Verdun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verdun (homonymie).
Verdun
La Porte Chaussée et la Meuse.
La Porte Chaussée et la Meuse.
Blason de Verdun
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Meuse (sous-préfecture)
Arrondissement Verdun (chef-lieu)
Canton Verdun-1
Verdun-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Verdun (siège)
Maire
Mandat
Samuel Hazard (PS)
2014-2020
Code postal 55100
Code commune 55545
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
17 923 hab. (2013)
Densité 578 hab./km2
Population
aire urbaine
40 570 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 39″ N 5° 23′ 18″ E / 49.1608, 5.38842249° 09′ 39″ Nord 5° 23′ 18″ Est / 49.1608, 5.388422
Altitude Min. 194 m – Max. 330 m
Superficie 31,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte administrative de la Meuse
City locator 14.svg
Verdun

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Verdun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verdun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verdun
Liens
Site web verdun.fr

Verdun est une commune française du département de la Meuse, en Lorraine. Le chef lieu d'arrondissement fait aujourd'hui partie de la région administrative Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Le traité de Verdun scella le destin de l'empire carolingien en 843[1]. Ville du Saint-Empire romain germanique, Verdun fut plus tard soumise par la France en 1552, au cours du voyage d'Austrasie[2], avant d'être définitivement annexée en 1648, par le traité de Westphalie. Elle fut le théâtre de plusieurs batailles, notamment en 1792, mais aussi et surtout en 1916 et 1917, lors de la Première Guerre mondiale, rendant à jamais célèbre le nom de la cité[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte montrant les différentes communes autour de Verdun.
Plan de Verdun et ses environs.

Verdun se situe dans le Grand Est de la France, près du centre du département de la Meuse — dont elle est une des sous-préfectures — et au nord-ouest de la région Lorraine. La commune s'étend dans la vallée de la Meuse au niveau d'un méandre et sur un promontoire surplombant le fleuve. Elle se trouve entre les côtes de Bar à l'ouest et les côtes de Meuse à l'est[3],[4].

À vol d'oiseau, la commune est située entre Paris (225 km[5]) et Strasbourg (184 km[6]). Dans la région, elle est distante de 58 km de Metz[7] (Moselle), de 78 km de Nancy[8] (Meurthe-et-Moselle) et de 134 km d'Épinal[9] (Vosges). Elle se trouve à 47 km au nord de Bar-le-Duc[10], la préfecture du département, et de Commercy[11], l'autre sous-préfecture.

La frontière belge se situe à 40 km, celle du Luxembourg à 50 km, celle d'Allemagne à 80 km, et celle de Suisse à 220 km[12].

Communes limitrophes de Verdun
Thierville-sur-Meuse Belleville-sur-Meuse Fleury-devant-Douaumont
Eix
Fromeréville-les-Vallons
Sivry-la-Perche
Verdun Moulainville
Belrupt-en-Verdunois
Nixéville-Blercourt
Landrecourt-Lempire
Belleray
Landrecourt-Lempire
Belrupt-en-Verdunois
Haudainville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant les différentes couches géologiques de la Lorraine.
Carte géologique de la Lorraine.

La superficie de la commune est de 3 103 ha, son altitude varie de 194 m à 330 m[13].

Le département de la Meuse se situe dans la partie orientale du bassin parisien ; il est constitué d'un socle rocheux d'âge mésozoïque (jurassique et crétacé). Les calcaires des côtes de Meuse datent de l'oxfordien. La couche dépasse les 200 m dans la région de Verdun : 100 à 110 m pour l'oxfordien moyen et 105 à 120 m pour l'oxfordien supérieur. Les calcaires de l'oxfordien moyen ont été intensément exploités, comme à la carrière de Dugny-sur-Meuse, pour deux utilisations principales : la fabrication de chaux grasse sidérurgique et la construction avec une pierre connue sous le nom de pierre d'Euville[14],[15].

Le fond de la vallée de la Meuse est composé d'une couche d'alluvions récentes d'une épaisseur de 10 à 12 m au niveau de Verdun. La couche est recouverte par une épaisseur de limons d'inondation de 0,6 à 1,50 m. En bordure de la vallée, on trouve des alluvions anciennes composées de sables siliceux, de quartz et de granite venus des Vosges par la Moselle[14]. Cette dernière était alors un affluent de la Meuse avant d'être capturée par un affluent de la Meurthe. Cela explique également la largeur disproportionnée de la vallée par rapport au fleuve actuel[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Coucher de soleil sur des bâtiments se reflétant dans un canal.
Mess des officiers (XIXe siècle) devant la Meuse à Verdun.

Verdun s'est construite sur les berges de la Meuse, qui traverse la ville du sud au nord. Le fleuve prend sa source en Haute-Marne et se jette dans la mer du Nord, en traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[17]. Dans la ville, le fleuve est rejoint en rive gauche par la Scance, une petite rivière qui prend sa source dans le département[18],[19].

Le ville compte également plusieurs canaux[M 1]. Le canal Saint-Vanne puis canal des Augustins, en rive gauche, prend sa source dans la Meuse en amont aux limites de la commune, et est également alimenté par le ruisseau de la Noue[20],[21]. Le pont-écluse Saint-Amand marque la jonction entre le canal Saint-Vanne et le canal des Augustins[22]. En rive droite, le canal Saint-Airy prend sa source et se rejette dans le fleuve.

Sur le territoire communal, le fleuve est réuni avec le canal de l'Est, qui relie la Meuse et la Moselle à la Saône[18], et qui est aussi connu sous le nom de canal de la Meuse sur cette portion[17]. La partie navigable emprunte un tunnel (PK 204,393) et une écluse (PK 204,370) sur le territoire de la commune[23]. Un port de plaisance de 30 places est situé en centre-ville, au point kilométrique (PK 204)[24],[25].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Verdun est le même que celui de la Meuse et de la Lorraine. Il s'agit d'un climat océanique dégradé[26] (Cfb d'après la classification de Köppen) à tendance continentale, qui se caractérise par un été chaud et orageux et un hiver long et rigoureux[27]. Ce climat est favorable à une régularisation des précipitations en toutes saisons et à une augmentation de l'amplitude thermique entre saisons[28]. Les intersaisons ne sont pas très marquées avec des gelées précoces en automne et des gelées tardives au printemps[27].

Les données climatiques de Verdun viennent de la station météo la plus proche, celle de Metz-Frescaty à 58 km. Le record de chaleur est de 39,5 °C le , lors de la canicule de l'été 2003, et le record de froid est de -23,2 °C le . Durant la période 1971/2000, la température moyenne annuelle est de 10,3 °C, et les précipitations annuelles sont de 754,2 mm[29].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Metz[30] 1638 766 29 21 51
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Station de Metz
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,5 −0,4 2,4 4,7 8,9 12 14 13,6 10,4 7,1 3,2 0,7 6,3
Température moyenne (°C) 2 3 6,4 9,2 13,7 16,7 19 18,8 15,1 10,6 5,5 3,2 10,3
Température maximale moyenne (°C) 4,8 6,5 11 15 19,5 22,7 25,3 24,8 20,4 15,1 9 5,5 15
Ensoleillement (h) 53,6 77,6 125,8 178,1 201,6 218,6 225,6 213,1 158,1 98,4 48,5 41,3 1 640,3
Précipitations (mm) 64,2 57,1 61,8 50,5 58,9 61,7 63,7 61,1 63,8 71,9 63,9 79,2 757,8
Source : Normales mensuelles sur la période 1981-2010[31],[32].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Verdun se situe sur la route départementale 603 (RD 603), ancienne route nationale 3 (RN 3), qui la relie à l'ouest à Paris via Châlons-en-Champagne et Meaux, et à l'est à Sarrebruck (Allemagne) via Metz. La ville est également placée sur la route départementale 964 (RD 964), ancienne route nationale 64 (RN 64), la reliant au nord à Charleville-Mézières, et au sud à Lure via Commercy et Neufchâteau.

La ville est reliée à Bar-le-Duc, la préfecture du département, par les routes RD 603 (ancienne RN 3) et RD 1916 (ancienne RN 35), plus connue sous le nom de « Voie sacrée ». Cette dernière fut l'artère logistique de la bataille de Verdun de 1916, pendant la Première Guerre mondiale.

La commune est desservie par l'autoroute A4-E50, nommée « autoroute de l'Est », reliant Paris à Strasbourg via Reims et Metz. L'accès se fait soit au niveau de la sortie 30 « Voie sacrée » à 10 km au sud-ouest sur le territoire de Nixéville-Blercourt, soit au niveau de la sortie 31 « Verdun » à 5 km au sud-est sur le territoire d'Haudainville.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Verdun, située à proximité du centre-ville, fait partie de la ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange. Elle est desservie par le TER Lorraine, permettant de rejoindre Metz ou Nancy via une correspondance à la gare de Conflans - Jarny, en Meurthe-et-Moselle (ligne 30[33]). Les liaisons avec Metz se font également par autocars METROLOR. Depuis , la liaison ferroviaire du TER Champagne-Ardenne reliant Verdun à Châlons-en-Champagne est remplacée par un bus à cause du faible nombre de voyageurs[34],[35].

La gare se situe également sur la ligne de Lérouville à Pont-Maugis, aujourd'hui partiellement désaffectée, hormis le tronçon entre Verdun et Dugny-sur-Meuse qui dessert les fours à chaux de Dugny[36].

La LGV Est européenne est mise en service en 2007. La gare de Meuse TGV se trouve à 25 km au sud de Verdun, sur le territoire de la commune Les Trois-Domaines. Des navettes ont été mises en place par le conseil départemental de la Meuse pour rejoindre la nouvelle gare TGV, d'où l'on peut rejoindre Paris en h[37] et Strasbourg en h 40.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

TIV : Transport intercommunal Verdunois.

Le SMATUV (Syndicat mixte assainissement et transport urbains du verdunois) est l'autorité compétente pour l'organisation et le financement des transports publics sur les communes de Belleville-sur-Meuse, Thierville-sur-Meuse et Verdun. À travers un marché public, la gestion du réseau TiV (Transport intercommunal verdunois) est confiée à Bus Est, filiale du groupe Transdev[38]. Depuis l'été 2010, il existe 3 lignes régulières, 3 lignes de bus scolaires et 3 lignes de transport à la demande sur réservation[M 2]. Le réseau possède également un service de location de vélos[39], et un circuit historique menant aux sites de mémoire de la bataille de Verdun de 1916 et aux champs de bataille[40].

Lignes régulières :

  • Ligne 1 : Aristide Briand - Europe ;
  • Ligne 2 : Saint-Exupéry - Désandrouins - Barrès ;
  • Ligne 3 : Quinze Quarts - Pré l'Évêque ;

Lignes scolaires :

  • Ligne 11 : Saint-Barthélémy - Saint-Exupéry ;
  • Ligne 12 : Moulin Brûlé - Porte Chaussée ;
  • Ligne 13 : Gendarmerie - Maginot/Perrault ;
  • Prolongements des lignes 1, 2 et 3 en période scolaire.

Ligne TAD (Transport à la demande) :

  • Ligne A : Moulin Brûlé - Porte Chaussée
  • Ligne B : Lorraine - Porte Chaussée
  • Ligne C : Lorraine - Closeries

Le réseau intermodal des transports de la Meuse (RITM), financé par le conseil départemental de la Meuse, exploite plusieurs lignes reliant Verdun aux autres grandes villes du département. Le réseau gère également le ramassage scolaire et possède un service de transport à la demande[41],[42].

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

L'aérodrome le plus proche est celui de Verdun - Sommedieue ou Le Rozelier, situé sur la commune de Sommedieue, à 7 km au sud-est de Verdun. Il est utilisé par l'Aéroclub Robert Thiéry pour la pratique d'activités de loisirs et de tourisme (survol des champs de bataille, du lac de Madine...)[43].

L'aéroport régional le plus proche est celui de Metz-Nancy-Lorraine, située à 80 km. Pour partir vers des destinations internationales, il faut soit se rendre à Paris dans les aéroports Roissy-Charles-de-Gaulle ou Paris-Orly, soit à l'aéroport de Luxembourg-Findel situé à 100 km au Luxembourg[37].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Verdun.
Plan de Verdun (septembre 2015).

Quartiers[modifier | modifier le code]

Anthouard, Au pré l’Évêque, cité du Rempart, Cité Kennedy, Cité verte, Dieu du Trice, Faubourg Pavé, Glorieux, Jardin Fontaine, le Champ Claudine, le Coulmier, le Grand Tise, les Chenevières, les Croisettes, les Grandes Plantes, Les Planchettes, Saint Victor, Village Louis Best (ex-logements américains)

Rues, ponts et places[modifier | modifier le code]

Rue Mazel, montée Saint-Vanne, quai de Londres, quai Leclerc.

Carrefour des Maréchaux, place Chevert, place de la Nation, place de la Roche, place des Onze-Sièges, place du Général-Mangin, place du Gouvernement, place Maréchal-Foch, place Nicolas-Psaulme, place Thiers, place Vauban, rond-point des États-Unis.

Passerelle, Pont Beaurepaire, Pont de Tilly, Pont des Augustins, Pont des Minimes, Pont Lilette, Pont Rouge, Pont Saint-Pierre.

Risques naturels et autres[modifier | modifier le code]

Verdun est sujette à plusieurs risques naturels. Des cavités se situent sous la commune, ce qui engendre un risque d'effondrement. Des mouvements de terrains peuvent être aussi occasionnés par le retrait/gonflement d'argiles. Située au bord de l'eau et au fond d'une vallée, la ville peut subir les inondations de plaine de la Meuse, ce qui a mené à la création d'un plan de prévention du risque inondation[44],[M 3]. Les annales mentionnent que la ville basse est totalement inondée à l'hiver 1245/1246, tout comme en 1302. En 1639, une crue emporte tous les ponts en moins de six heures, et en 1784, les dégâts sont chiffrés à 350 000 livres. En 1814, 1836, 1840 et 1844, le niveau de la Meuse dépasse les 3 m[45]. La commune a également été victime des tempêtes de fin décembre 1999 en Europe[46].

En plus des risques naturels, la ville est exposée à des risques liés aux activités humaines. Il existe un risque industriel causé par la présence de l'entreprise chimique Ineos dans la zone industrielle de Baleycourt[M 4]. Le site est classé Seveso. De plus, le transport de matières dangereuses (TMD) à travers la ville présente un risque, notamment le transport du gaz sur la Meuse[44].

En raisons des conflits qui ont eu lieu dans la région durant les deux guerres mondiales, des engins explosifs peuvent être retrouvés dans le sol[44]. Entre 2009 et 2013, 190 tonnes d'explosifs sont ramassées en Meuse, et en vingt ans, 8 personnes ont trouvé la mort. Le 29 mars 2007, un jeune homme décède dans l'explosion d'un obus qu'il manipulait dans son jardin. Les démineurs découvrent 2,5 tonnes d'explosifs à son domicile[46].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, Verdun comptait 10 215 logements, soit 247 de plus qu'au précédent recensement de 2007, et 2 719 de plus que quarante-quatre ans plus tôt (7 496 logements en 1968)[Insee 1].

Parmi ces logements, 87,9 % étaient des résidences principales et 0,8 % des résidences secondaires. On dénombrait un nombre important de logements vacants, 1 150, représentant 11,3 % du parc de logements, en augmentation depuis 2007 (seulement 874 logements vacants). Ces logements étaient pour 40,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 58,6 % des appartements[Insee 2]. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,8[Insee 3].

Le fait qu'il y ait plus d'appartements que de maisons individuelles expliquerait en partie le nombre plus élevé de locataires (57,7 %) par rapport aux propriétaires (40,0 %). La part de logements HLM loués vides était de 20,8 % en 2012 contre 21,4 % en 2007[Insee 4], tout juste supérieur au taux minimum de 20 % fixé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU) de décembre 2000.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

En , la municipalité lance l'Opération de Rénovation Urbaine (ORU) « Verdun Avenir » ayant pour but de changer l'aspect de la ville. Il prévoit la déconstruction/construction de nouveaux logements, la réhabilitation du bâti existant, la création de nouvelles voiries[M 5]. Il s'agit également de recréer une mixité sociale, le parc social étant essentiellement concentré sur trois quartiers, et de rééquilibrer l'offre et la demande locative[47].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme Virodunum ou Verodunum dès le IVe siècle. Il se décompose en ver- et -dun. Le mot gaulois dun(on) « colline, hauteur fortifiée »[48], a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés en -dunum à l’époque romaine.

L'élément ver(o) est un préfixe intensif qui s'apparente au latin super : Verodunum pourrait donc être « la puissante forteresse »[49],[50].

Ses habitants sont appelés les Verdunois.

En allemand médiéval : Wirten puis Verden.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : La naissance d'une agglomération[modifier | modifier le code]

L'histoire de Verdun débute avec les Celtes qui fondent un oppidum du nom de Verodunum (ou Virodunum) sur un promontoire rocheux entre la vallée de la Meuse et celle de la Scance, son affluant[JM 1]. Dès 57 av. J.-C., en pleine guerre des Gaules, les Romains occupent le site[GM 1] qui semble être un pagus, une subdivision administrative de la Civitas Mediomatricorum (Cité des Médiomatriques) basée à Divodurum Mediomatricorum (Metz). À la suite de la réorganisation administrative des empereurs romains Dioclétien et Constantin Ier, l'agglomération devient le chef-lieu de la nouvelle Civitas Verodunensium, créée par le démembrement de la Civitas Mediomatricorum. Elle est alors l'une des quatre cités de la province romaine de Belgique première[Note 1] avec la Civitas Treverorum (Cité des Trévires) basée à Augusta Treverorum (Trèves), la Civitas Leucorum (Cité des Leuques) basée à Tullium Leucorum (Toul) et la Civitas Mediomatricorum[AG 1]. La ville, qui occupait « La Roche » sur la rive gauche de la Meuse, s'agrandit et franchit le fleuve pour s'étendre sur l'autre berge. C'est à la fois un centre commercial le long du second itinéraire de la voie romaine reliant Reims à Metz[JM 2], mais aussi un port qui exporte notamment vers l'Europe du Nord et de l'Est des céramiques et des verres d'Argonne[AG 1].

