Le Creusot

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Le Creusot
Le Creusot - Le marteau-pilon.
Le Creusot - Le marteau-pilon.
Blason de Le Creusot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Le Creusot-1
Le Creusot-2
Intercommunalité Communauté urbaine Creusot-Montceau
Maire
Mandat
David Marti
2016-2020
Code postal 71200
Code commune 71153
Démographie
Gentilé Creusotins
Population
municipale
21 991 hab. (2014)
Densité 1 214 hab./km2
Population
aire urbaine
42 846 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 05″ nord, 4° 26′ 28″ est
Altitude Min. 316 m – Max. 516 m
Superficie 18,11 km2
Localisation

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Liens
Site web le-creusot.fr

Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est le siège de la communauté urbaine Creusot-Montceau. Chef-lieu de deux cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest), Le Creusot est la septième ville de Bourgogne-Franche-Comté en termes de population, avec 21 991 habitants, une agglomération de 34 272 habitants et une aire urbaine de 42 846 habitants. Elle est aussi la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon, la préfecture départementale.

L'économie du Creusot est dominée par la technologie de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (ArcelorMittal Industeel), de l'énergie (Areva, General Electric Oil & Gas, Siag), des transports (Alstom, Safran-Snecma), etc. La ville abrite un écomusée permettant de découvrir son patrimoine industriel ainsi que l'Académie François Bourdon, centre d'archives industrielles, qui retracent l'épopée de la dynastie Schneider.

Le Creusot est en outre le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son Institut universitaire de technologie (4 départements (Techniques de commercialisation, Génie électrique et informatique,Mesures Physique et Génie mécanique et productique, 6 licences professionnelles) et le centre universitaire Condorcet (4 filières DEUG, DESS), antenne de l'université de Bourgogne.

Depuis les années 1990, la ville développe aussi ses atouts touristiques avec comme principale vitrine le Parc des Combes, où les friands d'attractions et de balades en train touristique côtoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la plaine des Riaux.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Creusot est une ville de Saône-et-Loire, au sud de la Bourgogne-Franche-Comté. La région environnante est marquée par l'élevage (avec un paysage de bocage très présent) mais également par la viticulture puisque les célèbres cépages bourguignons s'épanouissent à quelque 20 km au nord et à l'est du Creusot. On peut aussi noter la proximité du massif du Morvan (et notamment du mont Beuvray). Tout proche également se situe le village d'Uchon, qu'on appelle La Perle du Morvan, il est remarquable par ses éboulis de granit, notamment la Pierre qui croule, les Rochers du Carnaval.

La commune est uniquement traversée par des ruisseaux qui se rejoignent dans l'étang de Torcy Neuf pour donner naissance à la rivière Bourbince. L'un de ces ruisseaux, en grande partie recouvert au fil de l'industrialisation et de l'urbanisation de la ville, part de la plaine dite des « Riaux »[1], ruisseau en provençal (toponyme qui désigne aussi un quartier de Marseille). Plusieurs autres étangs ou lacs artificiels (étang du Breuil, étang de Brandon et lac de Montaubry) se situent autour du Creusot et contribuent à l'alimentation du bief de partage du Canal du Centre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marmagne Saint-Sernin-du-Bois Saint-Firmin Rose des vents
N Le Breuil
O    Le Creusot    E
S
Montcenis Torcy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Creusot dispose d'un réseau de transport en commun par bus assuré par une entreprise de la CCM, Creusot Montceau Transport (CMT).

La ville est desservie par deux gares : la gare du Creusot proprement dite est desservie par les TER Bourgogne, et la gare Le Creusot-TGV desservie par des TGV. Ces deux gares sont distantes de quelques kilomètres, mais le projet de Voie ferrée Centre Europe Atlantique prévoit la connexion de ces deux réseaux ferroviaires avec la création d'un arrêt des TER au sein de la gare TGV[2].

La ville est proche de l'autoroute puisque la route nationale 80 relie Le Creusot à l'A6 en 25 minutes, André Jarrot est à l'origine de son tracé.

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

L’histoire du Creusot, souvent qualifiée de « ville-usine », est étroitement liée à son développement industriel.

Crozot, un hameau[modifier | modifier le code]

La plus ancienne référence connue du hameau Crozot date de 1253, dans un acte sur parchemin par lequel Henry de Monestoy cède au duc Hugues V de Bourgogne toutes ses propriétés à la villa de Dieu et Crozot pour le prix de 40 livres dijonnaises. Ce hameau comprenait alors une vingtaine de feux, soit une centaine d'habitants[3].

Le site est alors surtout connu pour un affleurement de charbon, où les habitants des environs venaient « jardiner le charbon », c'est-à-dire récupérer ces morceaux de charbon immédiatement utilisables.

