Musée des Beaux-Arts de Reims
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« Abbaye Saint-Denis (ancienne) », notice no PA00078772, base Mérimée, ministère français de la Culture Classé Monument historique en 1921 pour le bâtiment de l'entrée en 1971 pour la façade la toiture et l'escalier d'honneur. |
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36 130 visiteurs (2018) |
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Peintures, sculptures, objets d'arts, dessins et gravures |
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8, rue Chanzy 51 100 Reims |
| Coordonnées |
Le musée des Beaux-Arts de Reims est un musée des Beaux-Arts français situé rue Chanzy, à Reims, en Champagne-Ardenne.
Depuis septembre 2019, le musée des Beaux-Arts a fermé ses portes au public pour entamer le déménagement de ses collections puis les travaux de réhabilitation et d’extension, confiés à l’agence portugaise Aires Mateus. La réouverture du musée entièrement rénové est prévue pour fin 2025. Pendant sa fermeture, le musée reste actif par ses propositions hors les murs.
Abbaye Saint-Denis[modifier | modifier le code]
Le musée des Beaux-Arts de la ville de Reims est actuellement logé dans l'ancienne abbaye Saint-Denis. Certaines parties de cet édifice ont fait l'objet d'une inscription aux Monuments historiques, comme le bâtiment d'entrée, sur la rue Chanzy, classé par décret du 19 juillet 1921. [1]
Historique du musée[modifier | modifier le code]
La Révolution française[modifier | modifier le code]
Le 14 ventôse an III de la République (3 mars 1795) est annoncée officiellement par Nicolas Bergeat [2] (1733-1815) ancien vidame du chapitre (de 1758 à 1790), la création d’un Museum destiné à conserver « les statues, tableaux et autres objets relatifs aux Beaux-Arts ».
D’une culture vaste, avec un esprit large et ouvert à toutes les idées nouvelles, possédant un bon sens pratique, un goût très sûr, aimant le travail, c’est tout naturellement que Bergeat est ensuite nommé premier conservateur du musée de Reims. Il pratique déjà la muséologie moderne, avec des inventaires précis, des mesures détaillées, des descriptions claires. Dès 1791, il enrichit les collections en récupérant des objets dans les églises fermées, les maisons d’émigrés abandonnées.
Le musée à l'Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]
En 1794, l’Ecole de dessin installée depuis 1748, ferme. Ce sont ainsi environ deux mille cinq cents dessins – patiemment achetés un peu partout en Europe par Antoine Ferrand de Monthelon, directeur de l’école et son père, pour servir de modèles d’étude –, qui viennent enrichir les collections. Parmi ces œuvres figurent les treize dessins de Lucas Cranach le Jeune[3]un des trésors du musée aujourd’hui.
En 1794, aidé par le peintre Nicolas Perseval (1745-1837), Bergeat commence un premier registre d’inventaire parcellaire qui recense 260 œuvres environ. En 1795, l’État décide la création d’un musée installé au premier étage de l’hôtel de Ville. Il passe à la charge de la ville le 17 ventôse an VI de la République (7 mars 1798). Il n’est ouvert au public que le 5 avril 1800, un jour par semaine.
Malheureusement, en 1804, un vol a lieu : la mitre du cardinal de Lorraine (XVIe siècle), un ciboire d’or signé Germain (donné par Louis XVI lors de son sacre) et soixante-trois médailles d’or disparaissent. Bergeat, désespéré, tombe malade et veut démissionner, ce qui est refusé.
De même, à la suite du Concordat, durant l’Empire, de nombreux objets, tableaux sont restitués ou redistribués aux églises.
En 1806, le musée se trouve en partie vidé, Bergeat abandonne son poste de conservateur et meurt le 12 novembre 1815.
Cependant, en 1828, une donation de Joseph Maximilien Gouilliart[4] comprenant quarante-neuf tableaux et soixante et onze gravures, réveille un peu l’intérêt des Rémois pour l’art puisqu’en 1835, Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux ,maire de l’époque, décide de rouvrir le musée.
Chose faite en 1840, deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche. Louis Paris, après avoir réinstallé le musée à l’hôtel de ville et récupéré certaines œuvres, y est nommé conservateur. Un nouveau catalogue témoigne de ce travail, on retrouve 146 œuvres avec quelques artistes célèbres identifiés : Jean Jouvenet, Pieter van Mol, Charles Le Brun.
