Delphine Batho
| Delphine Batho | |
Delphine Batho lors du forum Vive la politique du quotidien Libération, le 15 septembre 2007. |
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| Fonctions | |
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| Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie | |
| En fonction depuis le 21 juin 2012 | |
| Président | François Hollande |
| Gouvernement | Jean-Marc Ayrault II |
| Prédécesseur | Nicole Bricq |
| Ministre déléguée auprès du Garde des Sceaux, ministre de la Justice | |
| 16 mai 2012 – 18 juin 2012 | |
| Président | François Hollande |
| Gouvernement | Jean-Marc Ayrault I |
| Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres | |
| 20 juin 2007 – 21 juillet 2012 | |
| Élection | 17 juin 2007 |
| Réélection | 10 juin 2012 |
| Prédécesseur | Ségolène Royal |
| Successeur | Jean-Luc Drapeau |
| Biographie | |
| Date de naissance | 23 mars 1973 |
| Lieu de naissance | 12e arrondissement de Paris, (France) |
| Nationalité | française |
| Parti politique | PS |
| Père | John Batho |
| Mère | Claude Batho |
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Delphine Batho est une femme politique française, née le 23 mars 1973 à Paris 12e[1].
Leader syndicale étudiante, puis de SOS Racisme, spécialiste de la sécurité au Parti socialiste, elle succède à Ségolène Royal comme députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres en 2007. Porte-parole de François Hollande, lors de la campagne présidentielle de 2012[2], elle est tout d'abord nommée ministre déléguée à la Justice dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, avant de devenir ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie le 21 juin 2012 dans le 2e gouvernement Ayrault composé après les élections législatives, où elle a été réélue députée dès le premier tour dans sa circonscription des Deux-Sèvres.
Sommaire |
Carrière [modifier]
Jeunesse militante à la FIDL et SOS Racisme [modifier]
Fille des photographes John Batho, ancien ouvrier relieur CGT [réf. souhaitée] dans une imprimerie des Deux-Sèvres, puis aux Archives nationales, et Claude Batho, une mère qu'elle perd à huit ans, Delphine Batho commence à militer au collège dans des opérations humanitaires[3] et lors des manifestations lycéennes de 1986 contre le projet de loi Devaquet[4], politiquement influencée par des artistes comme Daniel Balavoine, Coluche et Pierre Desproges[3].
Bachelière au lycée Henri-IV à Paris, où elle a fréquenté les mêmes bancs que Mazarine Pingeot[3], elle adhère en 1988 à SOS Racisme et à la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), dont elle prend la présidence deux ans plus tard[4]. Elle se fait connaître lors du mouvement de 1990 pour les « droits lycéens » et des « moyens pour étudier ».[réf. nécessaire] Après près de deux mois de grève, le mouvement obtient de Lionel Jospin, ministre de l’Éducation nationale, 4,5 millions de francs [5] pour rénover les lycées et des avancées en matière de droits lycéens (création des conseils académiques de la vie lycéenne, droit de réunion et d’affichage…). Elle est alors repérée par Julien Dray.
Le baccalauréat avec mention en poche en 1992, elle entame des études d’histoire à Jussieu[Où ?] qu'elle abandonne. Alors qu'elle vient de quitter la FIDL, elle devient vice-présidente de SOS Racisme en septembre 1992, représentante de la « deuxième génération de SOS », selon l'expression du Monde[6], au côté du nouveau président Fodé Sylla, après le départ de Harlem Désir.
Premiers pas au Parti socialiste [modifier]
Delphine Batho adhère au Parti socialiste en 1994 et devient membre du courant la Gauche socialiste avec Julien Dray, aux côtés de qui elle commence à travailler les thèmes de la sécurité[4]. Lors du congrès de Grenoble de 2000, elle entre au Bureau national. En 2003, lors de l’éclatement de la Gauche socialiste, elle reste fidèle à Julien Dray dont elle est alors l'employée au conseil régional d'Île-de-France, chargée des questions de sécurité.
Elle rejoint la motion de François Hollande au congrès de Dijon (mai 2003) et devient l'année suivante, secrétaire nationale, chargée de la sécurité, dossier sur lequel elle travaille depuis 1998. Elle défend alors la ligne « prévention sanction ».
En 2006, elle suit les cours comme auditrice à l'Institut national des hautes études de sécurité [7].
Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007, intègre ses réflexions en matière de sécurité dans le concept d'« ordre juste ». Dès lors, Delphine Batho est parmi les proches de la candidate[8] et la conseille[9].
Députée des Deux-Sèvres [modifier]
Aux élections législatives de 2007, Delphine Batho est candidate dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres où Ségolène Royal ne se représente pas afin d'éviter le cumul de mandats[10]. Lors de l'investiture du PS, elle recueille 54,75 % des voix des militants contre 45,25 % à Éric Gautier, l'ancien suppléant de Mme Royal.
Au premier tour des élections, elle obtient 20 690 voix soit 44,55 % des suffrages. Au second tour, face à Jean-Pierre Griffault (UMP), elle l'emporte avec 57,42 % des suffrages (26 524 voix). Son suppléant est Jean-Luc Drapeau.
Delphine Batho est vice-présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale chargée de la sécurité[11].
En 2012 elle est réélue dès le premier tour avec 53,18 % des suffrages exprimés dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres aux législatives de 2012, modifiée à la suite du redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010.
Ministre des gouvernements Ayrault [modifier]
Responsable du projet de Ségolène Royal lors des Primaires citoyennes de 2011, Delphine Batho devient, après la victoire de François Hollande aux primaires, l'une des quatre porte-parole du candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012.
Le 16 mai 2012, elle est nommée ministre déléguée à la Justice dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, auprès du garde des Sceaux, Christiane Taubira.
Suite à sa nomination au gouvernement, elle annonce son départ[12], comme le réclamait au nom de l'exemplarité depuis l'automne 2009 la Régie immobilière de la ville de Paris, de son logement intermédiaire de 108 m2 dans le 19e arrondissement de Paris, loué pour 1 524 euros par mois[13], qu'elle occupait depuis 2001, par le biais du 1 % patronal comme salariée à l'époque du conseil régional d'Île-de-France[14].
Sans attributions suffisamment précises et après un mois de relations difficiles avec son ministre de tutelle, elle obtient le portefeuille de plein exercice de ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie le 21 juin 2012 dans le 2e gouvernement Ayrault composé après les élections législatives[15].
Références [modifier]
- Fiche de Delphine Batho sur le site de l'Assemblée nationale.
- Site internet de François Hollande.
- Eric Fottorino, « Delphine Batho, petite-fille de 1789 et 1981 », L'Hémicycle, 28 mars 2012.
- Delphine Batho, déléguée à la Justice, lepoint.fr, 16 mai 2012.
- « 40 ans de contestation étudiante en France » de Constance Jamet dans Le Figaro du 21 novembre 2007. Cependant, FIDL, le syndicat étudiant, cite la somme de de 4,5 milliards de francs voir lien.
- Bernard Philippe, « Passage de témoin chez les « potes ». M. Fodé Sylla remplace M. Harlem Désir à la tête de SOS-Racisme », Le Monde, édition du 8 septembre 1992, page 13.
- http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000608675&categorieLien=id
- Cf. la série d'articles de Libération : Les 30 visages du réseau Ségolène Royal, dans la rubrique Les Nouvelles un article de Jacky Durant intitulé Delphine Batho, paru dans l'édition du 2 mai 2007, page 13.
- Cf. l'article du journal Le Monde du 27/03/2007, La dauphine de Royal, signé Isabelle Mandraud
- « Royal : « Je n'ai pas l'intention de me représenter à la députation » », Libération, 11 mai 2007.
- Présentation du Groupe Socialiste à l'Assemblée
- « Delphine Batho annonce qu'elle quitte son logement du parc social », Le Monde.fr, 18 mai 2012.
- Le Monde du 21 mars 2012, lemonde.fr, 21 mars 2012.
- Le Parisien du 21 mars 2012.
- http://lelab.europe1.fr/t/batho-taubira-la-separation-3448
Annexes [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Fiche et action de la ministre, sur gouvernement.fr
- Blog du secteur Sécurité du Parti socialiste, comprenant de nombreux écrits de Delphine Batho.
- Fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale.
- Naissance dans le 12e arrondissement de Paris
- Naissance en 1973
- Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Ministre français de la Justice
- Ministre français de l'Environnement
- Femme politique française
- Député des Deux-Sèvres
- Élève du lycée Henri-IV
- Étudiant de l'université Paris VI (Pierre-et-Marie-Curie)
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la XIVe législature de la Ve République