1790-1836 : avant les Schneider[modifier | modifier le code]

Érigé progressivement en commune de 1790 à 1793, le Creuzot (elle s’orthographiera officiellement Le Creusot en 1853) regroupe des villages et lieux-dits de Montcenis ainsi que de Torcy et du Breuil, où est implanté le plus grand complexe industriel de l’Europe continentale comprenant des mines de charbon, une fonderie au coke, la manufacture de cristaux de la Reine et deux satellites : les forges du Mesvrin et le fourneau de Bouvier.

Ignace de Wendel qui dirige ce complexe depuis son démarrage en 1785, est contraint d’émigrer en 1793 en Thuringe (Allemagne). En février 1794, le Comité de Salut Public réquisitionne les usines. Vont alors commencer plusieurs décennies de maigres réussites et d’importants échecs techniques et financiers.

Sous la Convention (1794-1795) ni Thomas Chardon, ni Dulubre, ni Mégret de Sérilly, ni Michel Ramus ne parviennent à faire revivre la fonderie qui se révèle surdimensionnée. Le Directoire ne se soucia guère de lui conserver une activité et la rendit (1796) à ses anciens propriétaires qui s’en débarrassent à vil prix. La société « Coste, Caylus et Gévaudan » et divers investisseurs en deviennent les maîtres. Parmi eux Jean-Baptiste Bureau, Thomas Chardon et Jean-Baptiste Mollerat tentent sans grand succès de réorganiser et d’équilibrer les comptes. En 1802, les établissements sont à nouveau à vendre ou à amodier (louer) « par appartements ». En 1808, malgré la fragilité du montage financier Jean-François Chagot, avocat et juge au tribunal de commerce de Paris, se porte acquéreur de l’ensemble. Néophyte en métallurgie, il s’appuie sur l’expérience de Thomas Chardon et devient maître de forges avec de beaux succès dans la fabrication des canons et des pièces forgées de grandes dimensions. Mais l’incurie notoire dans l’exploitation des mines et de la fonderie va peser lourd et en 1814 c’est un nouveau dépôt de bilan et la liquidation.

Napoléon « évitant » Le Creusot sur la route de retour de l’ile d’Elbe[précision nécessaire] durant les Cent Jours, ajoute de l’incertitude à l’économie de ce site. Ce n’est que le que seront adjugés les établissements à un groupe d’actionnaires : Chagot père (Jean-François) et fils (Henry, Louis-Hippolyte et Jules) majoritaires, Thomas Chardon, etc. Après avoir écarté durement Thomas Chardon et les actionnaires minoritaires, la famille Chagot fonde en 1823 la société « Chagot frères et Cie ». Au décès de Jean-François Chagot (octobre 1824), les héritiers ne sont pas intéressés et cèdent à bas prix les mines et la fonderie aux Anglais Manby et Wilson. Déjà propriétaires des forges de Charenton (région parisienne), ils nomment Jean-Baptiste Chaptal comme gérant. Ces industriels vont entreprendre un important agrandissement de la fonderie, la construction d’une forge à l’anglaise, la reconstruction de quatre hauts-fourneaux et la construction de la cité ouvrière de la Combe des mineurs. Cependant, dès 1828, Daniel Wilson fait jouer une clause particulière (dite scélérate) qui stipule que chaque nouvelle société est chargée de liquider la précédente. Ce point de gestion constitue une bombe financière à retardement qui précipite la société à la faillite en juillet 1833.

Par ailleurs en 1821, sur recommandation de Virgile Schneider, un polytechnicien de talent du ministère de la guerre, Adolphe Schneider, son cousin germain, entre à la banque Seillière. En 1830, il se voit confier l’intendance des fournitures en vivres et fourrages de l’expédition militaire pour la destitution du dey d’Alger. C’est un succès financier et les Seillière s’estiment redevables envers lui. La banque vient également d’acheter les forges de Bazeilles (Ardennes) et y nomme gérant Eugène Schneider, le frère d’Adolphe. En décembre 1836, après avoir trouvé un difficile montage financier, François-Alexandre Seillière, Louis Boigues, propriétaire des Forges de Fourchambault et les frères Adolphe et Eugène Schneider, se portent acquéreurs de tous les établissements du Creusot[4]. Adolphe et Eugène Schneider deviennent les dirigeants de la nouvelle société : Schneider frères et Cie.

Quant à la Manufacture de cristaux de la Reine, elle progresse rapidement sous la direction du père Jacques Chapet, un oratorien qui refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et le talent de Benjamin Ladouèpe-Dufougerias, le « lustrier » de l’Empereur. En 1806, elle prend le titre envié de « Manufacture impériale et royale », cependant elle est fortement déstabilisée au départ de ces deux dirigeants en 1811-1812. Mise en vente en 1818 et sans acquéreur, elle est adjugée au bénéfice de Jean-François Chagot, le principal créancier qui a pour soucis majeurs sa modernisation et l’innovation par la pratique du cristal moulé. Des désaccords au sein de la famille Chagot précipitent son déclin et elle est vendue en 1832 à la Cristallerie de Baccarat et de Saint-Louis qui la ferme aussitôt.

