Félix Gouin

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Félix Gouin
Image illustrative de l'article Félix Gouin
Fonctions
Président de l'Assemblée constituante
8 janvier 194522 janvier 1946
Prédécesseur Lui-même (président de l' Assemblée consultative provisoire) depuis octobre 1944
Édouard Herriot (Président de la Chambre des députés)
Successeur Vincent Auriol
Président du Gouvernement provisoire de la République française
125e chef du gouvernement
26 janvier 194624 juin 1946
Gouvernement 3e gouvernement provisoire
Prédécesseur Charles de Gaulle
Successeur Georges Bidault
Vice-président du conseil
24 juin 194616 décembre 1946
Gouvernement gouvernement Georges Bidault (1)
Ministre d'État, commissaire général au Plan
16 décembre 194622 janvier 1947
Gouvernement gouvernement Léon Blum (3)
Ministre d'État, Président du Conseil du Plan
22 janvier 194722 octobre 1947
Président Vincent Auriol
Président du Conseil Paul Ramadier
Gouvernement gouvernement Paul Ramadier (1)
Biographie
Nom de naissance Félix Gouin
Date de naissance 4 octobre 1884
Lieu de naissance Peypin, Bouches-du-Rhône (France)
Date de décès 25 octobre 1977 (à 93 ans)
Lieu de décès Nice, Alpes-Maritimes, (France)
Nationalité français
Parti politique SFIO
Religion catholique
Chefs du gouvernement français

Félix Gouin, né le 4 octobre 1884 à Peypin dans les Bouches-du-Rhône en France, et mort le 25 octobre 1977 (à 93 ans) à Nice dans les Alpes-Maritimes en France, est un homme politique français.

Sommaire

Carrière politique [modifier]

Troisième République [modifier]

Fils d'instituteurs laïques, Félix Gouin[1] se tourne vers des études de droit à Aix-en-Provence où il est boursier. Il obtient la licence. En 1902, il s'inscrit au grand cercle socialiste de Marseille, puis adhère à la SFIO. Avocat, il est inscrit au barreau de Marseille de 1907 à 1953.

Il fut initié franc-maçon au sein de la loge les Arts et l'Amitié à l'Orient d'Aix-en-Provence.

Félix Gouin est élu conseiller général des Bouches-du-Rhône dès 1911.

Engagé volontaire en 1914, il passe toute la Première Guerre mondiale au front, et participe notamment à la bataille de Verdun.

Il est élu maire d'Istres en 1920, et est constamment réélu jusqu'à son retrait de la vie politique, exception faite de la période du régime de Vichy. En 1924, il est élu député des Bouches du Rhône, mandat qu'il conserve également toute sa carrière, sauf sous le régime de Vichy. En 1938, il devient vice-président du groupe socialiste à la Chambre des députés.

Résistance et Libération [modifier]

En 1940, il fait partie des quatre-vingts parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Au procès de Riom de 1942, il assure la défense de Léon Blum dont il est l'ami intime.

En mars 1941, il cofonde le Comité d'action socialiste avec Daniel Mayer. Il est incarcéré pendant trois mois au Camp de concentration Miranda de Ebro en Espagne, alors qu'il cherchait à rejoindre l'Angleterre. Il rejoint finalement Londres, où il préside la Commission de réforme de l'État qui établit entre autres le texte instituant une Assemblée consultative provisoire. Le 10 novembre 1943, il est élu président du Comité français de la Libération nationale d'Alger.

En octobre 1944, il est élu président de l'Assemblée consultative provisoire, puis, en 1945, il est élu député de Marseille (tête de liste socialiste) à la première Assemblée constituante, dont il devient président.

La présidence du Conseil [modifier]

En 1946, il est président du 3e gouvernement provisoire (par 497 voix contre 35 à Michel Clemenceau du PRL, 17 à Jacques Bardoux, 3 au général de Gaulle et 3 abstentions). Il se réserve le ministère de la défense nationale. Le 29 janvier, présentation du gouvernement devant l'assemblée (23 communistes, socialistes et MRP). La confiance est votée à 503 voix contre 44.

Son gouvernement fait voter la nationalisation de l'électricité et du gaz (création d'EDF et de GDF), des bassins houillers non nationalisés en 1944, et de trente-quatre compagnies d'assurance. Il fait également adopter la loi Marthe Richard.

Fin de carrière [modifier]

Tout au long de la Quatrième République, il participe à plusieurs gouvernements et exerce différents mandats : député, maire, membre de la délégation française à la 11e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York en 1956.

En 1958, il vote non au référendum constitutionnel contre la majorité de la SFIO. Il renonce ensuite à toute carrière politique et démissionne de tous ses mandats. Il deviendra membre honoraire du parlement.

Récapitulatif des fonctions [modifier]

Félix Gouin
Fonctions
Parlementaire français
Député 1924-1940,
puis 1945-1958
1924
Gouvernement IIIe République-IVe République
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance 4 octobre 1884
Date de décès 25 octobre 1977
Résidence Bouches-du-Rhône

Fonctions gouvernementales [modifier]

Autres mandats [modifier]

Décorations [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Le patronyme Gouin désigne celui qui est un descendant de Gouin, Godin, ancien prénom (nom de personne), du germanique Godwin, de god : « dieu », et de win : « ami ». On le rencontre surtout dans l'Eure-et-Loir, ainsi qu'en Poitou-Charentes. On trouve aussi des variantes du patronyme avec la même signification : Gouinaud, Gouineau, Gouineaud (Sources : Généanet.org/onomastique).

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Précédé par Félix Gouin Suivi par
Charles de Gaulle
Flag of France.svg
Chef du Gouvernement provisoire de la République française
26 janvier 1946 - 24 juin 1946
Georges Bidault
Charles de Gaulle
Coat of arms of Andorra.svg
Coprince d'Andorre
avec Ramon Iglesias y Navarri
1946-1946
Georges Bidault