Au IIIe siècle, en raison de l'insécurité grandissante dans la région, la ville se dote de murailles et devient un castrum, comme plusieurs autres villes[AG 2]. Au début du IVe siècle, Verdun est évangélisé par saint Saintin qui fait construire sur le mont Saint-Vanne la première église dédiée à saint-Pierre et saint-Paul. La ville devient le siège de l'évêché de Verdun et saint Saintin, son premier évêque[JM 3]. Les invasions barbares se multiplient alors que l'Empire romain s'effondre[JM 4]. En 451, les Huns ravagent la région[GM 1] et Attila aurait même pris et saccagé la ville[JM 4]. L’évêque installe alors la cathédrale à l'abri dans le castrum romain[GM 1].

Verodunum est à la fois évoquée sur l'itinéraire d'Antonin[AG 3], un guide de voyage de la Rome antique du IIIe siècle, et dans la Notitia provinciarum et civitatum Galliae (Notice des Gaules), une liste des provinces de la Gaule du Ve siècle[AG 1].

Moyen Âge : Une cité du Saint-Empire convoitée[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge : L'entrée dans le Saint-Empire[modifier | modifier le code]

À la fin du Ve siècle, Clovis, chef des Francs, envahit le nord-est de la Gaule. Verdun est assiégé et les habitants envoient le prêtre Euspicius pour négocier leur reddition. Clovis pardonne aux assiégés[JM 4] et nomme Vanne, neveu d'Euspicius, comme nouvel évêque de Verdun[AG 4]. À la mort de Clovis en 511, son fils Thierry Ier reçoit la partie orientale de la Gaule qui prend le nom d'Austrasie. Verdun devient le chef-lieu d'un comté[JM 4] dont les limites sont celles de l'ancien civitas, l'un des plus vastes de la Gaule franque. La ville est à la fois un centre politique et un centre religieux avec un comte et un évêque qui administrent la cité[AG 5].

Partage de l'Empire franc lors du traité de Verdun en 843.
Article détaillé : Traité de Verdun.

Au IXe siècle, le comté de Verdun est inclus dans l'Empire carolingien de Charlemagne[JM 4]. En 843, le traité de Verdun partage l'empire entre ses trois petits-fils[GM 1] : la Francie occidentale pour Charles le Chauve, la Francie orientale pour Louis le Germanique et la Francie médiane pour Lothaire Ier auquel appartient le comté de Verdun. À la mort de Lothaire Ier en 855, la Francie médiane se voit divisée elle-aussi en trois par le traité de Prüm et Verdun fait alors partie d'un territoire qui prendra plus tard le nom de Lotharingie[AG 6].

Sous les Mérovingiens et les Carolingiens, Verdun est une ville prospère qui fait du commerce de métaux, vins, tissus, céréales et épices avec les pays du Nord. L'agglomération est également un marché aux esclaves au grand dam de l’Église[JM 4]. La ville entretient des relations privilégiées avec l'Espagne musulmane, rejoignable via Langres puis Meaux[AG 7].

En 925, la Lotharingie est rattachée au royaume de Germanie (ex-Francie orientale) d'Henri Ier l'Oiseleur[AG 6]. Verdun va alors appartenir au Saint-Empire romain germanique pour les cinq siècles à venir[JM 4], malgré les tentatives des rois français pour reprendre la Lotharingie[AG 8]. En 959, la Lotharingie est divisée en deux duchés : celui de Basse-Lorraine (Belgique actuelle) et celui de Haute-Lorraine (Lorraine actuelle), dans lequel se retrouve Verdun[AG 9].

L'empereur du Saint Empire Otton Ier met l’Église sous sa tutelle directe afin de contrer les seigneurs qui cherchent à se féodaliser. Il donne aux évêques des privilèges et des droits régaliens et choisit les avoués, c'est-à-dire les seigneurs laïcs qui défendent les biens de l’Église en son nom. L'évêque Haymon, de 988 à 1024, est le premier à obtenir le droit de frapper la monnaie et de disposer des péages et des marchés verdunois[AG 8]. En 963, Godefroid Ier « le Captif » est le premier comte de Verdun à venir de la Maison d'Ardennes[AG 10], une riche famille lotharingienne[JM 5]

Verdun se développe avec la construction de la cathédrale Notre-Dame en 990, de quatre grandes abbayes bénédictines et de deux collégiales[GM 2]. Le port se voit entouré de murs vers 985, et non des palissades en bois habituelles[AG 7]. Une réforme monastique marque le début des arts de l'enluminure, de l'émaillerie et de l'orfèvrerie, dans lequel Nicolas de Verdun se fait connaître[GM 2].

Moyen Âge central : Lutte entre bourgeoisie et épiscopat[modifier | modifier le code]

Évêché de Verdun
Principauté ecclésiastique de Verdun

997 – 1552 (1648)

Blason

Les comtes et les évêques de Verdun ne s'entendent pas car les empereurs du Saint-Empire romain germanique nomment des évêques allemand loyaux pour contrer l'esprit d'indépendance des comtes. Le comte de Verdun et duc de Haute-Lotharingie Godefroid « le Barbu » va jusqu'à prendre la ville en 1047, chasser l’évêque Thierry et incendier la cathédrale. Mais il finit par faire une pénitence publique, rend les territoires volés et reconstruit la cathédrale[JM 5].

En 1095, Godefroy de Bouillon prend la tête de la Première croisade et vend son comté à l’évêque Richer avant son départ en Terre sainte[JM 5]. Les nouveaux avoués de l'Église sont les comtes de Bar. Renaud Ier de Bar va perdre et regagner le comté-avouerie plusieurs fois face à Guillaume Ier de Luxembourg et le comte Henri Ier de Grandpré[AG 11]. Mais il abuse de son pouvoir en construisant un donjon, la Tour-le-Voué, au sommet de la ville[JM 6] et en faisant abdiquer l'évêque Ursion[AG 11]. Le nouvel évêque, Albéron de Chiny, et les habitants démolissent la tour et obligent Renaud à renoncer à sa charge[JM 6].

Le , à Colmar, l'empereur Frédéric Barberousse confirme au tout nouvel évêque Albert de Mercy et à l'Église de Verdun le bénéfice du comté de Verdun donné par Otton II à Haimond à la fin du Xe siècle, en reconnaissance des services rendus à l'Empire[AG 11]. Les ecclésiastiques ont le droit de battre la monnaie, de rendre justice[JM 6], et sont propriétaires, à l'extérieur de Verdun, de l'abbaye de Juvigny, de la collégiale de Montfaucon et d'une dizaine de forteresses. Les évêques décident de ne plus nommer de voué et de rester les seuls maîtres en cumulant les fonctions. En 1227, le roi des Romains Henri VII qualifiera l'évêque de Verdun de princeps (prince du Saint-Empire) à un moment où ce dernier administre une centaine de villages[AG 11].

Au XIIe siècle, les riches bourgeois, ou citains, veulent participer au gouvernement de la ville, mais les évêques refusent de partager le pouvoir. De nombreux affrontements vont alors opposer les bourgeois aux ecclésiastiques[JM 7]. En 1142, Conrad III avait déjà reconnu une coutume et un droit propre aux bourgeois verdunois. En 1195, Henri VI les prend sous sa protection spéciale[AG 12]. En 1208, alors que la guerre fait rage, les bourgeois alliés aux seigneurs chassent le chapitre, et l'évêque Albert II de Hierges est tué en assiégeant la ville. Tout comme à Metz, les bourgeois se conjurent et se dotent de jurés ou « wardours (gardiens) de la paix » composant une nouvelle magistrature, le « Nombre ». Les verdunois rédigent également une Charte de paix. Mais les bourgeois ayant obtenus les fonctions dirigeantes n'appartiennent pas au Commun mais aux riches familles patriciennes appelées les Lignages de Verdun. En 1214, l'empereur Frédéric II reconnait la Charte de paix messine et donc tacitement celle de Verdun, tout en interdisant aux verdunois de se conjurer[AG 13]. La lutte entre la bourgeoisie et l’épiscopat continuera cependant tout au long des XIIIe et XIVe siècles[AG 14].

Aux XIIe et XIIIe siècles, Verdun connait son âge d'or. La cité est divisée en une ville-haute qui concentre les centres religieux et administratif, et une ville-basse comprenant les quartiers résidentiels habités par les commerçants et artisans[JM 7]. La cité compte alors 13 000 habitants. L'industrie est prospère, entre tissage de draps, tannages de peaux et les pièces d'orfèvrerie de l'art mosan. Les marchands sillonnent l'Europe en passant par Verdun, rapportant bois, métaux précieux, étoffes et épices[JM 8]... De nombreuses abbayes se construisent comme celles bénédictines de Saint-Vanne, de Saint-Paul et de Saint-Airy[JM 9]. Mais la période de prospérité ne dure pas. À la fin du XIIIe siècle, le trafic sur la Meuse diminue au profit de celui sur la Moselle ou le Rhin[JM 9]. Déjà en 1132, l'évêque Albéron de Chiny avait cessé de frapper la monnaie laissant place aux deniers de Châlons-sur-Marne et entrant dans la zone monétaire française. L'industrie urbaine est concurrencée par l'industrie rurale, plus compétitive[AG 15].

Au XIVe siècle, Verdun prend conscience de sa vulnérabilité. La ville est en effet encerclée au sud par le comté de Bar, au nord par celui du Luxembourg et à l'ouest par la France qui a annexé la Champagne en 1285[GM 2]. L'influence de la France augmente dans l'Ouest de la Lorraine : elle annexe la ville de Toul en 1300, le Barrois mouvant en 1301 et l'évêché de Toul en 1305. Les verdunois se placent tour à tour sous la protection de Gobert VIII d'Apremont en 1314, d'Édouard Ier de Bar, puis du roi de France Louis X « le Hutin » en 1315, entrainant d'inévitables conflits auxquels se joint Jean de Luxembourg. Finalement, en 1331, l'évêque Henri d'Apremont place la cité sous la garde perpétuelle de la France[AG 16]. Avec la déclenchement de la guerre de Cent Ans en 1337, le roi de France place la cité sous la garde conjointe des comtes de Bar et de Luxembourg[AG 17].

Bas Moyen Âge : Le déclin[modifier | modifier le code]

La peste frappe la Lorraine et Verdun vers 1348/1350, tuant entre 30 à 60 % de la population. Occupé par la guerre, le roi de France ne s'occupe plus de garder Verdun, laissant l'Empire y restaurer son autorité avec difficulté[AG 18]. L'empereur des Romains Charles IV supprime toutes les réformes précédentes et redonne le pouvoir à l'évêché et aux lignages. Il rétablit ensuite la garde conjointe de Bar et du Luxembourg, ce qui provoque la colère des bourgeois pour qui ces gardes sont onéreuses. Ils forment une coalition en 1358 avec Yolande de Bar, déjà en conflit avec l'évêché depuis 1352 et la ville depuis 1356. Le verdunois est ravagé mais les deux parties font la paix en 1359 à cause de la menace grandissante des compagnies de Routiers. L'évêché et la ville sont alors très endettés[AG 19].

En 1374, Verdun obtient le titre de ville libre d'Empire[GM 2], placée sous la tutelle directe de l'empereur. Le sceau de la ville change pour figurer un aigle impérial au lieu d'une cathédrale[AG 20]. Le Grand-Rempart forme une nouvelle enceinte d'une trentaine de tours et de trois portes monumentales[GM 2] dont la Porte Chaussée[AG 20]. La ville ne va cependant pas connaitre la paix. En 1382, lors du Grand Schisme d'Occident, Verdun compte deux évêques. De plus, les protecteurs de la ville se succèdent, alternant entre France et Saint-Empire[AG 21], puis entre France et Bourgogne[AG 22]. Enfin, les bourgeois ont de moins en moins de pouvoirs alors que des difficultés financières se font sentir. Les abbayes et les couvents, qui ont vu le nombre de religieux chuter, doivent vendre une partie de leurs biens pour survire[AG 23].

XVIe siècle : Une ville française[modifier | modifier le code]

Même si la ville reste une terre d'Empire et l'évêque un Prince d'Empire[AG 24], la ville est de plus en plus sous l'influence française, par la langue, l'origine des évêques et des ordres religieux, par le style de l'architecture et par l'économie (usage des monnaies et relations commerciales)[GM 2]. De plus, le Saint-Empire romain germanique ne protège pas le territoire des villes de Metz, Toul et Verdun (futur Trois-Évêchés) contre les pillards[AG 24].

En 1548, le nouvel évêque Nicolas Psaume se tourne vers la France pour reprendre la situation politique et religieuse en main[GM 2]. Le roi de France Henri II s'allie aux princes protestants d'Allemagne en lutte avec l'empereur des Romains Charles Quint, et devient vicaire d'Empire et protecteur des Trois-Évêchés. En 1552, il organise le « Voyage d'Allemagne », une expédition militaire sur le territoire du Saint-Empire. Après avoir pris Metz et Toul sans combattre et s'être rendu en Alsace[JM 10], il entre pacifiquement dans Verdun le [GM 3]. Le soir-même il quitte la ville, laissant derrière lui une garnison de 300 hommes sous l'autorité d'un gouverneur[AG 25], le maréchal de Tavannes[JM 10].

Quelques mois plus tard, l'empereur Charles Quint cherche à reprendre le territoire des Trois-Évêchés et fait le siège de Metz. Mais la ville résiste sous le commandement du duc François de Guise et le siège est un échec, forçant l'empereur et son armée à se retirer[JM 10].

Avec l'occupation française de 1552, les évêques de Verdun perdent tout pouvoir politique. La ville compte alors trois chapitres, 14 abbayes et couvents[AG 26], et 24 églises[GM 3]. Le chapitre cathédral est composé d'un archiprêtre, des archidiacres, un chantre, un écolâtre, un chancelier, une soixantaine de chanoines et des aumôniers[AG 26]. L'évêque Nicolas Psaume prend cependant une part active au concile de Trente (1545-1563) et entreprend de faire appliquer ses décisions et de combattre le protestantisme[AG 27]. En 1558, il fonde une université où l'on enseigne le droit, la médecine, la théologie, la philosophie et les lettres mais elle doit fermer ses portes en 1565[51].

Malgré l'occupation française, le roi de France, tout comme l'empereur, considère toujours Verdun comme une ville impériale. Les évêques sont toujours nommés par le Saint-Empire et la justice est rendue par la Chambre impériale[AG 28]. La ville passe brièvement sous la garde de Charles III de Lorraine de 1590 à 1595[AG 29].

XVIIe et XVIIIe siècles : Une ville garnison[modifier | modifier le code]

Dessin en couleur d'une ville au milieu des champs.
Dessin de la ville de Verdun dans un atlas de 1638.

Au début du XVIIe siècle, la monarchie française veut faire définitivement sortir la ville du Saint-Empire. Les relations avec la France s'intensifie[AG 30]. De 1624 à 1635, les ingénieurs du roi érigent une citadelle pour assumer les défenses du royaume[JM 11].

Finalement, en 1648, le Traité de Münster, faisant partie des traités de Westphalie, confirme le rattachement de la cité et de l'évêché de Verdun au royaume de France[AG 31]. Les habitants sculptent les armes du roi sur les portes de la cité et adoptent comme nouveau blason une fleur de lys couronnée d'or. La frontière du royaume se retrouvant sur le Rhin, Verdun devient un élément de défense important[JM 11]. Vauban fortifie la ville : il l'enferme dans une enceinte bastionnée, entourée de glacis, et il met au point un système de trois ponts-écluses, dont celui de Saint-Amand, pour inonder la plaine autour de la ville[GM 3]. Mais tous les travaux prévus ne sont pas effectués, ce qui laisse la ville vulnérable, ne pouvant pas résister à un siège. Verdun ne sera alors qu'une place d'arrêt[AG 32] servant d'étape aux troupes royales[JM 11]. La garnison se stabilise autour de 3 000 hommes[AG 33].

Au XVIIe siècle, la cité perd son autonomie judiciaire et administrative et passe sous le contrôle de Metz dont elle devient l'un des cinq puis onze bailliages royaux[AG 34]. Petite ville de 10 000 habitants, place militaire de second ordre et centre administratif modeste, Verdun ne connait pas un grand essor économique ni de profondes transformations[AG 35].

Au XVIIIe siècle, les activités de Verdun tournent encore autour du commerce régional, de l'artisanat, du bâtiment, des tanneries, des filatures, et des drageries[GM 3]. La ville connait une période de paix et se retrouve en proie à une fièvre constructrice : la chapelle Saint-Nicolas du collège des Jésuites en 1731, le palais épiscopal[JM 11], l'abbaye de Saint-Paul et la restauration de la cathédrale en 1755. En 1737, la ville achète l'hôtel Japin pour en faire son Hôtel de Ville. Deux casernes sont construites pour pouvoir loger les hommes de la garnison : la caserne Saint-Paul (puis Jeanne d'Arc) de 1729 à 1735 et celle de Saint-Nicolas de 1723[GM 3] à 1766[AG 36].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La Révolution française est plutôt bien accueillie par les verdunois. Une nouvelle municipalité est élue, une garde nationale est levée et plusieurs clubs populaires sont créés[JM 12]. Mais la cité épiscopale connait également la déchristianisation : les ordres religieux sont supprimés, leurs biens sont vendus aux plus offrants[AG 37], les prêtres sont enfermés ou déportés[AG 38]. En 1790, le choix de Bar-le-Duc pour devenir le chef-lieu du nouveau département du Barrois (futur département de la Meuse) n'est pas accepté[GM 3] mais la ville conserve son évêché[AG 39].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1792).

