchon ne participèrent pas à la primaire pour se présenter ensemble aux échéances de 2012 dans le cadre du Front de gauche.

Si un candidat obtient la majorité absolue (plus de 50 % des voix), c’est lui qui est désigné. Dans le cas contraire, les deux candidats arrivés en tête au soir du 9 octobre sont qualifiés pour le second tour.

Pour organiser ces primaires, le Parti socialiste a désigné une Haute autorité, chargée d'enregistrer les candidatures, de contrôler les opérations et de proclamer les résultats définitifs des primaires. Les juristes Jean-Pierre Mignard et Mireille Delmas-Marty, ainsi que le préfet Rémy Pautrat, sont ainsi responsables de la Haute autorité qui supervise le processus des primaires pour 2012[8].

Contexte[modifier | modifier le code]

Logotype de la primaire présidentielle socialiste.

En octobre 2009, les adhérents du Parti socialiste approuvent, à 67,91 %, le principe des primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012[9].

En janvier 2010, pour Gaël Sliman de l'institut de sondage BVA, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry dominent leurs concurrents éventuels, ce qui atteste d'une évolution par rapport à une situation antérieure où aucun favori n'émergeait[10].

En avril 2010, celui qui était alors le seul candidat déclaré, Manuel Valls, dénonce un éventuel accord préalable passé entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius pour ne pas être en concurrence lors de la primaire[11]. L'existence de cet accord n'est pas niée par Laurent Fabius, qui confirme, en août suivant, qu'une « concertation des intelligences » a bien lieu entre lui, les deux candidats favoris des sondages et « d'autres dirigeants » du PS. Cette concertation en comité réduit devrait se solder par des désistements avant la primaire car, selon l'ancien Premier ministre, « nous n'allons pas, tels les héros d'Homère, nous défier les uns les autres[12] ». Les propos de Laurent Fabius sont appuyés par son ancien bras-droit rallié à Martine Aubry, Claude Bartolone, qui déclare en septembre 2010 : « Il y aura entente. Je suis persuadé qu'il y aura comme candidature, ou celle de Dominique Strauss-Kahn, ou celle de Martine Aubry[13] ». L'idée d'une primaire réduite à une simple confirmation d'un accord entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry est alors vivement combattue par les représentants des différents candidats déclarés ou pressentis.

En juin 2010, Ségolène Royal annonce qu'elle est prête à renoncer à son ambition si les sondages la donnent perdante[14], au nom de la « solidarité » avec Aubry et Dominique Strauss-Kahn[15]. Toutefois, le 3 octobre 2010, sur la chaîne France 5, elle déclare que sa candidature reste possible sous certaines conditions : « Bien évidemment, si je suis en situation, s'il y a un rassemblement, si je suis soutenue, si je suis désignée par les primaires[16]... »

Le 15 mai 2011, le candidat pressenti et favori à la primaire, Dominique Strauss-Kahn, est accusé d'avoir commis une agression sexuelle à New York. Son arrestation bouleverse la primaire socialiste. François Hollande, dont l'écart avec Dominique Strauss-Kahn se réduisait de semaine en semaine, et Martine Aubry, qui avait semblé s'effacer et se résoudre à une candidature du directeur général du FMI, seraient alors, selon les sondages, les candidats les mieux placés pour l'élection présidentielle.

Le 19 mai 2011, Le Changement, projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, est approuvé par 95,14 % des adhérents[17]. Il doit servir de base au vainqueur des primaires.

Le 6 avril 2011, Gérard Larcher, alors président du Sénat, s'interroge sur la légalité de la primaire organisée par le Parti socialiste, notamment en ce qui concerne l'utilisation des fichiers électoraux. Il souhaite par ailleurs que le Sénat se penche sur ces primaires en commission des lois[18]. Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, reconnaît que la primaire est légale[19]. Mais il considère qu'elle pose un problème grave car elle reviendra à publier une liste des opinions politiques des Français ; ainsi il demande des garanties sur la destruction immédiate des listes d'émargement[20], ce à quoi s'engage le Parti socialiste[21]. L'UMP édite un tract avec comme slogan « primaires du PS = fichage politique »[22].