De nouvelles collections arrivent, enrichies par des dépôts de l’État. Plusieurs legs et donations s’y ajoutent – en 1887, Jean-Pierre Lundy[5], fait entrer cent peintures parmi lesquelles les quatre premières toiles de Jean-Baptiste Camille Corot, et Adélaïde-Camille Villeminot-Mansuy – en 1889, Madame veuve Gerbault-Sibire et ses céramiques – en 1891, Alfred Gérard et sa collection d’art japonais – en 1892, Jeanne Alexandrine Pommery et ses pièces exceptionnelles de céramique – en 1893, Joseph Kasparek et, en 1899, Jules Warnier-David et ses dix toiles de Corot.[6]
Le musée dans l'ancienne Abbaye Saint-Denis[modifier | modifier le code]
Mais, l’apport le plus important est fourni en 1907 par le legs d’Henry Vasnier, directeur commercial de la maison de champagne Pommery. L’arrivée de cette collection, plus de 660 pièces (tableaux, arts graphiques, sculptures, céramiques, verreries, mobilier…), va contraindre la municipalité à envisager un autre lieu pour le musée. Le Grand Séminaire installé dans l’ancienne abbaye des chanoines réguliers de Saint-Denis est restaurée dans ce but. Ernest Brunette, architecte, et M. Pérotin, du service d’architecture de la Ville, travaillent ensemble à l’aménagement du bâtiment situé à quelque pas de la cathédrale. Le 19 octobre 1913, lors d’une grande journée de festivités à travers la ville, il est inauguré par le président de la République Raymond Poincarré.
Malheureusement, la Première Guerre mondiale est déclarée le 3 août 1914 et tous les projets autour du nouveau musée sont stoppés.
Le maire, le Dr Jean-Baptiste Langlet, organise l’évacuation des œuvres les plus précieuses pour Fontainebleau.
En mai 1917, tous les objets sont évacués et mis à l’abri, ils ne reviendront que progressivement durant les trois années qui suivent la fin de la guerre.
Le docteur Langlet devient le conservateur du musée et, jusqu’en 1927, avec l’aide de Paul Jamot, nommé directeur des musées de Reims, il s’attache à lui redonner vie en le restructurant et en le réorganisant.
Les dons reprennent, en 1922, avec Marguerite de Saint-Marceaux[8], qui lègue les œuvres du fonds d’atelier de son mari, le sculpteur rémois René de Saint-Marceaux.
En 1939, le musée ferme de nouveau et les œuvres sont évacuées jusqu’en 1945. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Eugène Dourcy, alors conservateur du musée, gère la réorganisation des salles avant l’arrivée de Régine Pernoud en 1947 puis celle d’Olga Popovitch en 1949 jusqu’en 1961.
Depuis cette date, le musée poursuit son enrichissement particulièrement dans la peinture du XVIIe siècle sous l’impulsion de son conservateur François Pomarède, conseillé par l’historien de l’art Jacques Foucart ; avec ses directeurs successifs, David Liot et Catherine Delot, dans le mobilier Art nouveau et Art déco, le vitrail du XXe siècle et le mouvement surréaliste du Grand Jeu.
De nombreuses expositions labélisées « Exposition d'intérêt national » accompagnent la transformation du musée et la connaissance des collections.
En ce début de XXIe siècle est relancé un projet de restructuration du musée in situ. Il doit permettre l’agrandissement de la surface des salles d’exposition permanente ainsi que celle de l’exposition temporaire, et devenir l’un des lieux culturels de référence dans la région Grand-Est, et au-delà, Reims n’étant situé qu’ à 45 minutes de Paris.
Le musée de demain[modifier | modifier le code]
En décembre 2014 une étude sur la faisabilité de réhabilitation et d’extension de l’actuel musée est lancée. En mai 2019, parmi 120 candidatures, le projet conçu par l’architecte portugais Francisco Aires Mateus est retenu. Il permettra de réhabiliter l’édifice en valorisant ses qualités architecturales, et de créer une partie contemporaine qui fera dialoguer l’ancien et le moderne dans un lieu accueillant et ouvert sur la ville.
« Prendre par la main un visiteur qui souhaite être guidé, laisser un autre visiteur libre de contempler sans entrave, susciter l’échange, le plaisir de la découverte et du jeu entre les membres d’une famille : le futur musée veut offrir, dans un même parcours, une expérience sur mesure à trois types de publics, les novices, les amateurs, et le publics familial. » Georges Magnier, directeur des musées de Reims.