En 1792, à la suite de la déclaration de guerre de la France au Saint-Empire, l'armée prussienne menée par le duc de Brunswick pénètre en Lorraine et fait le siège de Verdun[JM 12]. Les fortifications de la ville sont en mauvais état et manque d'artillerie et de militaires d'expérience[AG 40]. Le , elle tombe aux mains des prussiens et le commandant de la garnison Beaurepaire est chargé de capituler. Il est retrouvé mort le lendemain dans une salle de l'hôtel de ville, s'étant suicidé pour éviter le déshonneur[JM 12],[GM 3]. Le , Verdun capitule. Finalement, l'armée prussienne est vaincue le lors de la bataille de Valmy[JM 12], et quitte la ville le [52]. De sévères mesures sont alors prises contre les collaborateurs. Sous la Convention (1792-1795), 35 verdunois sont jugés à Paris puis guillotinés. Parmi eux, les demoiselles qui avaient offert des dragées au roi de Prusse le , et qui seront appelées les « Vierges de Verdun » sous la Restauration (1814-1830)[JM 12]. Des élus municipaux, dont Laurent Pons, réussiront à faire annuler le le décret d'infamie ayant frappé la ville pour sa reddition[GM 3].

Sous le Concordat de Bonaparte de 1801, le calme revient. La ville accueille des prisonniers britanniques des Guerres napoléoniennes de 1803 à 1814, et ceux-ci participent à la vie de la cité[GM 4]. Mais le diocèse de Verdun disparait, rattaché à celui de Nancy[AG 38].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est peu touchée par les mutations économiques de la révolution industrielle, probablement à cause de sa militarisation croissante. Si le travail de filature du coton apparait, la tannerie se maintient difficilement et ce sont les activités rurales (élevage, agriculture) qui dominent avec le commerce. L'unique tradition encore existante aujourd'hui est celle de la dragée[AG 41]. L'aspect de la ville, étouffée dans ses fortifications, est profondément modifié : de grands axes de communications remplacent les petites ruelles et des portes dans les remparts ouvrent la ville sur l'extérieur[AG 42]. De nombreuses constructions ont lieu : un abattoir en 1840, un marché couvert en 1853, un théâtre, des ponts... Le chemin de fer arrive dans la ville avec l'inauguration de la gare de Verdun en 1870[GM 5]. Le canal de l'Est, dont les travaux de la traversée de la ville ont débuté en 1874, est ouvert à la navigation le [AG 43]. La ville récupère son diocèse en 1817 mais il faut attendre 1823 pour qu'un évêque prenne possession du siège[AG 44].

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, Verdun est attaquée le mais résiste aux bombardements de l'artillerie ennemie malgré les gros dégâts subis[JM 13]. Finalement, après le reddition de Metz le , le général Guérin de Waldersbach, commandant de la place, capitule le après 81 jours de siège[AG 45]. La ville est occupée jusqu'au [GM 5].

Article détaillé : Place fortifiée de Verdun.

Avec le Traité de Francfort de 1871, qui entérine l'annexion de l'Alsace-Lorraine, Verdun se retrouve à 45 km de l'Empire allemand[GM 5], faisant de la ville la place forte de la frontière Nord-Est[JM 13]. Une première ceinture de 10 forts, dits de la « panique », est érigée sur les hauteurs les plus proches de Verdun. De 1880 à 1914, une seconde ceinture de 43 forts et ouvrages militaires est construite dans un périmètre de 45 km[GM 5], dont font partie le fort de Douaumont et le fort de Vaux[JM 14]. Le tout forme la place fortifiée de Verdun, reliée par 180 km de voies ferrées avec en son centre la citadelle souterraine de Verdun comme poste de commandement[GM 5]. La garnison passe de 3 422 hommes en 1876 à 27 000 en 1914[AG 46]. Verdun est prête à faire face à une invasion[JM 14].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photographie aérienne de Verdun, prise pendant la Première Guerre mondiale.

Après la déclaration de la Première Guerre mondiale en 1914, les civils sont évacués de Verdun et la ville se prépare à la guerre. L'armée allemande envahit le nord-est de la France et encercle à moitié la place forte[JM 15]. La ville n'est accessible que par deux axes menant à Bar-le-Duc : le chemin de fer local « Le Meusien » (appelé également « Le Varinot » du nom de son constructeur Charles Varinot) et la route départementale qui sera appelée « Voie sacrée » par l'écrivain Maurice Barrès[GM 5].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1916).

En , le Quartier Général français ne reconnaissant plus aucune valeur stratégique aux forts, désarme ceux autour de Verdun et supprime la garnison. L’État-major allemand profite alors de la vulnérabilité de la place[JM 16], dernier rempart avant Paris[JM 17], pour mener une offensive. Le vers 7 heures, deux millions d'obus s’abattent sur Verdun. Mais contrairement à ce à quoi s'attendaient les allemands et leur commandant en chef le général Erich von Falkenhayn, l'armée française résiste et campe sur ses positions[JM 16]. La bataille dure près de 10 mois, faisant 163 000 morts et 216 000 blessés du côté français et 143 000 morts et 196 000 blessés du côté allemand[GM 6]. À l'automne 1916, l'armée française, profitant de l'offensive de la Somme, contre-attaque, reprend les forts perdus et repousse les allemands. Verdun est sauvée[JM 18].

La bataille de Verdun est l'une des principales batailles de la Première Guerre mondiale. Avec la rotation importante des unités françaises (deux tiers des poilus y ont combattu), Verdun devient le symbole de la guerre, et est connue aussi bien en France qu'à l'étranger. La ville reçoit de multiples distinctions, françaises et internationales, faisant d'elle la ville la plus décorée de France. C'est également là qu'est choisi un soldat pour être inhumé dans la tombe du Soldat inconnu à Paris[M 6].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1917).

Le , l'armée française menée par le général Guillaumat lance une offensive appelée la deuxième bataille de Verdun. Cela permet de regagner du terrain sur les allemands et de retrouver la position des lignes de 1916. En 1918, l'armée américaine fait une percée en direction de Saint-Mihiel et dégage le nord de Verdun[AG 47].

Après la guerre, la ville est dévastée : un quart est entièrement détruit, une moitié est gravement endommagée et le dernier quart a été pillé. Pendant l'Entre-deux-guerres, la ville se reconstruit avec l'aide d'élus meusiens (Raymond Poincaré et André Maginot) et des aides des pays étrangers (Royaume-Uni, États-Unis...). Une ville nouvelle apparait en 1929, avec des rues élargies, des quais de fleuve dégagés et des monuments, comme la cathédrale, restaurés. De nombreux monuments aux morts sont érigés et l'ossuaire de Douaumont est construit sur les hauteurs de l'agglomération. Verdun devient un lieu de pèlerinage pour les combattants de la Grande Guerre et leurs familles[GM 6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Verdun n'est plus à proximité de la frontière et cette dernière est désormais défendue par la ligne Maginot[JM 19]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est évacuée dès et tous les ponts sont détruits. Les allemands investissent la ville le [GM 6]. Elle se retrouve alors dans la zone interdite et est le siège d'une Kreiskommandantur et de la Gestapo[AG 48]. La résistance est active mais ses membres connaissent exécutions et déportations[GM 6].

Les allemands abandonnent Verdun le , poursuivis par la Troisième armée des États-Unis (Third United States Army)[GM 6]. La ville devient l'un des sièges des forces américaines de l'OTAN et le reste jusqu'en 1966[JM 19].

De l'après-guerre au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Verdun connait une poussée démographique qui amène la ville à s’agrandir, surtout vers l'Est, pour pallier la crise du logement. Jusqu'en 1967, 2 000 soldats américains sont présents, travaillant pour la base logistique de l'Advance Service[GM 6]. La ville reste un lieu de pèlerinage malgré la diminution constante des anciens combattants[AG 49].

Dans les années 1980, la ville n'échappe pas aux difficultés économique dans le secteur industriel. Le tourisme apparait comme une activité porteuse au vu de la richesse patrimoniale et historique de la cité épiscopale[AG 50]. À l'été 1994, le Centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme, dont les activités avaient commencé dès 1990, est installé dans l'ancien palais épiscopal[AG 51].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 1995, Jacques Chirac (RPR) est élu face à Lionel Jospin (PS) avec 52,19 % des suffrages verdunois, un score quasi-égal à celui national de 52,64 %. Cependant, au premier tour, c'était Édouard Balladur (UDF) qui était arrivé en tête dans la ville avec 21,96 % des suffrages, au coude-à-coude avec Lionel Jospin (PS) à 21,86 %[53]. En 2002, le président sortant Jacques Chirac (UMP) est réélu avec 81,58 % des voix face à Jean-Marie Le Pen (FN)[54]. En 2007, Nicolas Sarkozy (UMP) arrive en tête face à Ségolène Royal (PS) avec 57,23 % des suffrages verdunois, supérieur au taux national de 53,06 %[55]. En 2012, le président sortant Nicolas Sarkozy obtient 52,96 % des suffrages verdunois, mais c'est François Hollande (PS) qui est élu par les Français avec 51,64 %[56].

Aux élections législatives de 2002, Arsène Lux (RPF) arrive en tête avec 53,91 % des voix verdunoises mais c'est Jean-Louis Dumont (PS) qui est réélu à 51,38 %[57]. En 2007, Jean-Louis Dumont (PS) est réélu avec 51,89 % des suffrages verdunois, inférieur au taux de la circonscription à 52,92 %[58]. En 2012, Jean-Louis Dumont (PS) est réélu avec 51,24 % des voix verdunoises, un score similaire à celui de la circonscription à 51,53 %[59].

Aux élections européennes de 2004, la liste de Pierre Moscovici (PS) arrive en tête avec 30,20 % des voix, devant celles de Joseph Daul (UMP) à 16,06 % et de Nathalie Griesbeck (UDF) à 13,95 %[60]. En 2009, la liste de Joseph Daul (UMP) arrive en tête avec 32,16 % des suffrages, battant celles de Catherine Trautmann (PS) à 18,27 % et de Sandrine Bélier (EE) à 12,14 %[61]. En 2014, la liste de Florian Philippot (FN) arrive en tête avec 26,53 % des voix, devant celles de Nadine Morano (UMP) à 22,45 % et d'Édouard Martin (PS-PRG) à 17,99 %[62].

Aux élections régionales de 2004, la liste conduite par Jean-Pierre Masseret (Gauche) remporte 45,99 % des voix devant celles de Gérard Longuet (Droite) à 38,15 % et de Thierry Gourlot (FN) à 15,86 %[63]. En 2010, la liste de Masseret gagne de nouveau à 49,99 % devant celles de Laurent Hénart (Droite) à 34,99 % et de Thierry Gourlot (FN) à 15,02 %[64]. Aux élections régionales de 2015 en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, la liste de Philippe Richert (LR) arrive en tête avec 46,99 % des voix, devant celles de Florian Philippot (FN) à 31,09 % et de Jean-Pierre Masseret (Gauche) à 21,92 %[65].

Aux élections cantonales de 2004, Arsène Lux (DVD) remporte le canton de Verdun-Ouest avec 43,47 % des voix, battant Bruno Boschiero (PS) à 31,20 % et Maurice Delamarche à 25,33 %[66]. En 2008, Claudine Becq-Vinci (UMP) gagne le canton de Verdun-Centre avec 55,85 % des suffrages devant Jean-François Thomas (PS)[67], et Guy Navel (RDG) remporte le canton de Verdun-Est devant Jean-Claude Lepage (DVD)[68]. En 2011, Samuel Hazard (PS) gagne le canton de Verdun-Ouest avec 55,23 % devant Arsène Lux (DVD)[69]. Aux élections départementales de 2015, le binôme Marie-Jeanne Dumont/Samuel Hazard (PS) gagne le nouveau canton de Verdun-1 avec 58,97 % des voix, battant le duo Didier Fléaux/Julie Fleurant (UMP)[70]. Le binôme Sarah Szymanski/Jean-François Thomas (PS) remporte le nouveau canton de Verdun-2 avec 51,52 % des suffrages, devant le duo Jérôme Dumont/Véronique Philippe (UMP)[71].

Aux élections municipales de 1995, Arsène Lux (RPF) prend la mairie au socialiste Jean-Louis Dumont. Il la conserve en 2001. En 2008, il garde les rennes de la ville avec 52,82 % des voix toujours face à Jean-Louis Dumont (PS)[72]. En 2014, Samuel Hazard (PS) reprend la mairie avec 49,41 % des voix face au maire sortant Arsène Lux (DVD) à 40,39 % et Gilbert Prot (FN) à 10,18 %[73].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment depuis sa cour intérieure.
Hôtel de ville de Verdun.

Du Moyen Âge à la Révolution française, les magistrats de Verdun sont uniquement choisis parmi les membres des trois Estendes de Verdun : les lignages de de la Porte, d'Azannes et des Estouff. Loin d'être un système de gouvernance isolé, de nombreuses cités européennes étaient ainsi également dirigées par des lignages patriciens héréditaires tels que les Lignages de Bruxelles, les Paraiges de Metz, les Lignages d'Alten Limpurg de Francfort, ou les Tribus de Galway.[réf. nécessaire]

La population de la commune étant comprise entre 10 000 et 20 000 habitants, le conseil municipal est composé de 33 membres : le maire, 9 adjoints et 23 conseillers municipaux[M 7]. L'hôtel de ville est installé depuis 1738 dans un ancien hôtel particulier du XVIIe siècle construit par Nicolas Japin[74].

La commune est dotée d'un conseil municipal des jeunes composé de 15 membres, dont un maire élu[M 8].

Composition du conseil municipal de Verdun (mandature 2014-2020)[73]
Liste Président de groupe Effectif Statut
  •      DVG
« Pour Verdun, une équipe, un projet » Samuel Hazard 25 Majorité
  •      DVD
« Verdun...toujours pour tous...avec passion » Arsène Lux 7 Opposition
  •      FN
« Verdun fait front » Gilbert Prot 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Verdun.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dix personnes se sont succédé au poste de maire de Verdun.

Liste des maires successifs depuis 1944[75]
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 avril 1947 Gaston Thiébaut    
avril 1947 octobre 1947 Paul Demouzon    
octobre 1947 mai 1953 Hyppolyte Thevenon    
mai 1953 mars 1965 François Schleiter CNIP Sénateur (1948-1983)
mars 1965 mars 1977 André Beauguitte FNRI Conseiller général du canton de Montfaucon-d'Argonne (1955-1986)
Député (1956-1978)
mars 1977 mars 1983 René Vigneron PS Conseiller général du canton de Verdun-Est (1973-1982)
mars 1983 mars 1989 Jacques Barat-Dupont UDF Conseiller général du canton de Verdun-Est (1982-1988)
mars 1989 juin 1995 Jean-Louis Dumont PS Député (1981-1993, depuis 1997)
juin 1995 4 avril 2014 Arsène Lux RPF puis DVD Député (1993-1997)
Conseiller général du canton de Verdun-Ouest (2004-2011)
4 avril 2014[76] en cours Samuel Hazard PS Conseiller général du canton de Verdun-Ouest (2011-2015)
Président de la CC de Verdun (2014-2015)
Président de la CA du Grand Verdun (depuis 2015)
Conseiller départemental du canton de Verdun-1 (depuis 2015)

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment d'angle en brique rouge.
Sous-préfecture de la Meuse à Verdun.

Verdun est une sous-préfecture de la Meuse et fait partie de la deuxième circonscription du département.

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Verdun. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle est le bureau centralisateur de deux cantons (Verdun-1 et Verdun-2) qui regroupent au total 6 communes[77]. Auparavant, de 1790 à 1973, elle faisait partie du canton de Verdun avec neuf autres communes, puis, de 1793 à 1982, se voyait partagée en deux cantons (Verdun-Est et Verdun-Ouest), et enfin, de 1982 à 2015, en trois cantons (Verdun-Est, Verdun-Ouest et Verdun-Centre).

Depuis le , Verdun est le siège de la communauté d'agglomération du Grand Verdun qui regroupe 26 communes et 30 000 habitants[78]. Auparavant, de 2002 à 2015, la ville faisait partie de la communauté de communes de Verdun, qui regroupait 5 communes, jusqu'à sa fusion avec la communauté de communes de Charny-sur-Meuse.

La ville est le siège du Pays de Verdun créé en 2004, auquel est membre l'intercommunalité de Verdun avec neuf autres EPCI (Centre Argonne, Région de Damvillers, Pays d'Étain, Meuse-Voie sacrée, Montfaucon-Varennes-en-Argonne, Pays de Montmédy, Pays de Spincourt, Pays de Stenay et Val Dunois)[79]. Ce pays est un syndicat mixte qui devrait devenir Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) à la suite de la loi MAPTAM de janvier 2014[80].

La commune relève du tribunal d'instance, de grande instance, du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes de Verdun. Elle dépend du tribunal de commerce de Bar-le-Duc où se trouve également la cour d'assises de la Meuse. Elle est rattachée à la cour d'appel, au tribunal administratif et à la cour administrative d'appel de Nancy[81]. Avec la réforme de la carte judiciaire de 2007, la ville a perdu son tribunal de commerce au profit de celui de Bar-le-Duc[82].

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget global de la commune était de 24 323 000 €, dont 14 244 000 € de fonctionnement et 10 079 000 € d'investissement. Cela représentait 1 234 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 933 € par habitant). Les dépenses s'élevaient à 18 822 000 €, réparties en 11 414 000 € de fonctionnement et 7 408 000 € d'investissement[83].

Le budget connait une forte baisse ces dernières années, variant de 48 928 000 € en 2000[84] à 24 323 000 € en 2013[83], avec un maximum de 58 038 000 € en 2002[85] et un minimum de 16 281 000 € en 2009[86].

La dette de la commune est de 18 633 000 € en 2013, soit 945 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 006 € par habitant)[87]. Elle a baissé de 24 641 000 € en 2000[88] à 18 633 000 € en 2013[87].