Le 23 juin 2011, le journaliste Guillaume Roquette se demande ce qu'on aurait dit « si le Front national avait réclamé à l’État le fichier des électeurs pour départager Bruno Gollnisch et Marine Le Pen [23]? ». Le 14 juillet 2011, l'écrivain Denis Tillinac estime que le droit au secret du vote est mis en cause par cette élection interne à une tendance politique qui utilise les fichiers officiels des électeurs[24]. Avant le premier tour, le député du Rhône Michel Havard fait part de son opposition « à l'organisation des primaires socialistes dans les écoles de la République » et envoie une lettre à tous les directeurs des écoles primaires de Lyon afin de les informer[25]. Le Cri du Contribuable s'interroge sur leur coût pour le contribuable parisien[26] et l'opposition municipale pose la même question à Lyon[27].

La CNIL se prononce à deux reprises sur le dispositif informatique envisagé, le 12 mai[28] et le 25 juillet 2011[29]. Elle souligne notamment que l’établissement de copies des listes électorales est conforme à la loi, qu’il n’y a pas d’enregistrement informatique des participants à la primaire et que les listes papier seront détruites au plus tard le 6 novembre 2011. La Commission indique en outre qu'elle « suivra avec la plus grande vigilance l'ensemble du processus de ces primaires pour s'assurer qu'il s'effectue dans le respect des droits des personnes. »

Le 10 octobre 2011, la majorité gouvernementale UMP minore le succès de la primaire et évoque « un problème de secret du vote[30] ».

Le 18 octobre 2011, Jean-Pierre Mignard[31], président de la Haute autorité des primaires, annonce que les listes électorales comportant les émargements des millions de votants seront détruites le 21 octobre 2011 (conformément au processus validé par la CNIL)[32].

Candidats[modifier | modifier le code]

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Le 20 juillet 2011, la Haute Autorité des primaires citoyennes arrête la liste officielle des candidats dans l'ordre suivant, déterminée par tirage au sort[33] :

Nom, âge[a 1] Fonctions et notes
Arnaud Montebourg Arnaud Montebourg
(48 ans)[a 1]

Arnaud Montebourg, chargé de la mise en place des primaires de 2011, présente officiellement sa candidature le 20 novembre 2010[34]. Arnaud Montebourg considère sa candidature comme « celle d'un programme de transformation » et prône la fondation d'une « VIe République[35] ». Lors de son annonce de candidature, il déclare : « Devant ce champ de ruine qu’est devenu le système politique, il faut avoir le courage de construire une démocratie nouvelle qui nous aidera à réaliser notre mutation. C’est ce que je vous propose de bâtir ensemble ». Plus qu'une simple candidature à la primaire, Arnaud Montebourg se dit « candidat à la victoire[36] ».

Martine Aubry à une réunion politique de la campagne pour les régionales françaises de 2010 du Parti socialiste au Cirque d'hiver de Paris. Martine Aubry
(60 ans)[a 1]

Sans officialiser une candidature ou une non-candidature, Martine Aubry annonce dès 2010 qu'elle ne sera pas candidate contre Dominique Strauss-Kahn, étant prête à s'effacer au profit du candidat le mieux placé dans les sondages. La même année, elle déclare qu'elle annoncera sa décision définitive quelques jours avant le dépôt des candidatures à la primaire, soit en juin 2011.

Le 3 mai 2011, Le Nouvel Observateur annonce que Martine Aubry aurait annoncé à son entourage son intention de ne pas être candidate à la primaire socialiste, et de soutenir Dominique Strauss-Kahn, favori des sondages[43]. Cette information est démentie par l'intéressée[44]. Quelques jours plus tard, la mise en cause de Dominique Strauss-Kahn dans une affaire d'agression sexuelle relance l'idée d'une candidature de Martine Aubry à la primaire. Elle déclare le 22 mai 2011 qu'elle « prendra ses responsabilités », sans toutefois déclarer officiellement sa candidature[45].

Martine Aubry se déclare officiellement candidate le jour de l'ouverture des dépôts des candidatures, le 28 juin 2011[46].

