Arnaud Montebourg
| Arnaud Montebourg | |
Arnaud Montebourg, en mai 2012. |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre du Redressement productif | |
| En fonction depuis le 16 mai 2012 | |
| Président | François Hollande |
| Gouvernement | Jean-Marc Ayrault I et II |
| Prédécesseur | Éric Besson |
| Député de la 6e circonscription de Saône-et-Loire | |
| 12 juin 1997 – 16 juin 2012 | |
| Prédécesseur | René Beaumont |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Président du conseil général de Saône-et-Loire | |
| 27 mars 2008 – 21 juin 2012 | |
| Prédécesseur | Christophe Sirugue |
| Successeur | Rémi Chaintron |
| Biographie | |
| Date de naissance | 30 octobre 1962 |
| Lieu de naissance | Clamecy (Nièvre, France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Diplômé de | Université de Bourgogne Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Institut d'études politiques de Paris |
| Profession | Avocat |
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Arnaud Montebourg[1], né le 30 octobre 1962 à Clamecy (Nièvre), est un homme politique français. Il est nommé le 16 mai 2012 ministre du Redressement productif dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Avocat de profession, membre du Parti socialiste depuis 1985, il est député à l'Assemblée nationale, élu dans la sixième circonscription de Saône-et-Loire, de 1997 à 2012 (ne s'est pas représenté). Il est également président du Conseil général de Saône-et-Loire depuis le 20 mars 2008 jusqu'à son entrée au gouvernement en mai 2012 et, à partir du congrès de Reims, secrétaire national du Parti socialiste chargé de la rénovation. Il arrive en troisième position du premier tour de la primaire présidentielle socialiste de 2011.
Biographie [modifier]
Enfance, études et famille [modifier]
Arnaud Montebourg est le fils de Michel Montebourg, fonctionnaire des impôts, et de Leïla Ould Cadi, universitaire, professeur d'espagnol et essayiste issue, par son père, Khermiche Ould Cadi, d'une famille de walis de l'Algérie française[2] et d'une mère normande[3].
Habitant de Fixin (Côte-d'Or), Arnaud Montebourg étudie au collège Marcelle-Pardé à Dijon, puis au lycée Stéphen-Liégeard à Brochon (Côte-d'Or) avant d'étudier le droit en 1980 à l'université de Dijon. C'est à cette époque qu'il milite au sein de l'Union nationale des étudiants de France et adhère au Parti socialiste. Il poursuit ses études à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il obtient sa licence de droit, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris ; il y tente le concours d'entrée de l'ENA, auquel il échoue. Un peu avant son service national, il adhère au club fabiusien « Espace 89 », animé par Thierry Mandon.
Arnaud Montebourg fait son service militaire au sein de la classe 85/12 du 120e régiment du train à Fontainebleau, de décembre 1985 à décembre 1986. Ce régiment était réputé pour être un vivier de recrutement pour le ministère en main-d'œuvre diplômée et gratuite. En effet au bout de deux mois, Montebourg est affecté à un standard téléphonique du 19e arrondissement de Paris, puis est employé dans un ministère pour rédiger les discours de remise de médailles et autres cérémonies d'un ministre.
Il a épousé le 31 mai 1997, la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l'abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, dont le père est le comte Antoine de Labriffe et la mère Anne de Lacretelle. Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'association des producteurs indépendants du cinéma français et secrétaire générale d'Uniciné. Ils ont deux enfants, Paul né en 2000 et Adèle née en 2002. Le couple s'est séparé en 2010.
Début 2010, la presse people révèle son concubinage avec la journaliste Audrey Pulvar, ancienne présentatrice sur France3, sur la chaîne d'information en continu i>Télé et chroniqueuse d'On n'est pas couché[4] pour la saison 2011/2012. À partir de l'été 2012, elle dirige le magazine Les Inrockuptibles et officie en tant que chroniqueuse sur la chaîne D8. La fin de leur relation est annoncée par une dépêche AFP le 18 novembre 2012[5].
Carrière d'avocat [modifier]
Arnaud Montebourg commence sa carrière professionnelle comme avocat à la Cour d'appel de Paris (en 1990). Il débute sa carrière auprès de Thierry Lévy. En 1992, il devient premier secrétaire de la conférence du stage des avocats de Paris[6].
