Fernand Allard l'Olivier

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Fernand Allard l'Olivier
Autoportrait fernand Allard l'Olivier (1931).jpg

Fernand Allard l'Olivier (autoportrait)
Huile sur toile

Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Lieu de travail
Distinction

Florent-Joseph-Fernand Allard, connu sous le nom de Fernand Allard l'Olivier, né le à Tournai et mort le à Yanongé au Congo[1], est un peintre et illustrateur africaniste belge[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fernand Allard l'Olivier, est le fils du graveur et aquarelliste Charles Allard.

Il suit les cours à l'Académie Julian en 1901 à Paris et y commence sa carrière, au contact de représentants de l'art académique, comme William Bouguereau. Il fréquente également l'atelier de Jean-Paul Laurens puis celui de Jules Adler, le peintre des humbles. Il développe rapidement des dispositions pour une peinture décorative et monumentale. En 1913, il effectue son premier voyage dans le sud de la France, en Algérie et en Espagne, où il part à la recherche de lumière.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Fernand Allard l'Olivier s'engage comme volontaire pendant la guerre 1914-1918. Il est incorporé comme peintre de front dans la Section artistique de l'armée belge en campagne. Pendant trois ans, il peint ses compagnons de guerre, les villages détruits, les infirmeries de campagne. À la fin de la guerre, il déménage avec sa famille à Bruxelles.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le Délassement (1920), musée des beaux-arts de Pau.

Les années qui suivent la guerre voient deux types de production en parallèle : d'une part des toiles de voyage, des décors de théâtre, des illustrations de livres et des articles de journaux et, d'autre part, des toiles plus commerciales, comme des portraits officiels et des nus qui gagnent des prix comme, en 1922, L'Heure rose et L’Hypocrite Contrition. En 1921, il réalise la décoration de la Maison du peuple de Quaregnon[3]. En 1923, il voyage en Italie, en Sicile et en Tunisie afin de réaliser un reportage pour le journal La Meuse, publié à partir du 1er mai 1923. En 1924, il gagne la médaille d'or au Salon des artistes français pour un portrait de sa mère. Il voyage en Pologne en 1927. Un article agrémenté de ses dessins et aquarelles paraît dans L'Illustration en mars 1928.

Voyages au Congo belge[modifier | modifier le code]

Sur le pont du Commandant D'Hanis, musée des beaux-arts de Tournai.

En 1928, il réalise son premier voyage au Congo. Il est chargé de rassembler des documents (peintures, aquarelles…) pour le compte de l'office colonial de la propagande du Congo. Il ramène de ce voyage une quarantaine de toiles africaines majeures, qui lui vaudront son épithète de peintre africaniste. Il réalise dans la région du lac Kivu, une série de croquis qui serviront à l'exécution de grands panneaux décoratifs pour le hall d'honneur du pavillon du Congo belge à l'Exposition internationale d'Anvers de 1930 (nl).

De 1932 à 1933, il lui est confié une seconde mission d'étude au Congo en vue de réaliser une œuvre de propagande. C'est lors de ce deuxième voyage qu'il meurt d'une chute qui le précipite dans les eaux du fleuve Congo, à Yanongé, près de Stanleyville (actuellement Kisangani).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En Belgique
En France
Les Lévriers de Musinga (1924)
huile sur bois, 80,7 × 100,8 cm
collection privée

Livres illustrés par Allard l'Olivier[modifier | modifier le code]

  • Georges A. Joset, Les Heures Claires en Brousse, Édition Jos.Vermaut, Courtrai, 1931
  • Léon-J. Lens, Elisabethville mon village, les Éditions de l'Expansion belge, 1931
  • Olivier de Bouveignes, L'Anneau de N'Goya, Vroomant et Cie, 1938
  • Roger Ransy, Tante Julia découvre le Congo, les Éditions de l'Expansion belge, 1932
  • Ernest Genval, La Chanson des Jasses, la Maison des Arts, Bruxelles, 1919
  • Alphabet de la Guerre Pour les Grands et les Petits, Maurice Lamertin, Bruxelles, 1920

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean-Pierre De Rycke, « Fernand Allard l'Olivier », in Le Congo et l'Art belge 1880-1960, Tournai : La Renaissance du livre, 2003 (ISBN 2-8046-0823-9), p. 220-223.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article « Fernand Allard l'Olivier », in L'Orientalisme et l'Africanisme dans l'Art belge : 19e & 20e siècles, catalogue de l'exposition, Galerie CGER, 14 septembre - 11 novembre 1984, Bruxelles : CGER, 1984, p. 138.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Lynne Thornton, « Fernand Allard L'Olivier », in Les Africanistes peintres voyageurs, ACR éditions, 1990, (ISBN 2-86770-045-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Seeing Africa - Artists » sur le site de la Tate Gallery.
  2. (en)Benezit
  3. La salle Allard-l'Olivier, Maison culturelle de Quaregnon.
  4. Association hébergée à la Bibliothèque royale de Belgique
  5. « Le Délassement », notice no 00980000147, base Joconde, ministère français de la Culture

« Fernand Allard l'Olivier », sur fernand-allard-lolivier.be (consulté le 20 mars 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]