Jean-Michel Baylet Jean-Michel Baylet
(64 ans)[a 1]

Le 4 juin 2011, le PRG annonce que Jean-Michel Baylet pourrait envisager de se présenter à la primaire socialiste. Le 6 juillet 2011, le PRG confirme la candidature de l'ancien ministre à la primaire socialiste[74].

Photographie de Manuel Valls à la Journée du livre politique, en avril 2009. Manuel Valls
(48 ans)[a 1]

Manuel Valls fait partie des premiers socialistes à annoncer sa candidature à la primaire. Le 14 juin 2009, il déclare : « Si on ne me prouve pas qu'un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement - et pour l'instant je ne vois pas - je porterai ces idées moi-même […] Clairement, je serai candidat à des primaires pour représenter les socialistes et la gauche à la présidentielle[82] ». Il confirmera ces propos le 9 avril 2010 en déclarant : « En exprimant mon souhait d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012, j'espère créer les conditions d'une nouvelle donne pour notre nation[83] ». Il estime le 2 janvier 2011 que si la gauche l'emporte il faudra « déverrouiller les 35 heures »[84].

Après s'être rallié à une éventuelle candidature de Dominique Strauss-Kahn, l'inculpation de ce dernier pour agression sexuelle pousse Manuel Valls à annoncer à nouveau officiellement sa candidature à la primaire socialiste le 7 juin 2011[85].

François Hollande François Hollande
(56 ans)[a 1]

François Hollande se déclare officiellement candidat à la primaire socialiste le 31 mars 2011, à la suite de sa réélection à la présidence du conseil général de la Corrèze.

Dans le cadre de la précampagne de la primaire socialiste, François Hollande apparaît comme le concurrent de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et favori des sondages. Il affirme sa volonté de devenir un « président normal[92] » et effectue plusieurs voyages en province. Alors que les intentions de vote en faveur de François Hollande continuent à progresser[93], Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle et arrêté à New York le 14 mai 2011, ce qui empêche son retour en France. Dès lors considéré comme le favori de la primaire, François Hollande doit faire face à la montée de Martine Aubry dans les enquêtes d'opinion à la suite de l'annonce, le 28 juin 2011, de la candidature de cette dernière. À partir de la mi-juillet, François Hollande est de nouveau en tête des sondages. Durant la campagne, il est notamment critiqué pour son bilan à la tête du Parti socialiste et à son manque d'expérience ministérielle[94].

Au second tour, les quatre candidats éliminés au premier tour Jean-Michel Baylet, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls le rallient[95].

Ségolène Royal lors de la 3e édition de la fête de la Fraternité à Arcueil, le samedi 18 septembre 2010. Ségolène Royal
(57 ans)[a 1]

Ségolène Royal annonce sa candidature à la primaire socialiste le 29 novembre 2010 dans les colonnes du journal La Nouvelle République et déclare : « J’ai longuement réfléchi et beaucoup consulté. Le moment est venu d’avancer dans la clarté et la simplicité : ma réponse est oui. Je sais d’expérience qu’il faut plus que quelques mois pour se préparer et pour rassembler. Qui ne voit que la droite est déjà en campagne d’ailleurs elle ne s’en cache pas[152] ». Sa candidature est perçue comme une surprise par la plupart des observateurs, car la Première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry avait évoqué un accord possible de candidature commune entre elle-même, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, conformément à ce que Ségolène Royal avait proposé six mois plus tôt[153]. Mais après la déclaration de Martine Aubry, elle avait cependant démenti toute idée de pacte entre eux[154]. À deux jours de l'ouverture officielle du dépôt des candidatures, le 26 juin 2011, Ségolène Royal annonce officiellement et confirme sa candidature à la primaire lors d'une réunion politique à Arçais dans le Marais poitevin en Poitou-Charentes[155]. Le 29 juin 2011, elle est la première à faire parvenir par courrier sa liste de parrainages d'élus, composées de 100 conseillers régionaux et départementaux issus de 4 régions et de 8 départements différents. Ségolène Royal précise qu'elle a « choisi de mobiliser les élus de base » et ajoute qu'elle n'est pas « dans la course aux signatures, car la primaire ne sera pas un congrès du PS[156] ».