Il a plaidé dans plusieurs affaires qui ont marqué l'opinion publique :
- en 1992, il plaide dans l'affaire du Carrefour du développement ;
- en 1995, commis d'office, il défend Christian Didier, assassin de René Bousquet ;
- en 1995, il assure la défense de Christine Villemin[7] ;
- en 1995, il assiste l'association de défense des contribuables parisiens ;
- en 1996, il défend l'association de défense des contribuables du Doubs ;
- en 1996, il défend l'affaire des « paumés de Marrakech ».
Carrière politique [modifier]
Débuts en politique [modifier]
Le 1er juin 1997, il est élu député de Saône-et-Loire pour le groupe socialiste. Son premier mandat est marqué par une volonté de rupture avec les pratiques de son prédécesseur[8] et par une lutte appuyée contre les accords régionaux entre la droite et l'extrême-droite[9]. Avec Vincent Peillon, il anime la mission parlementaire d'information sur le blanchiment des capitaux en Europe.
Farouche opposant à l'immunité du président de la République (en particulier vis-à-vis des affaires de malversation, affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, financement occulte du RPR, affaire des marchés publics d'Île-de-France, affaire des HLM de Paris, etc.), il propose en 2001 une résolution du Parlement tendant au renvoi de Jacques Chirac, président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice, commission qui ne sera pas formée, entre autres après le refus du premier ministre d'alors, Lionel Jospin[10].
Il a été rapporteur de la commission d'enquête sur les tribunaux de commerce présidée par François Colcombet, député de l'Allier, et rapporteur de la mission anti-blanchiment de l'Assemblée nationale qui enquêta contre les paradis fiscaux en Europe, présidée par Vincent Peillon.
Réélu député en 2002 (face à Francis Szpiner), il a été vice-président de la commission des lois pendant cinq ans.
En 2002 et 2003, il cofonde, avec Vincent Peillon, Julien Dray et Benoît Hamon, le courant Nouveau Parti socialiste, qui recueillera 17 % des voix au congrès de Dijon du PS. À l'occasion de ce congrès, il est élu premier secrétaire fédéral de la fédération PS de Saône-et-Loire.
Parcours au sein du Parti socialiste [modifier]
Pendant la campagne du référendum sur le « projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe » (2004-2005), pourtant partisan du « non », il ne prendra pas part à la campagne, contrairement à la plupart des autres dirigeants socialistes tenants de cette position (Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli), respectant le résultat du référendum interne du Parti socialiste.
Partisan de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, il a exprimé le souhait de voir la Turquie intégrer l'Union européenne sous condition de respecter les critères de Copenhague lors d'un entretien paru dans le quotidien Le Parisien daté du 10 avril 2004. Il en est de même pour certains pays des Balkans comme la Bosnie-Herzégovine ou l'Albanie.
Lors du Congrès du Parti socialiste au Mans le 20 novembre 2005, il refuse la synthèse générale, car, selon lui, elle était effectuée à vil prix, et, en outre, elle ne comportait pas l'idée de VIe République, qui lui est chère. En désaccord sur le fond avec ses anciens camarades du NPS, notamment Vincent Peillon et Henri Emmanuelli, il estime que le NPS est mort.
Le samedi 10 décembre 2005, à Paris, Arnaud Montebourg et ses amis jugeant le Nouveau Parti socialiste (NPS) mort, créent, au cours d'une réunion en présence de quelque deux cents personnes, dont près d'une centaine de correspondants du nouveau mouvement, un courant d'idées au sein du PS nommé Rénover maintenant.
Fin février 2006, il est la seule personnalité du parti socialiste avec Laurent Fabius à réclamer clairement l'exclusion de Georges Frêche après les propos de ce dernier qualifiant des harkis de « sous-hommes ». De plus, il relie les dérives de M. Frêche à ce qu'il considère comme les effets pervers de la Ve République (aucun contre-pouvoir, barons locaux depuis des décennies).