La capacité d'autofinancement (CAF) de la commune est de 4 350 000 € en 2013, soit 221 € par habitant, un nombre supérieur à la moyenne de la strate (183 € par habitant)[83]. La CAF varie beaucoup d'année en année, avec un maximum de 4 616 000 € en 2012[89] et un minimum de 1 582 000 € en 2004[90].

Capacité d'autofinancement (CAF) de Verdun de 2000 à 2013 (en €/habitant)
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Verdun 95 186 116 106 74 99 103 182 161 193 208 212 234 221
Moyenne de la strate[Note 2] 129 126 139 165 168 171 187 169 163 160 187 234 177 183

En 2013, le taux de la taxe d'habitation est de 3,84 %, inférieur de plus de 16 points au taux moyen de la strate (19,90 %), celui de la taxe foncière sur le bâti est de 4,16 %, inférieur de plus de 14 points au taux moyen de la strate (18,75 %), et celui de la taxe foncière sur le non bâti est de 9,29 %, inférieur de plus de 47 points au taux moyen de la strate (56,50 %)[91]. Ces taux sont les mêmes depuis 2011.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Les deux centrales nucléaires les plus proches sont celles de Cattenom (Moselle) à 66 km et de Chooz (Ardennes) à 112 km[92].

Les communautés de communes de Verdun, de Charny-sur-Meuse et de Montfaucon-Varennes-en-Argonne ont un projet d'implantation de parc éolien sur les communes d'Esnes-en-Argonne, Montzéville, Béthelainville et Sivry-la-Perche[M 9]. Cependant, le , la préfecture de la Meuse refuse de délivrer le permis de construire estimant que le projet porte atteinte aux sites mémoriels liés aux champs de bataille de Verdun tout proches et à leur classification au patrimoine mondial de l'UNSECO[93].

Eau[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un assainissement collectif[M 10] et d'une station d'épuration gérée par le Syndicat Mixte d'Assainissement et Transports Urbains du Verdunois et située sur le territoire de Belleville-sur-Meuse. Cette station a une capacité nominale de 52 500 équivalent-habitant (EH) et un débit de référence de 22 600 m3 par jour. En 2013, la station a eu une charge maximale en entrée de 33 882 EH, d'un débit entrant moyen de 6 773 m3 par jour et d'une production de boues de 492 T/an entièrement traitées par épandage[94].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Les ordures ménagères sont ramassées hebdomadairement. En 2013, 6 416,86 tonnes d'ordures ont été collectées sur le territoire de l'ancienne communauté de communes de Verdun[M 11]. Depuis 2004, le tri sélectif a été mis en place. En 2013, 729,05 tonnes de déchets ont été collectés dans l'intercommunalité et traités au centre de tri de Fameck (Moselle)[M 12]. La commune possède 23 points de collecte du verre. En 2013, 481,56 tonnes de verre ont été récoltés dans la communauté de communes[M 13]. Une déchèterie se trouve dans la commune voisine de Thierville-sur-Meuse et est ouverte aux habitants de l'intercommunalité[M 14]. De plus, une collecte des encombrants ménagers est organisée deux fois par an[M 15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le conseil municipal prend la décision de ne se jumeler à aucune autre ville, afin de ne pas créer de discriminations entre les nombreuses villes candidates à un jumelage.[réf. nécessaire]

Cependant, au , Verdun est jumelée avec[95] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte affichant la densité de chaque commune de l'aire urbaine de Verdun.
Densité de population de l'aire urbaine de Verdun.

Les habitants de Verdun sont appelés les Verdunois.

En 2012, la commune comptait 18 327 habitants[Insee 5]. La superficie de la commune étant de 31,03 km2, la densité s'élevait donc à 591 habitants par km2.

La ville forme avec les communes limitrophes de Belleville-sur-Meuse et Thierville-sur-Meuse, l'unité urbaine de Verdun[Insee 6], qui rassemblait 24 573 habitants en 2012. D'une surface de 53,28 km2, la densité s'élevait à 461 habitants par km2.

Elle est également au cœur de l'aire urbaine de Verdun, regroupant 64 communes[Insee 7] et 40 570 habitants en 2012. D'une surface de 776 5 km2, la densité s'élevait à 53 habitants par km2[Insee 8].

La communauté d'agglomération du Grand Verdun, dont fait partie Verdun, rassemblait 26 communes et 28 818 habitants en 2012. D'une surface de 300 93 km2, la densité s'élevait à 96 habitants par km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1793, la population de la commune est de 9 060 habitants. En 50 ans, elle augmente de plusieurs milliers de personnes pour atteindre 15 533 habitants en 1841. Puis, la population diminue jusqu'à 10 738 verdunois en 1872, avant d'être plus que doublée en seulement une vingtaine d'années, atteignant 22 151 habitants en 1896. Le nombre d'habitants diminue ensuite jusque 12 788 en 1921, avec une perte de 9 000 personnes entre 1911 et 1921 due à la Première Guerre mondiale. La population repart à la hausse pour atteindre 19 460 habitants en 1936, mais dix ans plus tard, après la Seconde Guerre mondiale, il ne reste plus que 14 609 habitants, soit une perte de 4 851 personnes. La population se remet à progresser pour atteindre 23 621 habitants en 1975. Depuis, elle est en baisse constante[Insee 9].

En 2013, la commune comptait 17 923 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 060 9 136 10 276 9 819 9 978 10 577 15 533 13 448 13 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 742 12 394 12 941 10 738 15 781 16 053 17 755 18 852 22 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
21 360 21 706 21 701 12 788 14 280 16 540 19 460 14 609 18 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
21 982 22 013 23 621 21 516 20 753 19 624 19 374 19 252 18 291
2013 - - - - - - - -
17 923 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[96] puis Insee à partir de 2004[97].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est plus féminine, avec 53,6 % de femmes pour 46,4 % d'hommes en 2012[Insee 10]. C'est plus que dans le département qui est à quasi-égalité avec 50,5 % de femmes pour 49,5 % d'hommes[Insee 11]. En proportion, il y a un peu moins de jeunes à Verdun que dans le reste du département : les moins de 20 ans représentent 22,6 % des Verdunois contre 23,9 % des Meusiens. Par contre, les personnes âgées sont proportionnellement un peu plus nombreuses dans la ville que dans le département : les plus de 65 ans représentent 19,8 % des Verdunois contre 18,3 % des Meusiens[Insee 10],[Insee 11].

Pyramide des âges à Verdun en 2012 (en pourcentage)[Insee 10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,9 
7,7 
75 à 89 ans
11,9 
13,6 
60 à 74 ans
15,8 
20,8 
45 à 59 ans
19,3 
18,1 
30 à 44 ans
15,1 
21,3 
15 à 29 ans
21,6 
17,9 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges de la Meuse en 2011 (en pourcentage)[Insee 11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
7,1 
75 à 89 ans
11,4 
14,6 
60 à 74 ans
15,2 
21,7 
45 à 59 ans
20,8 
19,3 
30 à 44 ans
18,2 
17,9 
15 à 29 ans
15,7 
19,0 
0 à 14 ans
17,4 

En 2012, Verdun comptait 8 978 ménages. Ils se composaient pour 46,6 % d'entre eux d'une seule personne, pour 23,7 % d'un couple sans enfant, pour 17,8 % d'un couple avec enfant(s), et pour 9,9 % d'une famille monoparentale. Les ménages avec famille ont diminué de 3 points depuis 2007[Insee 12].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Verdun se trouve dans l'académie de Nancy-Metz, sous la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) de la Meuse, et est le centre de la circonscription de Verdun, l'une des quatre circonscriptions du département[98],[99].

La commune gère neuf écoles, pouvant accueillir au total plus de 1 200 élèves. Il y a trois écoles maternelles : Commandant Galland (~ 100 élèves), Jacques Prévert (~ 92 élèves) et Jules Ferry (~ 58 élèves). Il y a également cinq écoles élémentaires : Glorieux (~ 111 élèves), Jules Ferry (~ 117 élèves), Pergaud-Michel (~ 118 élèves), Porte de France (~ 120 élèves) et Raymond Poincaré (~ 138 élèves). Il existe une seule école primaire : Caroline Aigle (~ 352 élèves)[100].

Le département gère deux collèges : Buvignier et Maurice Barrès[100],[M 16].

La région gère trois lycées : le lycée général, technologique et professionnel Jean-Auguste Margueritte, le lycée professionnel Alain-Fournier, le lycée professionnel Eugène Freyssinet, et le lycée agricole de la Meuse (site de Verdun)[100],[M 17].

De plus, il existe plusieurs établissements privés : le collège Saint-Jean de Glorieux et le groupe scolaire Sainte-Anne (école élémentaire, collège, lycée général & technologique et lycée professionnel)[100].

Verdun ne possède quasiment aucun établissement pour les études supérieures. Le lycée Jean-Auguste Margueritte et le groupe scolaire Sainte-Anne proposent des formations pour obtenir un brevet de technicien supérieur (BTS) dans différents domaines[M 18]. Le centre hospitalier de Verdun compte deux centres de formation : l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et l'Institut de formation des aides-soignants (IFAS)[101].

Santé[modifier | modifier le code]

En 2014, les établissements hospitaliers de Verdun et de Saint-Mihiel fusionnent pour former le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel (CHVSM), le 3e plus gros centre hospitalier de Lorraine après le CHRU de Nancy et le CHR de Metz-Thionville. L'établissement compte 1 171 lits et 1 800 professionnels de la santé, répartis sur trois sites à Verdun (Saint-Nicolas, Sainte-Catherine, Désandrouins) et un à Saint-Mihiel (Sainte-Anne)[102]. Il s'organise autour de huit pôles : « Anesthésie-réanimation » (SAMU/SMUR), « Chirurgie », « Médecine » (cardiologie, médecine interne...), « Mère-enfant » (maternité, pédiatrie...), « Rééducation, Dépendance, vieillissement » (gériatrie...), « Psychiatrie générale », « Médico-Technique et Hygiène » (imagerie médicale, laboratoire...) et « Secteurs médico-sociaux » (EHPAD, USLD...)[103].

La ville compte trois foyers-logements d'accueil pour les personnes âgées : les résidences Glorieux, Mon repos et Souville. De plus, il existe l'EHPAD privé associatif Saint-Joseph[104].

La ville accueille plusieurs professionnels de santé : médecins généralistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, ophtalmologistes, opticiens, kinésithérapeutes...

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune compte un commissariat de police nationale en centre ville[105], rattaché à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Meuse, dont le siège est situé à Bar-le-Duc[106]. La ville possède également une police municipale[M 19], et une brigade de proximité de la Gendarmerie nationale[107].

Dans la zone de police de Verdun (Verdun, Belleville-sur-Meuse, Thierville-sur-Meuse, Belleray et Haudainville), il y a eu 1 852 crimes et délits qui ont été commis lors de l'année 2012. Ils se décomposent en 64,2 % de vols et dégradations, 13,01 % de violences aux personnes, 12,8 % d'autres crimes et délits (drogue...), 9,4 % de délinquance économique, et 0,65 % de criminalité organisée. Le taux de criminalité est de 67,4 pour 1 000 habitants, supérieur de près de 30 points aux moyennes départementale (32,43 ‰) et régionale (38,98 ‰), et supérieur de 17 points à celle nationale (50,06 ‰)[108]. En , la communauté d'agglomération décide d'implanter 37 caméras dans le centre-ville de Verdun, elle prévoit également d'installer une soixantaine de caméras aux entrées des communes adhérentes au dispositif de vidéosurveillance[109].

La ville accueille le caserne du centre de secours des pompiers de Verdun, et est le siège des compagnies Nord-Est et Centre du département. Ces dernières dépendent du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Meuse, dont le siège est à Bar-le-Duc[110]. Le budget du SDIS est de 18,8 millions d'euros en 2015[111].

La commune n'est dotée d'aucune prison. Les établissements les plus proches dans le département sont[112] : les centres de détention de Saint-Mihiel (401 places[113], à 33 km[114]) et de Montmédy (328 places[115], à 40 km[116]), et la maison d'arrêt de Bar-le-Duc (73 places[117], à 47 km[118]). Verdun possède cependant une antenne du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de la Meuse, dont le siège est à Bar-le-Duc, et dépend de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Strasbourg[119].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Sport athlétique verdunois, créé en 1909, compte 1 800 licenciés. Il les accompagne de l'apprentissage du sport à la compétition[120]. Il y a notamment des clubs de sport de combat, de raquette et des sports collectifs[121].

La ville possède deux stades : le stade du Parc de Londres (une piste d'athlétisme, un terrain de football) et le stade de la Galavaude (une piste d'athlétisme, un terrain de football avec deux annexes). Les quartiers sont équipés de terrains de jeu en extérieur (football, basketball...) ainsi que des skateparks. De plus, il y a le boulodrome de la Digue. La commune compte également deux gymnases au Parc de Londres, un autre à Porte de France, une salle de combat aux Planchettes, une salle des arts martiaux à la Galavaude, une salle d'escrime, un boulodrome couvert, et un ensemble sportif couvert à Chanteraine[M 20],[122].

Des associations gèrent d'autres équipements sportifs autour de la commune : un stand de tir géré par la Société de tir de Verdun, des équipements équestres gérés par l'Étrier Verdunois et un circuit de moto-cross géré par le Motoclub de la Valtoline[M 20],[122].

La base de loisirs du Pré l'Évêque - Jacques Barat-Dupont, situé au bord de la Meuse, rassemble plusieurs équipements : un grand plan d'eau, la salle polyvalente Cassin, la halle couverte Vannier, une salle de billard, un manège, des terrains de football, des courts de tennis et un parcours de santé[M 20],[122],[123].

L'aquadrome de Verdun, ouvert en 2008[124], est un centre aquatique permettant la natation sportive, l'apprentissage, et comptant un espace détente et bien-être. Il est équipé d'un grand bassin sportif de 25 m large de 8 couloirs, d'un bassin de loisirs avec jets, bulles, geyser, rivière artificielle et toboggan de 35 m, d'une pataugeoire pour les plus petits, d'un espace détente avec un sauna, un hammam, une salle détente et un jacuzzi[125].

En 2015, la communauté d'agglomération réalise un nouveau practice de golf de 190 m de long et un putting-green de 200 m2 sur l'ancien terrain de football de l'hôpital Désandrouins[126].

Médias[modifier | modifier le code]

Pour la presse écrite, le quotidien régional L'Est républicain publie une édition locale pour Verdun[127]. De plus, la mairie publie occasionnellement un bulletin municipal : Verdun, un avenir partagé[M 21].

Pour la radio, Kit FM et Meuse FM diffusent dans le département de la Meuse[128]. La radio Virgin Radio propose une déclinaison Lorraine[129].

Pour la télévision, la ville est couverte par France 3 Lorraine[130].

La commune est couverte par l'internet haut-débit ADSL (télévision comprise) grâce à un répartiteur téléphonique (NRA) situé sur le territoire de la commune de Belleville-sur-Meuse et un deuxième dépendant du premier sur le territoire de Verdun. La zone est dégroupée et cinq opérateurs sont présents[131],[132].

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville est le siège du diocèse de Verdun qui couvre totalement le département de la Meuse. Le diocèse est suffragant de la province ecclésiastique de Besançon, et est divisé en doyennés et 20 paroisses. La communauté catholique verdunoise dépend plus précisément du doyenné « Villes »[133] et de la paroisse Saint-Vanne en Verdunois[134]. Cette dernière est découpée en trois communautés dont l'une, Verdun-ville, s'étend sur le territoire de la commune. Cette dernière est composée de la cathédrale Notre-Dame, des cinq églises Sainte-Catherine, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Victor, Sainte-Jeanne-d'Arc et Saint-Sauveur, ainsi que d'un carmel (couvent de l'Ordre du Carmel)[135]. La paroisse compte presque 30 000 croyants[133].

La communauté juive dispose d'une synagogue[136].

La communauté musulmane dispose d'une mosquée[137],[138].

La communauté protestante appartient à l'Église protestante unie de Verdun, et dispose d'un lieu de culte dans la ville[139],[140].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Verdun est le siège de la délégation militaire départementale. La ville est également au centre de la base de Défense (BdD) de Verdun gérée par le groupement de soutien de base de Défense (GSBdD) de Verdun[141].

De nombreuses unités militaires ont tenu garnison à Verdun :

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 120 €, ce qui plaçait Verdun au 30 097e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole. Comparé aux autres grandes villes meusiennes, ce chiffre est inférieur à celui de Bar-le-Duc (28 475e rang avec 22 557 €) mais supérieur à celui de Commercy (30 565e rang avec 20 560 €)[Insee 13]. Comparé à des villes de même importance en Lorraine, il est généralement légèrement inférieur[Note 5].

En 2012, 46,2 % des 8 243 foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 14].

En 2012, le salaire net horaire moyen était de 11,7 €[Insee 15], inférieur à celui national de 13,8 €[Insee 16]. Les femmes sont moins bien payées, avec un salaire net horaire moyen inférieur de 2 € par rapport à celui des hommes[Insee 15].

Salaire net horaire moyen (en euros) en 2012[Insee 16]
Catégories Verdun Meuse Lorraine France
Ensemble 11,7 11,8 12,5 13,8
Femmes 10,4 10,5 11,0 12,4
Hommes 12,4 12,6 13,5 14,8

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 11 757 personnes. On y comptait 70,5 % d'actifs, dont 57,5 % ayant un emploi et 13,0 étant au chômage, et 29,5 % d'inactifs, dont 10,3 % d'élèves ou étudiants et 8,4 % de retraités ou préretraités[Insee 17]. Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté de 1 456 personnes en 2007 à 1 553 en 2012, ce qui représente un taux de chômage de 18,5 %[Insee 18], bien supérieur au taux national de 9,8 % en 2012[164]. La part des femmes parmi les chômeurs n'a cessé de baisser jusqu'à devenir minoritaire à 48,9 % en 2012 contre 50,3 % en 2007[Insee 18].