Elle s'était présentée à la primaire présidentielle socialiste de 2006, qu'elle avait remportée avec 60,65 % des voix, au premier tour, face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Elle fut par la suite battue au second tour de l'élection présidentielle de 2007 par Nicolas Sarkozy en récoltant 46,94 % des voix.

  1. a, b, c, d, e, f et g Âges des candidats au 20 juillet 2011, date de dépôt des candidatures.

Campagne[modifier | modifier le code]

Critiques entre les candidats[modifier | modifier le code]

La primaire se déroule dans un climat relativement serein selon l'avis des observateurs. Le Monde évoque ainsi une campagne « qui n'aura pas été marquée par les déchirements fratricides, dont les socialistes ont pourtant le secret »[176]. La droite, qui s'était montrée hostile à l'évènement, reconnaît progressivement l'intérêt politique d'un tel évènement[177].

Quelques escarmouches ont toutefois émaillé la campagne. Au début du mois de septembre 2011, alors que les sondages donnent Martine Aubry et François Hollande favoris, Ségolène Royal critique ses deux adversaires et demande une intervention de la Haute autorité des primaires pour interdire la publication de sondages, qu'elle juge imprécis et partiaux[178]. La Haute autorité appelle à interpréter les sondages avec prudence et demande aux instituts de sondages de ne pas publier d'enquête la veille des scrutins[179].

Après l'affaire Dominique Strauss-Kahn, la campagne de la primaire est marquée par des affaires touchant Jean-Michel Baylet et plusieurs dirigeants locaux du Parti socialiste (Jean-Noël Guérini, Robert Navarro, Patrick Sève, Bernard Granié). Martine Aubry est critiquée par Arnaud Montebourg au sujet de sa gestion de l'affaire Jean-Noël Guérini, qui est mis en examen le 8 septembre 2011[180]. François Hollande est lui aussi critiqué pour avoir couvert le « système Guérini » lorsqu'il était premier secrétaire et pour avoir intégré dans son équipe de campagne Robert Navarro, exclu du PS après la découverte de factures de la fédération de l'Hérault à son profit personnel[181],[182].

Le 7 septembre 2011, une interview indirecte de Ségolène Royal paraît dans Le Figaro[183]. Le journaliste rapporte des paroles censées avoir été tenues par la candidate sur ses concurrents : « Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? » Quant à Martine Aubry, Ségolène Royal fustige sa méconnaissance des campagnes : « Sa seule expérience électorale, c'est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n'est pas facile. » La Haute autorité des primaires fait, le 8 septembre, une « recommandation » non nominative ; elle rappelle que la charte éthique des primaires « prohibe tout dénigrement de la personne des candidats » et que « les candidats doivent toujours garder à l’esprit qu’à la compétition succèdera le rassemblement »[184]. Cette recommandation est analysée par les médias comme étant principalement adressé à Ségolène Royal[185]. Ségolène Royal affirme avoir parlé de « façon informelle » avec des journalistes en disant par ailleurs « des choses très positives sur les socialistes » non reprises par Le Figaro, et ajoute que ses propos ont été « sortis de leur contexte ». Elle dit n'avoir jamais donné aucune interview au Figaro, comme l'ont laissé penser les médias ayant relayé cette information et affirme qu'ils « essaient de dresser les socialistes les uns contre les autres, mais ils n’y parviendront pas »[186]. Le 12 septembre 2011, Delphine Batho a demandé à rencontrer la Haute autorité des Primaires et lui rappelle que dans le passé certains propos ont pu être tenus à l'encontre de Ségolène Royal « sans que la Haute autorité des Primaires citoyennes n’ait jusqu’à ce jour pris de recommandation »[187], faisant allusion notamment aux propos qu'avait tenus Martine Aubry sur le plateau du Grand Journal, à la question : « Qu'est-ce que Martine Aubry a que Ségolène Royal n'a pas ? », elle avait répondu : « Je suis brune, elle est blonde »[188]. En réponse, la Haute autorité lui indique que cette recommandation vise tous les manquements « y compris ceux qui auraient pu être relevés à l’encontre de Madame Ségolène Royal ou d’autres candidat(e)s ».

