Tony Robert-Fleury

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Tony Robert-Fleury
Tony Robert-Fleury photo.jpg

Portrait photographique par Franz Benque.

Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
française
Formation
Activité
Père
Autres informations
A travaillé pour
Chaire
Maîtres
Élèves
Genres artistiques
Distinctions
Œuvres réputées
Anxiété (d), Douce rêverie (d), Le Dernier Jour de Corinthe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Tony Robert-Fleury

Signature de Tony Robert-Fleury.

Tony Robert-Fleury, né le à Paris et mort le dans le 9e arrondissement de Paris, est un peintre français.

Robert-Fleury doit sa réputation à ses compositions historiques ainsi qu’à ses portraits et ses scènes de genre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir commencé à étudier avec son père Joseph-Nicolas Robert-Fleury, Tony Robert-Fleury est entré dans les ateliers de Léon Cogniet et de Paul Delaroche à l'École des beaux-arts de Paris, où il s’est lié avec des élèves comme Gustave Boulanger, Louis Gallet et Ernest Hébert.

Son premier tableau envoyé au salon de Paris de 1866 est une grande composition historique intitulé Varsovie, scène de l’insurrection polonaise, que lui avait inspiré un épisode de la dernière guerre polonaise, le massacre de 4 000 manifestants polonais sur la place du château de la ville par les troupes russes, le . L’année suivante, l'État français achète son Vieilles Femmes sur la Place Navone, Rome ainsi que le Dernier jour de Corinthe en 1870, d’après un sujet de Tite-Live, vaste toile qui sera exposée à Paris au palais du Luxembourg, pour lequel il peindra, en 1880, un plafond représentant La Glorification de la sculpture française. Il a, tour à tour, exposé : Deux portraits en 1868 ; le dernier jour de Corinthe en 1870 ; les Danaïdes en 1873 ; Charlotte Corday à Caen en 1874 ; Pinel, médecin en chef de la Salpêtrière délivrant les aliénés de leurs chaînes en 1876 ; Des portraits en 1877 ; Vauban donnant le plan des fortifications du château de la ville de Belfort ; Mazarin et ses nièces en 1883 ; Portrait de M. Robert-Fleury en 1886 ; Léda, le général Lelerme en 1885 ; M. Bixio en 1886 ; Ophélie en 1887 ; Madeleine en 1889 ; le Billet doux en 1891 ; l’Architecture en 1892 pour l’Hôtel de ville de Paris.

Professeur en titre à l’Académie Julian, Tony Robert-Fleury a remplacé Bouguereau au siège de président de la Société des artistes français. Il a eu un très grand nombre d’élèves, au nombre desquels Ernest Marché[1], Marie Bashkirtseff, Cecilia Beaux, Edgard Bouillette, Mattéo Brondy, George Elmer Browne, Franklin Brownell, Clément Brun, Amédée Buffet, Lilla Cabot Perry, Paul Chabas, Charles Chivot, Eanger Irving Couse, Henry-Eugène Delacroix, André Dignimont, Jean-Gabriel Domergue, Jean de Francqueville, Roger de la Fresnaye, Maximilienne Guyon, Émile Jourdan, Anna Klumpke, Louis Aston Knight, John Saint-Hélier Lander, Jean Lefeuvre, Charles Amable Lenoir, Pierre Lissac, Eugène Lomont, Robert Lotiron, Louis-Marie Désiré-Lucas, Mary MacMonnies, Louis Marc, Jean Alfred Marioton, Magdeleine Real del Sarte, Roger Reboussin, Edward Redfield, Jules Ronsin, Guillaume Seignac, Lucien Simon[2], Henri Valensi, Édouard Vuillard[3], Herbert Ward, Rodolphe d'Erlanger, Thérèse Yemeniz, Édouard Darviot[4], Camille Deschamps[5], Henry Grosjean, Michel Korochanski, Marie Laforge[6], Jeanne Langevin-Godeby, Phoebe Natt, Ellen Day Hale (en), Lawton S. Parker (en), Eurilda Loomis France [(d) Voir avec Reasonator], Louis Paul Dessar [(d) Voir avec Reasonator], Louise Lavrut [(d) Voir avec Reasonator][7],[8].

Élu président de la fondation Taylor en 1908, il occupera cette fonction jusqu’à la fin de ses jours. Il a obtenu 3 médailles en 1866, 1867 et 1868. La médaille d’or lui fut décernée en 1870 ; une médaille de 1re classe à l’Exposition universelle de 1878 ; une médaille d’or à celle de 1889. Nommé chevalier de la Légion d'honneur le , il en fut promu officier le .

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Tony Robert-Fleury dans son atelier vers 1885-1890, New York, Frick Collection.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Exposition Ernest Marché (1864-1932), des bords du Loing aux oasis algériens, du 17 novembre 2012 au 19 mai 2013 au château-musée de Nemours.
  2. De 1880 à 1883.
  3. Élève à l'Académie Julian à partir de 1886.
  4. 1859-1921.
  5. Née Peltier (1826-1901).
  6. 1865-1920.
  7. 1874-1949.
  8. Charles Bilas, « La Bonne Étoile du baron d’Erlanger », Qantara, no 79,‎ , p. 12-26.
  9. (en) Oliver Bernier, « Through the Valley of Chateaus », The New York Times,‎ (lire en ligne).

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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