Pendant la fermeture du musée, les œuvres ont été déménagées dans des nouvelles réserves mutualisées. Une trentaine de tableaux et sculptures ont été déposées dans de grands musées français. Des expositions sont régulièrement organisées dans la ville ou dans le cadre de prêts exceptionnels en France ou à l’étranger.
Ce moment est aussi l’occasion de finaliser les opérations de récolement entreprises ces dernières années et surtout de leur donner une nouvelle visibilité grâce à un Musée numérique[9] sur le site des musées de la ville de Reims, créé en 2019 qui rencontre un grand succès.
Collections[modifier | modifier le code]
Au sein du futur parcours de visite, quatre points forts des collections seront particulièrement mis en valeur.
- La peinture du Grand Siècle, constituant la section de peinture ancienne la plus riche et la plus marquante du musée par la présence de chefs-d’œuvre et de peintures de grand format, permettra d’évoquer la diversité des genres.
Apollon et le char du soleil, Jean Jouvenet[10]
Vénus dans la forge de Vulcain, Frères Le Nain[11]
Les enfants Habert de Montmor, Philippe Champaigne[12]
Le Sacrifice d'Abraham, Laurent de la Hyre[13]
Descente de croix, Pieter van Mol[14]
Louis XIV à cheval[15], Atelier de Pierre Mignard
- Le paysagisme du XIXe siècle, constituant incontestablement, depuis le legs d’Henry Vasnier en particulier, le cœur des collections du musée, sera ensuite mis en perspective, depuis l’important ensemble de peintures de Corot[16] et l’école de Barbizon jusqu’aux pré-impressionnistes, impressionnistes et post-impressionnistes, bien représentés dans les collections.
Villeneuve-lès-Avignon, Prosper Marilhat [17]
Les deux sœurs sous les arbres au bord du lac, Camille Corot[18]
Entrée de Kérity, Charles-François Daubigny[19]
Marseille, le vieux port, Félix Ziem[20]
Les Ravins de la Creuse, Claude Monet[21]
Soleil couchant sur l'Arques à Péquigny, Fritz Thaulow[22]
- L’Art Nouveau et l’Art Déco, devenu depuis les années 2000 un point fort des collections, ouvrira tout particulièrement un dialogue avec la ville, tout en soulignant l’importance de la création artistique rémoise et nationale au cours de 1900 et des années vingt et trente – autour de l’idée de « fusion des arts », la présentation de mobilier et de salles d’époque reconstituées constituera une étape marquante de la visite.
La Mère et l'enfant[23], Gustave Pierre
Devant la glace[24], Frédérick-Carl Frieseke
Les Corbeaux[25], Jean Dunand
- La collection Foujita clôturera le parcours permanent en ouvrant sur une œuvre unique et inclassable, témoignant de manière saisissante des influences croisées entre l’Orient et l’Occident, et incitant par ailleurs à la découverte de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Reims[26]véritable testament de l’artiste.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix[27], chapelle Foujita, Reims
Intérieur de la chapelle Foujita, abside avec Notre-Dame-de-la-Paix[28]
Ces axes structurants du parcours de visite seront ponctués et enrichis par la présentation d’autres aspects remarquables de la collection :
- tels les portraits dessinés de Cranach le Jeune. Attribués à Albert Dürer puis à Hans Holbein durant le XIXe siècle, puis enfin à Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune, au XXe siècle, la recherche se poursuit au XXIe siècle, permettant d’affiner et de préciser l’origine et la paternité des dessins issus de l’École de dessin de Reims. Cranach le Jeune est donc l’auteur de ces œuvres qui depuis des siècles, à présent, font la réputation de notre musée des Beaux-Arts. Il était important pour la Conservation du musée de faire part de l’état de ces dernières découvertes établies à l’occasion de la rétrospective de 2015 sur l’artiste, à Lutherstadt Wittenberg (Allemagne) par les plus grands spécialistes, en concertation avec notre équipe. Outre la conservation des œuvres, la recherche sur celles-ci est l’une des missions de l’équipe scientifique du musée, la transmission en étant une autre. C’est l’intérêt des expositions Regard sur…, qui permettent entre autres une meilleure connaissance de nos collections. Nous poursuivrons notre travail, sur ce corpus exceptionnel par sa qualité et sa rareté. Nous tenterons de confirmer ou de retrouver l’identification des personnalités représentées, d’expliquer le rapport technique et artistique entre le dessin et la peinture. Dans le cadre de son nouveau projet de réaménagement, l’équipe du musée des Beaux-Arts devrait lancer une étude sur le temps et la nature de l’éclairage, ainsi que sur leur présentation. Elle mettra tout en œuvre afin de proposer au public une exposition permanente des treize portraits.
