Michel Polnareff

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Michel Polnareff

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Michel Polnareff au Palais omnisports de Paris-Bercy en 2007

Informations générales
Surnom « L'amiral »
Nom de naissance Michel Polnareff
Naissance 3 juillet 1944 (70 ans)
Nérac, Lot-et-Garonne, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur
Genre musical Rock, pop
Instruments Piano, guitare, claviers électroniques, programmation, basse, xylophone, percussions
Années actives Depuis 1966
Labels Polydor
Site officiel Polnaweb.com

Michel Polnareff est un auteur-compositeur-interprète français, né le 3 juillet 1944 à Nérac (Lot-et-Garonne). Pianiste et mélodiste pop, il cultive une apparence singulière. Il est le compositeur et l'interprète d'un grand nombre de succès populaires, dont Love Me Please Love Me, La Poupée qui fait non, Le Bal des Laze, Tout, tout pour ma chérie, Je suis un homme, On ira tous au paradis, Lettre à France ou encore Goodbye Marylou en sont les principaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts retentissants (1966-1973)[modifier | modifier le code]

Michel Polnareff a passé toute son enfance dans la musique. Son père Leib Polnareff (Léo Poll) a écrit pour Édith Piaf et Mouloudji et c'est d'ailleurs à lui que l'on doit l'adaptation française de la chanson russe Le Galérien.
Michel Polnareff commence le piano à quatre ans et reçoit à douze ans le premier prix de solfège au conservatoire du 8e arrondissement de Paris[1]. À 20 ans, il quitte le cocon familial qu'il juge étouffant. Il s’installe sur les marches du Sacré-Cœur avec une guitare achetée avec ses économies. Ses premières notes seront celles de La Poupée qui fait non.

Il devient beatnik, pacifiste et fait la manche en reprenant les standards rock de l’époque. En 1965, il remporte un concours de rock, Disco Revue, à la Locomotive, club alors branché. Le premier prix est un contrat avec Barclay, que Polnareff refuse.

Gérard Woog, un ami d’enfance, insiste pour le présenter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1 et futur manager. Michel accepte de signer avec la maison Disc'AZ de Morisse à condition d’enregistrer à Londres avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse (futurs Led Zeppelin). À son grand étonnement, la maison de disques accepte, et La Poupée qui fait non sort le 26 mai 1966. Cette dernière connaît un véritable triomphe et sera reprise par de nombreux artistes.

Polnareff possède un style anglo-saxon (tout comme Gainsbourg ou Dutronc), des mélodies suivant parfois une ligne classique (telle Ame câline), un look androgyne (qui ne cesse d’évoluer), et écrit certains textes prônant la liberté sexuelle avant l’heure. La presse ne le lâche pas et le considère comme un symbole de la décadence de la jeunesse, à cause de son apparence jugée efféminée (point commun avec David Bowie) et de ses textes qui choquent. L'Amour avec toi (repris par Étienne Daho en 1989) est d'ailleurs interdit d'antenne avant 22 heures.

Il enchaîne alors les tubes, de la complainte Love Me Please Love Me (Rose d'or au festival d'Antibes) au roman Bal des Laze en passant par l’existentiel Sous quelle étoile suis-je-né ? ou encore l’électrique et revanchard Roi des fourmis. Polnareff expérimente un système quadriphonique pour le disque Polnareff's (aussi utilisé par les Beatles par exemple), utilise aussi du lasso pour enregistrer les chœurs de On ira tous au paradis.

En 1967, il monte pour la première fois sur la scène de l'Olympia. Il continue d'enchaîner les succès comme Dans la maison vide ou Tous les bateaux, tous les oiseaux. En 1970, il revient à l'Olympia et entame une tournée. Sur scène, il est novateur. Mi-concert, mi-spectacle, les musiciens sont encastrés sur une scène verticale et de nombreux automates envahissent la scène.

Toujours en 1970, il réplique à toutes les critiques sur son apparence et son mode de vie avec la chanson Je suis un homme. Agressé lors d'un concert à Périgueux en mai 1970, il annule les autres dates de sa tournée dont un concert symphonique au Palais des Sports. Il est déprimé. La mort de Lucien Morisse en 1971, celui qui l'a lancé, et une crise sentimentale, vont être la cause d'une nouvelle dépression. En 1971, il refait une tournée et va ensuite rejoindre Johnny Hallyday au Palais des Sports en septembre 1971, en tant que pianiste pour son show. C'est lors de ce concert qu'il va apparaître avec son nouveau look : il porte désormais de grosses lunettes à verres foncés et à grosses montures blanches — il est myope[2] — ainsi que de longs cheveux blonds (décolorés) et ondulés. Il ne changera plus de style.