On comptait 10 894 emplois dans la zone d'emploi en 2012, contre 10 933 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 843, l'indicateur de concentration d'emploi était de 159,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offrait trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 19]. Il y avait donc un excédent d'emplois par rapport à la population résidente, faisant de Verdun un territoire attractif[165].

En 2012, 89,6 % de la population de plus de 15 ans ayant un emploi est salarié[Insee 20], dont 67,6 % en CDI, 11,8 % en CDD, 4,8 % en stage ou apprentissage, 1,7 % en intérim, et 1,0 % en contrat aidé[Insee 21].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2012
Catégorie socioprofessionnelle Verdun[Insee 22] Meuse[Insee 23] Lorraine[Insee 24] France[Insee 25]
Agriculteurs exploitants 0,2 % 4,4 % 1,4 % 1,8 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 4,5 % 5,9 % 5,5 % 6,4 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 11,2 % 8,7 % 12,2 % 17,0 %
Professions intermédiaires 28,1 % 21,6 % 25,2 % 25,5 %
Employés 35,6 % 31,9 % 30,8 % 28,2 %
Ouvriers 20,3 % 27,5 % 24,8 % 21,1 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, Verdun comptait 1 731 établissements : 46 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 95 dans l'industrie, 102 dans la construction, 1 171 dans le commerce-transports-services divers et 317 dans le secteur administratif. La majorité de ces établissements (60,3 %) n'emploie aucun salarié, 30,9 % ont entre 1 et 9 salariés, 4,4 % entre 10 et 19 salariés, 2,3 % entre 20 et 49 salariés, et 1,6 % ont plus de 50 salariés[Insee 26].

En 2014, 129 entreprises ont été créées à Verdun[Insee 27], dont 95 par des auto-entrepreneurs[Insee 28]. Sur ces entreprises, 1,6 % étaient dans le secteur de l'industrie, 8,5 % dans la construction, 78,3 % dans le commerce-transports-services divers et 11,6 % dans le secteur administratif[Insee 27].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire représente 1,4 % des emplois de la ville[Insee 29].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire représente 14,2 % des emplois de la commune, dont 10,6 % pour l'industrie et 3,6 % pour la construction[Insee 29].

Il y a trois grandes zones industrielles : la zone industrielle de Chicago (10 ha), le parc d’activité de Verdun / Les Souhesmes (49 ha) situé à 13 km de la ville, et la zone industrielle de Tavannes[M 22]. Une autre zone, l'Espace Driant, est consacré à l'artisanat avec des entreprises du bâtiment, du transport[M 23]...

Les deux domaines principaux de la ville sont l'agroalimentaire et la chimie[M 24]. Elle accueille notamment la société Lacto Serum France (groupe Lactalis), spécialisée dans les produits laitiers, mais aussi l'entreprise Berni, qui fait de la préparation alimentaire à base de viande[166]. Dans la confiserie, la Maison Braquier produit les dragées de Verdun[M 25]. L'entreprise chimique Ineos possède un site dans la zone industrielle de Baleycourt[M 26].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente la grande majorité des emplois de la commune (84,4 %), dont 35,9 % pour le commerce-transports-services divers et 48,5 % pour le secteur administratif[Insee 29].

Les administrations publiques représentent près de la moitié des emplois de la commune. Le centre hospitalier de Verdun est le plus gros employeur de la ville ainsi que du département avec 1 865 employés en 2013. L'ancienne communauté de communes de Verdun employait 218 personnes et la ville de Verdun, 136[167].

La ville compte une zone d'activité, l'Actipôle de Verdun, un espace de 31 ha contenant notamment des enseignes d'alimentation, d'ameublement et des concessionnaires automobile[M 23]... La société Verdun Distribution, spécialisée dans les hypermarchés, est le plus gros employeur privé de la ville avec 193 employés en 2014[167]. Début 2014, la ville comptait 167 commerces, dont 52 magasins de vêtements, 21 boulangeries, 11 fleuristes, 10 magasins de meubles[Insee 30]...

Le tourisme participe à l'économie locale avec 500 000 visiteurs par an[M 24]. Le tourisme de mémoire lié à la Première Guerre mondiale est l'un des atouts de la ville, du département et même de la région. La citadelle souterraine de Verdun attire 93 830 visiteurs, le fort de Douaumont 97 921 visiteurs, le fort de Vaux 40 808 visiteurs, l'ossuaire de Douaumont 244 000 visiteurs, le mémorial de Verdun 73 020 visiteurs, le Centre mondial de la paix 30 743 visiteurs[168].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte 21 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[169] et 119 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[170]. Par ailleurs, elle compte 253 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[171] et 1 objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[172].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Verdun compte une cathédrale, un palais épiscopal, deux anciennes abbayes, sept églises, plusieurs chapelles, un couvent, une synagogue et un temple.

La cathédrale Notre-Dame de Verdun est construite au Xe siècle sur le modèle des grandes basiliques rhénanes. Elle est la plus ancienne cathédrale de Lorraine et le plus vaste édifice roman de l'Est de la France. Du XIIe au XVIe siècles, elle connait plusieurs aménagements comme l'ajout de chapelles latérales et d'un cloître. Après un grave incendie en 1755, la cathédrale est reconstruite dans le style baroque et rocaille. Endommagée lors de la Première Guerre mondiale, elle est restaurée de 1920 à 1935 et des éléments romans sont retrouvés, comme une crypte du XIIe siècle[M 27],[173],[GM 7]. La cathédrale est classée aux monuments historiques depuis le et le cloître depuis le [174].

L'ancien palais épiscopal est édifié à partir de 1724 par Robert de Cotte, architecte du roi Louis XV, pour l'évêque Charles François d'Hallencourt. Il est parfois considéré comme le plus prestigieux palais épiscopal de Lorraine. La liste des 110 évêques de Verdun est inscrite à l'entrée du bâtiment. Depuis 1994, il accueille le centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme, un lieu d'exposition et un espace de rencontre et de réflexion[175],[GM 8].

L'ancienne abbaye Saint-Paul est fondée en 973 par les bénédictins. En 1135, elle passe sous l'ordre des prémontrés. Après avoir été détruite en 1552 sur l'ordre du roi de France Henri II pour des raisons militaires, elle est reconstruite de 1686 à 1698 par l'architecte Thomas Mordillac. Depuis la Révolution, les bâtiments abritent le Palais de justice et la sous-préfecture de Verdun[176],[GM 9]. L'ancienne abbaye est inscrite aux monuments historiques depuis le et une partie des intérieurs depuis le [177].

Ancien palais épiscopal abritant le centre mondial de la paix.

La tour Saint-Vanne est le dernier vestige de l'abbaye Saint-Vanne, fondée en 952 par les bénédictins, et dont le nom est tiré de Saint Vanne, huitième évêque de Verdun. L'abbaye est construite sur le site du premier oratoire chrétien dédié à Saint Pierre et Saint Paul, fondé au IVe siècle par Saint Saintain, premier évêque de Verdun. L'église est reconstruite et agrandie au XIVe siècle. En 1792, lors de la Révolution, elle est fermée et devient une caserne laissée à l'abandon. En 1838, faute de moyens financiers pour la restaurer, elle est rasée. Après le bombardement des ruines lors de la guerre de 1870, il ne reste plus que la tour Nord du XIIe siècle et des vestiges de l’ancien cloître du XIIIe siècle[M 28],[GM 8]. La tour est classée aux monuments historiques depuis le [178].

L'église Saint-Victor est une église gothique datant du XIVe au XVIIIe siècles et dédiée à Saint Victor et Saint Maurice. Depuis 1685, elle abrite une statue de la Vierge que Verdun honore sous le nom de Notre-Dame-des-Clefs. La légende dit qu'elle aurait sauvée la cité de l'attaque des Huguenots le . Alors postée sur la porte Saint-Victor, les habitants lui confièrent les clefs de la ville et la statue aurait incliné la tête en signe d'acceptation[179],[GM 10].

L'église Saint-Jean-Baptiste est érigée en 1884 dans le quartier du Faubourg. Littéralement coupée en deux en 1916, elle est reconstruite à l'identique hormis les deux clochers qui remplacent l'unique tour d'avant-guerre. Les nouveaux vitraux rendent hommage aux soldats, mélangeant sentiments religieux et patriotiques[180],[JLF 1]. L'église Saint-Charles est construite en 1871 dans le quartier Regret.

Chapelle Saint-Nicolas, dite chapelle Buvignier.

L'église Saint-Amand est construite en 1910 dans le faubourg de Glorieux à la demande des habitants qui se plaignent de devoir aller en ville pour pouvoir prier[JLF 2]. Il existe une autre église Saint-Amand aujourd'hui abandonnée. Détruite en 1624 lors de la construction de la citadelle, elle est érigée plus en contrebas. En ruine, elle est reconstruite en 1765 sans clocher mais finit abandonnée en 1830[JLF 3].

L'église Saint-Sauveur est la troisième à prendre ce nom. La première est construite dans la rue du même nom à la fin du XIe siècle puis démolie en 1798 pour vétusté. La seconde est édifiée en 1830, à l'emplacement du couvent des Minimes, mais se voit détruite lors de la Première Guerre mondiale. La dernière et actuelle est construite en 1931 à l'emplacement de l'ancien hôpital Saint-Hippolyte[GM 11],[JLF 4].

L'église Sainte-Jeanne-d'Arc est construite en béton en 1961 dans le quartier de la cité Verte à l'initiative de l'évêque Mgr Boillon. L'architecture représente une version stylisée de l'étendard de Jeanne d'Arc. Le style de l'édifice s'inspire de l’œuvre de Le Corbusier, notamment de la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp[JLF 5].

La chapelle de Sainte-Catherine est érigée au XIVe siècle entre l'église Saint-Sauveur et une Maison-Dieu fondée par Saint Airy au IVe siècle. De style gothique, l'intérieur est par contre de style baroque. En 1573, un clocher est rajouté. L'édifice est endommagé en 1672 et 1739, et en 1914 le clocher est détruit[GM 11],[JLF 6].

La chapelle Saint-Nicolas, dite chapelle Buvignier, est bâtie de 1731 à 1735 par l'architecte René Maugrain, et se voit reliée au collège jésuite (aujourd'hui collège Buvignier) fondé par l'évêque Nicolas Psaume en 1570. L'édifice gothique au style jésuite traditionnel a recueilli le cœur de ce dernier à sa mort en 1575. Bombardée en 1916 et 1944, puis désacralisée, les reliques sont translatées dans la cathédrale en 1990. Lors de sa restauration en 2007, les traces des bombardements de la guerre ont été conservés[M 29],[GM 9],[JLF 7].

La chapelle Saint-Joseph est construite en 1888 par l'architecte Paul Chévenier. Composée d'un rez-de-chaussée et d'une vaste galerie à l'étage, elle est l'un des premiers édifices à utiliser le métal dans le gros œuvre. Les peintures murales et le chemin de croix sont des peintres Lalouette et Moiselet, les vitraux du verrier rémois Vermonnet-Pommery, et les boiseries et bancs du menuisier nancéien Klem. Pendant la Première Guerre mondiale, la chapelle est démontée pour être préservée, et sert d'hôpital. Elle est remontée à l'identique à la fin de la guerre[M 30],[JLF 1]. La chapelle est inscrite aux monuments historiques depuis le [181].

Synagogue de Verdun.

La chapelle Sainte-Anne du Dieu-du-Trice est construite au XVe siècle par les pères de l'abbaye Saint-Airy. En 1520, une statue de Dieu-de-Pitié y est installée. En 1755, elle est déplacée dans la cathédrale et remplacée par une autre du Christ. Retrouvée dans les ruines de la chapelle en 1804, elle est à son tour remplacée par une statue de Sainte Anne. Anéantie par un obus en 1916, elle est reconstruite en 1922[182].

Le collège Saint-Jean, l'ancien petit séminaire du diocèse de Verdun, possède une chapelle construite de 1838 à 1844. La chapelle est rénovée en 1967 puis en 2004, date à laquelle le caveau de Mgr Letourneur, fondateur du collège, est retrouvé[183]. La maison de retraite Saint-Joseph possède également une chapelle.

Le couvent du Carmel s'installe en 1923 à l'emplacement de l'ancien couvent des Clarisses, implanté en 1292 et supprimé à la Révolution. De l'ancien monastère, il ne reste plus que le portail. A l'intérieur, il y a un vitrail du XXe siècle réalisé par le peitre Alfred Manessier de l'École de Paris[184],[JLF 8].

La synagogue actuelle est construite en 1875 dans un style byzantino-mauresque au frais de la communauté israélite de Verdun. L'édifice remplace la première synagogue édifiée en 1805 sur l'emplacement de l'ancien couvent des Jacobins, mais détruite à la suite des bombardements de la guerre de 1870. Après avoir été profanée par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale, la synagogue est restaurée par les membres de la communauté israélite de l'Armée américaine[M 31],[GM 12],[JLF 9]. La synagogue et l'ancienne maison du rabbin sont classées aux monuments historiques depuis le [185]. Il existe un cimetière israélite dans l'avenue du Commandant Raynal.

Le temple protestant de l'Église réformée de France est construit en 1889 à l'emplacement d'une grange qui avait été aménagée pour les services religieux. Le , l'édifice souffre des bombardements : les portes et vitraux volent en éclats et la Bible se retrouve trouée par un éclat d'obus. Le temple et le presbytère sont restaurés en 1920[M 32],[GM 11],[JLF 1].

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, les champs de batailles et les lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale autour de Verdun font partie d'un projet de classement au patrimoine mondial de l'UNESCO[186]. Ce projet rassemble les « Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest) » en France et en Belgique, s'étendant de la Mer du Nord à la frontière franco-suisse. En , il est inscrit sur la liste indicative française, en attente de son entrée au patrimoine mondial[187],[188].

La citadelle souterraine de Verdun est un ensemble de galeries creusées de 1886 à 1893 par les ingénieurs militaires sous la citadelle de Verdun[189], qui elle a été construite de 1624 à 1635[JM 11]. En 1914, les galeries cumulaient une longueur de près de 4 km, et à la fin de la guerre, elles s'étendaient sur 7 km. La citadelle souterraine accueillait 2 000 hommes et servait de refuge, de poste de commandement et de base logistique. Elle se composait de magasins à poudre, magasins de munitions, une boulangerie, un moulin, un central téléphonique et télégraphique, des machines élévatrices d'eau pour la ville et les forts, des cuisines et de vastes magasins. Elle était au centre de la place fortifiée de Verdun. C'est dans la citadelle que le eut lieu la désignation du Soldat inconnu qui repose sous l'Arc de triomphe à Paris[190],[GM 13]. La citadelle (non souterraine) est inscrite aux monuments historiques depuis le [191]. En 2013, la citadelle souterraine a accueilli 93 830 visiteurs[192].

Le Mess des Officiers est un mess militaire construit sur pilotis entre 1891 et 1893, dans le style classique des bâtiments publiques, avec une toiture à la Mansart. L'imposant édifice est offert aux autorités militaires par les entrepreneurs chargés de la construction des nouvelles fortifications selon le système Séré de Rivières[GM 14],[JLF 10]. La ville a compté de nombreuses casernes, telles que celles de Glorieux, Maginot, Niel ou Beaurepaire, aujourd'hui détruites ou reconverties.

Le pont-écluse Saint-Amand est un système défensif conçu par Vauban et construit par Perrault de 1680 à 1685. Il faisait partie d'un ensemble de trois ponts-écluses, avec ceux de Saint-Airy et de Saint-Nicolas aujourd'hui disparus, qui permettait d'inonder le secteur en amont de Verdun sur 14 km sous une profondeur de 2 à 2,5 m d'eau. Il fallait alors six jours pour réussir une inondation complète, rendant toute attaque impossible par le sud. Il est réputé comme étant le seul en France à posséder encore son bâtiment de manœuvre avec tout son mécanisme[M 33],[193],[GM 13],[JLF 11]. Le pont-écluse est classé aux monuments historiques depuis le [194].

Tour de l'Islot sur le « Grand Rempart » au bord du canal du Puty.

La ville conserve des traces du « Grand Rempart », une enceinte fortifiée du XIVe siècle qui entourait la ville :

  • La porte Chaussée (ou Tour Chaussée) est construite en 1380 grâce à la générosité du notable Jean Wautrec. Elle est alors l'une des trois portes monumentales du rempart. Elle se compose de deux tours jumelles rondes hautes de 20 m couronnées de créneaux et de mâchicoulis et rejointes par un portique. En 1690, lors des travaux de fortifications de Vauban, la porte ogivale est remplacée par un portail en plein cintre surmonté d'un fronton toscan. À la même époque, la tour sud qui s'est effondrée est reconstruite à l'identique. En 1755, la tour est cédée à l'État qui en fait une prison militaire jusqu'en 1860. Finalement, la ville rachète l'édifice en 1889. La porte tire son nom d'une route établie au XIIe siècle par une riche famille de Verdun[195],[M 34],[GM 9],[JLF 12]. Elle est classée aux monuments historiques depuis le [196].
  • La tour de l'Islot est une tour circulaire de flanquement située le long du chemin de ronde du rempart. Construit au XIVe siècle, ce dernier est percé de meurtrières et longe le cours d'eau appelé Moson ou canal du Puty[GM 15],[JLF 13]. La tour est classée aux monuments historiques depuis le [197].
  • La tour du Champ est une tour en fer à cheval datant du XIVe siècle et située sur la partie Est du rempart. En 1577, elle est transformée en un magasin de poudres et de salpêtre. En 1792, elle perd deux de ses trois étages. Sur la façade se trouvent les traces d'un portail voûté d'ogives gothiques et d'une fenêtre en ogive trilobée[GM 15],[JLF 13]. La tour est classée aux monuments historiques depuis le [198].
  • La tour des Plaids (ou Plaidoiresse) est une tour d'angle en fer à cheval construite vers 1380. Elle est ouverte à la gorge, c'est-à-dire vers l'intérieur, afin d'empêcher l'ennemi de s'y retrancher s'il s'en emparait. Elle tire son nom du fait que s'y tenait les plaids ou audiences de Sainte-Croix[GM 15],[JLF 13].