Électron libre au sein des majorités internes successives du parti socialiste, il rejoint néanmoins la motion majoritaire à chaque congrès jusqu'en 2002. S'étant abstenu lors de l'adoption en bureau national du projet des socialistes pour 2007, il renonce, le 13 juillet 2006, à présenter sa candidature à l'investiture socialiste pour la candidature à l'élection présidentielle de 2007, faute d'obtenir les trente signatures nécessaires de membres du conseil national du PS.
Pour le congrès de Reims, en novembre 2008, il fait contribution commune avec Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis sur la base du refus de la présidentialisation du parti et fusionne son courant Rénover maintenant avec Socialisme et démocratie. Lors du dépôt des motions, le 23 septembre, il apporte son soutien à Martine Aubry au côté de Jean-Christophe Cambadélis, pendant que Pierre Moscovici choisit de soutenir la motion de Bertrand Delanoë.
Porte-parole de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007 [modifier]
Le 24 juillet 2006, il apporte officiellement son soutien à la candidature de Ségolène Royal à l'investiture du parti socialiste pour la présidentielle de 2007.
Le 2 janvier 2007, Arnaud Montebourg fait paraître dans le journal Libération un article sur l'installation de Johnny Hallyday à Gstaad et, plus largement, sur le statut supposé de paradis fiscal de la Suisse et certains pays de l'Union européenne, avec l'approbation de Ségolène Royal. Le porte-parole de la candidate se refuse ensuite à tout commentaire à la presse suisse (notamment La Liberté), mais donne une interview en podcast sur Betapolitique, où il réaffirme sa position et la radicalise. L'attaque génère une forte émotion en Suisse et dans les pays incriminés, notamment au Luxembourg qui, par la voix de Luc Frieden, réaffirme sa politique bancaire et sa solidarité avec la Suisse. Le 4 janvier 2007, Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse, rappelle l'apport de la Suisse à la France et exige qu'on fasse preuve de respect pour sa souveraineté et son mode de taxation des résidents. L'affaire est, certes, comprise dans son contexte électoral, mais prend une résonance particulière si elle est mise en perspective avec les débats intervenant entre la Suisse et l'Union européenne au sujet des accords bilatéraux (fiscalité).
Porte-parole de Ségolène Royal, il présente sa démission le 18 janvier 2007 après avoir lancé une plaisanterie sur François Hollande (« Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut. C'est son compagnon. ») mal perçue par Ségolène Royal[11]. Royal préfère le suspendre symboliquement de sa fonction pendant un mois.
De député à président du conseil général de Saône-et-Loire [modifier]
Il se retrouve en difficulté[12] à l'issue du premier tour des législatives du 10 juin, rassemblant 41,37 % des voix contre 43,95 % pour l'ancien agent de la DGSE Arnaud Danjean[13]. Lors d'une campagne mouvementée, il qualifie son adversaire de « barbouze en goguette » pendant un meeting à Saint-Rémy en présence de Ségolène Royal[14]. Il réussit à remporter un troisième mandat d'une courte majorité (50,34 % des suffrages[13]) dans une circonscription plutôt portée à droite avant sa première élection et qui a voté à 53,87 % en faveur de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[15]. Le soir de sa réélection, il fait cette déclaration : « Rien ne sera plus jamais comme avant au Parti socialiste ! Fini le temps des éléphants révolus et place aux jeunes lions ! »[16]. Il confirme ainsi sa volonté d'apparaître comme leader du pôle des rénovateurs du Parti socialiste.
Le 27 juin 2007, il est nommé par Jean-Marc Ayrault premier vice-président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) de l'Assemblée nationale, chargé de la commission « prospective », directement chargé de répondre à Éric Besson, secrétaire d'État chargé de cette question. En juillet 2008, il est de nouveau candidat au poste de président de groupe.
Farouche opposant au projet de réforme de la carte judiciaire, il met en difficulté la ministre de la Justice, Rachida Dati, lors des séances de questions au gouvernement de l'Assemblée nationale[17], allant même jusqu'à la qualifier d'« aussi stupide que sa réforme » et « d'incompétente[18] ». Virulent, il accuse Bernard Kouchner de ne jouer qu'un « tout petit rôle de figurant »[19].
Le 14 février 2008, il signe, avec seize autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[20].