1836-1871 : Adolphe et Eugène Schneider, les fondateurs[modifier | modifier le code]

Commence alors plus d'un siècle de domination des Schneider sur la ville. En 1837 Eugène et Adolphe achètent les bâtiments et le parc de l'ancienne cristallerie royale et les aménagent en résidence familiale (appelée aujourd'hui château de la Verrerie).

Sur le plan industriel, les deux frères se tournent vers des productions résolument modernes, destinées notamment au chemin de fer (locomotives, rails en acier) ou à l'armée (canons, blindages) et dont la qualité sera mondialement reconnue. La société se distingue par la production d'aciers spéciaux ainsi que par l'utilisation d'outils modernes comme le marteau-pilon à vapeur (inventé par François Bourdon) qui permet de forger avec une grande précision des pièces de grandes dimensions. Ainsi les aciers du Creusot se montrent souvent à leur avantage lors des concours (Exposition universelle) par rapport à leurs concurrents (Vickers, Krupp AG, Škoda). Le Creusot n'est plus une bourgade mais une ville nouvelle[4], fief des Schneider. Adolphe et Eugène se servent de la ville pour appuyer leurs ambitions politiques. La mairie est à plusieurs reprises dirigée par des membres de la famille.

Le Creusot et ses usines.

Autour de 1870 les usines et la ville, qui comptent maintenant plus de 20 000 habitants dont environ 10 000 ouvriers, sont le foyer de mouvements sociaux sévèrement réprimés. Des figures du militantisme ouvrier telles qu'Eugène Varlin, Benoît Malon, Adolphe Assi ou Jean-Baptiste Dumay y sont impliquées. En janvier 1870, la question du contrôle de la caisse de secours mutuel donne lieu à des arrêts de travail qui débouchent sur deux grèves : en janvier (10 jours) puis en mars (23 jours). L'intervention de l'armée (4 000 hommes en janvier) fait 6 morts parmi les ouvriers[5]. Avec la chute du Second Empire le 4 septembre 1870, Eugène Schneider, alors président du corps législatif, doit se réfugier en Angleterre et cède temporairement la direction à son fils Henri. Jean-Baptiste Dumay est nommé maire de la ville. Le 26 mars 1871, en écho à la Commune de Paris, Dumay et la garde nationale proclament la Commune du Creusot. Mais l’armée prend le contrôle de la ville dès le 28 mars et le mouvement est étouffé. Dumay s'exile peu après en Suisse.

1871-1960 : Henri, Eugène II et Charles : la dynastie Schneider[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1896, Henri Schneider est le maire du Creusot. Sous son impulsion et comme directeur, Schneider et Cie diversifie son implantation industrielle avec la construction de nouvelles usines à Chalon-sur-Saône, à Montchanin ou plus tard au Breuil. Cependant, Le Creusot reste le cœur de l'entreprise. C'est durant cette même période que la ville se développe le plus fortement avec une vision paternaliste.

La fin du XIXe siècle connaît un regain de tensions sociales qui culminent avec la grève générale de 1899, très dure. Eugène II Schneider fait appel à l'armée. La répression anti-syndicale se traduit par des renvois en masse et marque durablement les esprits.

Lors de la Première Guerre mondiale, la société emploie son plus grand nombre de salariés avec près de 20 000 ouvriers[6].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville, grand centre industriel doté de capacités de production d'armes, est occupée le 17 juin 1940 par le régiment Grossdeutschland. Pour arrêter toute production, les aviations anglaise et américaine bombardent la ville à plusieurs reprises. Le bombardement du , par la RAF, fait 63 morts et plus de 250 blessés. Le bilan est encore plus lourd dans la nuit du 20 au  : plus de 300 morts, 1 000 blessés, destruction au moins partielle de l'hôtel-Dieu, de l'hôtel de ville, du château de la Verrerie et de trois églises. Ces bombardements ont laissé un souvenir très fort dans la mémoire des Creusotins car c'est essentiellement la population, plus que les usines, qui a été touchée.

Charles Schneider, arrivé dans la société en 1942 à la mort de son père Eugène II, reconstruit aussitôt la ville et les usines bombardées. Tout en poursuivant avec succès la stratégie de ses prédécesseurs, c'est-à-dire l'alliance du métal et de la machine, il fait accéder son entreprise aux technologies nouvelles, notamment avec l'entrée dans le secteur nucléaire. Schneider & Cie devient un holding. La clientèle étrangère est prospectée et s'ouvrent alors les marchés de l'Est, de l'Amérique latine et du Moyen-Orient. Charles se voit reconnaître par Charles de Gaulle comme « Pilote de l'activité nationale ». L'entreprise familiale devient au fil des ans un immense conglomérat où se côtoient les activités sidérurgiques et électriques : la Société des Forges et Ateliers du Creusot (SFAC) est créée en 1949. Mais cette belle mécanique se grippe en 1960 avec la mort accidentelle de Charles Schneider.