Durant l'entre-deux-tours, une vive polémique naît d'une interview accordée par Martine Aubry à 20 Minutes, dans laquelle elle estime que le système médiatique « s'est créé son candidat » en la personne de François Hollande[189]. Ce dernier qualifiera ce jugement de « dérapage » (plusieurs de ses lieutenants réagissant de manière beaucoup plus vive en critiquant notamment l’emploi d’une « rhétorique semblable à celle de l'extrême droite »), avant que Martine Aubry ne maintienne ses propos[190] et que la Haute Autorité des Primaires ne lance un appel au calme[191].

Débats entre les candidats[modifier | modifier le code]

Les six candidats à l'investiture socialiste ont participé à trois débats télévisés avant le premier tour de la primaire. Le premier de ces débats est organisé par France Télévisions, le 15 septembre 2011 en début de soirée, en partenariat avec le journal Le Monde. Les deux autres ont eu lieu après les élections sénatoriales du 25 septembre 2011 donnant la majorité aux partis de gauche. Le 28 septembre, un débat s'est tenu en fin d'après-midi en collaboration avec I-Télé, Europe 1, Le Parisien et les chaînes parlementaires. Le 5 octobre, le dernier débat a réuni les six candidats sur BFM TV en partenariat avec RMC, Le Point et de nouveau les chaînes parlementaires. Pour le second tour, France Télévisions organise un débat entre les deux finalistes le 12 octobre 2011[192].

Débat du 15 septembre 2011[modifier | modifier le code]

Le premier débat entre les candidats à la primaire est diffusé le 15 septembre 2011 sur France 2. Les six candidats se présentent un par un, durant une minute. Ensuite, ils se succèdent pour répondre séparément aux questions de David Pujadas et Fabien Namias, dix minutes chacun, sur le thème de leur programme économique puis le thème de leur choix (Arnaud Montebourg : le pouvoir d'achat ; Jean-Michel Baylet : sujets de société ; Ségolène Royal : les institutions de la République ; François Hollande : le nucléaire ; Manuel Valls : l'immigration ; Martine Aubry : le pouvoir d'achat.) Enfin, les six candidats sont réunis sur le même plateau pour un débat, où finalement, seuls Martine Aubry et François Hollande auront un échange direct sur le thème du nucléaire.

Débat du 28 septembre 2011[modifier | modifier le code]

Le deuxième débat entre les candidats à la primaire est diffusé simultanément sur Public Sénat et sur I-Télé le 28 septembre 2011, soit trois jours après la victoire de la gauche aux élections sénatoriales. Les six candidats ont tout d'abord répondu à la question « Quelle première mesure prendriez-vous si vous étiez élu Président de la République ? » puis ont confronté leurs idées au cours d'un débat présenté par Arlette Chabot et Michaël Darmon.

Débat du 5 octobre 2011[modifier | modifier le code]

Le troisième et dernier débat avant le premier tour de la primaire est diffusé le 5 octobre 2011 à partir de 20h30 sur BFM TV, RMC Info et Public Sénat ; il est présenté par Olivier Mazerolle, secondé de Gilles Leclerc, Laurent Joffrin et Christophe Jakubyszyn.

Débat du 12 octobre 2011[modifier | modifier le code]

Le quatrième débat, avant le deuxième tour de la primaire, opposant les deux finalistes Martine Aubry et François Hollande, est diffusé le 12 octobre 2011 à partir de 20h35 sur France 2.

Prises de position pour le second tour[modifier | modifier le code]

Candidats éliminés au premier tour[modifier | modifier le code]

Au soir du premier tour, le 9 octobre 2011, Manuel Valls (5,63 % des voix), annonce son soutien à François Hollande pour le second tour[194].

Le 10 octobre 2011, après avoir consulté les instances du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet (0,64 % des voix) annonce son soutien à François Hollande[195].

Le 12 octobre 2011, Ségolène Royal (6,95 % des voix) annonce son soutien à François Hollande « notamment pour amplifier le résultat du premier tour » et « parce que les solutions neuves qu’[elle] défend seront prises en compte dans le programme du candidat »[196].

Le 13 octobre 2011, lors du dernier meeting de François Hollande tenu au Bataclan, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet sont présents, de même que Dominique Bertinotti, directrice de campagne de Ségolène Royal[197].

