XIIIe législature de la Cinquième République française
La XIIIe législature de la Ve République est un cycle parlementaire qui s'est ouvert le 20 juin 2007 pour s'achever le 19 juin 2012 ; les travaux parlementaires étant suspendus depuis le 6 mars 2012[1].
Sommaire
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Composition de l'exécutif [modifier]
- Président de la République
- Nicolas Sarkozy, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012
- François Hollande, depuis 15 mai 2012
- Premier ministre
- François Fillon du 19 juin 2007 au 10 mai 2012
- Jean-Marc Ayrault, du 15 mai 2012 au 18 juin 2012
Composition de l'Assemblée nationale [modifier]
Au niveau socio-professionnel, l'Assemblée compte un magistrat, Jean-Paul Garraud (ex-juge d'instruction).
107 femmes ont été élues ou réélues, soit 18,54 % du nombre total de députés :
- 46 élues de droite (45 pour l'UMP, 1 pour le MPF);
- 61 élues de gauche (dont 49 PS, 4 PC, 5 PRG, 1 Verte, 2 DVG).
Le doyen d'âge est Loïc Bouvard, député UMP de la 4e circonscription du Morbihan, né le 20 janvier 1929 . Le benjamin est Olivier Dussopt, député socialiste de la 2e circonscription de l'Ardèche, né le 16 août 1978 .
Résultat des élections législatives par parti [modifier]
| Électeurs | Votes (premier tour) | Votes (second tour) | ||
|---|---|---|---|---|
| Inscrits | 43 888 779 | 100% | 35 223 911 | 100% |
| Abstention | 17 363 796 | 39,56% | 14 093 565 | 40,01% |
| Votants | 26 524 983 | 60,44% | 21 130 346 | 59,99% |
| dont blancs et nuls | 501 931 | 1,89% | 723 561 | 3,42% |
| dont exprimés | 26 023 032 | 98,11% | 20 406 785 | 96,58% |
| Partis politiques ou coalitions |
Votes (premier tour) | Sièges obtenus au premier tour |
Votes (second tour) | Total des sièges obtenus |
||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Absolu | Relatif | Évo. | Absolu | Évo. | Absolu | Relatif | Évo. | Absolu | Relatif | Évo. | ||
| Union pour un mouvement populaire (UMP) | 10 289 028 | 39,54 | +6,24 | 98 | +50 | 9 463 408 | 46,37 | - 0,89 | 313 | 54,2 | -49 | |
| Divers droite (DVD) | 641 600 | 2,47 | - 0,82 | 2 | 0 | 238 585 | 1,17 | - 0,12 | 9 | 1,6 | +1 | |
| Majorité présidentielle (dont NC-PSLE) |
616 443 (416 361) |
2,37 (2,04) |
- | 7 (6) |
- | 432 921 | 2,12 | - | 22 (17) |
3,8 | - | |
| Mouvement pour la France (MPF) | 312 587 | 1,20 | +0,40 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0,2 | 0 | |
| Droite parlementaire | 11 859 658 | 45,57 |
|
10 134 914 | 49,66 |
|
59,8 | -48 | ||||
| Parti socialiste (PS) | 6 436 136 | 24,73 | +0,62 | 1 | 0 | 8 622 529 | 42,25 | +6,99 | 186 | 32,2 | +46 | |
| Parti communiste français (PCF) | 1 115 719 | 4,29 | - 0,53 | 0 | 0 | 464 739 | 2,28 | - 0,98 | 15 | 2,6 | -6 | |
| Les Verts | 845 884 | 3,25 | - 1,26 | 0 | 0 | 90 975 | 0,45 | - 2,74 | 4 | 0,7 | +1 | |
| Divers gauche (DVG) dont MRC | 513 457 | 1,97 | +0,88 | 0 | 0 | 503 674 | 2,47 | +1,20 | 15 | 2,6 | +9 | |
| Parti radical de gauche (PRG) | 343 580 | 1,32 | - 0,23 | 0 | 0 | 333 189 | 1,63 | - 0,52 | 7 | 1,2 | -1 | |
| Gauche parlementaire | 9 254 776 | 35,56 |
|
10 015 106 | 49,08 |
|
39,3 | +49 | ||||
| UDF - Mouvement démocrate (MoDem) | 1 981 121 | 7,61 | +2,76 | 0 | 0 | 100 106 | 0,49 | -3,43 | 3 | 0,5 | -23 | |
| Front national (FN) | 1 116 005 | 4,29 | - 7,05 | 0 | 0 | 17 107 | 0,08 | - 1,17 | 0 | 0,0 | 0 | |
| Extrême gauche (EXG) dont LCR & LO | 887 887 | 3,41 | +0,62 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 | 0 | |
