Félix Gouin

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Félix Gouin
Image illustrative de l'article Félix Gouin
Fonctions
Président de l'Assemblée constituante
Prédécesseur Lui-même (président de l' Assemblée consultative provisoire) depuis octobre 1944
Édouard Herriot (Président de la Chambre des députés)
Successeur Vincent Auriol
Président du Gouvernement provisoire de la République française
(Chef de l’État de facto et 125e chef du gouvernement)
26 janvier
Gouvernement 3e gouvernement provisoire
Prédécesseur Charles de Gaulle
Successeur Georges Bidault
Vice-président du conseil
24 juin
Gouvernement gouvernement Georges Bidault (1)
Ministre d'État, commissaire général au Plan
Gouvernement gouvernement Léon Blum (3)
Ministre d'État, Président du Conseil du Plan
22 janvier
Président Vincent Auriol
Président du Conseil Paul Ramadier
Gouvernement gouvernement Paul Ramadier (1)
Parlementaire français
Député 1924-1940,
puis 1945-1958
Gouvernement IIIe République-IVe
Groupe politique SFIO
Biographie
Nom de naissance Félix Gouin
Date de naissance
Lieu de naissance Peypin, Bouches-du-Rhône (France)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Nice, Alpes-Maritimes, (France)
Nationalité français
Parti politique SFIO
Religion catholique
Chefs du gouvernement français

Félix Gouin, né le à Peypin dans les Bouches-du-Rhône en France, et mort le (à 93 ans) à Nice dans les Alpes-Maritimes en France, est un homme politique français.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Troisième République[modifier | modifier le code]

Fils d'instituteurs laïques, Félix Gouin[1] se tourne vers des études de droit à Aix-en-Provence où il est boursier. Il obtient la licence. En 1902, il s'inscrit au grand cercle socialiste de Marseille, puis adhère à la SFIO. Avocat, il est inscrit au barreau de Marseille de 1907 à 1953.

Il est initié franc-maçon au sein de la loge les Arts et l'Amitié à l'Orient d'Aix-en-Provence.

Félix Gouin est élu conseiller général des Bouches-du-Rhône dès 1911.

Engagé volontaire en 1914, il passe toute la Première Guerre mondiale au front, et participe notamment à la bataille de Verdun.

Il est élu maire d'Istres en 1919, et est constamment réélu jusqu'à son retrait de la vie politique, exception faite de la période du régime de Vichy. En 1924, il est élu député des Bouches du Rhône, mandat qu'il conserve également toute sa carrière, sauf sous le régime de Vichy. En 1938, il devient vice-président du groupe socialiste à la Chambre des députés.

Résistance et Libération[modifier | modifier le code]

En 1940, il fait partie des quatre-vingts parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Au procès de Riom de 1942, il assure la défense de Léon Blum dont il est l'ami intime.

En , il cofonde le Comité d'action socialiste avec Daniel Mayer. Il est incarcéré pendant trois mois au Camp de concentration Miranda de Ebro en Espagne, alors qu'il cherchait à rejoindre l'Angleterre. Il rejoint finalement Londres, puis Alger où il préside la Commission de réforme de l'État du Comité français de la Libération nationale qui établit entre autres le texte instituant une Assemblée consultative provisoire, dont il est élu président le .

En , l'Assemblée consultative provisoire, désormais installée à Paris, le réélit à sa présidence. En octobre 1945, il est élu député de Marseille (tête de liste socialiste) à la première Assemblée constituante, dont il devient président lors de sa session inaugurale le 8 novembre suivant.

La présidence du Conseil[modifier | modifier le code]

Le , il est élu président du 3e gouvernement provisoire, par 497 voix contre 35 à Michel Clemenceau du PRL, 17 à Jacques Bardoux, 3 au général de Gaulle et 3 abstentions. Le 29 janvier, son gouvernement (dans lequel il s'est réservé le portefeuille de la Défense), qui comporte 23 ministres communistes, socialistes et du MRP, obtient la confiance de l'Assemblée par 503 voix contre 44. Il exerce de fait une fonction équivalente à celle de chef de l'État.

Son gouvernement fait voter la nationalisation de l'électricité et du gaz (création d'EDF et de GDF), des bassins houillers non nationalisés en 1944, et de trente-quatre compagnies d'assurance. Il fait également adopter la loi Marthe Richard.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Tout au long de la Quatrième République, il participe à plusieurs gouvernements et exerce différents mandats : député, maire, membre de la délégation française à la 11e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York en 1956.

En 1958, il vote non au référendum constitutionnel contre la majorité de la SFIO. Il renonce ensuite à toute carrière politique et démissionne de tous ses mandats. Il deviendra membre honoraire du parlement. Il se retire à Nice avec son épouse, née Laure Baudouin, qui meurt en 1971, à l'âge de 74 ans. Il meurt en 1977, à l'âge de 93 ans.

Récapitulatif des fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patronyme Gouin désigne celui qui est un descendant de Gouin, Godin, ancien prénom (nom de personne), du germanique Godwin, de god : « dieu », et de win : « ami ». On le rencontre surtout dans l'Eure-et-Loir, ainsi qu'en Poitou-Charentes. On trouve aussi des variantes du patronyme avec la même signification : Gouinaud, Gouineau, Gouineaud (Sources : Généanet.org/onomastique).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Charles de Gaulle
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Chef du Gouvernement provisoire de la République française
-
Georges Bidault
Charles de Gaulle
Coat of arms of Andorra.svg
Coprince d'Andorre
avec Ramon Iglesias y Navarri
1946-1946
Georges Bidault