Le 14 octobre 2011, Arnaud Montebourg (17,19 % des voix), qui avait écrit aux deux finalistes et reçu leurs réponses, ne donne pas de consigne de vote, mais indique qu'« à titre exclusivement personnel », il votera pour François Hollande[198]. Après avoir expliqué qu'il aurait voté pour Martine Aubry si « elle avait été en tête », il effectue une visite à Ris-Orangis en compagnie de François Hollande[199].  

Autres prises de position[modifier | modifier le code]

Bien qu'Europe Écologie Les Verts ne soutienne officiellement aucun candidat, son porte-parole, Jean-Vincent Placé, déclare que « la majorité » des adhérents et sympathisants d'EELV « a voté Aubry »[200]. José Bové, Dominique Voynet, Denis Baupin ou encore Francine Bavay se sont notamment prononcés publiquement en faveur de cette dernière dans l'entre-deux tours[200].

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Le premier tour de la primaire présidentielle socialiste s'est échelonné du samedi 8 octobre 2011 (à partir de 9 heures, pour les territoires et départements d'Outre-mer), au dimanche 9 octobre (pour la métropole, jusqu'à 19h). Les résultats officiels définitifs du premier tour sont publiés le 11 octobre 2011 dans la soirée.

Résultats
Candidats Étiquette Premier tour
Voix %
François Hollande
PS
1 038 188 39,17 %
Martine Aubry
PS
806 168 30,42 %
Arnaud Montebourg
PS
455 601 17,19 %
Ségolène Royal
PS
184 091 6,95 %
Manuel Valls
PS
149 103 5,63 %
Jean-Michel Baylet
PRG
17 055 0,64 %
 
Votants 2 661 231 100,00
Exprimés 2 650 206 99,59
Blancs et nuls 11 025 0,41

Second tour[modifier | modifier le code]

Il s'agit des résultats définitifs communiqués par la Haute autorité des primaires, qui a décidé de ne pas prendre en considération les résultats de 18 bureaux de vote (sur 9425) qui n'ont pas satisfait au règlement électoral.

Résultats
Candidats Étiquette Second tour
Voix %
François Hollande
PS
1 607 268 56,57 %
Martine Aubry
PS
1 233 899 43,43 %
 
Votants 2 860 157 100,00
Exprimés 2 841 167 99,34
Blancs et nuls 18 990 0,66

Sondages[modifier | modifier le code]

La marge d'erreur de ces sondages est estimée à 4,5 points pour 500 personnes interrogées, 3,2 points pour 1 000, 2,2 points pour 2 000 et 1,6 points pour 4 000[201], sous l'hypothèse que l'échantillon constitué pour le sondage est représentatif de la population que l'on veut connaître pour la question étudiée.

Exemple : Pour une enquête réalisé auprès de 1 000 personnes, le candidat A est crédité de 23 %, le candidat B de 20 % et le candidat C de 18 %. La prise en compte de la marge d'erreur, qui est de de 3,2 points, signifie que le score du candidat A serait en réalité compris entre 19,8 et 26,2 %, le candidat B entre 16,8 et 23,2 % et le candidat C entre 14,8 et 21,2 %. Dans ce cas précis, l'ordre d'arrivée des trois candidats dans l'élection réelle pourrait être différent de celui suggéré par les scores de l'enquête.

Les sondages ci-dessous représentent les études d'opinion réalisées depuis 2008 pour le premier tour des élections primaires socialistes. Ceux-ci sont répertoriés en trois catégories : les électeurs ayant l'intention d'aller voter à la primaire, les sympathisants de gauche et les sympathisants socialistes. Ces trois échantillons d'électeurs sont corrélés positivement dans leur évolution des intentions de vote.

Les premiers sondages suivant le congrès de Reims de 2008 du Parti socialiste qui avait vu la victoire de Martine Aubry à la tête du parti indiquent que l'ancienne rivale de cette dernière, Ségolène Royal, fait toujours figure de favorite dans la course des primaires socialistes. Cependant, une possible candidature du directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn est de plus en plus évoquée par les médias et sa popularité monte en flèche. Il est alors largement en tête dans tous les sondages. François Hollande, très bas dans les études d'opinion, monte petit à petit, jusqu'à devenir dès début 2011 le candidat le plus dangereux pour Dominique Strauss-Kahn.