Lors du débat sur la réforme institutionnelle initiée par la majorité et Nicolas Sarkozy, il est le principal orateur du groupe SRC, et, au moment de justifier le vote contre de l'opposition au projet, dénonce un « programme d'accroissement général de la concentration des pouvoirs » en faveur du Président de la République et en défaveur du Parlement, et juge la réforme comme étant « une scandaleuse et triste occasion manquée devant l'histoire de notre pays »[21].
Jusqu'alors parmi les députés les plus actifs et présents à l'Assemblée nationale[22], Arnaud Montebourg est moins présent à partir de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de 2008, puis après sa déclaration de candidature à la primaire, en novembre 2010. Il n’a ainsi, à compter d'octobre 2010, assisté à aucune des 29 réunions du mercredi de la Commission des lois[23], et il écope d'une sanction financière (retenue sur les indemnités)[24], et devient l'un des députés les moins actifs de l'Assemblée en 2011[25],[26]. Arnaud Montebourg s'explique le jour même sur son blog[27], et justifie ses absences par sa campagne à la primaire, mais aussi par la réduction du poids politique du Parlement. Il annonce en 2009[28]sa volonté de choisir entre ses fonctions de député et de président du Conseil général. Il annoncera son choix quelques jours plus tard en décidant de cesser ses fonctions de député après 2012. Il soutient à cette occasion la candidature de Cécile Untermaier pour lui succéder comme député de la Bresse et du Val-de-Saône.
Farouche partisan, et praticien pendant 11 ans, du mandat unique, il décide fin 2007, après avoir consulté sur son blog ses administrés, de se présenter à l'élection cantonale de 2008 dans le canton de Montret, et ainsi de céder à la pratique du cumul des fonctions de député et de conseiller général[28].
Il est élu le 9 mars 2008 au premier tour, avec 54,59 % de suffrages exprimés, puis président du Conseil général de Saône-et-Loire. Comme il l'avait annoncé et comme l'a souhaité François Hollande vis-à-vis de tous les ministres en termes de non cumul des mandats, il quitte ses fonctions de président du Conseil général pour redevenir simple conseiller général du canton de Montret[29].
« Troisième homme » de la primaire socialiste de 2011 [modifier]
Le 20 novembre 2010, dans son fief électoral de Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire, il déclare être candidat aux primaires socialistes pour l'investiture à l'élection présidentielle de 2012[30].
Arnaud Montebourg a esquissé son programme dans son livre Des Idées et des Rêves. Il plaide notamment pour un « capitalisme coopératif »[31], un système productif dans lequel la distinction entre capitalistes et travailleurs serait estompée. Les travailleurs seraient possesseurs des moyens de production.
Il est aussi l'un des premiers hommes politiques de son rang à préconiser la libération généralisée des données publiques (Open Data), afin de dynamiser la création d'applications d'intérêt économique, citoyen et pour la vie quotidienne en s'inspirant de l'Open Government Initiative lancée par le président des États-Unis, Barack Obama, dès le premier jour de sa présidence (20 janvier 2009).
Au printemps 2011, il publie un essai Votez pour la démondialisation !, qui développe ses propositions portant sur la démondialisation[32], à partir notamment des travaux du sociologue et député philippin Walden Bello. Autour de 17 propositions[33], Arnaud Montebourg, après avoir présenté les effets néfastes de la mondialisation et de ses causes, appelle à une conversion écologique et sociale du système productif et à une révolution industrielle verte. Il propose aussi le « démantèlement des agences de notation privées »[34].
Au soir du premier tour, le 9 octobre 2011, avec 17,19 % des voix, il crée la surprise en arrivant en troisième position, derrière François Hollande et Martine Aubry, devançant même Ségolène Royal, contrairement à ce que prévoyaient les sondages. Certains le considèrent comme l'arbitre du second tour. Il écrit une lettre ouverte à Martine Aubry et François Hollande pour permettre à ses partisans de choisir le candidat dont les idées sont les plus similaires aux siennes. Deux jours avant le second tour, il déclare finalement qu'il votera pour François Hollande, mais ne donne pas de consigne de vote[35] ; après avoir expliqué qu'il aurait voté pour Martine Aubry si « elle avait été en tête », il effectue une visite à Ris-Orangis en compagnie de François Hollande[36].