Temps présent[modifier | modifier le code]

L'usine Safran du Creusot.

Orpheline, l'entreprise des Schneider n'est plus la même et devient le groupe Creusot-Loire en 1970 après sa fusion avec la Compagnie des ateliers et forges de la Loire. L'âge d'or est loin lorsque éclate le choc pétrolier de 1973 et le groupe Creusot-Loire entre dans une terrible période de difficultés financières qui aboutit au dépôt de bilan en 1984. Les mouvements sociaux se multiplient en 1983-1984, mais sans succès la plus grande partie de l'usine disparaît. Les activités sidérurgiques qui ont survécu aux difficultés, sont intégrées au groupe Usinor (depuis Arcelor et maintenant ArcelorMittal), tandis que le reste du groupe se recentre sur ses activités électriques pour s'intégrer dans le groupe Schneider Electric en 1999. La ville perd son plus grand pourvoyeur d'emplois.

Saigné à blanc par le dépôt de bilan de Creusot-Loire en 1984, le Creusot a cependant réussi à dépasser cette période sombre de son histoire : la plupart des activités historiques ont été reprises par différents grands groupes mondiaux. De plus, d'importants efforts ont été menés pour diversifier les activités, de sorte qu'aujourd'hui le site industriel ne comporte plus aucune friche. Y sont notamment implantés :

  • General Electric Oil & Gas à travers l'usine de Thermodyn (compresseurs industriels, turbines à vapeur) ;
  • ArcelorMittal via notamment Industeel (aciers spéciaux) ;
  • Safran via la Snecma (disques pour réacteurs d'avions). L'usine Snecma est d'ailleurs un des symboles de la renaissance du Creusot, de par son architecture moderne et de par sa localisation. Elle a en effet été construite sur les ruines des plus anciens bâtiments de Creusot-Loire ;
  • Areva avec la forge du Creusot (nucléaire), qui a réalisé en 2007 d'importants investissements (75 millions d'euros) pour y installer trois tours géants (les plus grands d'Europe) permettant de réaliser des pièces pour les centrales nucléaires, en particulier l'EPR ;
  • Alstom, avec une de ses principales usines qui produit des bogies (TGV, métros, tramways…).

D'autres entreprises encore ont fait le choix du Creusot comme BSE (électronique), Siag (mâts d'éoliennes), Pinguely Haulotte (nacelles élévatrices), NFM (tunneliers et grands systèmes mécaniques)…

Dans cette conjoncture, les Creusotins tentent de rénover leur ville afin de développer de nouvelles sources d'emplois notamment dans le secteur tertiaire qui se développe rapidement depuis quelques années.

La ville s'est, depuis 1984, beaucoup transformée. Les vastes étendues d'ateliers ont disparu pour laisser place à d'autres activités. La ville a ainsi développé une politique de loisirs en créant un parc d'attractions mettant en avant le thème, historique pour la cité, de la locomotive. L'ancienne cristallerie royale qui avait été transformée en château par la famille Schneider s'est muée en Écomusée. Les anciennes halles de construction de locomotives ont été transformées en bibliothèque universitaire. D'importants travaux sont toujours effectués pour redonner vie aux rues marchandes de la ville. L'académie François Bourdon, s'est créée en association afin d'organiser les archives des usines qui sont mises à la disposition des chercheurs. Elle crée également des expositions.

Des nombreuses cheminées qui, naguère, s'élevaient au-dessus du Creusot, il n'en reste désormais plus qu'une : le cheminée de la Grosse Forge, éclairée depuis l'an 2000 à l'initiative de la ville, en collaboration avec l'Écomusée et la DRAC de Bourgogne. Cette cheminée élevée en 1869 avait initialement une hauteur de 80 mètres et était constituée de 68 viroles ; elle était surmontée d'un chapiteau de fonte. Elle fut abaissée à 50 mètres en 1950 et a été désaffectée en 1973[7].

Pour se donner de plus grands moyens, Le Creusot a cofondé la Communauté urbaine Creusot-Montceau (CCM), qui regroupe progressivement 34 communes de la région.

Paternalisme[modifier | modifier le code]

Statue d'Eugène I Schneider, œuvre d'Émile Peynot.

De 1836 à 1960, toute la vie du Creusot tourne autour de la sidérurgie et de la dynastie Schneider : chaque famille creusotine compte au moins un employé dans les usines Schneider, ce qui facilite le développement du « paternalisme », organisation intégrée qui tend à lutter contre l'inadaptation de la main-d'œuvre et à réguler tous les aspects de la vie quotidienne des Creusotins. Des écoles de tous les niveaux sont créées (les dernières fermeront leurs portes au milieu du XXe siècle), des églises sont construites, un dispensaire puis un hôpital sont mis en place, différents types de logements sont bâtis pour les ouvriers et pour les ingénieurs, mais dans des quartiers bien distincts. Tous ces aménagements permettent aux Creusotins à la fois d'accepter leur emploi industriel et d'améliorer et de sécuriser leurs conditions de vie. Certains travaillent dans des conditions difficiles, en particulier les puddleurs dont l'espérance de vie était très limitée.