À propos de son allure, le journaliste Bertrand Dicale interviewé par Laurent Delahousse pour l'émission « Un jour, un destin » (sur France 2 en décembre 2008), explique : « Il radicalise tout ce qu'on lui reproche ». Quant au photographe Jean-Marie Périer, il commente : « Il fabrique un autre, et se cache derrière »[3]. Michel a une autre explication[4] : « Quand je me vois dans la glace, je corresponds à ce que je voudrais être. Le jour où je n’y correspondrai plus, je me tirerai une balle dans la tête, probablement. ».

En 1971, il compose la bande originale du film Ça n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant et du film La Folie des grandeurs de Gérard Oury avec Louis de Funès et Yves Montand. Cette année est aussi celle de son disque Polnareff's, considéré par beaucoup comme son chef-d’œuvre. Enregistré à Abbey Road avec un système de quadriphonie, les orchestres sont dirigés par A. King, B. Sheperd, ou par Polnareff lui-même. On retrouve aussi Herbie Flowers, bassiste de Lou Reed (également présent sur l'autre grand disque français de ces années-là; « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg). L'album mêle jazz (Né dans un ice cream), pop (Le Désert n’est plus en Afrique) et soul (Hey you woman). À l'affût des nouveautés, il utilise des orgues tels que le moog sur l’instrumental Computer’s dream.

En 1972, il écrit La Mouche, Holidays et On ira tous au paradis. C'est aussi l'année du concert Polnarévolution à l'Olympia. Les 6 000 affiches de ce concert vont d'ailleurs relancer le scandale car Polnareff, travesti pour l'occasion, a décidé de montrer ses fesses. Le tribunal correctionnel le condamnera, pour attentat à la pudeur[réf. nécessaire], à payer dix francs par affiche (six mille affiches étaient posées, soit une amende de soixante mille francs). Ce concert était une innovation : il s'agissait tout d’abord du premier concert français à bénéficier du son 5.1. Ses musiciens, les Dynastie Crisis, étaient recouverts de paillettes argentées et les instruments étaient fabriqués en plexiglas. Au début du concert, une danseuse déguisée en Polnareff arrivait de dos et baissait son pantalon en référence à l’affiche.

En mars 1973, Michel Polnareff crée un spectacle de nouvelles chansons, nommé Polnarêve. Il fera l’objet d’un disque contenant entre autres le très mélancolique L’Homme qui pleurait des larmes de verre. L’arrangeur fétiche de Gainsbourg, J.C. Vannier, sera de la partie.

Revenant d'une tournée internationale à l'été 1973, il découvre que son déficit bancaire se calcule en millions de francs, car son homme de confiance l'a escroqué: avec l'argent de Polnareff, il a loué un logement et une voiture à celui-ci, sans les lui acheter (alors que Polnareff se croyait propriétaire), puis est parti avec son argent, sans avoir payé les impôts du chanteur, qui se retrouve donc non seulement sans le sou, mais débiteur d'une énorme dette fiscale (il faudra des années pour que ses avocats prouvent sa non-complicité dans cet impayé fiscal d'un million de francs[5]). Sa mère décède au même moment et Polnareff, déprimé, doit faire une nouvelle cure de sommeil avant de s'exiler, le 10 octobre 1973, aux États-Unis à bord du paquebot France, dont c'est un des derniers trajets (avant d'être désarmé en 1974 puis revendu). D'après l'émission Un jour, un destin - Polnareff, les secrets d'un exil, la raison en fut que Polnareff aurait peur de prendre l'avion (plus tard, aux États-Unis, il tentera de s'acheter une camionnette blindée et une arme à Christophe Rocancourt, célèbre usurpateur qui extorqua quelque deux cent cinquante mille dollars à la vedette exilée en Californie et qui, dans l'émission en question, ose émettre une hypothèse : « Michel Polnareff est un parano, un peu obsédé par les armes. ». Il finit par s'installer à Los Angeles.