Ministre du Redressement productif [modifier]
À la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, un nouveau gouvernement est constitué autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, et la composition est annoncée le 16 mai 2012. Le communiqué officiel[37] ne fait plus mention de l'Industrie pour désigner le ministère placé sous la direction d'Arnaud Montebourg, mais utilise l'expression « ministère du Redressement productif ». L'économie, les finances et le commerce extérieur, de même que l'énergie, font l'objet de ministères indépendants. Le ministre du Redressement productif est assisté par la ministre déléguée Fleur Pellerin, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l’économie numérique.
Soutenant le rapport Gallois en novembre 2012, il rompt avec son image de représentant de la gauche du PS : selon son proche Paul Alliès, « Il y a une confusion qui traîne : les batailles menées à l’intérieur du PS, primaire incluse, le placent à la gauche du parti. Entre Benoît Hamon et lui, ce serait du pareil au même… Or, de la VIe République à la réindustrialisation et la démondialisation, Montebourg est sur un créneau moderniste, avec quelques classiques républicains, mais pas sur le périmètre habituel de la gauche du PS (…) À la gauche du PS, on prône le primat du social sur l’économie. Arnaud fait l’inverse : pour lui, le social passe par l’économie[38] ». Lors du débat sur l'avenir de la sidérurgie lorraine, il a menacé de démissionner [39] après avoir proposé sans l'obtenir une nationalisation temporaire du site Arcelor Mittal de Florange, sur le modèle de ce qu'ont réalisé les États-Unis en 2009 lors de la nationalisation de General Motors[40] pour se prémunir de l'endettement gigantesque d’ArcelorMittal[41].
Idées défendues [modifier]
La VIe République [modifier]
Depuis quelques années, il milite pour la rédaction d'une nouvelle Constitution au sein de l'association Convention pour la sixième République (C6R), qu'il a fondée officiellement le 2 mai 2001, avec notamment l'éditeur et politiste Guy Birenbaum. Dans cette constitution, les pouvoirs du président de la République seraient limités à des pouvoirs d'arbitrage, les pouvoirs de décision revenant à un Premier ministre mieux contrôlé par un Parlement aux pouvoirs renforcés. Dans cette idée, il a célébré en août 2004 à Jarnac le quarantième anniversaire de la parution du livre de François Mitterrand Le Coup d'État permanent. Il a publié, en septembre 2005, en collaboration avec le professeur de science politique Bastien François, La Constitution de la Sixième République, réconcilier les Français avec la démocratie.
La démondialisation [modifier]
Cette « nouvelle stratégie » consiste en une « mise en place d’un nouveau système d’échange fondé sur des règles universelles de protection de l’environnement et de respect de standards sociaux et sanitaires »[42].
Détail des mandats et fonctions [modifier]
- 12 juin 1997 - 18 juin 2002 : député de la sixième circonscription de Saône-et-Loire
- 19 juin 2002 - 19 juin 2007 : député de la sixième circonscription de Saône-et-Loire
- depuis 2003 : membre du bureau national et du conseil national du Parti socialiste
- 20 juin 2007 - 16 juin 2012 : député de la sixième circonscription de Saône-et-Loire
- depuis le 9 mars 2008 : conseiller général de Saône-et-Loire, élu dans le canton de Montret
- 20 mars 2008 - 21 juin 2012 : président du conseil général de Saône-et-Loire
- 6 décembre 2008 - 2012 : secrétaire national du Parti socialiste, chargé de la rénovation
- depuis le 16 mai 2012 : ministre du Redressement productif
Distinctions [modifier]
- 1992 : Prix César-Campinchi
- 1993 : Prix Bâtonnier Maurice-Allehaut décerné par le Barreau de Paris, pour l'éloge d'Edgar Faure
- 2000 : Reçu comme « Alumnus » au sein de la French-American Foundation, élu en 2000 dans le cadre du programme Young Leader, fondation atlantiste[43] ayant pour vocation de réunir les futurs principaux acteurs du monde politique, de la finance, de la presse et de l'industrie de manière informelle.