Ce paternalisme est un moyen efficace pour la famille Schneider d'assurer un certain contrôle. A travers la construction de logements et la vente de terrains à bon prix, les employeurs favorisent des conditions de vie plus confortables. Les logements sont systématiquement prévus avec un jardin, ainsi conçu pour inciter les ouvriers à s’occuper de leur potager plutôt que d'aller parler politique dans les bars.

Les habitants entretiennent des relations passionnelles avec leurs patrons. Leur reconnaissance à l'égard des Schneider est forte : Eugène Schneider lance une pétition en 1856 pour renommer Le Creusot en Schneiderville, mais Napoléon III s'y oppose ; il lance aussi une contribution financière pour la création d'une statue à son effigie – due au prix de Rome Émile Peynot et datant de 1923[8] – tout en étant le principal contributeur pour s'assurer de la qualité de l'ouvrage et de vigoureux hommages sont rendus à l'occasion de mariages et d'enterrements.

Cette reconnaissance n'empêche toutefois pas des luttes syndicales très dures notamment en 1848, en 1870-71 et surtout en 1899. Ces luttes sont d'ailleurs l'occasion d'un renforcement de la logique de contrôle liée au paternalisme : après les grèves de 1899 certaines prestations sociales sont réservées aux adhérents du syndicat jaune, le premier syndicat d'initiative patronale créé en France[9]. Plus tard, en 1936, Le Creusot ne connaîtra pas un seul jour de grève.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires du Creusot.
L'hôtel de ville du Creusot.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 21 991 habitants, en diminution de -3,72 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 545 1 145 1 332 1 218 1 334 2 700 4 012 6 303 8 083
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 390 16 094 23 872 22 890 26 432 28 125 27 301 28 635 32 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30 584 33 437 35 587 38 396 32 419 32 034 29 417 24 106 28 663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
33 737 34 102 33 366 32 149 28 909 26 283 23 813 22 620 21 991
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le Creusot a longtemps vibré au rythme des performances de son équipe de rugby, jadis présente au plus haut niveau du championnat français (Club olympique Creusot Bourgogne). Elle possède également l'équipe Creusot Cyclisme.

En football, plusieurs clubs évoluent au Creusot, avec notamment la JO Creusot, l'ANFE et Le Creusot portugais.

En basket, elle possède l'équipe de l'ABC regroupant des minimes très prometteurs. L'équipe sénior féminine reste le fanion du club puisqu'elle évolue en Nationale 2, dont elle a disputé les play-offs d'accession en Nationale 1 lors de la saison 2010-2011.

En escrime, l'Espérance réalise : 36 podiums nationaux, 2 podiums mondiaux et 1 européen de Bérénice Vignard en 2001 à GDANSK et 2004, sans oublier la 4e place de Gaby Venot au Challenge MONAL en 1960.

En handball, le Creusot Torcy Montchanin Handball (CTM HB) a une équipe masculine des -18 ans, tenante du titre de champion de Bourgogne. Ils sont entraînés par Alain Holder. Leurs aînés, eux, sont en pré-national.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

Église Saint-Henri.
  • Église catholique Saint-Henri (la plus importante de la ville) avec un carillon de 25 cloches[16] dont quatre de volées classé MH en 1994[17], une rareté dans la région. Vitraux signés du peintre verrier Joseph Besnard[18].
  • Église catholique Saint-Charles.
  • Église catholique Saint-Laurent.
  • Église catholique Saint-Eugène.
  • Temple réformé de l'ERF.
  • Centre évangélique - 74 rue Edith-Cavel (Assemblées de Dieu de France)[19]

Musées[modifier | modifier le code]

Le château de la Verrerie est en partie occupé par l'Écomusée chargé de mettre en valeur le patrimoine, notamment industriel, du Creusot et de sa région.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La ville du Creusot s'est dotée d'une médiathèque fin 2007. Les locaux de l'ancienne bibliothèque municipale (quartier de la Molette) furent réhabilités pour accueillir de nouveaux documents (DVD notamment) et offrir de nouveaux services (postes multimédias). Le secteur Musique regroupe l'un des fonds les plus importants du département.

Scène artistique[modifier | modifier le code]

Alto au Creusot.