L'arrestation du directeur général du FMI pour agression sexuelle en mai 2011 change la donne et propulse l'ancien Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande dans le costume du nouveau favori pour cette primaire, sur la lancée d'un sondage de la TNS-Sofres publié par le Nouvel Observateur le 25 mai 2011 et retoqué ultérieurement par la Commission des sondages[202]. Il a pour concurrente principale Martine Aubry contre laquelle il est au coude-à-coude après que celle-ci a déclaré sa candidature en juin 2011. Les sondages montrent cependant un écart de plus en plus accru entre les deux rivaux, avec un avantage pour François Hollande.

Premier tour
Second tour

Place et représentation dans la société française[modifier | modifier le code]

  • De nombreux livres ont été publiés en lien avec cette primaire, par les candidats pour faire connaître leur projet (Des Idées et des Rêves et Votez pour la démondialisation ! d'Arnaud Montebourg, Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions de Ségolène Royal), par des journalistes à propos des candidats (Martine Aubry. Les coulisses d'une ambition, Rosalie Lucas, Marion Mourgue, Archipel ; Martine, le destin ou la vie, Isabelle Giordano, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, coll. « Documents Français ») ou des primaires.
  • La primaire socialiste de 2011 a également suscité la création d'un jeu vidéo en ligne, Primaires à gauche, permettant d'incarner les candidats et développé par l'école supérieure de journalisme de Lille avec le soutien de KTM et du journal Le Monde[203],[204],[205].
  • Un bilan complet de cette primaire a été dressé par le think tank Terra Nova, a qui l'on attribue la paternité de cette nouvelle forme de participation démocratique. L'ouvrage dirigé par Olivier Ferrand, écrit avec son secrétaire général Romain Prudent, Florence Chatiel, Marie-Laure Fages et Harold Huwart, intitulé Les primaires : une voie de modernisation pour la démocratie française[206], recense les effets de cette innovation politique sur la société française et présente les moyens de la pérenniser.

Questions soulevées par cette élection[modifier | modifier le code]

Éventualité d'une publication des opinions politiques des Français[modifier | modifier le code]

Selon Claude Guéant, ministre de l'intérieur avant cette élection, les primaires socialistes posent « un problème grave », car elles reviendront à publier « une liste des opinions politiques des Français » selon qu'ils y prendront part ou non, a déclaré mardi à l'Assemblée nationale Claude Guéant. « Je suis heureux que le Parti socialiste reconnaisse qu'il y a un problème. Et je pense qu'il y a un problème grave parce que publier par différence une liste des opinions politiques des Français, c'est sérieux, c'est grave »[207].

Le parti socialiste a résolu ce problème en détruisant les listes d'émargement.

Dépassement des comptes de campagne[modifier | modifier le code]

Dans une requête adressée au Conseil Constitutionnel le 9 mai 2012, Maryse Joissains-Masini, députée et maire de la ville d'Aix-en-Provence, relève le dépassement des comptes de campagne de François Hollande et tente d'obtenir l'annulation de l'intégralité des opérations électorales de l'élection présidentielle[208].

Propagande abusive[modifier | modifier le code]

Dans une requête adressée au Conseil Constitutionnel le 9 mai 2012, Maryse Joissains-Masini, députée-maire de la ville d'Aix-en-Provence relève la propagande abusive ayant entaché fortement l'équilibre du scrutin et tente d’obtenir l'annulation de l'intégralité des opérations électorales de l’élection présidentielle[208].

Complicité d'infraction à la loi syndicale[modifier | modifier le code]

Dans une requête adressée au Conseil Constitutionnel le 9 mai 2012, Maryse Joissains-Masini, députée-maire de la ville d'Aix-en-Provence relève une complicité d'infraction à la loi syndicale et tente d’obtenir l'annulation de l'intégralité des opérations électorales de l’élection présidentielle[208].