Condamnations [modifier]
Le 23 mai 2012, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg a été condamné par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris à 1 € de dommages et intérêts pour avoir publiquement injurié les anciens membres de la direction de la société de ferries SeaFrance, en les traitant « d'escrocs ». Les qualificatifs de « patrons-voyous » et d'« incapables » n'ont pas été retenus comme injurieux[44]. Le 17 décembre 2012, Arnaud Montebourg, toujours ministre, a été condamné par la 17e chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) de Paris à 2 000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral et 3 000 euros au titre des frais de justice, pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence du sénateur PS Jean-Noël Guérini, également président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en ayant estimé que les faits reprochés à ce dernier n'auraient pu avoir lieu sans la «complicité» de son frère, un homme d'affaires connu pour ses liens avec le grand banditisme[45]. Concernant l'impact de ces deux condamnations sur sa présence au gouvernement, voir : La jurisprudence Bérégovoy-Balladur.
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Ouvrages [modifier]
- La lutte contre le blanchiment des capitaux en France : un combat à poursuivre
- Journal officiel, ouvrage numéro 407971038. Les tribunaux de commerce : une justice en faillite ?
- 2001 : Proposition de résolution tendant au renvoi de Monsieur Jacques Chirac occupant les fonctions de Président de la République devant la Commission d'instruction de la Haute Cour de Justice, éditions Denoël
- 2002 : La machine à trahir : Rapports sur le délabrement de nos institutions, éditions Denoël
- 2003 : Pour un nouveau parti socialiste (coécrit avec Vincent Peillon), éditions Denoël
- 2004 : Préface de Vive la République européenne ! de Stefan Collignon, édition de la Martinière
- 2004 : Au cœur de la gauche : Éléments pour un projet politique (coécrit avec Vincent Peillon et Benoît Hamon), Éditions Le Bord de l'eau
- 2005 : La Constitution de la 6e République - Réconcilier les Français avec la démocratie (coécrit avec Bastien François), Éditions Odile Jacob
- 2010 : Des idées et des Rêves, Éditions Flammarion
- 2011 : Votez pour la démondialisation ! - La République plus forte que la mondialisation, Éditions Flammarion, préface d'Emmanuel Todd
- 2012 : Antimanuel de Politique, Éditions Bréal
Livres [modifier]
- 2003 : Arnaud Montebourg, machine à réussir ! de Vianney Delourme
- 2004 : Arnaud Montebourg : L'ambition à tout prix de Guy Benhamou
- 2007 : Arnaud Montebourg, le mousquetaire de la Bresse, de Rodolphe Bretin, Éditions de Bourgogne
- 2010 : Arnaud Montebourg, Les politiques ont-ils une âme p. 217 à 236 entretien avec Isabelle Dillmann Ed Albin MIchel (ISBN 978-2-226-20615-2)
Film documentaire [modifier]
- 2005 : Vivement la VIe République ! de Olivier Etcheverry
Notes et références [modifier]
- L'adjonction d'une particule à son nom (Arnaud « de » Montebourg) est une erreur (pas toujours involontaire[réf. nécessaire]).