Le Creusot possède une scène nationale, L'arc, située au cœur de ville. L'arc dispose de deux salles de spectacles et d'un lieu d'expositions, accueille chaque année une quarantaine de spectacles et trois expositions. Elle accueille chaque saison des artistes de renom (Les Deschiens, Jacques Gamblin, les Ballets de Lorraine, Jeanne Cherhal, Baptiste Trotignon, Richard Bohringer, Titi Robin...) comme des compagnies régionales, nationales ou internationales qui y présentent leurs créations. En 2011, la scène nationale organisait la 1re édition du festival Hors champ. Chaque année, 20 à 25 000 personnes sont concernées par les activités de L'arc. Des associations proposant diverses animations existent également. Par exemple l'une d'elles, La Baraque, lieu de convivialité a pour but de produire des projets amateurs accessibles à tous (concerts, observation d'étoiles, expositions, théâtre, des projections de vidéos, etc)[20]. Théâtre avec ENTR'ACTES fait également partie du paysage Creusotin, avec plusieurs spectacles montés chaque année en partenariat avec la compagnie Divadelko[21]. Elle organise également des ateliers théâtre sous forme de stages dans toutes la France et du coaching en développement personnel en direction des entreprises nationales. Elle s'engage entre autres, auprès des personnes présentant des déficiences intellectuelles avec qui elle monte des spectacles en Saône et Loire. Au niveau musical une longue tradition existe dans la ville avec l'Harmonie des usines fondée au XIXe siècle par les Usines Schneider. Devenue aujourd'hui Harmonie municipale, elle continue à animer la vie de la cité. La ville possède un très beau conservatoire, dans les locaux de l'Alto, où pas moins de trente disciplines sont enseignées de façon sérieuse.

L'Orchestre symphonique de la Communauté.

L'Orchestre symphonique de la Communauté réunit une soixantaine de musiciens amateurs et professionnels. Né en 1976, issu d'une histoire qui commence en 1920 avec la fondation du « Cours d'ensemble symphonique » du Creusot, il donne des concerts dans toute la Bourgogne et au-delà pour perpétuer le répertoire classique et faire connaître des compositeurs contemporains[22][réf. insuffisante].

Le plus ancien festival de musique du Creusot est Blues en Bourgogne (Festival du Creusot), qui existe depuis 1991. Le Creusot accueille aussi le Festival des Giboulées, qui comme son nom l'indique a lieu fin mars - début avril. Ce festival mélange groupes locaux dans une scène off et stars nationales et internationales à la Halle des Sports. Ce festival est plus ouvert au niveau du style puisqu'on y trouve aussi bien des groupes de dub ou de chanson française que de musique électronique. JoeyStarr, Thiefaine, Les Ogres de Barback, Ezekiel, Big Mama, la Ruda, Rachid Taha, les Wampas, No one is innocent, Mano Solo, Enhancer, N&SK, Mass Hysteria, The Skatalites, JMPZ, Kaophonic Tribu, C2C, 1995… se sont déjà succédé sur cette scène. Les groupes de musique du Creusot reflètent ces influences, car outre le heavy metal, le hip-hop, l'influence du blues et des musiques jamaïcaines est importante. Quelques noms de groupes passés et présents : les Kaktus, les Battaglia (plutôt marqués blues), les Pilgrims, Kalimero Dub Nation, Royal Macadam Orchestra (plutôt influencés par le ska, le dub, et la chanson française « jazzy » pour les derniers), ainsi que les Monky Brass Band. Dans la scène de « metal - rock » creusotine, on pouvait retrouver de jeunes groupes tels qu'Exortal ou The Sons Of Talion (ex-Talion). Ces groupes jouaient parfois à la salle municipale de l'Escale, avant de disparaître. La musique électronique, quant à elle, n'occupe qu'une infime partie de la culture creusotine, notamment avec Flex Blur.

En ce qui concerne la musique urbaine hip-hop, la ville du Creusot regorge de jeunes artistes dont la plupart sont toujours en activité ; parmi eux on peut citer le collectif Bagdad 712, Kemsone, (rappeur qui s'est produit à de nombreuses reprises dans des salles de spectacle de la région Creusot-Montceau) les rappeurs A2L, Meztizo, Kalash Animal… ainsi que le groupe Les Asos et le collectif de beatmakers Arthur Crew. Musicalement, cette scène est généralement orientée dans un style Jazzy et parfois sombre, proche du Rap East Coast. Dans un registre plus pop, le groupe Strange Milk, après une longue période d'inactivité, sortira au cours du dernier trimestre de l'année 2011 un album autoproduit nommé Infrasonic Sunflowers, mêlant à un style pop psychédélique des influences rock alternatif.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Industriels[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Schneider (Nancy, Meurthe-et-Moselle 1802 - Le Creusot 1845) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Eugène Schneider [Joseph Eugène Schneider] (Bidestroff, Moselle 1805 - Paris 1875) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Henri Schneider (Le Creusot 1840 - Paris 1898) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Eugène II Schneider (Le Creusot 1868 - Paris 1942) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Charles Schneider (Paris 1898 - Saint-Tropez 1960) : industriel, propriétaire des usines du Creusot.