Exhaustivité des thèmes abordés lors des débats[modifier | modifier le code]

La question de l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe (mariage homosexuel) a fait l'objet de prises de position des candidats individuellement, notamment de Manuel Valls[209], mais n'a pas été abordée lors des quatre débats télévisés de la primaire[N 2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Hessel soutient également la candidature de Nicolas Hulot pour la Primaire présidentielle écologiste de 2011.
  2. Cela peut être vérifié dans cet article pour le débat du 15 septembre 2011. Pour les autres débats, les thèmes abordés ne sont pas encore indiqués dans cet article

Références[modifier | modifier le code]

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  167. Présidentielles : Gambier soutient Royal
  168. Pour Ségolène Royal, c'est toujours : objectif 2012
  169. Ségolène Royal à la mine et au charbon
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  180. « L'affaire Guérini peut empoisonner la primaire », Le Figaro, 8 septembre 2011.
  181. « Les frais de bouche du sénateur Navarro », Le Figaro, 7 septembre 2011.
  182. « Guérini, Navarro : ces affaires qui empoisonnent le PS », nouvelobs interactif, 9 septembre 2011.
  183. Royal éreinte Hollande et Aubry Le Figaro, 7 septembre 2011
  184. Recommandation no 10 sur l'éthique dans la campagne Haute Autorité des primaires citoyennes, 8 septembre 2011
  185. Primaires PS : rappel à l'ordre après les critiques de Ségolène Royal TF1 News, 8 septembre 2011.
  186. Critiques contre Hollande et Aubry : Royal assure que ses propos ont été sortis de leur contexte Le Figaro, 7 septembre 2011
  187. Rencontre entre Madame Delphine BATHO, députée et représentante de Madame Ségolène ROYAL et la Haute autorité des Primaires citoyennes
  188. Martine Aubry : "Ségolène Royal est blonde"
  189. Martine Aubry: «Le système a choisi Hollande car il est plus facile à battre pour Sarkozy», 20 Minutes, 13 octobre 2011
  190. « "Fébrilité" et "dérapage" : le ton monte entre les camps Aubry et Hollande », Le Monde, 14 octobre 2011
  191. « Les responsables de la primaire PS lancent un appel au calme », Le Monde, 15 octobre 2011
  192. Primaire PS : trois débats télévisés auront lieu entre les candidats
  193. En fait, en 1992, Arnaud Montebourg avait approuvé le Traité de Mastricht, comme l’indique La Tribune du 18 octobre
  194. Valls votera Hollande, lejdd.fr, le 9 octobre 2011
  195. Jean-Michel Baylet apporte le soutien du PRG à François Hollande, lexpress.fr, le 10 octobre 2011
  196. « Ségolène Royal soutient Hollande “pour amplifier le résultat du premier tour” », Le Point, 12 octobre 2011.
  197. Hollande, la dernière séance, lejdd.fr, le 14 octobre 2011
  198. Arnaud Montebourg : "Je voterai pour Hollande", lemonde.fr, le 14 octobre 2011
  199. «Hollande avec Montebourg à Ris-Orangis », tempsreel.nouvelobs.com, 14 octobre 2011.
  200. a et b « Primaire PS : officiellement neutres, nombre de Verts ont fait leur choix », Le Monde, 15 octobre 2011.
  201. Quelle est la marge d’erreur d’un sondage ?
  202. « François Hollande, candidat socialiste favori… de la TNS-Sofres !», Rue89, 15 septembre 2011
  203. « Primaires à gauche » : on a testé le premier newsgame français sur RSLN, site de décryptage de l'actualité numérique
  204. Serez-vous Martine Aubraïe ou ou Ségolène Royic ? sur Buzzminute.com.
  205. lemonde.fr lance un jeu vidéo sur les primaires socialistes, 23/06/2011, France Culture.
  206. http://www.tnova.fr/content/les-primaires-une-voie-de-modernisation-pour-la-d-mocratie-fran-aise
  207. Le Point, 21 juin 2011, Guéant : « Les primaires socialistes posent un problème grave »
  208. a, b et c Aix. L'intégralité de la requête au Conseil constitutionnel de Maryse Joissains
  209. « Un jour, une idée - Pour le mariage homosexuel et l’homoparentalité »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]