En 1974, Michel Polnareff recevra un hommage du groupe Il était une fois, "Polnarevient". Serge Koolenn et Richard Dewitte ayant été musiciens du chanteur.

Exil américain (1973-1984)[modifier | modifier le code]

En 1975, il signe très vite sur le label Atlantic et sort Fame à la mode entièrement en anglais. Sur ce disque figurent de grosses pointures telles que Lee Ritenour, Leland Sklar ou Jim Gordon (musiciens de Clapton ou des Beatles). Polnareff s’entoure aussi de cordes. Le titre Jesus for tonight est classé 3e au classement du Billboard magazine. Il organise ensuite une très grande tournée au Japon puis un concert au Forest National à Bruxelles, ne pouvant remettre les pieds sur le sol français.

En 1976, il signe la bande originale du film Lipstick qui sera classé numéro un aux États-Unis et dans bien d’autres pays.

En 1977, il compose Lettre à France sur un texte de Jean-Loup Dabadie qui exprime sa nostalgie pour la France. Il décide à cette époque d’arrêter sa carrière américaine, non pas faute de succès, mais faute d’envie. Il est maintenant attaché à ce confort de vie californien fait de sport et de nouvelles technologies, loin des paillettes et de l’agitation perpétuelle des polémiques et des enjeux politiques de la vie parisienne.[réf. nécessaire]

Il rompt son contrat et, en 1978, revient en France pour le procès (après cinq ans d'absence). Il en profite pour sortir Coucou me revoilou mais le succès est mitigé. Un « album crasse » selon l’intéressé, enregistré entre Londres et Los Angeles.

En 1981, Polnareff connaît un retour triomphal avec l'album Bulles, qui se vendra à près d'un million d'exemplaires, contenant entre autres des tubes comme Tam Tam ou Radio. Le son sonne très FM californienne, très synthés et boîte à rythmes. Un disque bien en phase avec l’époque, enregistré de nuit avec Hans Zimmer à Londres. En novembre 1981, il enregistre un spectacle Télé show 82, uniquement pour la télévision, diffusé le soir du 31 décembre, où il interprète les titres de Bulles et quelques incontournables. Il est d'ailleurs à noter que ce « Show télé 1982 » a été enregistré sur un plateau télé vide, les applaudissements des spectateurs ont été rajoutés en studio par la suite.[réf. nécessaire]

Retour en France (1984-1994)[modifier | modifier le code]

En 1984, il signe la bande originale de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury. L’année d’après, il revient avec Incognito, qui ne connaîtra pas le succès du précédent malgré les titres Viens te faire chahuter (et son clip qui, pour la première fois en France, coûte un million de francs) et La Belle veut sa revanche (à noter que le disque fut boycotté par la Fnac comme toutes les autres références de chez RCA). Le son est encore une fois très électronique, utilisant samplers et séquenceurs.

Durant cette période, Michel Polnareff habite en France.

De 1985 à 1987, il s'installe à l'hôtel Le Manoir de Chaubuisson à Fontenay-Trésigny en région parisienne, et enregistre Goodbye Marylou qui devient immédiatement un tube[6]. Lorsque le manoir ferme, il s'installe pendant 20 mois dans l'appartement des propriétaires du café des Trois-Valets, à Fontenay-Trésigny, nourri, logé, blanchi. Polnareff écrit négativement sur la famille propriétaire du café dans son livre [6].

À partir de septembre 1989, il s'enferme huit cents jours à l'hôtel Royal Monceau[7] afin de continuer l'enregistrement de Kâmâ Sutrâ (qui sortira l’année suivante) avec l'aide de Ben Rogan à la production et de Mike Oldfield (compositeur de Tubular bells) à la guitare. L'album est un succès (près d'un million d'exemplaires) grâce à des tubes comme Kâma Sûtra, LNA HO ou encore Toi et moi. L’image de Michel Polnareff devient subliminale puisque dans ses clips et sur les pochettes, on ne verra que sa silhouette ou ses lunettes. « Période bleue » confiera l’intéressé, à l’image du clip Kâmâ Sutrâ où l’on aperçoit son ombre hanter les couloirs du Royal Monceau.