Prince anonyme (Auguste de Saxe ?) musée numérique
Un Prince musée numérique
Portrait d'un prince de Saxe musée numérique
Un jeune garçon (un prince de Saxe, Jean-Frédéric III de Saxe ?) musée numérique
Wolfgang, prince d'Anhalt-Köthen ? musée numérique
Catherine, princesse de Brunswick-Grubenhagen musée numérique
Ernest, Duc de Brunswick-Lunebourg dit Ernest le Confesseur. musée numérique
Conservateurs du musée[modifier | modifier le code]
- 1794-1806 : Nicolas Bergeat[29],
- 1838-1846 : Louis Paris,
- 1846-1849 : Eugène Courmeaux,
- 1849-1853 : Étienne Maubeauge,
- 1853-1886 : Charles Loriquet,
- 1887-1895 : Eugène Courmeaux,
- 1895-1915 : Henri Jadart,
- 1914-1927 : Jean-Baptiste Langlet,
- 1927-1937 : Louis Mennecier,
- 1937-1947 : Eugène Dourcy,
- 1947-1949 : Régine Pernoud,
- 1949-1961 : Olga Popovitch,
- 1961-1989 : François Pomarède,
- 1991-1996 : Véronique Alemany-Dessaint,
- 1996-1999 : Catherine Delot
- 1999-2015 : David Liot[30],
- Depuis 2015 : Catherine Delot[31].
Notes et références[modifier | modifier le code]
- « Abbaye Saint-Denis », notice no PA00078772, base Mérimée, ministère français de la Culture
- « Nicolas Bergeat (1733-1815) », sur data.bnf.fr (consulté le )
- « Les [[:Modèle:Oeuvres]] en ligne », sur Portail officiel des Musées de Reims, (consulté le )
- « Maximilien Joseph Gouillart, PÉRIN-SALBREUX », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les [[:Modèle:Oeuvres]] en ligne », sur Portail officiel des Musées de Reims, (consulté le )
- « Les [[:Modèle:Oeuvres]] en ligne », sur Portail officiel des Musées de Reims, (consulté le )
- « René de Saint-Marceaux, DAGNAN-BOUVERET », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les [[:Modèle:Oeuvres]] en ligne », sur Portail officiel des Musées de Reims, (consulté le )
- « Musée numérique », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Apollon et le char du soleil, JOUVENET », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Vénus dans la forge de Vulcain, LE NAIN », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les Enfants Habert de Montmor, CHAMPAIGNE », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Le Sacrifice d'Abraham, LA HYRE », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Descente de Croix, VAN MOL », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Louis XIV à cheval, MIGNARD », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les [[:Modèle:Oeuvres]] en ligne », sur Portail officiel des Musées de Reims, (consulté le )
- « Villeneuve-lès-Avignon, MARILHAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les Deux soeurs sous les arbres au bord du lac, COROT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Entrée de Kérity, DAUBIGNY », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Marseille, le vieux port, ZIEM », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les Ravins de la Creuse, MONET », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Soleil couchant sur l'Arques à Péquigny, THAULOW », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « La Mère et l'enfant, PIERRE », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Devant la glace, FRIESEKE », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Les Corbeaux, DUNAND », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « La chapelle [[:Modèle:Foujita]] », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « La chapelle [[:Modèle:Foujita]] », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- « Notre-Dame-de-la-Paix, FOUJITA », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
- Henri Jadart, Nicolas Bergeat, dernier vidame du Chapitre, premier conservateur du Musée de Reims (1733-1815). Notice biographique accompagnée dedocuments sur la fondation et les collections du Musée de Reims à l'époque de la Révolution / par Henri Jadart..., Paris : E. Plon, Nourrit et Cie, 1889.
- (en) developer, « David Liot is the new Director of museums and heritage in Dijon | FRAME », sur www.framemuseums.org (consulté le )
- « Catherine Delot, conservatrice passionnée du Musée des beaux-arts de Reims », sur Journal L'Union abonné, (consulté le )