Militants syndicaux et politiques[modifier | modifier le code]

  • Eugène Varlin (Claye-Souilly, Seine-et-Marne 1839 - Paris 1871) : militant socialiste ; créateur au Creusot d'une section de l'Association internationale des travailleurs.
  • Adolphe Assi (Roubaix, Nord 1841 - Nouméa, Nouvelle-Calédonie 1886) : militant et ouvrier mécanicien au Creusot ; animateur des grèves de 1870.
  • Jean-Baptiste Dumay (Le Creusot 1841 - Paris 1926) : ouvrier tourneur, militant, écrivain, fut maire et député ; auteur de Mémoires d'un militant ouvrier du Creusot, 1841-1905.
  • Benoît Malon (Précieux, Loire 1841 - Asnières-sur-Seine, Hauts-de-Seine 1892) : militant ouvrier ; auteur d'une série d'articles sur la grande grève de 1870 au Creusot.
  • Georges Bras (Saint-Sernin-du-Bois 1859-1937) : député de Saône-et-Loire de 1914 à 1919 (socialiste), ouvrier carrier, il fut élu aux élections des 26 avril et 10 mai 1914.
  • Paul Faure (Périgueux 1878 - Paris 1960) : député, ministre, maire du Creusot de 1924 à 1929.
  • André Jarrot (Lux, Saône-et-Loire 1909 - Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire 2000) : a été député, sénateur, membre du Parlement européen et président de la Communauté urbaine Creusot-Montceau.
  • Camille Dufour (Betteny, Marne 1925) : syndicaliste CFDT, élu maire du Creusot en 1977, réélu en 1983 et 1989.
  • André Billardon (Monceaux-le-Comte, Nièvre 1940) : maire du Creusot de 1995 à 2016.
  • Jean-Paul Anciaux (Le Creusot 1946) : député de 2002 à 2012.
  • Claudie Haigneré (Claudie André-Deshays ép. Haigneré) (Le Creusot 1957) : médecin, scientifique, spationaute ; ministre déléguée dans les gouvernements Raffarin II et III.
  • François Pérol (Le Creusot 1963) : haut fonctionnaire, banquier et conseiller politique dans plusieurs cabinets ministériels.

Artistes[modifier | modifier le code]

  • Ignace-François Bonhommé (1809-1881), premier peintre à représenter les forges du Creusot[23].
  • Mgr Louis-Lazare Perruchot (Le Creusot, 1852 - Monaco, 1930) : organiste, compositeur, maître de chapelle de la cathédrale de Monaco ; sa carrière musicale débuta vers 1870 comme titulaire des orgues de l'église Saint-Laurent au Creusot[24].
  • Raymond Rochette (Le Creusot, 1906 - 1993) : peintre ; a rendu hommage aux ouvriers du Creusot tout au long de son œuvre.
  • Dany Dauberson (Suzanne Gauche) (Le Creusot 1925 - Marseille, Bouches-du-Rhône 1979) : chanteuse et actrice.
  • Marie-Pierre Casey (Le Creusot, 1937) : comédienne.
  • Christian Bobin (Le Creusot, 1951) : écrivain, poète.
  • Pierre Girot (né au Creusot, décédé en 2001) : peintre aquarelliste[25].
  • Catherine Lépront (Le Creusot, 1951) : romancière.
  • Marie-Annick Nicolas (Le Creusot, 1956) : violoniste.
  • Robin Renucci (Le Creusot, 1956) : acteur.
  • Christophe Alévêque (Le Creusot, 1963) : humoriste, chanteur et chroniqueur.
  • David Paris (Le Creusot, 1977) : Multi-instrumentiste, chanteur et auteur du groupe Main Rouge

Ingénieurs et scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Floris Osmond (Paris 1849 - Saint-Leu 1912) : ingénieur sidérurgiste français développa les aciers au laboratoire de l’Usine du Creusot entre 1880 et 1884.
  • Bruno Cadoré (Le Creusot, 1954) : docteur en médecine (spécialiste de bioéthique médicale), religieux dominicain, maître général de l'ordre des Prêcheurs.
  • Jean-Claude Merlin (Le Creusot 1954) : astronome amateur, découvreur de la petite planète (10233) Le Creusot .

Sportifs[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Une attraction du parc touristique des Combes, le Déval'train.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Creusot

Les armes du Creusot se blasonnent ainsi : D’azur au marteau-pilon d’argent, posé sur une terrasse du même, l'enclume sommée d’un lingot de gueules, accosté en chef de deux lampes anciennes de mineur d’or allumées de gueules ; au chef du même chargé d'une ancre d'argent accostée de deux fleurs de lis d'or. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à quatre tours et soutenu à dextre d'une branche de chêne et à senestre d'une palme, le tout d'or, passées en pointe en sautoir et retenant un listel de parchemin chargé de la devise en lettres romaines de sable FAC FERRUM, FER SPEM. La Croix de Guerre 1939-1945 appendue à la pointe de l'écu brochant sur le listel[26].