Il y a également d'autres vestiges de fortifications :

  • La porte Châtel (ou Porte Noire ou Porte Champenoise) est la dernière des trois portes de la fortification « La Fermeté » qui ceinturait la ville haute au Moyen Âge. Édifiée au XIIe siècle, elle est complétée par des mâchicoulis au XIVe et XVe siècle. Après la Première Guerre mondiale, la porte est dégagée pour permettre le passage de véhicules[GM 8],[JLF 14]. La porte est inscrite aux monuments historiques depuis le [199].
  • La porte Saint-Victor est érigée à la fin du XVIIe siècle à l'emplacement d'une première porte construite vers 1380 et détruite en 1685. Elle se compose de deux piliers rectangulaires coiffés de frontons cintrés, avec des escaliers permettant d'accéder aux courtines. Le corps de garde abritait autrefois un poste de police[GM 10],[JLF 15]. La porte est inscrite aux monuments historiques depuis le [200].
  • La porte Saint-Paul est construite en 1877 dans l'enceinte bastionnée conçue par Vauban pour permettre au chemin de fer d'accéder à la gare de Verdun[JLF 16].

Lieux de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

« Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun ».

La ville compte plusieurs monuments commémoratifs des conflits, notamment de la Première Guerre mondiale et de la bataille de Verdun :

  • Le « Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun », situé en plein centre-ville, est inauguré en 1929. Il est construit par l'architecte Léon Chesnay à l'emplacement de la collégiale de la Magdeleine du XIe siècle en ruine, et prend appui sur les anciens remparts du castrum romain dégagés par les bombardements de 1916. Au sommet de la tour de 30 m de haut, se dresse la statue d'un guerrier appuyé sur son épée et regardant vers l'Est, sculptée par Jean Boucher. La tour est encadrée par deux canons russes pris par les Allemands puis repris par les Français. Les 73 marches de l'escalier mènent à une crypte qui abrite les registres des soldats ayant reçu la médaille de Verdun. Chaque année au , la flamme de la tombe du Soldat inconnu qui brûle sous l'Arc de triomphe à Paris est acheminée jusqu'à la crypte du monument à Verdun. Elle y brule jusqu'au , date de l'armistice de 1918, où elle regagne Paris[201],[202],[GM 16]. Le monument est inscrit aux monuments historiques depuis le [203].
« Monument aux enfants de Verdun morts pour la France ».
  • Le « Monument aux enfants de Verdun morts pour la France », situé face à la Porte Chaussée, est inauguré le . Il est construit par l'architecte Forest et le sculpteur Grange. Il figure cinq soldats représentant les différentes armes : un fantassin, un sapeur du Génie, un artilleur, un cavalier et un territorial. Ces derniers forment un mur de soldats contre lequel l'armée allemande se heurte, illustrant la devise des soldats de Verdun : « on ne passe pas ». Les noms des 510 verdunois morts pendant la Première Guerre mondiale sont inscrits sur le monument. Les noms des verdunois morts lors des conflits postérieurs ont été rajoutés[204],[GM 14].
  • Le « Monument de la Hollande amie » est offert par la Hollande à la ville de Verdun en 1920. Il figure un agrandissement au quadruple par Henri Lebossé d'un bronze d'Auguste Rodin, L'Appel aux armes ou La Défense. L'œuvre originale avait été un projet réalisé par l'artiste en 1879 en réponse à l'appel de l'État pour un Monument à la défense de Paris commémorant le siège de Paris et destiné au rond-point de Courbevoie. Il représente un soldat blessé nu soutenu par un génie ailé à l'expression furieuse, les bras tendus à l'horizontale et les poings fermés[205],[GM 12],[JLF 17].
  • Le « Monument de la Voie Sacrée et de la Voie de la Liberté », qui date de 1947, est situé devant la gare de Verdun, au croisement de deux routes historiques : la Voie sacrée et la Voie de la Liberté. La Voie Sacrée est la route stratégique reliant Verdun à Bar-le-Duc qui acheminait les hommes et le matériel sur le front de la bataille de Verdun en 1916. La Voie de la Liberté est la route qu'a empruntée l'armée américaine en 1944 de la Normandie à l'Alsace pour libérer la France. Le monument représente un mur surmonté de la tête de Marianne hurlant, encadré par deux bornes typiques des deux voies[206],[JLF 5].
Entrée de la nécropole nationale de Glorieux.

Plusieurs nécropoles nationales ont été créées sur la commune après la bataille de Verdun de 1916 :

  • La nécropole nationale de Bevaux abrite 3 592 tombes de soldats français, 3 107 morts lors de la Première Guerre mondiale et 485 lors de la Seconde, sur une surface de 23 269 m2. Créé en 1916 pour recueillir les corps des soldats tombés lors de la bataille de Verdun, le cimetière devait à terme être déplacé à l'ossuaire de Douaumont, mais en 1924 le cimetière est maintenu. En 1962, 569 corps sont ramenés du cimetière des Petits Monthairons, et en 1967 la nécropole est réaménagée pour rassembler d'autres corps de soldats tombés dans le secteur de Verdun[207].
  • La nécropole nationale du Faubourg-Pavé abrite 5 722 tombes de soldats sur une surface de 19 522 m2. Il y a 5 095 Français, 14 Russes, 1 Roumain et 1 Belge morts lors de la Première Guerre Mondiale, et 602 Français, 7 Britanniques, 1 Polonais et 1 Belge morts lors de la Seconde. Le cimetière est créé en 1914, et de 1916 à 1926, il accueille de nombreux corps exhumés des cimetières environnant et des champs de bataille. En 1961, des corps de soldats de 1939-1945 y sont transférés après avoir été exhumés dans tout le département, et en 1965, la nécropole est en réfection totale. À l'entrée du cimetière, se trouve un monument dédié « aux victimes de la barbarie allemande 1914-1918, 1939-1945 ». La nécropole abrite également le « le carré des 7 Inconnus », où reposent les 7 soldats qui n'ont pas été choisis le lors d'une cérémonie à Verdun pour devenir le Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe à Paris[208],[209].
  • La nécropole nationale de Glorieux abrite 4 246 tombes de soldats de la Grande Guerre, 4 244 Français et 2 Britanniques, sur une surface de 20 579 m2. Le cimetière militaire est créé en 1916, il recueille des corps exhumés à plusieurs endroits en 1919, 1920 et 1924. En 1983, les corps du cimetière militaire désaffecté de Fronméréville y sont transférés[210].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Façade de la cour intérieure de l'hôtel de la Princerie.

L'hôtel de ville est un ancien hôtel particulier construit en 1623 pour Nicolas Japin, commissaire des poudres de l'État. L'édifice est acheté par la ville le pour une somme de 18 000 livres. Un incendie ravage le bâtiment le et il est restauré en 1898. De style Louis XIII, il est composé d'un corps principal surmonté d'un campanile et de deux ailes[211],[M 35],[JLF 18]. L'hôtel est classé aux monuments historiques depuis le [212].

L'hôtel de la Princerie est un hôtel particulier édifié en 1525 par les frères Musson, riches chanoines du chapitre de la cathédrale. Le bâtiment tire son nom de son emplacement sur l'ancienne demeure du princier ou primicier, le plus haut dignitaire du diocèse après l'évêque. Depuis 1932, il accueille le musée de la Princerie[213],[214],[JLF 12]. L'hôtel est classé aux monuments historiques depuis le [215].

Le théâtre de Verdun est édifié par l'architecte Paul Chénevier à l'emplacement d'une ancienne halle au blé détruit lors du siège de 1870. Il est inauguré le par Raymond Poincaré, alors ministre des beaux arts. La façade compte des colonnes corinthiennes et des balcons. L'intérieur est un théâtre à l'italienne sur 5 niveaux, composé de décors néo-baroques en stucs dorés, d'une coupole illustrée d'une fresque portant un grand lustre de cristal, le tout faisant penser à une copie réduite de l'Opéra Garnier[M 36],[JLF 10].

Verdun compte de nombreux autres bâtiments remarquables comme des hôtels particuliers : l'hôtel du gouverneur (XVIIIe siècle), l'hôtel de la cloche d'or (1768), l'hôtel Vauban (XIXe siècle), l'hôtel des sociétés (1920), l'hôtel des postes (1929), l'hostellerie Le Coq Hardi (1833) ; mais aussi les bains douches (XIXe siècle), le marché couvert (1853), le collège Buvignier (1888), la maison Les Tourelles (1896), la banque de France (1906), ou encore la gare de Verdun, construite en 1870 selon les plans de Gustave Eiffel[JLF 19]. Plusieurs immeubles sont inscrits aux monuments historiques[216],[217],[218],[219].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc municipal Japiot est dessiné par le paysagiste nancéien Picoré à l'emplacement d'un terrain marécageux, tandis que l'architecte Chenevier y construit un pavillon dans le style des demeures de la Belle Époque. L'ensemble est inauguré en 1909 et porte le nom de Ferdinand Japiot, président de la Société d'horticulture de la Meuse. Le parc privé est cédé à la ville le [M 37],[220].

À proximité de la ville se trouve la forêt domaniale de Verdun d'une superficie de près de 10 000 hectares. Créée au lendemain de la Première Guerre mondiale, cette forêt de guerre s'étend sur les anciens champs de bataille afin de conserver les vestiges des combats et la mémoire des combattants. De 1923 à 1931, 36 millions d’arbres sont plantés, majoritairement des résineux. Le , elle reçoit le label « Forêt d'exception » de l'Office national des forêts (ONF)[221],[222].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Verdun dispose d'un théâtre à l'italienne de 430 places inauguré le , et dont la programmation artistique est confiée à l'association Transversales[M 38]. La saison 2015/2016, d'octobre à juin, prévoit 27 spectacles[223]. L'ancienne chapelle Saint-Nicolas sert d'espace d'exposition aux artistes amateurs et professionnels, avec une superficie de 375,97 m2[M 39]. La salle René Cassin de 2 100 m2 peut accueillir de plus grands évènements[224].

Le conservatoire du Grand Verdun permet aux élèves, enfants ou adultes, d'apprendre à jouer d'un instrument de musique, et à pratiquer le chant ou la danse[M 40]. La bibliothèque/discothèque propose plus de 15 000 documents (livres, BDs, revues, films)[225] et 16 000 CDs[226]. La bibliothèque possède également un fonds ancien et un fonds 14-18[227]. La commune voisine d'Haudainville compte depuis 2003 un espace culturel intercommunal accueillant une bibliothèque, un club des ainés et des ateliers de peinture, de théâtre et d'informatique[M 41].

Le musée de la Princerie est installé depuis 1932 dans l'hôtel de la Princerie. Les collections ont été constituées à partir de 1822 par la société philomathique de Verdun avec à l'origine des animaux naturalisés et des minéraux. Elles se sont enrichies d'antiquités, de sculptures, de tableaux... et couvre aujourd'hui une période d'allant de la préhistoire jusqu'au début du XXe siècle[228]. Le Mémorial de Verdun est un musée sur la bataille de Verdun de 1916 situé dans la commune voisine de Fleury-devant-Douaumont[229]. En 2013, le mémorial a accueilli 73 020 visiteurs[192]. Le centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme est un lieu d'exposition, de rencontre et de réflexion sur les thème de la paix, des libertés et des droits de l'homme. Une association est créée en 1990 et le centre est installé dans l'ancien palais épiscopal de Verdun en 1994[230],[231]. En 2013, le centre a accueilli 30 743 visiteurs[192].

Le cinéma Le Caroussel, qui a remplacé Le Majestic à l'automne 2015, est le seul complexe cinématographique de Verdun et ses environs. Situé dans l'ancien manège à chevaux du quartier d'Anthouard, il compte huit salles de projection d'une capacité totale de 1 184 places, et peut diffuser des films en 3D, en 4K et en Dolby Atmos. Il retransmet également des opéras et des ballets en direct des plus belles scènes françaises et internationales[232],[233],[234].

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Le festival Musiques et Terrasses est un festival de musique organisé chaque été depuis 1995, généralement de juin à août, sur le quai de Londres au bord de la Meuse. Durant la période du festival, des concerts gratuits sont donnés tous les samedis et/ou dimanches soirs. La scène accueille de nombreux artistes locaux et internationaux aux styles musicaux variés[235],[236],[237] tels que Noa, Salif Keïta, Louis Bertignac, Shaka Ponk, Twin Twin ou Les Wampas... En 2013, le festival a attiré 30 000 spectateurs[192].

Des flammes à la lumière est un spectacle son et lumière qui se déroule chaque été, de juin à juillet, dans les carrières d'Haudainville, à 5 km de Verdun. Le spectacle, organisé par 550 bénévoles de l'association Connaissance de la Meuse, retrace le déroulement de la Grande Guerre et plus particulièrement de la bataille de Verdun de 1916. C'est l'un des plus grands sons et lumières d'Europe[238],[239],[240]. En 2013, le spectacle a attiré 21 697 spectateurs[192].

De plus, chaque année, la ville organise des manifestations diverses, comme la fête de Saint-Nicolas et son défilé[241].

Verdun dans les arts[modifier | modifier le code]

Verdun apparait dans de nombreux documentaires, films, téléfilms, livres, peintures et même jeux vidéo, notamment de par son importance lors de la Première Guerre mondiale avec la bataille de Verdun de 1916.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La spécialité gastronomique de Verdun est la dragée, créée par un apothicaire de la ville en 1220. Cherchant un moyen de conserver ses amandes, il a l'idée de les enrober de miel et de sucre. La dragée était d'abord vue comme un remède (notamment contre la stérilité) avant de devenir une confiserie. Vue comme un produit de luxe, elle se voit offerte à tous les monarques ou grandes figures européennes passant par Verdun, telles que Napoléon Ier, le Prince de Galles et Charles de Gaulle. Il ne reste plus qu'une seule usine lorraine, située à Verdun, qui fabrique la dragée de façon artisanale et traditionnelle[M 42],[242],[243].

Verdun se trouve dans l'aire géographique de la production du lait et de la fabrication du fromage de brie de Meaux (AOC et AOP)[244],[245]. En 2015, trois fromageries meusiennes fabriquent 70 % de la production française de brie de Meaux[246]. La commune se trouve également dans les périmètres d'Indication géographique protégée (IGP) de la mirabelle de Lorraine[247] et de la bergamote de Nancy[248].

Personnalités liées à Verdun[modifier | modifier le code]

En dehors des comtes de Verdun et des maires de la commune, plusieurs personnalités sont nées, ont vécu ou ont fortement influencé la ville de Verdun.

Sous la Révolution et l'Empire, plusieurs officiers militaires verdunois atteindront l'un des grades de général : Jean-Baptiste Charles Hallot, Antoine Pierre Gallois, Jean Victor Rouyer, Jacques Nicolas Bellavène ou Charles Nicolas d'Anthouard de Vraincourt. D'autres, qui ne sont pas originaires de la commune, y mourront : Claude-Louis de Chartongne, Jean-Pierre Henri et Léonard Lebondidier. L'homme politique Jean-Nicolas Pache devient ministre de la Guerre et maire de Paris.

Le XIXe siècle révèle des artistes : les peintres Louis Hector Leroux et Gustave Pierre, et l'actrice Suzanne Desprès. Plusieurs verdunois deviennent des hommes politiques, tandis que le sportif René Dufaure de Montmirail fonde l'Olympique de Marseille (OM). Avec la présence du diocèse de Verdun, plusieurs évêques de Verdun meurent dans la ville, comme Charles Ginisty.

Au XXe siècle, le général de brigade Henri Adeline officie lors de la Première et Seconde Guerre mondiale, et plus tard, le général d'armée Emmanuel Hublot opère sur différents conflits à l'étranger. Danielle Mitterrand devient l'épouse du président de la République François Mitterrand. Plus récemment, des verdunois s'illustrent dans les domaines des arts : Isabelle Nanty ; ou du sport : l'aviron pou les médaillés olympiques et champions du monde Germain Chardin et Benjamin Rondeau, le football pour les internationaux Hervé Revelli, David Terrier et Samuel Martin, et le rugby à XV pour Adrien Falières, Benjamin Petre et Louis Acosta.

Décorations[modifier | modifier le code]

Médaille de Verdun décernée aux soldats de la bataille de Verdun (1916).

Avec 26 médailles, Verdun est la ville la plus décorée de France. Elle reçoit la Légion d'honneur le , dont la médaille figure désormais dans ses armoiries. Elle se voit dotée de la Croix de guerre 1914-1918 avec palme au début du conflit le , et reçoit une seconde palme à la fin de la guerre le [249]. Elle est également titulaire de la Croix de guerre 1939-1945[250].

Après la bataille de Verdun (1916) et la Première Guerre mondiale (1914-1918), la ville se voit décorée de nombreuses décorations étrangères[249] :


Le , la ville de Verdun crée la Médaille commémorative de la bataille de Verdun ou « Médaille de Verdun ». Elle est décernée aux soldats ayant participé à la bataille de Verdun de 1916 ou aux conflits des alentours en Argonne et à Saint-Mihiel. De plus, chaque récipiendaire voit son nom inscrit dans le livre d'or du monument à la victoire. Ce n'est cependant pas une médaille officielle, elle représente l'insigne des soldats de Verdun et porte leur mot d'ordre « On ne passe pas »[249].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verdun Blason D'azur à une cathédrale avec quatre flèches, derrière laquelle s'élève un beffroi, entouré de murailles, le tout d'or, maçonnée de sable[250].
Détails Blason actuel
Ce blason, adopté par le conseil municipal de Verdun le , reproduit un sceau de 1396[250].