Cependant, Michel Polnareff va mal : atteint d'une cataracte aux deux yeux, il devient presque aveugle, ne voyant plus qu'un peu de lumière. Il tait sa quasi-cécité à son entourage, noie sa peur dans la vodka et ne sort plus du Royal Monceau ; on finit par comprendre qu'il peut s'y déplacer plus facilement, connaissant l'endroit par cœur. Méconnaissable, grossi, il porte une longue barbe brune (sa couleur naturelle). Comme Polnareff refuse de sortir de sa prison dorée, l’enregistrement de cet album demeurera inédit dans l’histoire de la musique. Le bar du Royal Monceau devient chaque nuit un studio pour les prises de voix. Quant aux ingénieurs du son, ils se trouvent dans un studio mobile qui vient se garer devant l'hôtel chaque soir, les musiciens enregistrant simultanément dans trois autres studios. Les cordes, elles, seront enregistrées à Abbey Road et dirigées via le téléphone par Polnareff depuis l’hôtel. Au niveau du contenu, Kama Sutra renoue un peu avec le Polnareff d’antan. Le son est très acoustique, comme en témoignent les cordes de Goodbye Marylou et de Kama Sutra.

Après de longs mois d'hésitation, il se fait opérer d'une double cataracte brune par le docteur Alain Hagège, le 17 octobre 1994. Grâce à une hypnothérapie et malgré les risques que comportait l'opération, Polnareff retrouve enfin la vue[8].

Du Roxy à Bercy : la renaissance (1995)[modifier | modifier le code]

En 1995, il prépare au Peninsula hôtel, à Los Angeles, un retour sur scène. En septembre 1995, il se produit donc en concert sur le Sunset Boulevard, dans la salle du Roxy (où se sont produits David Bowie, Bob Marley, Frank Zappa, Ramones, Bruce Springsteen, Elton John et bien d’autres).

Il s’entoure de pointures telles que Dick Smith (guitariste de Earth, Wind and Fire ou d’Aretha Franklin) ou Alex Acuña (percussionniste de Weather Report, d’Elvis Presley et de Michael Jackson). Le disque Live at the Roxy sort en 1996 et marque les esprits par la richesse des réorchestrations. Une sorte de mélange entre rock, funk, country et même reggae. Une fois de plus, c'est un gros succès avec près d'un million d'exemplaires vendus. L'album reste numéro un pendant deux mois.

Une émission sur Canal+, produite par Marc-Olivier Fogiel et présentée par Michel Denisot, couvre l’événement. C’est en plein désert de Californie que Michel Polnareff est longuement interviewé. Il en profite pour annoncer qu’il prépare un nouveau disque et qu’il projette de remonter sur scène à Paris, sans toutefois préciser le lieu ou la date. À la fin de l'émission, il va jusqu'à retirer un court instant ses célèbres lunettes blanches. Un fait "exceptionnel" qu'il n'a pas reproduit à ce jour.

Des reprises de ses chansons apparaissent, notamment On ira tous au paradis pour le film de Dominique Farrugia Trafic d'influence, titre interprété par Arsenik, Stomy Bugsy et Jane Fostin. Il ouvre son site internet en 1996. Ce site lui permet une communication directe avec son public. Il devient « l’Amiral »[9].

En 1999 sort le single Je rêve d'un monde, ballade gospel pacifiste, qui n'obtient qu'un succès mitigé. Michel annonce une nouvelle fois un nouvel album et un grand concert à Paris. Le premier projet demeure sans suite à ce jour.

La première moitié des années 2000 est, elle aussi, très calme, malgré des hommages et des compilations ainsi qu’une couverture de Paris Match en septembre 2004 où Michel Polnareff apparaît bronzé et bodybuildé en compagnie de sa nouvelle compagne, Danyellah. En novembre sort Polnareff par Polnareff, livre d’anecdotes autobiographiques.

Retour à la scène (2007)[modifier | modifier le code]

Le 12 mai 2006, au journal télévisé de 20 heures de TF1, Michel Polnareff annonce qu’il remonte sur scène le 2 mars 2007 pour une série de six concerts au Palais omnisports de Paris-Bercy. Près de 40 000 billets sont vendus en quarante-huit heures. Le succès est tel que quatre concerts à Bercy sont ajoutés en mars. Une tournée est ensuite annoncée de mars à août, comprenant un retour à Bercy en juin, le temps de deux soirées.

En octobre 2006, un nouveau single (le premier depuis sept ans) intitulé Ophélie flagrant des lits arrive sur les ondes.

Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient après trente-quatre ans d'absence sur la scène française. Il enchaîne vingt-cinq titres. Il apparaît en ombre chinoise, les lunettes suspendues font office d’écran géant, la gigantesque arène composée de lumières et d’écrans se voit entourée de planètes et d’étoiles se découvrant au fil du spectacle. À la fin du show, une pluie de confettis en forme de lunettes est projetée du plafond durant l'interprétation du titre On ira tous au paradis. Cette chanson sera peu après utilisée comme "gimmick" lors des victoires de l'équipe de France de rugby (Mondial 2011). Michel Polnareff est accompagné de sept musiciens américains considérés comme des monstres de technique tels que Virgil Donati, Bunny Brunel (bassiste fretless de Chick Corea et de Herbie Hancock), Tony MacAlpine (guitariste et claviériste de Steve Vai) ou encore Mino Cinelu (percussionniste de Miles Davis, Weather Report, Sting).

Ze (re)tour 2007 est l’un des événements musicaux 2007, attirant plus d’un million de spectateurs avec une soixantaine de dates (sans oublier le grand concert donné le 14 juillet au Champ-de-Mars devant plus d'un million de personnes[réf. nécessaire], à la demande du président de la République, Nicolas Sarkozy ; ainsi, « la France déroule le tapis rouge à Michel Polnareff, l'exilé fiscal, puis exilé tout court[10] »). Le 10 mars 2007, les Victoires de la musique lui ont remis la victoire d’honneur pour toute son œuvre. Le CD et le DVD de la tournée sortent le 7 décembre 2007 chez Polydor.

Notons que lors de cette tournée, le public découvre en version live le quatrième titre inédit de Polnareff depuis 1990 ( si l'on compte, pour résumer, l'instrumental piano "Lee Neddy" en 1995, "Je Rêve d'un Monde" en 1999, et "Ophélie Flagrant des Lits" en 2006) : la chanson, sorte de blues jazzy aux paroles joliment équivoques et implicites, s'appelle "Position(s)".

Le 8 mars 2008, Ze (re)tour 2007 remporte la Victoire de la musique du « Spectacle musical, tournée, concert de l’année »[11], Gilbert Coullier, producteur de la tournée, vient récupérer le prix sur scène à la place de Michel Polnareff reparti en Californie depuis six mois.

2010[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 2010 à Los Angeles, Michel Polnareff, qui prépare alors son prochain album en studio, est fait Chevalier de la Légion d'honneur[12]. Ce même jour il citera : « J'aimerais que mes fans sachent que je pense toujours à eux. Nous sommes toujours aussi proches, même si c'est de façon virtuelle », commence Michel Polnareff, continuant « Je ne pense pas à un spectacle, mais plutôt à un nouveau disque car, si ce n'est deux singles, il n'y a rien eu de nouveau depuis quinze ans. Donc actuellement, je suis en studio. »

En septembre 2010, Michel Polnareff et sa compagne attendent un enfant. La naissance du bébé — un garçon prénommé Volodia par un de ses fans, son véritable prénom est Louka — a eu lieu à Los Angeles le 28 décembre 2010[13].

2011 - 2012[modifier | modifier le code]

Le 21 février 2011, il annonce sur sa page Facebook qu'un test ADN vient de révéler qu'il n'est pas le père du « PolnaBB »[14]. Il a depuis « pardonné » à la mère, vu qu'elle ne l'a pas trompé mais a eu affaire à un donneur anonyme. Il a adopté Louka.[réf. nécessaire]

En mars, il perd son amie de quarante ans, qui a été « l'amour de sa vie » et son manager depuis 1972, Annie Fargue. Il diffuse sur Internet le discours qu'il a enregistré pour les obsèques de son amie. Quelques mois plus tard, le chanteur a annoncé dans un message vocal posté sur Facebook la sortie d'une compilation de ses compositions pour le cinéma. « C'est un projet très intéressant. J'ai redécouvert des choses que j'avais un peu oubliées », dit-il. L'album s'appelle Le Cinéma de Polnareff et est le dernier projet commun qu'il avait avec Annie Fargue. L'album est disponible depuis le 7 novembre 2011.

Le 7 juillet 2012, le chanteur, désireux de ne plus entretenir de communications avec des individus le harcelant et le questionnant de plus en plus, ferme sa page Facebook. Avant de fermer sa page Facebook, il a adressé un dernier message à ces personnes : « ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE »[15]. Il rouvrira cette page le 14 juillet de la même année[16].