- Leïla Ould Cadi a notamment publié aux publications universitaires Paul-Valéry, Montpellier 3, une étude intitulée : Alger, une cité turque au temps de l’esclavage à travers le Journal d’Alger du père Ximénez, 1718-1720
- « Arnaud Montebourg : berbéritude républicaine », interview par Boukhelifa Zahir, Kabyle.com, 2 avril 2007
- Pulvar/Montebourg : la journaliste peut rester sur iTélé, sur jeanmarcmorandini.com, 3 février 2010
- Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg c'est fini, sur midilibre.fr. Mis en ligne le 18 novembre 2012
- Libération, 14 novembre 1995, [lire en ligne]
- Le Monde, 22 octobre 2009, [lire en ligne]
- Législatives 97. Montebourg chasse la corruption en pays de Bresse. Le dénonciateur des affaires parisiennes est candidat PS. Sur le site liberation.fr
- [PDF] Droite, extrême-droite, les amitiés particulières Sur le site mediatheque.territoires-memoire.be
- Chirac, le temps des affaires, 4e partie du documentaire de Patrick Rotman pour France télévision
- « Ségolène Royal suspend son porte-parole Arnaud Montebourg pour des propos sur Hollande », dépêche AFP, jeudi 18 janvier 2007
- « Montebourg, Bianco, Dray, Chevènement : les proches de Ségolène Royal en difficulté », Politique.net, 12 juin 2007 [texte intégral]
- Résultat des élections législatives de 2007 dans la 6e circonscription de Saône-et-Loire, sur ministère de l'Intérieur. Consulté le 29 février 2012
- «Meeting de Ségolène Royal le mercredi 13 juin 2007 à Saint-Rémy (71)» par MJS71
- Résultat de l'élection présidentielle de 2007 dans la 6e circonscription de Saône-et-Loire, sur Centre de données socio-politiques de Sciences-Po. Consulté le 29 février 2012
- Faire bouger les lignes du PS Sur le site francesoir.fr
- Questions au gouvernement du 15 novembre 2007
- « Une réforme aussi stupide que la ministre », Rue89, 22 novembre 2007
- « Lettre à un ami perdu à Disneyland », Le Nouvel Observateur, 3 janvier 2007
- L'Appel républicain de Marianne, Marianne nº565, 16 février 2008.
- La vidéo de l'intervention d'Arnaud Montebourg au Congrès de Versailles au nom du groupe SRC de l'Assemblée Nationale, 21 juillet 2008
- Le Classement de 2009
- Absentéisme : des députés mis à l’amende, 3 août 2011. Consulté le 3 août 2011
- Étude d'application du règlement relatif à la présence des députés Session 2010 — 2011, 3 août 2011. Consulté le 3 août 2011
- Assemblée: le hit parade des députés.
- Députés absents : Balkany, Delebarre et Montebourg en tête.
- Un classement absurde, 3 août 2011. Consulté le 4 août 2011
- Anti-cumul cumulard, Arnaud Montebourg lâcherait un mandat, Julien Martin, Rue89.com, 16 juillet 2009
- Rémi Chaintron succède à Arnaud Montebourg à la présidence du conseil général de Saône-et-Loire, LeMonde.fr, 22 juin 2012
- PS : Montebourg se déclare candidat «à la présidence de la République» Le Parisien.fr, 20 novembre 2010
- État des lieux : la richesse confisquée, le travail abîmé Sur le site arnaudmontebourg2012.fr
- Droit d’inventaire Sur le site arnaudmontebourg2012.fr
- Voir p. 83-87 de l'ouvrage.
- Arnaud Montebourg à l'AFP : être un président audacieux et innovant, entretien, Le Point, 16 juillet 2011
- Arnaud Montebourg : « Je voterai pour Hollande », entretien, Le Monde.fr, 14 octobre 2011
- Hollande avec Montebourg à Ris-Orangis, tempsreel.nouvelobs.com, 14 octobre 2011.
- Nomination du Gouvernement, sur le site gouvernement.fr du 16 mai 2012
- De la primaire au ministère, la conversion de Montebourg, Mediapart, 10 novembre 2012. Consulté le 10 novembre 2012
- "FLORANGE - Montebourg a menacé de démissionner", dans Le Point du 3 décembre 2012
- lexpress.fr : Arcelor-Mittal Le mondial de l'acier, sur le site lexpress.fr
- "Mittal, un colosse aux pieds d'argile en train de flancher ?", RTBF d'après Médiapart, 4 décembre 2012[1]
- Projet d'Arnaud Montebourg, section « Échange international ».
- Mission et histoire, French-american.org
- SeaFrance : Arnaud Montebourg condamné pour injure, sur nouvelobs.com, 23 mai 2012
- "C'est un honneur d'être condamné à la demande de Guérini", estime Montebourg sur lemonde.fr (consulté le 17 décembre 2012)
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Naissance à Clamecy
- Naissance en 1962
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Ministre français de l'Industrie
- Ancien député de Saône-et-Loire
- Président de conseil général
- Conseiller général de Saône-et-Loire
- Avocat français du XXIe siècle
- Étudiant de l'université Paris I Panthéon Sorbonne
- Élève de l'Institut d'études politiques de Paris
- Personnalité de Louhans
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la XIe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République
- Young leader de la Fondation franco-américaine