Petit Palais

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Petit Palais
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Logo du Petit Palais
France Paris Petit Palais renove Entree 02.jpg
Entrée principale du Petit Palais.
Informations générales
Type
Musée d'art
Ouverture
Surface
7 000 m2
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Collections
Collections
Beaux-arts de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle, peintures, sculptures, objets d'art
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Le Petit Palais, construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 par l'architecte Charles Girault[1], abrite le musée des Beaux-Arts de la ville de Paris. Il est situé à Paris 8e, avenue Winston-Churchill, face au Grand Palais.

Il s'agit de l'un des quatorze musées de la ville de Paris, gérés depuis le par l'établissement public administratif « Paris Musées ».

Description[modifier | modifier le code]

Le Petit Palais est organisé autour d'un jardin semi-circulaire. Les lieux d'exposition sont situés au premier étage, le rez-de-chaussée étant consacré à l'origine aux bureaux et aux réserves.

La façade fait près de 125 m de long, centrée par un porche monumental surmonté d'un dôme. Des colonnes ioniques à volutes en diagonales en ornent la face principale ainsi que le péristyle semi-circulaire de la cour intérieure. Le décor est complété par de nombreux bas-reliefs.

Charles Girault avait conçu des espaces uniquement éclairés par la lumière naturelle, créant verrières, coupoles transparentes et larges baies.

Les sculptures sur la façade sont[2] :

  • La Ville de Paris protégeant les Arts du sculpteur Jean-Antoine Injalbert avec une femme assise tenant dans son bras gauche un navire symbolisant Paris et entourée par les Muses ;
  • sur la droite, un groupe avec La Seine et ses affluents de Maurice Ferrary ;
  • sur la gauche, le groupe Les Quatre Saisons de Louis Convers avec des jeunes femmes portant des gerbes de blé et des fruits.

La façade du musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique, également dessinée par Charles Girault, reprendra en partie la composition et les motifs du Petit Palais.

Le porche de l'opéra de Saigon au Viêt Nam, ancienne capitale de l'Indochine française et construit lui aussi en 1900[3], présente des similitudes avec celui du Petit Palais.

Les collections[modifier | modifier le code]

Histoire des collections[modifier | modifier le code]

Logo de 2006 à 2012.
Plan du Petit Palais lors de l'Exposition universelle de 1900.
Vue de la galerie.

Dès 1902, le Petit Palais devient « palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris » pour accueillir une collection permanente (de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle, les collections municipales du XXe siècle se trouvant au palais de Tokyo) et des expositions temporaires.

Ces collections sont enrichies par de multiples donations dont on peut citer les plus importantes :

Parallèlement à ces dons, le musée va acquérir de nombreuses œuvres dont plusieurs tableaux de Gustave Courbet.

Depuis une dizaine d'années, la photographie contemporaine est entrée au Petit Palais lorsqu'il est décidé de présenter, en introduction aux grandes expositions internationales, des images de photographes inspirés par les civilisations exposées. Certaines de ces photographies sont ensuite acquises par le musée.

Peinture[modifier | modifier le code]

Peinture flamande et hollandaise[modifier | modifier le code]

Henri Martin.Groupe des amoureux, 1932-1935, huile sur toile : 81x60 cm (cadre : 91,5x71).
Rembrandt, Autoportrait en costume oriental (1631), huile sur panneau de chêne.
Gustave Courbet, Autoportrait au chien noir (1841), huile sur toile.
Paul Cézanne, Portrait d'Ambroise Vollard (1899), huile sur toile.
Berthe Morisot, Dans le parc, vers 1874.

Peinture française[modifier | modifier le code]


Peinture italienne[modifier | modifier le code]

  • Autre

Sculpture[modifier | modifier le code]

Jules Dalou, études pour le Monument aux travailleurs (1889-1902), terre cuite.

Arts décoratifs[modifier | modifier le code]

Jean Carriès, Grenouille à oreilles de lapin (1891), grès émaillé.

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

Le fonds d'arts graphiques du musée est constitué de 18 000 gravures et 9 000 dessins anciens et modernes. La collection de dessins comprend des pièces de Rembrandt, Jacob van Ruisdael, Adriaen Van Ostade, Antoine van Dyck, Le Lorrain, Antoine Watteau, Jean Honoré Fragonard ou encore Hubert Robert. En gravure, on retrouve des œuvres de maîtres tels que Martin Schongauer, Albrecht Dürer, Lucas de Leyde, Rembrandt encore (avec un ensemble exceptionnel de 350 pièces), Antoine van Dyck, Jean Honoré Fragonard et Antoine Watteau.

Quelques grandes expositions[modifier | modifier le code]

Affiche de l'exposition « Centenaire de la conquête de l'Algérie (1830-1930) » au Petit Palais de Paris.
  • 1955 : Artistes étrangers en France (Alkis Pierrakos, Geneviève, Nína Tryggvadóttir, Zaven Hadichian, Paul Jenkins…).
  • 1967 : Les trésors de Toutânkhamon. Organisée par l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, l'exposition doit aider au sauvetage des temples de Nubie, dont les temples d'Abou Simbel, menacés de disparition par la mise en place du Haut barrage d'Assouan. Le concept de « patrimoine de l'humanité » émerge alors. L'exposition qui relancera la passion française pour l'Égypte, durera plus de six mois et rassemblera quelque 1,2 million de visiteurs.
  • 1995 : Carthage, l'histoire, sa trace et son écho, du au .
  • 1996 : L'œuvre gravée d'Albrecht Dürer. (102 cuivres et 122 bois). Collection du musée du Petit Palais, musée du Petit Palais, Paris, du au [7].
  • 2013-2014 : Jordaens 1593-1673, du au [8].
  • 2018 : Les Hollandais à Paris 1789-1914, du au [9].
  • 2019-2020 : Luca Giordano (1634-1705) Le Triomphe de la peinture napolitaine du 14 novembre 2019 au 23 février 2020[10].