Les lampes de mineurs rappellent l'extraction de la houille, et le marteau-pilon est emblématique de la ville. L'ancre était l'emblème de la corporation des fondeurs-forgerons. La devise FAC FERRUM, FER SPEM peut se traduire par « Travaille le fer, porte l'espoir ».

Ce blason a été dessiné par Robert Louis en 1950. Il a été adopté par la ville le 21 décembre 1950[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Napoléon Vadot, Le Creusot, son histoire, son industrie, Le Creusot, Pautet libraire-éditeur, 1875.
  • H. Chazelle avec la collaboration de P. Marchand, Le Creusot, Histoire générale, Impr. Presse Jurassienne,1936, 376 pages.
  • Dominique Schneidre, Caroline Mathieu, Patrice Notteghem, et Bernard Clément, Les Schneider, Le Creusot, Fayard (ISBN 2-213-59407-4) / Réunion des musées nationaux (ISBN 2-7118-3183-3).
  • Jean-Baptiste Dumay, Mémoires d'un militant ouvrier du Creusot (1841-1905), Maspero-PUG, 1976 (ISBN 2-7061-0069-9), réédité en 2009 par les Éditions Cenomane (ISBN 2-9163-2929-3).
  • Louis Bergeron, Le Creusot : une ville industrielle, un patrimoine glorieux, Belin Herscher, 2001 (ISBN 2-7011-2578-2).
  • Tristan de la Broise et Felix Torrès, Schneider, l'histoire en force, Paris, Editions Jean-Pierre de Monza, , 492 p. (ISBN 2-908071-31-2).
  • Christian Devillers et Bernard Clément, La fonderie royale du Creusot, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 53 (printemps 1983), pp. 19-21.
  • Alain Bollery, L'ADN du Creusot… de l'acier liquide à l'acier solide, 2014 (ISBN 978-2-918847-12-0).
  • Alphonse Fargeton, Les grandes heures du Creusot au temps des Schneider, Ecomusée de la Communauté urbaine, , 158 p.
  • Pierre Ponsot, Les grèves de 1870 et la commune de 1871 au Creusot, Paris, Editions sociales, , 86 p.
  • Jean-Louis Beaucarnot, Les Schneider une dynastie, Paris, Hachette, , 254 p.
  • Christian Devillers et Bernard Huet, Le Creusot. Naissance et développement d'une ville industrielle. 1782-1914, Champ Vallon, , 287 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Dessertenne, « Les charbonnières du Creusot », in Images de S&L, n° 149, mars 2007.
  2. « Débat public sur la VFCEA »
  3. « Le Creusot en 1430 », article de Lucien Taupenot paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 148 de décembre 2006, pages 10 et 11.
  4. a et b Devillers, Huet 1981.
  5. L’Illustration journal universel no 1405. Le Creusot; la grève 1870 pages 1, 4, 5, 6 + gravures sur L'Illustration
  6. Les Schneider, Le Creusot. Une famille, une entreprise, une ville (1836-1960), Fayard/Réunion des musées nationaux, 1995, p. 188.
  7. « Une cheminée lumineuse », article de Lucien Taupenot paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 139 de septembre 2004 (pages 4 et 5).
  8. « L'ouvrier creusotin : thèmes et variations », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 115 de septembre 1998, pages 3 à 6.
  9. René-Pierre Parize, Le Creusot 1898-1900. La naissance du syndicalisme et les mouvements sociaux à l'aube du XXe siècle, Les nouvelles éditions du Creusot, 2009, p. 190-191.
  10. Ville du Creusot sur le site annuaire-mairie.fr
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Notice no PM71000825, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. Le Creusot : la 241P17 sur de bons rails dans le quotidien JSL du 18/10/2012
  16. saint-Henri Le carillon de l’église a résonné à merveille, publié le 10/05/2014 sur le site du JSL.
  17. Carillon, église Saint-Henri : Notice no PM71000853, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Besnard, une famille chalonnaise de peintres verriers », article de Marie-Thérèse Suhard paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 166 de juin 2011, pages 16 à 19.
  19. ADD
  20. Site officiel de La Baraque
  21. « Site de la compagnie Divadelko »
  22. http://orchestreccm.monsite.orange.fr.
  23. « François Bonhommé », article de Marc Le Bot, dans Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 décembre 2016.
  24. Monseigneur Louis-Lazare Perruchot (1904/1929 ) sur lespetitschanteurs.mc
  25. « Pierre Girot », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 68 (Noël 1986), pages 12 et 13.
  26. Registre des délibérations du Conseil Municipal de la Ville du Creusot, délibération du 21 décembre 1950
  27. Cf. http://www.creusot.net/creusot/histoire/armoiries/blason.htm.