Blason de Verdun Blason D'azur à une cathédrale avec quatre flèches, derrière laquelle s'élève un beffroi, entouré de murailles, le tout d'or, maçonnée de sable[250].
Ornements extérieurs 
Couronne au-dessus du blason.
Branche de chêne et rameau d'olivier sur les côtés du blason.
Croix de guerre 1914-1918 et Légion d'honneur sous le blason.
Inscription Civitas Virdunum.
Détails Grandes armes de Verdun
Elles furent utilisées comme logo de la ville jusqu'en 2014.

Blason de Verdun Blason D'or à l'aigle de sable à deux têtes, couronnée, becquée et membrée de gueules[250].
Détails Ancien blason (Moyen Âge au XVIIe siècle)
Lorsque Verdun dépendait directement du Saint-Empire, elle portait l'emblème des villes impériales. Le blason est abandonné lorsque la ville devient française avec les traités de Westphalie en 1648[250].

Blason de Verdun Blason D'azur à une fleur de lys d'or surmontée d'une couronne royale de même[250].
Détails Ancien blason (XVIIe au XIXe siècle)
Lorsque la ville devient française avec les traités de Westphalie en 1648, Charles d'Hozier, au nom de Louis XIV, lui impose ce blason comme à toutes les autres villes importantes de Lorraine. Contrairement à ces dernières, elle adopte ce blason puisqu'elle n'a plus d'armoiries. Elle l'utilise pendant deux siècles avant d'adopter un autre définitivement[250].

Logotype[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune se dote d'un nouveau logo. La lettre « V », initiale de la ville, évoque la victoire et la paix, comme un battement d'ailes de colombe, le chêne et le rameau d'olivier, présents dans les armoiries de la cité. Elle symbolise également la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl à l'ossuaire de Douaumont le . Le logo porte parfois le sous-titre « Cité universelle »[251].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Morette, Verdun, Metz et Verdun, Éditions Serpenoise et Ville de Verdun,‎ , 97 p. (ISBN 2-87692-090-5, notice BnF no FRBNF35550069). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Girardot (dir.) et al., Histoire de Verdun, Metz, Éditions Serpenoise,‎ , 205 p. (ISBN 2-87692-263-0, notice BnF no FRBNF36200908). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Gauny et Jean-Paul Mathieu, Verdun, Metz, Serge Domini,‎ , 160 p. (ISBN 2-912645-76-X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Edmond Pionnier, Verdun promenade historique et pittoresque, Bar-le-Duc, Contant-Laguerre,‎ , 72 p. (notice BnF no FRBNF31116189, lire en ligne).
  • Guy Le Hallé, Verdun, ma ville, Amiens, Martelle Éditions,‎ , 192 p. (ISBN 2-87890-018-9, notice BnF no FRBNF37624930).
  • DRAC Lorraine, Les fortifications de la place de Verdun - 1874-1918, Nancy, Éditions Serpenoise, coll. « Itinéraires du patrimoine » (no 120),‎ , 18 p. (ISBN 2-87692-305-X, notice BnF no FRBNF36176864).
  • Stéphane Audoin-Rouzeau et Jean-Jacques Becker, Encyclopédie de la Grande guerre, 1914-1918, Paris, Bayard,‎ , 1342 p. (notice BnF no FRBNF39210922).
  • Jean-Luc Pamart, Le paysan des poilus, Sainte-Marguerite-sur-Mer, Éditions des Équateurs,‎ , 172 p. (ISBN 2-84990-009-5, notice BnF no FRBNF39287976).
  • François Cochet et al., Les batailles de la Marne : de l'Ourcq à Verdun, Saint-Cloud, Soteca et 14-18 Éditions,‎ , 324 p. (ISBN 2-9519539-2-5, notice BnF no FRBNF39250077).
  • François Cochet et al., 1916-2006, Verdun sous le regard du monde, Saint-Cloud, 14-18 Éditions,‎ , 388 p. (ISBN 2-916385-00-2, notice BnF no FRBNF40200326).
  • Franck Meyer, Verdun : des ravages à la renaissance, 1915-1929, vol. 1 : Le temps des ruines, 1915-1919, Verdun, Connaissance de la Meuse, coll. « Connaissance de la Meuse »,‎ , 143 p. (ISBN 2-9503985-8-8, notice BnF no FRBNF40202130).
  • Franck Meyer, Verdun : des ravages à la renaissance, 1915-1929, vol. 2 : Le Verdun nouveau, 1919-1929, Verdun, Connaissance de la Meuse, coll. « Connaissance de la Meuse »,‎ , 159 p. (ISBN 978-2-9527791-1-1, notice BnF no FRBNF41167813).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La réforme a divisé la Gaule belgique en deux provinces : la Belgique Première et la Belgique seconde.
  2. Strate 2000-2011 : communes de 20 000 à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé ; Strate depuis 2012 : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Toul (28 730e rang avec 22 362 €), Saint-Avold (25 374e rang avec 24 670 €), et Lunéville (29 827e rang avec 21 396 €).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T4 - Nombre moyen de pièces des résidences principales.
  4. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  5. « Populations légales 2012 de Verdun », sur le site de l'Insee (consulté le 23 septembre 2015).
  6. « Unité urbaine de Verdun en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 septembre 2015).
  7. « Aire urbaine de Verdun en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 avril 2015).
  8. « Aire urbaine de Verdun - Résumé statistique », sur le site de l'Insee (consulté le 25 septembre 2015).
  9. POP T1M - Population.
  10. a, b et c POP T3 - Population par sexe et âge en 2012.
  11. a, b et c « POP1B - Population par sexe et âge de la Meuse en 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2015).
  12. FAM T1 - Ménages selon la structure familiale.
  13. [zip]« Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 28 septembre 2015).
  14. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2012.
  15. a et b SAL T1 - Salaire net horaire moyen (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2012.
  16. a et b [zip]« Salaire net horaire moyen en 2012 » (consulté le 28 septembre 2015).
  17. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  18. a et b EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  19. EMP T5 - Emploi et activité.
  20. ACT T1 - Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2012.
  21. ACT T2 - Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2012.
  22. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2012.
  23. « Département de Meuse - Chiffres clés 2012 » (consulté le 28 septembre 2015).
  24. « Région de Lorraine - Chiffres clés 2012 » (consulté le 28 septembre 2015).
  25. « France - Chiffres clés 2012 - Emploi et Population active » (consulté le 29 septembre 2015).
  26. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
  27. a et b DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2014.
  28. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2014.
  29. a, b et c EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
  30. [zip]« Nombre d'équipements et de services dans le domaine du commerce en 2014 » (consulté le 30 septembre 2015).

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Verdun aujourd'hui - Au fil de l’eau et des animations » (consulté le 19 septembre 2015).
  2. « Transports Interurbains du Verdunois (TIV) » (consulté le 22 septembre 2015).
  3. [PDF]« Plan de prévention des risques naturels, vallée de la Meuse » (consulté le 27 septembre 2015).
  4. « Cadre de vie & Urbanisme - Risques industriels » (consulté le 22 septembre 2015).
  5. « Présentation de l'Opération de Rénovation Urbaine » (consulté le 23 septembre 2015).
  6. « Verdun et la Grande Guerre - Le Symbole » (consulté le 31 août 2015).
  7. « Le Conseil municipal » (consulté le 16 juillet 2015).
  8. « Conseil municipal des jeunes » (consulté le 16 juillet 2015).
  9. « Urbanisme - Projet éolien » (consulté le 19 juillet 2015).
  10. « Assainissement eau » (consulté le 19 juillet 2015).
  11. « Collecte des déchets - Ordures ménagères » (consulté le 18 juillet 2015).
  12. « Collecte des déchets - Tri sélectif » (consulté le 18 juillet 2015).
  13. « Collecte des déchets - Collecte du verre » (consulté le 18 juillet 2015).
  14. « Collecte des déchets - Déchetterie » (consulté le 18 juillet 2015).
  15. « Collecte des déchets - Collectes des encombrants ménagers » (consulté le 18 juillet 2015).
  16. « Enseignement secondaire et supérieur - Les collèges » (consulté le 24 septembre 2015)
  17. « Enseignement secondaire et supérieur - Les lycées » (consulté le 24 septembre 2015)
  18. « Enseignement secondaire et supérieur - L'enseignement supérieur » (consulté le 24 septembre 2015)
  19. « Démarches administratives - Police Municipale » (consulté le 25 septembre 2015).
  20. a, b et c « Les installations sportives » (consulté le 25 septembre 2015).
  21. « Publications » (consulté le 25 septembre 2015).
  22. « Vie économique - Zones industrielles » (consulté le 30 septembre 2015).
  23. a et b « Vie économique - Zones d'activités » (consulté le 29 septembre 2015).
  24. a et b « Vie économique - Une situation idéale » (consulté le 30 septembre 2015).
  25. « La dragée de Verdun » (consulté le 30 septembre 2015)
  26. « Cadre de vie & Urbanisme - Risques industriels » (consulté le 22 septembre 2015).
  27. « Patrimoine - Cathédrale de Verdun » (consulté le 3 octobre 2015).
  28. « Fouilles archéologiques sur le site de l'ancienne abbaye Saint-Vanne » (consulté le 4 octobre 2015).
  29. « Patrimoine - Chapelle Saint-Nicolas » (consulté le 4 octobre 2015).
  30. « Patrimoine - Chapelle Saint-Joseph » (consulté le 4 octobre 2015).
  31. « Patrimoine - Synagogue » (consulté le 5 octobre 2015).
  32. « Patrimoine - Temple protestant » (consulté le 5 octobre 2015).
  33. « Patrimoine - Pont-écluse Saint-Amand » (consulté le 20 octobre 2015).
  34. « Patrimoine - Tour Chaussée » (consulté le 11 octobre 2015).
  35. « Patrimoine - Hôtel de Ville » (consulté le 15 novembre 2015).
  36. « Culture - Le théâtre » (consulté le 18 novembre 2015).
  37. « Pavillon et le Parc Japiot » (consulté le 16 novembre 2015).
  38. « Culture - Le théâtre » (consulté le 18 novembre 2015).
  39. « Culture - Espace d'exposition: Chapelle Saint-Nicolas » (consulté le 18 novembre 2015).
  40. « Culture - Le conservatoire de musique et de danse du Grand Verdun » (consulté le 18 novembre 2015).
  41. « Culture - Espace Culturel intercommunal à Haudainville » (consulté le 18 novembre 2015).
  42. « La dragée de Verdun » (consulté le 16 novembre 2015).

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Jean Morette, Verdun, 1992 :
  1. p. 7.
  2. p. 12.
  3. p. 12.
  4. a, b, c, d, e, f et g p. 13.
  5. a, b et c p. 15.
  6. a, b et c p. 16.
  7. a et b p. 17.
  8. p. 18.
  9. a et b p. 19.
  10. a, b et c p. 20.
  11. a, b, c, d et e p. 21.
  12. a, b, c, d et e p. 23.
  13. a et b p. 24.
  14. a et b p. 25.
  15. p. 26.
  16. a et b p. 27.
  17. p. 26.
  18. p. 31.
  19. a et b p. 35.
  • Alain Girardot, Histoire de Verdun, 1997 :
  • Paul Gauny et Jean-Paul Mathieu, Verdun, 2005 :
  1. a, b, c et d p. 7.
  2. a, b, c, d, e, f et g p. 9.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h p. 11.
  4. p. 11-13.
  5. a, b, c, d, e et f p. 13.
  6. a, b, c, d, e et f p. 15.
  7. p. 150.
  8. a, b et c p. 149.
  9. a, b et c p. 154.
  10. a et b p. 146.
  11. a, b et c p. 158.
  12. a et b p. 155.
  13. a et b p. 148.
  14. a et b p. 156.
  15. a, b et c p. 157.
  16. p. 152.
  • Jean-Luc Flohic, Les patrimoines des communes de la Meuse,‎  :

