Marylise Lebranchu

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Marylise Lebranchu
Marylise Lebranchu en 2012.
Marylise Lebranchu en 2012.
Fonctions
Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&07041 an, 11 mois et 4 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Manuel Valls
Prédécesseur François Sauvadet
(Fonction publique)
Valérie Pécresse
(Réforme de l’État)
Députée de la 4e circonscription du Finistère
Élection
Réélection
Législature XIIe, XIIIe, XIVe
Prédécesseur Yvon Abiven
Successeur Gwenegan Bui
Législature XIe
Prédécesseur Arnaud Cazin d'Honincthun
Successeur Yvon Abiven
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
22e ministre de la Justice de la Ve République

(&&&&&&&&&&&&05651 an, 6 mois et 18 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Successeur Dominique Perben
Secrétaire d'État aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation

(&&&&&&&&&&&012323 ans, 4 mois et 14 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean-Pierre Raffarin
Successeur François Patriat
Maire de Morlaix
Prédécesseur Arnaud Cazin d'Honincthun
Successeur Michel Le Goff
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Loudéac (Côtes-du-Nord)
Nationalité Française
Parti politique PS
Conjoint Jean Lebranchu
Profession Chargée d'étude
Assistante parlementaire

Marylise Lebranchu, née Perrault[1],[2] le à Loudéac (Côtes-du-Nord), est une femme politique française.

Ministre de la Justice entre 2000 et 2002, députée depuis 1997, elle est, depuis le , ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études, débuts en politique, enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Elle est mariée et mère de trois enfants.

Elle fait des études d'histoire et de géographie[3]. Titulaire d'une maîtrise d'aménagement du territoire obtenue à l'université de Rennes[4], elle entame sa carrière professionnelle comme chargée d'étude à la Société d'économie mixte du Nord-Finistère de 1973 à 1978, puis comme assistante parlementaire du député PS Marie Jacq de 1978 à 1993. Elle est intervenante dans les années 1990, à l'Institut de préparation à l'administration générale de Brest (IPAG Brest) tout comme François Cuillandre et Jean-Jacques Urvoas ainsi qu'à l'Institut de géoarchitecture au sein de l'université de Bretagne occidentale (UBO Brest).

Elle adhère au PSU en 1972, puis au PS en 1977. En 1993, elle participe avec Martine Aubry à la Fondation Agir contre l'exclusion (Face).

Années 1990 et 2000 : maire et ministre du gouvernement Jospin[modifier | modifier le code]

Après avoir été conseillère municipale entre 1983 et 1995, elle est élue maire de Morlaix, dans le Finistère en juin 1995. Elle reste deux ans à la tête de la commune bretonne avant d'être appelée à rejoindre le nouveau gouvernement de Lionel Jospin en 1997.

Tout d'abord secrétaire d'État aux PME, au commerce, à l'artisanat et à la consommation de 1997 à 2000, elle devient ensuite, ministre de la Justice de 2000 à 2002.

À la Justice, elle s'est tout particulièrement illustrée dans l'affaire des disparues de l'Yonne, pour laquelle elle avait reconnu, puis dénoncé les fautes de l'institution judiciaire, allant jusqu'à sanctionner quatre magistrats (sanctions annulées par le Conseil d'État pour trois d'entre eux). Elle avait aussi transmis un dossier de demande en révision du procès de Guillaume Seznec, permettant le réexamen de ce dossier. La commission de révision des condamnations pénales avait ainsi accepté de rouvrir le dossier, avant que la Cour de révision ne refuse le recours. L'ancienne ministre avait été très présente dans le suivi de cette affaire criminelle hors du commun[réf. nécessaire]. Enfin, elle publie la circulaire du 6 juin 2001 relative à la durée des audiences, appelée depuis « Circulaire Lebranchu » dans le monde judiciaire.

Chargée de cours (à l'université de Bretagne occidentaleInstitut de géoarchitecture de 1990 à 1997, puis comme vacataire), elle enseigne l'économie appliquée à l'aménagement du territoire.

En novembre 2006, elle apporte officiellement son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, après avoir regretté le retrait de Lionel Jospin. Le , elle perd son fief morlaisien avec la défaite de Michel Le Goff aux municipales et aux cantonales.

Elle participe depuis 2000 aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique avec Martine Aubry, Jean Le Garrec, François Lamy, Adeline Hazan.

Elle est également, entre 2004 et 2010, première vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la politique territoriale et du développement de la démocratie régionale.

1997 - 2012 : députée[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée dans la circonscription du Finistère, une première fois en 1997. Suite à sa nomination au Gouvernement Jospin en 1997, c'est son suppléant, Yvon Abiven qui siège à l'Assemblée Nationale entre 1997 et 2002. Elle est réélue le et le pour un second et un troisième mandat à ce poste. Candidate du groupe socialiste pour la présidence de l'Assemblée nationale (battue par Bernard Accoyer par 314 voix contre 216 pour elle), elle devient, le questeur, succédant ainsi à Didier Migaud, désigné, lui, pour présider la commission des Finances. Lors des élections législatives en juin 2012, elle est largement réélue dans la 4e circonscription du Finistère, avec 61,11 % des voix. Suite à sa reconduction dans le gouvernement Ayrault II, le 21 juin 2012, elle laisse son fauteuil de député à son suppléant Gwenegan Bui dès le 22 juillet 2012.

Années 2010 : la FNESR et ministre des gouvernements Ayrault et Valls[modifier | modifier le code]

Elle préside la Fédération nationale des élus socialistes et républicains entre et le , c'est le maire de Toulouse, Pierre Cohen qui lui succède.

Elle est membre du comité d’honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Elle entre dans le gouvernement Ayrault le 16 mai 2012 en tant que ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

Marylise Lebranchu étant reconduite au gouvernement, elle est chargée de s'occuper de la suppression du conseiller territorial. Elle annonce que les élections départementales et régionales seront repoussées en 2015, tandis que les municipales auront lieu en 2014. Elle indique aussi que le mode de scrutin aux régionales ne sera pas changé ; mais que le scrutin départemental sera revisité, estimant que les "cantons n'existent plus en tant que tel et qu'il faut donc réfléchir à un nouveau mode d'élection"[5].

Mandats[modifier | modifier le code]

Députée
Conseillère régionale
Conseillère municipale / Maire
Fonctions intercommunales

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Être juste, justement, avec Jean Guisnel, Albin Michel, 2001
  • Pontaniou les barreaux, Ed. La Part Commune, 2002
  • Brèves de campagne, votre avenir vaut mieux que nos querelles, Ed. Descartes, 2008

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa fiche sur dirigeant.societe.com
  2. « Interview France 3 du 22.10.2011», Cité à 3'57"
  3. « Biographie de la ministre », in fonction-publique.gouv.fr, consulté en septembre 2012.
  4. « Une ministre en col Mao », Le Point, publié sur www.lepoint.fr le 20 janvier 2007, consulté sur www.lepoint.fr le 28 juillet 2010
  5. Lebranchu veut repousser les régionales, Le Figaro, 26 juillet 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]