La rénovation[modifier | modifier le code]

Entre janvier 2001 et juin 2005, le Petit Palais a été fermé pour rénovation. La maîtrise d'œuvre des travaux a été assurée par l’atelier d'architecture Chaix & Morel et associés.

Le Petit Palais a rouvert ses portes au grand public le en exposant trois photographes ayant suivi les travaux : la photographe Flore, Patrick Tourneboeuf et Bruno Delamain.

Des espaces d'exposition supplémentaires sont créés au rez-de-chaussée (22 000 m2 au total), les réserves étant déménagées au sous-sol. La collection permanente est exposée à gauche en entrant, les expositions temporaires à droite.

Entre les deux, au fond du jardin, un café permet de se restaurer. Les fenêtres des espaces d'exposition et les verrières des collections permanentes sont aménagées pour l'éclairage naturel. Les bureaux sont situés au-dessus des espaces d'expositions temporaires. Un amphithéâtre est créé au rez-de-chaussée sous le jardin.

Accès[modifier | modifier le code]

Le Petit Palais est desservi à proximité par les lignes (M)(1)(13) à la station Champs-Élysées - Clemenceau ainsi que par les lignes de bus RATP 42738028.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classé monument historique.
  2. Frédérick Gersal, Paris : 100 lieux mythiques, Paris, Hachette livre, , 223 p. (ISBN 978-2-01-244059-3) p. 216.
  3. Réalisé par les architectes Félix Ollivier, Ernest Guichard et Eugène Ferret.
  4. « La Ville de Paris nous a offert une exposition du Centenaire de l'Algérie, que les flottes et les armées du roi donnèrent à la France en 1830. Un souffle épique a donc traversé les salles du Petit-Palais où trônaient l'an passé les grands seigneurs de Largillière, et les armes, les selles, les tapis, les bijoux arabes et les documents de toutes sortes y voisinent avec les œuvres d'art inspirées par ce nouveau domaine offert aux peintres. Comme on le voit, l'Exposition a donc un double intérêt documentaire et artistique. Dans le premier domaine, nous ferons néanmoins une part admirative à quelques curieuses selles et harnachements qui sont de très éloquents témoignages de l'art arabe et à quelques armes d'un beau travail, mais qui sont malgré tout — comme les tapis — des œuvres de la décadence. Aux artistes, la conquête de l'Algérie ouvrit une voie nouvelle, celle de l'orientalisme. C'est ce que précisera éloquemment cette exposition si parfaitement organisée. Delacroix, qui explora l'Afrique du Nord dès 1832, y est représenté par près de vingt morceaux parmi lesquels les envois du Musée de Montpellier se détachent dans toute leur beauté. La vue de la Chasse au Faucon, par Fromentin, mérite de faire revenir à cet artiste souvent inégal, la faveur du public. Dehodencq, lui aussi, vaut par sa personnalité si marquée de sortir de l'oubli. A la suite de Delacroix, on admirera toute la pléiade des orientalistes : Chassériau si séduisant lorsque, ainsi que dans ses Juives d'Alger, il s'abandonne à sa sensibilité, au lieu d'imiter servilement Delacroix, comme dans les Cavaliers arabes, puis encore : Dauzats, auteur d'un tableau très intéressant : Les Portes de fer ; Guillaumet, Decamps, Marilhat qui a si bien compris la vie du désert, et Berchère, auteur de divers paysages de douceur et de charme. Quelques portraits de généraux : Bourmont, Clauzel, Bugeaud, le duc d'Aumale, Chanzy, offrent surtout un intérêt documentaire tandis que le portrait du duc d'Orléans, par Ingres, est ici le grand chef-d'œuvre. », Art et industrie, janvier 1930, pp. 41-42.
  5. Archives de l'Exposition du centenaire de la conquête de l'Algérie (1930), site web de Paris Musées.
  6. L'exposition Centenaire de la conquête de l'Algérie, site du Petit Palais
  7. http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/72320/duerer-en-gravures.php
  8. Exposition Jordaens 1593-1678. La gloire d'Anvers
  9. Exposition Les Hollandais à Paris 1789-1914
  10. Luca Giordano au Petit Palais : une rétrospective exceptionnelle d'un grand peintre baroque napolitain

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Bâtiment[modifier | modifier le code]

  • E. Rouyer, « Exposition de 1900. Revue des travaux de l'exposition. Petit Palais des Beaux-Arts », dans Le Génie Civil, , tome XXXV, no 899, p. 289-294 (lire en ligne)
  • Gilles Plum, Le Petit Palais. Chef-d’œuvre de Paris 1900, Paris-Musées et Éditions Nicolas Chaudun, Paris, 2005, 272 p. (ISBN 2-87900-876-X).

Collections[modifier | modifier le code]

  • Dossier de l'art : Petit Palais, la rénovation et les collections, n° 125, .
  • Dossier - Le Patrimoine photographique de la Ville de Paris, sur le Portail paris.fr.
  • Catalogue sommaire des collections municipales et notice historique par Henry Lapauze, Paris, 1906 ([PDF] en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]