| Divers et sans étiquette | 267 987 | 1,03 | +1,03 | 0 | 0 | 33 068 | 0,16 | +0,10 | 1 | 0,2 | 0 | |
| Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) | 213 448 | 0,82 | - 0,85 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 | 0 | |
| Divers écologistes | 208 465 | 0,80 | - 0,37 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 | 0 | |
| Régionalistes, autonomistes et indépendantistes | 131 585 | 0,51 | +0,25 | 0 | 0 | 106 459 | 0,52 | +0,38 | 1 | 0,2 | +1 | |
| Extrême droite (EXD) dont MNR | 102 100 | 0,39 | -0,94 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 | 0 | |
Groupes parlementaires [modifier]
Nota bene :
- 21 sièges vacants
- Composition au 17 juin 2012, pour les différentes modifications des groupes parlementaires, voir par ailleurs
- En foncé, la majorité présidentielle.
Président de l'Assemblée [modifier]
- Bernard Accoyer (UMP, 1re circonscription de la Haute-Savoie).
Principales lois votées [modifier]
Réforme constitutionnelle et procédure législative [modifier]
La Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a participé à une réforme des institutions. Dans ce cadre, un projet de loi sur la procédure législative et des droits du parlement (loi organique) a été en discussion en janvier 2009.
Économie [modifier]
Le « paquet fiscal » ou loi TEPA [modifier]
La loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (surnommée « Paquet fiscal », ou loi TEPA) a été adoptée par les deux chambres du Parlement le 1er août 2007.
Loi de modernisation de l’économie [modifier]
La loi de modernisation de l’économie (loi LME) a été présentée le 28 avril 2008 par la ministre de l'Économie Christine Lagarde et promulguée le 4 août 2008. Son coût est faible (estimé à 300 millions d'euros selon la ministre[2]), la loi modernisant des règlementations en faveur de l'activité économique (délais de paiement, passage facilité des seuils de taille pour les entreprises, libéralisation du secteur de la grande distribution).
Revenu de solidarité active (RSA) [modifier]
Le parlement a voté la mise en place du Revenu de solidarité active (RSA). Après une phase d'expérimentation, il doit devenir effectif le 1er juillet 2009.
Réforme des retraites [modifier]
Social [modifier]
Loi du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail [modifier]
La loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail a notamment abrogé le contrat nouvelles embauches (CNE) créé par une ordonnance de 2002 du gouvernement Villepin.
Loi sur la représentativité syndicale [modifier]
Les lois portant sur « la rénovation de la démocratie sociale et la réforme du temps de travail » (loi n° 2008-789 du 20 août 2008) et sur « le droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire » (loi n° 2008-790 du 20 août 2008) ont été adoptées par le Parlement le 23 juillet 2008. La première change les règles de la représentativité syndicale et permet une remise en question des 35 heures au niveau des entreprises[3].
Éducation [modifier]
Réforme des universités [modifier]
La loi sur l'autonomie des universités (ou loi LRU), présentée par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, a été votée par le Parlement le 10 août 2007. Cette loi avait été l'objet d'une négociation avec l'UNEF en juin-juillet 2007 et avait obtenu l'accord d'autres organisations étudiantes représentatives dont l'UNI. Un projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs a provoqué un mouvement de grève de ceux-ci en février et mars 2009.
