Juan-les-Pins

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Juan les Pins
Juan Les Pins vue du cap d'Antibes.
Juan Les Pins vue du cap d'Antibes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Commune Antibes
Statut station balnéaire
Démographie
Gentilé Juanais
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 16″ N 7° 06′ 34″ E / 43.571111, 7.10944443° 34′ 16″ Nord 7° 06′ 34″ Est / 43.571111, 7.109444  
Localisation

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Juan les Pins
Entrée du port Gallice.
Promenade du soleil.
Vue sur la mer Méditerranée depuis Juan-les-Pins.

Juan-les-Pins ou Juan (prononcé [ ʒɥɑ̃ ] « à la française » ; en occitan provençal Joan dei Pins selon la norme classique ou Jouan dei Pin selon la norme mistralienne) est un quartier et station balnéaire d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes en France. Elle est située au sud de la ville, à l'ouest du cap d'Antibes, au bord de la mer Méditerranée. Les habitants de Juan-les-Pins sont les Juanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Appréciée de Dos Passos, Hemingway et Francis Scott Fitzgerald, la station balnéaire de Juan-les-Pins est créée en 1882 et s'est développée dans les années 1920 sous l’impulsion du riche Américain Frank Jay Gould et d'Edouard Baudoin.

Dans le parc du casino (La Pinède) a été placé un arc formé avec les débris d'un trophée élevé pour célébrer la première victoire romaine en Gaule (154 avant J.-C.), remportée dans la plaine voisine.

Festival de jazz (Jazz à Juan)[modifier | modifier le code]

Juan-les-Pins connut des jours de gloire dans les années 1920, quand les Américains y apportèrent un certain style de vie fait de décontraction, de bains de soleil à la plage et de jazz. Le succès fut immédiat. Une partie de la jeunesse européenne en recherche d'amusement ainsi que les plus célèbres des vedettes américaines de l'époque, comme Frank Jay Gould, Zelda et Scott Fitzgerald ou Douglas Fairbanks, avaient l'habitude d'aller à Juan-les-Pins. C'était le début des années folles. Après la Seconde Guerre mondiale, l'atmosphère exubérante de Juan-les-Pins reprit à nouveau, elle devint la « Nouvelle-Orléans européenne ». Sidney Bechet fut si impressionné par la beauté de l'endroit qu'il s'y maria en 1951, au cours d'un journée complètement folle, où orchestres dans la rue, vedettes et journalistes du monde entier se mêlaient et dansaient. Sidney Bechet y joua même pour la première fois l'air Dans les rues d'Antibes (In the Streets of Antibes), l'un de ses plus grands morceaux.

Créé le 7 juillet 1960, le festival de Jazz d'Antibes Juan-les-Pins rassemble des artistes ou orchestres de jazz venus des quatre coins du monde. La scène, nommée "Pinède Gould", est construite en plein air et accueille pendant un mois les concerts de Jazz à Juan et du Riviera Rock Festival.

Depuis les années 2000, Jazz à Juan n'est plus entièrement consacré au Jazz. En effet, des artistes de Funk, de Rock ou encore de variété internationale montent désormais sur la scène de la Pinède Gould. Ainsi, lors de l'édition de 2012 par exemple, Kool & The Gang, Charlie Winston ou encore Tom Jones se sont succédé sur la scène juanaise.

Activités nocturnes[modifier | modifier le code]

En été, l'activité nocturne de Juan les Pins se concentre autour de la Pinède, du Casino Partouche, du Garden Beach Hôtel et de l'Avenue Guy de Maupassant.

Les établissements les plus célèbres sont la discothèque "New-York Club" anciennement connu sous le nom de "Whisky à Gogo" (où se sont succédé, à l'époque, comme DJs Thierry Ardisson, Nagui et Julien Lepers dans les années 1970), le bar "Le Cristal" ou encore la rhumerie, bar à cocktails et glacier "Le Pam-Pam" proposant tous les soirs d'été un spectacle de danse et de musique brésilienne.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Jeanne d'Arc
  • Église Notre-Dame de la Pinède
  • Synagogue, chemin des sables

Personnalités liées à la station[modifier | modifier le code]

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Avec Antibes[modifier | modifier le code]

Avec Juan-les-Pins[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Paul Maurt, Robert Maire, Juan Passion, édition Gismond, Antibes (1990).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]