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Schneider: Histoire de la Lorraine, « La Lorraine franque (476-925) » et « Les deux Lorraines », Presses Universitaires de France, Vendôme, 1950 (pp. 23, 111).
  2. Jean Schneider : La cité de Verdun à la veille du Voyage d'Austrasie, Ed. Berger-Levrault, 1952.
  3. « Meuse - Territoire », sur le site de l'Insee.
  4. « Verdun, 30 siècles d'histoire », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 1er septembre 2015).
  5. « Orthodromie entre Verdun et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  6. « Orthodromie entre Verdun et Strasbourg », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  7. « Orthodromie entre Verdun et Metz », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  8. « Orthodromie entre Verdun et Nancy », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  9. « Orthodromie entre Verdun et Épinal », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  10. « Orthodromie entre Verdun et Bar-le-Duc », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  11. « Orthodromie entre Verdun et Commercy », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2015).
  12. « Calcul des distances entre Verdun et les frontières », sur le site de Géoportail (consulté le 1er septembre 2015).
  13. « Cassini : Notice communale de Verdun », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 18 septembre 2015).
  14. a et b [PDF]« Présentation géologique du département de la Meuse », sur le site de la préfecture de la Meuse (consulté le 18 septembre 2015).
  15. Roger Chalot, « Carrière et usine Dugny-sur-Meuse », sur le site de l'Académie de Nancy-Metz (consulté le 18 septembre 2015).
  16. Odile Bigot et Annette Gascon, « Le Nord meusien : Les environs de Verdun et les côtes de Meuse », sur le site de l'Académie de Nancy-Metz,‎ (consulté le 18 septembre 2015).
  17. a et b « Le fleuve Meuse et les canaux, tourisme fluvial », sur le site du tourisme en Meuse (consulté le 19 septembre 2015).
  18. a et b André Lagabe et Franck Meyer, L'autre Meuse, Metz, Éditions Serpenoise,‎ , 144 p. (ISBN 2-87692-631-8, notice BnF no FRBNF39908460), p. 62.
  19. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Scance (B3000300) »
  20. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal Saint-Vanne (B2360421) »
  21. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Noue (B2360440) »
  22. « Pont-écluse St-Amant », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 19 septembre 2015).
  23. « Les ouvrages du canal de la Meuse », sur le site de VNF (consulté le 20 septembre 2015).
  24. « Port de plaisance de Verdun », sur le site de VNF (consulté le 20 septembre 2015).
  25. « Ports et haltes de plaisance du département de la Meuse », sur le site du tourisme en Meuse,‎ 2009.
  26. « Météo et climat lorrain », sur le site du conseil régional de Lorraine (consulté le 30 avril 2015).
  27. a et b [PDF]« Le milieu physique en Meuse », sur le site Agricultures&Territoires de la chambre d'agriculture de la Meuse (consulté le 30 avril 2015).
  28. « Climat du bassin Rhin-Meuse », sur le site de l'agence de l'eau Rhin-Meuse (consulté le 30 avril 2015).
  29. « Climat - Station Metz-Frescaty (1779-2015) », sur le site meteo-climat-bzh.dyndns.org de Solenn Nadal (consulté le 20 septembre 2015).
  30. « Données climatiques de Metz-Frescaty (1961-1990) », sur infoclimat.fr (consulté le 20 septembre 2015).
  31. « Climat - Station Metz-Frescaty (1981-2010) », sur le site meteo-climat-bzh.dyndns.org de Solenn Nadal (consulté le 20 septembre 2015).
  32. « Normales mensuelles - Metz-Frescaty », sur le site de Météo-France (consulté le 20 septembre 2015).
  33. [PDF]« Ligne 30 : Nancy/Metz Conflans-Jarny Verdun », sur le site de la SNCF (consulté le 22 septembre 2015).
  34. « Meuse : des bus entre Verdun et Châlons à la place du train », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  35. « Ligne SNCF Verdun - Châlons-en-Champagne », sur rapidesdelameuse.fr (consulté le 22 septembre 2015).
  36. Léa Boschiero, « Dugny : le train déraille », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  37. a et b « Venir en Meuse », sur le site du tourisme en Meuse (consulté le 12 avril 2015).
  38. « Qui sommes-nous ? », sur bus-tiv.com (consulté le 22 septembre 2015).
  39. « TiV' vélo: vos déplacements à vélo », sur bus-tiv.com (consulté le 22 septembre 2015).
  40. « Bus - Circuit historique », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 22 septembre 2015).
  41. « Transports », sur le site du conseil départemental de la Meuse (consulté le 22 septembre 2015).
  42. « Le Réseau Intermodal des Transports de la Meuse », sur rapidesdelameuse.fr (consulté le 22 septembre 2015).
  43. « Aérodrome de Verdun - Sommedieue », sur le site de l'office du tourisme de Meuse (consulté le 22 septembre 2015).
  44. a, b et c [PDF]« Tableau des risques par communes - Meuse », sur le site de la préfecture (consulté le 22 septembre 2015).
  45. « Les crues historiques sur le bassin international de la Meuse du IXe au XIXe siècle », sur le site de l'établissement public d'aménagement de la Meuse et de ses affluents (consulté le 22 septembre 2015).
  46. a et b [PDF]« Autres risques », sur le site de la préfecture (consulté le 22 septembre 2015).
  47. « Le projet - Contexte », sur verdunavenir.fr (consulté le 23 septembre 2015).
  48. Voir : Dictionnaire des racines celtiques
  49. Voir par exemple Noms de lieux de Bourgogne: plus de 1200 noms expliqués par Gérard Taverdet
  50. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  51. Guy Cabourdin, Les temps modernes, de la Renaissance à la guerre de Trente ans, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. « Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Histoire de la Lorraine »,‎ , p. 109.
  52. Jean Delmas (dir.), Histoire militaire de la France, t. 2 : De 1715 à 1870, Paris, Presses universitaires de France,‎ , 635 p. (ISBN 2-13-044415-6, notice BnF no FRBNF36657063), p. 263-264.
  53. « Résultats de l'élection présidentielle de 1995 », sur politiquemania.com (consulté le 16 juillet 2015).
  54. « Résultats de l'élection présidentielle 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  55. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  56. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  57. « Résultats des élections législatives 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  58. « Résultats des élections législatives 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  59. « Résultats des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  60. « Résultats des élections européennes de 2004 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  61. « Résultats des élections européennes de 2009 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  62. « Résultats des élections européennes de 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  63. « Résultats des élections régionales 2004 », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  64. « Résultats des élections régionales 2010 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  65. « Résultats des élections régionales 2015 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 décembre 2015).
  66. « Résultats des élections cantonales de 2004 - Canton de Verdun-Ouest », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  67. « Résultats des élections cantonales de 2008 - Canton de Verdun-Centre », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  68. « Résultats des élections cantonales de 2008 - Canton de Verdun-Est », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  69. « Résultats des élections cantonales de 2011 - Canton de Verdun-Ouest », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  70. « Résultats des élections départementales de 2015 - Canton de Verdun-1 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  71. « Résultats des élections départementales de 2015 - Canton de Verdun-2 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  72. « Résultats des élections municipales de 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  73. a et b « Résultats des élections municipales de 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 juillet 2015).
  74. « L’hôtel de ville de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 16 juillet 2015).
  75. « Maires de Verdun », sur francegenweb.org (consulté le 16 juillet 2015).
  76. Émilie Fierobe, « Le sacre de Samuel Hazard », sur L'Est républicain,‎ .
  77. Décret no 2014-166 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Meuse.
  78. [PDF]« Recueil des Actes Administratifs no 16 », sur le site de la préfecture de la Meuse,‎ .
  79. « Accueil », sur le site du Pays de Verdun (consulté le 17 juillet 2015).
  80. « Genèse du Pays de Verdun », sur le site du Pays de Verdun (consulté le 17 juillet 2015).
  81. « Liste des juridictions compétentes pour Verdun », sur le site du Ministère de la Justice (consulté le 17 juillet 2015).
  82. « Rachida Dati annonce la suppression d'1 TGI et de 10 TI en Lorraine », sur le site du Nouvel Observateur,‎ .
  83. a, b et c « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2013 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  84. « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2000 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  85. « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2002 », sur la base Alize2 du Ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  86. « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2009 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  87. a et b « Comptes de Verdun - Endettement de 2013 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  88. « Comptes de Verdun - Endettement de 2000 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  89. « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2012 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  90. « Comptes de Verdun - Chiffres clés de 2004 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  91. « Comptes de Verdun - Fiscalité de 2013 », sur la base Alize2 du ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 17 juillet 2015).
  92. « Les centrales nucléaires autour de Verdun », sur proxiti.info (consulté le 19 juillet 2015).
  93. Thierry Pernin, « Meuse (55) : pas d'éoliennes près des champs de bataille de Verdun », sur le site de France 3,‎ .
  94. « Station d'épuration de Belleville-sur-Meuse », sur le site du ministère de l'Écologie (consulté le 18 juillet 2015).
  95. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 18 juillet 2015).
  96. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  97. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  98. « Les DSDEN de l'académie de Nancy-Metz », sur le site de l'académie de Nancy-Metz (consulté le 24 septembre 2015).
  99. « Les circonscriptions de la DSDEN de la Meuse », sur le site de la DSDEN de la Meuse (consulté le 24 septembre 2015).
  100. a, b, c et d « Établissements scolaires de Verdun », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 24 septembre 2015).
  101. « IFSI IFAS Verdun », sur ifsi-ifas-meuse.fr (consulté le 24 septembre 2015).
  102. « Présentation », sur le site du CHVSM (consulté le 24 septembre 2015).
  103. « Pôle Anesthésie-réanimation », sur le site du CHVSM (consulté le 24 septembre 2015).
  104. « Maisons de retraite à Verdun », sur lesmaisonsderetraite.fr (consulté le 24 septembre 2015).
  105. « Commissariat de police de Verdun », sur lannuaire.service-public.fr,‎ .
  106. « DDSP de la Meuse », sur lannuaire.service-public.fr,‎ .
  107. « Brigade de proximité de gendarmerie de Verdun », sur lannuaire.service-public.fr,‎ .
  108. « Délinquance à Verdun », sur L'Internaute (consulté le 25 septembre 2015).
  109. Christine Corbier, « Vidéosurveillance à Verdun : 37 caméras en cœur de ville », sur L'Est républicain,‎ .
  110. « SDIS Meuse (55) », sur pompiercenter.com (consulté le 25 septembre 2015).
  111. « Le budget 2015 du SDIS de la Meuse », sur sdis55.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  112. « Carte des établissements pénitentiaires - DI de Est-Strasbourg », sur annuaires.justice.gouv.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  113. « Saint-Mihiel - Établissement pénitentiaire - Centre de détention », sur annuaires.justice.gouv.fr,‎ .
  114. « Orthodromie entre Verdun et Saint-Mihiel », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2015).
  115. « Montmédy - Établissement pénitentiaire - Centre de détention », sur annuaires.justice.gouv.fr,‎ .
  116. « Orthodromie entre Verdun et Montmédy », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2015).
  117. « Bar-le-Duc - Établissement pénitentiaire - Maison d'arrêt », sur annuaires.justice.gouv.fr,‎ .
  118. « Orthodromie entre Verdun et Bar-le-Duc », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 25 septembre 2015).
  119. « Service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Meuse », sur annuaires.justice.gouv.fr,‎ .
  120. « Le Sport athlétique verdunois », sur le site du sport athlétique verdunois (consulté le 25 septembre 2015).
  121. « Le Les sports », sur le site du sport athlétique verdunois (consulté le 25 septembre 2015).
  122. a, b et c « Sport à Verdun », sur sportenfrance.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  123. « Base de loisirs du Pré l'Évêque », sur le site du tourisme en Lorraine (consulté le 25 septembre 2015).
  124. « Espace Aquadrome », sur verdun-aquadrome.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  125. « Présentation de l'aquadrome », sur verdun-aquadrome.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  126. Pascal Isch, « Verdun : un practice de golf en voie d'aménagement à Désandrouins », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  127. « Est républicain - Édition de Verdun », sur le site de L'Est républicain (consulté le 25 septembre 2015).
  128. « Radios locales de Lorraine », sur radio-scope.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  129. « Virgin Radio Lorraine », sur Facebook (consulté le 25 septembre 2015).
  130. « France 3 Lorraine », sur le site de France 3 (consulté le 25 septembre 2015).
  131. « Central de Verdun-Galavaude (550434VG - 4VG55) », sur ariase.com (consulté le 25 septembre 2015).
  132. « Central de Verdun 2 Dragons (55545VN7 - VN755) », sur ariase.com (consulté le 25 septembre 2015).
  133. a et b « Présentation du diocèse », sur le site du diocèse de Verdun (consulté le 3 octobre 2015).
  134. « Carte des paroisses de la Meuse », sur le site du diocèse de Verdun (consulté le 25 septembre 2015).
  135. [PDF]« Paroisse Saint-Vanne en Verdunois », sur le site du diocèse de Verdun (consulté le 25 septembre 2015).
  136. « Synagogue de Verdun », sur consistoiredefrance.fr (consulté le 25 septembre 2015).
  137. « Mosquée de Verdun », sur guidemusulman.com (consulté le 25 septembre 2015).
  138. Anaïs Hanquet, « Verdun: les musulmans ouvrent la rupture du jeûne aux autres religions », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  139. « Verdun », sur le site de l'Église protestante unie (consulté le 25 septembre 2015).
  140. « Église protestante unie de Verdun », sur protestants-verdun.org (consulté le 25 septembre 2015).
  141. « Armée en Meuse », sur le site de la préfecture de la Meuse,‎ .
  142. « Garnisons du 3e RH », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  143. « Garnisons du 8e RH », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  144. [PDF]« Historique du 19e BCP », sur tableaudhonneur.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  145. « Bataillons de chasseurs 1 à 32 », sur chtimiste.com (consulté le 3 octobre 2015).
  146. Historique du 5e régiment d'artillerie à pied pendant la guerre 1914-1918, Nancy-Paris-Strasbourg, Berger-Levrault, 60 p. (notice BnF no FRBNF42569013, lire en ligne), p. 3.
  147. a et b « Régiments d'infanterie nos 150 à 176 durant 1014/1918 », sur chtimiste.com,‎ .
  148. « 61e régiment d'artillerie », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  149. Historique du 165e régiment d'infanterie, Paris, Henri Charles-Lavauzelle,‎ (lire en ligne [PDF]).
  150. Historique du 166e régiment d'infanterie pendant la guerre 1914-1918, Nancy-Paris-Strasbourg, Berger-Levrault (lire en ligne [PDF]).
  151. « Garnisons du 4e RH », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  152. « Garnisons du 511e RCC », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  153. « Historique du 9e BCC », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  154. « Garnisons du 6e RC », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  155. « 6e RTM », sur les-tirailleurs.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  156. a et b « Les grandes unités en 1967 », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 2 octobre 2015).
  157. « Dossier spécial : 54e Régiment de transmissions », sur le site de l'Association de la guerre électronique de l'armée de terre,‎ .
  158. « 54e régiment de transmissions », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  159. « 54e régiment d'artillerie », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  160. « 3e régiment d'artillerie de marine », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  161. « 8e régiment du matériel », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  162. « 8e régiment du matériel », sur mourmelon.fr (consulté le 2 octobre 2015).
  163. « 1er régiment de chasseurs », sur le site du Ministère de la Défense,‎ .
  164. « Taux de chômage par sexe et par groupe d'âge - moyennes annuelles, % », sur le site d'Eurostat,‎ .
  165. « Accessibilité potentielle de l'emploi », sur le site de l'Observatoire des territoires,‎ .
  166. « L'industrie agro-alimentaire en Lorraine : des opportunités d'emploi, malgré un manque d'attractivité ».
  167. a et b [PDF]« Portrait socio-économique de la Meuse », sur lorraine.direccte.gouv.fr,‎ .
  168. [PDF]« Les chiffres clés économiques du tourisme en Lorraine », sur observatoire-lorraine.fr,‎ 2014.
  169. « Liste des monuments historiques de la commune de Verdun », sur la base Mérimée du Ministère de la Culture (consulté le 3 octobre 2015).
  170. « Liste des lieux et monuments de la commune de Verdun à l'inventaire général du patrimoine culturel », sur la base Mérimée du Ministère de la Culture (consulté le 3 octobre 2015).
  171. « Liste des objets historiques de la commune de Verdun », sur la base Palissy du Ministère de la Culture (consulté le 3 octobre 2015).
  172. « Liste des objets de la commune de Verdun à l'inventaire général du patrimoine culturel », sur la base Palissy du Ministère de la Culture (consulté le 3 octobre 2015).
  173. « Cathédrale Notre-Dame de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 3 octobre 2015).
  174. « Cathédrale Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  175. « Centre mondial de la paix », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 3 octobre 2015).
  176. « Historique de la sous-préfecture de Verdun », sur le site de la préfecture de la Meuse,‎ .
  177. « Ancienne abbaye Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture
  178. « Ancienne abbaye Saint-Vanne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  179. [PDF]« Église Saint-Victor de Verdun », sur le site du diocèse de Verdun,‎ 2004.
  180. « Église Saint-Jean-Baptiste de Verdun », sur petit-patrimoine.com,‎ .
  181. « Chapelle Saint-Joseph », base Mérimée, ministère français de la Culture
  182. « Chapelle Sainte-Anne », sur verdun.over-blog.net,‎ .
  183. « Notre histoire », sur le site du collège Saint-Jean (consulté le 5 octobre 2015).
  184. « Carmel de Verdun », sur carmel.asso.fr (consulté le 4 octobre 2015).
  185. « Synagogue et ancienne maison du rabbin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  186. « En marche pour le classement UNESCO des champs de bataille de la Grande Guerre », sur le site de la mission histoire du conseil départemental de la Meuse,‎ .
  187. « Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (front ouest) : inscription officielle sur la liste indicative de l'UNESCO », sur le site de la mission histoire du conseil départemental de la Meuse,‎ .
  188. « Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest) », sur le site de l'UNESCO,‎ .
  189. « Les origines de la citadelle de Verdun et la construction des galeries », sur le site de la citadelle souterraine de Verdun (consulté le 6 octobre 2015).
  190. « La citadelle souterraine de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 6 octobre 2015).
  191. « Citadelle de Verdun », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  192. a, b, c, d et e [PDF]« Les chiffres clés économiques du tourisme en Lorraine - 2014 », sur observatoire-lorraine.fr (consulté le 19 novembre 2015).
  193. « Pont-écluse St-Amand », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 20 octobre 2015).
  194. « Pont-écluse Saint-Amand », base Mérimée, ministère français de la Culture
  195. « Tour Chaussée », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 11 octobre 2015).
  196. « Porte Chaussée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  197. « Tour de l'Islot », base Mérimée, ministère français de la Culture
  198. « Enceinte fortifiée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  199. « Porte Châtel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  200. « Porte de Metz », base Mérimée, ministère français de la Culture
  201. « Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 5 octobre 2015).
  202. « Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun », sur le site du tourisme en Lorraine (consulté le 5 octobre 2015).
  203. « Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  204. « Monument aux enfants de Verdun morts pour la France », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 5 octobre 2015).
  205. « La Défense d'Auguste Rodin », sur le site du Musée Rodin (consulté le 5 octobre 2015).
  206. « La Voie de la Liberté à Verdun », sur petit-patrimoine.com,‎ .
  207. « Nécropole nationale de Bevaux », sur cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2015).
  208. « Nécropole nationale du Faubourg-Pavé », sur cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2015).
  209. « Le cimetière militaire du Faubourg-Pavé », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 6 octobre 2015).
  210. « Nécropole nationale de Glorieux », sur cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le 6 octobre 2015).
  211. « L'hôtel de ville de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 15 novembre 2015).
  212. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  213. « Musée de la Princerie », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 16 novembre 2015).
  214. « Présentation du musée », sur le site du musée de la Princerie (consulté le 16 novembre 2015).
  215. « Hôtel de la Princerie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  216. « Immeuble Noguez », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  217. « Immeuble », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  218. « Maison dite du Pape Jules II », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  219. « Immeuble », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  220. « Parcs et promenades : le parc Japiot », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 16 novembre 2015).
  221. « Une forêt jeune chargée d'histoire », sur le site de l'ONF (consulté le 18 novembre 2015).
  222. « Verdun, forêt d'exception », sur le site du ministère de l'Agriculture,‎ .
  223. [PDF]« Programme Transversales - Saison 2015/2016 », sur le site de l'association Transversales.
  224. « Présentation Verdun Expo », sur verdunexpomeuse.com (consulté le 18 novembre 2015).
  225. « Bibliothèque de lecture publique », sur bibliotheques-discotheque-verdun.fr,‎ (consulté le 18 novembre 2015).
  226. « Discothèque », sur bibliotheques-discotheque-verdun.fr,‎ (consulté le 18 novembre 2015).
  227. « Bibliothèque/Discothèque de Verdun », sur bibliotheques-discotheque-verdun.fr (consulté le 18 novembre 2015).
  228. « Présentation du musée », sur le site du musée de la Princerie (consulté le 18 novembre 2015).
  229. « Le Mémorial de Verdun », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 18 novembre 2015).
  230. « Centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme », sur le site de l'office du tourisme de Verdun (consulté le 19 novembre 2015).
  231. « Présentation », sur le site du centre mondial de la paix (consulté le 19 novembre 2015).
  232. Pascal Isch, « Verdun : compte à rebours au cinéma Carrousel », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  233. « Cinéma Majestic », sur cinema.majestic.free.fr (consulté le 18 novembre 2015).
  234. « Cinéma Caroussel », sur cinema.caroussel.free.fr (consulté le 18 novembre 2015).
  235. « Festival Musiques et Terrasses », sur le site du Petit Futé (consulté le 19 novembre 2015).
  236. « Le festival », sur le site du festival Musiques et Terrasses (consulté le 19 novembre 2015).
  237. « Festival Musiques et Terrasses - Verdun », sur mylorraine.fr (consulté le 19 novembre 2015).
  238. « Des flammes à la lumière », sur le site du Petit Futé (consulté le 19 novembre 2015).
  239. « Des flammes à la lumière », sur le site de la mission histoire du conseil général de la Meuse,‎ .
  240. P.I., « Des flammes à la lumière : la fresque de la Grande Guerre à Verdun », sur le site de L'Est républicain,‎ .
  241. « Fête et défilé de Saint-Nicolas Verdun », sur lorraineaucoeur.com (consulté le 19 novembre 2015).
  242. « Verdun, Capitale de la Dragée », sur le site de l'office du tourisme (consulté le 16 novembre 2015).
  243. « La dragée de Verdun - L'usine Braquier », sur le site de l'office du tourisme (consulté le 16 novembre 2015).
  244. « Décret du 29 décembre 1986 relatif à l'appellation d'origine Brie de Meaux », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 16 novembre 2015).
  245. « Fiche - Brie de Meaux », sur le site de l'INAO (consulté le 16 novembre 2015).
  246. Léa Boschiero, « Le brie de Meaux… de Meuse », sur L'Est républicain,‎ .
  247. « Fiche - Mirabelle de Lorraine », sur le site de l'INAO (consulté le 16 novembre 2015).
  248. « Fiche - Bergamote de Nancy », sur le site de l'INAO (consulté le 16 novembre 2015).
  249. a, b et c « Les décorations de la ville de Verdun », sur le site de la mission histoire du conseil départemental de la Meuse,‎ .
  250. a, b, c, d, e, f, g et h « Blason de Verdun », sur le site de l'Union des cercles généalogiques lorrains (consulté le 26 septembre 2015).
  251. Verdun, « La ville change de logo », Verdun, un avenir partagé, no 1,‎ , p. 3 (lire en ligne)