Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)

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Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)
Image illustrative de l'article Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)
Le Château de la Verrerie
Architecte Barthélemy Jeanson
Ernest Sanson
Début construction 1786
Fin construction XXe siècle
Destination actuelle commune
Protection Logo monument historique Classé MH (1984)
 Inscrit MH (1984)
Coordonnées 46° 48′ 19″ nord, 4° 25′ 24″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Commune Le Creusot

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Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)

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Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)

Le château de la Verrerie, anciennement la manufacture de Cristaux de la Reine, se situe dans la commune du Creusot, en Saône-et-Loire. Il fait l’objet d’un classement et d'une inscription au titre des monuments historiques depuis [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La manufacture de cristaux de la Reine est créée en 1786 au Creusot (à l'époque sur la commune de Montcenis), en remplacement de la manufacture de cristaux de Sèvres, afin de réduire le coût de la fusion du verre grâce à la proximité immédiate de houille. L'activité opérationnelle débute en 1787 avant d'être stoppée en 1792 par la Révolution française. L'activité reprend en 1806 après son rattachement à la fonderie du Creusot. La cristallerie est alors réputée pour son procédé de taille en pointe de diamant. Un nouveau déclin survient vers 1829, jusqu'à la mise en vente en 1833 aux Etablissements de Baccarat et de St Louis, qui la ferment définitivement.

Ainsi, pendant une quarantaine d'années, après Sèvres, c'est au Creusot que se poursuivit l'évolution de la technologie verrière française. La manufacture produisit en effet des vases d'ornement, des lustres et des parures diverses. Si le cristal transparent resta son apanage, elle réalisa par ailleurs des cristaux colorés, du cristal opalin et des opalines. Elle s'illustra en outre dans la fabrication du verre d'optique (flint glass) et dans l'incrustation des sulfures.[2]

Le bâtiment, inutilisé, est vendu aux frères Schneider en 1837 qui entreprennent des transformations en 1847 La cristallerie devient la résidence de la famille Schneider pour plus d'un siècle.

Au début du XXe siècle les lieux, qui reçoivent la visite de chefs d'État étrangers, sont transformés en château avec parc, désormais appelé château de la Verrerie. Durant la Seconde Guerre mondiale il subit d'importantes dégradations sous l'occupation allemande et pendant les bombardements alliés. En 1969, Dominique Schneidre, dernière héritière de la famille Schneider, vend le château et son parc à la ville du Creusot, qui y installe en 1971 le Musée de l'Homme et de l'Industrie, l’Écomusée et le siège de la Communauté urbaine Creusot Montceau, puis en 1988 l’Académie François Bourdon.

Architecture[modifier | modifier le code]

La Manufacture des Cristaux de la Reine est un bâtiment construit en 1786, suivant les plans de l'architecte Barthélemy Jeanson. Il est transformé en château de la Verrerie puis remanié entre 1903 et 1912 par l'architecte Ernest Sanson et les architectes paysagistes Henri et Achille Duchêne.

Il s'agit d'un vaste bâtiment en U formé d'un corps principal et de deux ailes en retour d'équerre. La partie centrale du corps principal, comporte un étage attique. Au centre, un avant-corps se détache en légère avancée. Composé de trois travées, il est couronné d'un fronton sculpté aux armes de France et d'Autriche. Des trophées d'armes datés du XIXe siècle flanquent les toits de cette partie centrale. Les ailes possèdent également en leur centre un avant-corps de trois travées couronné d'un fronton avec oculus. La cour est limitée par un corps de passage et par deux constructions coniques, couvertes de tuiles plates, qui abritaient les fours et qui furent transformées, l'une en théâtre, l'autre en chapelle puis, à partir de 1974, en galerie d'art (à l'initiative de la Société creusotine des beaux-arts[3]) et salle d'exposition.

Centres d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Verrerie et son parc dessiné par Achille Duchêne ;
  • Le théâtre à l'italienne dans un ancien four (à gauche sur la photo).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00113251, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau), Ajusteurs, artisans, artistes au Creusot, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 32 (janvier 1977), pp. 17-18.
  3. Société fondée en 1933. Source : « La Société creusotine des beaux-arts », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 51 (automne 1982), pages 19 à 21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Chazelle, Le Creusot, histoire générale (1936).
  • Christian Devillers, Bernard Clément, La fonderie royale du Creusot, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 53 (printemps 1983), pp. 19-21.

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