Justice [modifier]
Loi sur la récidive [modifier]
La « loi sur la récidive » du 10 août 2007 comporte trois mesures principales : instauration de peines minimales en cas de récidive (« peines plancher »), possibilité d'exclure l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, injonction de soins notamment pour les délinquants sexuels.
Réforme de la carte judiciaire [modifier]
À partir d’octobre 2007, la Garde des Sceaux Rachida Dati conduit une réforme de la carte judiciaire. En février 2008, la réforme est publiée dans le Journal officiel, signe de son adoption ; au 1er janvier 2011, 178 tribunaux d'instance et 23 tribunaux de grande instance auront été supprimés. Parallèlement, 7 tribunaux d'instance et 7 juridictions de proximité seront créés[4].
Loi sur les violences en bande [modifier]
Le Parlement a adopté le 10 février 2010 la loi sur les violences en bande (officiellement « loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public »), qui créé un délit spécifique. Le Conseil constitutionnel n'a censuré que l'article 5, permettant de transmettre aux forces de l'ordre les images enregistrées par des caméras installées dans les parties communes, donc privatives, d'immeubles d'habitation[5].
Nouvelle loi sur la récidive [modifier]
Le gouvernement annonce le 22 octobre 2009 un projet de loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle, examiné en procédure accélérée. Adopté par le Parlement le 24 février 2010, celui-ci devrait modifier le régime de la surveillance de sûreté et de l'injonction de soins, en augmentant les possibilités d'imposer la castration chimique aux personnes condamnées pour agression sexuelle.
LOPPSI [modifier]
La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) est une loi concernant la sécurité sur les cinq ans à venir. Très large, elle englobe de nombreuses dispositions (filtrage du Web, mouchards informatiques, scanners corporels, etc.) et fut longuement débattue à l'Assemblée et dans la société civile.
Secteur public [modifier]
Loi sur le service minimum [modifier]
Contrairement à ce qu'avaient annoncé les politiques et les médias, aucune loi n'a été votée sur le service minimum ; une loi a cependant été votée pour étendre le champ d'application du mécanisme de l'alarme sociale, expérimenté à la SNCF et la RATP depuis 2003, et qui avait permis de diminuer de 80 % le nombre de grèves. C'est une réforme souvent jugée « minimale », alors que le gouvernement bénéficiait d'un large soutien de l'opinion[6]. Elle est entrée en vigueur en 2008.
Réformes des collectivités territoriales [modifier]
Depuis janvier 2008, le gouvernement a engagé une réforme des collectivités territoriales. Sur le plan fiscal, cette réforme est doublée d'une réforme de la taxe professionnelle.
Immigration [modifier]
La loi de maîtrise de l'immigration est adoptée le 23 octobre 2007.
Santé [modifier]
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a proposé la loi Hôpital, patients, santé et territoire (loi HPST), reprenant les recommandations du rapport Larcher.
Gouvernements successifs [modifier]
- Gouvernement François Fillon (2)
- Gouvernement François Fillon (3)
- Gouvernement Jean-Marc Ayrault (1)
Notes et références [modifier]
- La XIIIe législature du Parlement s'est achevé mardi 6 mars sur un bilan contrasté et contesté, sur France Télévisions, 6 mars 2012. Consulté le 8 mai 2012
- LesEchos.fr : La loi de modernisation de l'économie doit permettre de décrocher 0,3 point de croissance supplémentaire par an sur 3 ans
- [1] La loi sur la représentativité syndicale publiée au JO, Le Figaro, 22 août 2008
- Les implantations judiciaires après la réforme, site officiel. Consulté le 24 février 2008
- Les sages valident l'essentiel du texte sur la violence en bandes, Le Monde avec AFP, 25 février 2010
- article de Jacques Marseille, Le Point, 9 août 2007.