2013 - 2014[modifier | modifier le code]

Il annonce, sur Twitter et Facebook, son soutien et sa déception suite à l'arrêt des émissions musicales Chabada et Taratata.

Il est entré en studio début juin 2013 pour enregistrer son nouvel album.[réf. nécessaire]

Du 18 au 29 novembre 2013 à 20 h 45, France Bleu diffuse Radio Polnareff, entretien enregistré par Fabien Lecœuvre chez Michel Polnareff en Californie qui aborde en dix thèmes la vie du Roi des fourmis[17].

Le 3 décembre 2013 à 15 h 27, Éric Lelièvre, le directeur du label Polydor France, déclare sur sa page Twitter « Très heureux d'annoncer officiellement que Michel Polnareff est en studio et sera de retour avec 1 nouvel album fin 2014 :) »[18]

Le 17 décembre 2013, le chanteur dévoile sur sa page Facebook un flash code pour télécharger iPhonareff, son application officielle pour iPod et iPhone (première application smartphone consacrée au chanteur).

D'abord annoncé pour le 1er décembre 2013, le double DVD Polnareff - Classics Vintage, permettant de découvrir les grands moments des prestations télévisuelles de l'artiste tout au long de sa carrière, sortira finalement le 13 janvier 2014 et connaîtra un véritable succès puisqu'il passera directement numéro un des ventes de DVD musicaux en France pendant quatre semaines consécutives[19].

Le Jeudi 27 Mars 2014, dans les cinémas diffusant Mylène Farmer - Timeless 2013 Le Film on apprend qu'un documentaire musical sur Michel Polnareff fera également l'objet d'une projection unique au cinéma. Quand l'écran s'allume réalisé par Fabrice Laffont et programmé le Jeudi 5 Juin (dans plus d'une centaine de salles) a été dirigé par Polnareff en personne, des images d'archives personnelles inédites et des extraits de son prochain album devraient être dévoilés[20].

Le Vendredi 25 Avril, Michel Polnareff poste sur son mur Facebook la bande annonce du documentaire. On le voit marcher dans le désert Californien une guitare à l'épaule, jouer au piano et on l'entend commenter cette bande annonce.

Le 5 Juin à 20h dans une centaine de cinémas en France en Belgique et en Suisse, le documentaire est diffusé. Il a été diffusé à la télévision Belge et Suisse en Septembre 2014 et ce sera diffusé avant la fin de l'année 2014 sur France 3.

Il célèbre ses 70 ans le 3 Juillet 2014.

Le 26 Septembre 2014, une photo est diffusée sur la page Twitter de Polydor où l'on voit les célèbres lunettes de l'artiste avec inscrit en dessous " BIENTOT" et "#POLNA24"

Discographie[modifier | modifier le code]

45 tours quatre titres (EP)[modifier | modifier le code]

  • 1966. Face A : La Poupée qui fait non. Chère Véronique. Face B : Beatnik. Balade pour toi.
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : L'Amour avec toi. Ne me marchez pas sur les pieds.
  • 1966. Face A : Sous quelle étoile suis-je né ?. Time will tell. Face B : L'Oiseau de nuit. Histoire de cœur.
  • 1967. Face A : Ta-ta-ta-ta. Rosée d'amour n'a pas vu le jour, rosée du jour n'a pas eu d'amour. Face B : Le Pauv' Guitariste. Complainte à Michaël.
  • 1967. Face A : Âme câline. Fat Madame. Face B : Le Roi des fourmis. Le Saule pleureur.
  • 1967. Face A : Mes regrets. Miss Blue Jeans. Face B : Dame dame.
  • 1968. Face A : Le Bal des Laze. Le Temps a laissé son manteau. Face B : Encore un mois, encore un an. Y a qu'un ch'veu.
  • 1968. Face A : Jour après jour. Les Grands Sentiments humains. Face B : Pipelette. Oh ! Louis.
  • 1968. Face A : Pourquoi faut-il se dire adieu ? Ring-a-ding. Face B : J'ai du chagrin Marie. L'Affreux Jojo.

45 tours deux titres (SP)[modifier | modifier le code]

  • 1969. Face A : Tous les bateaux, tous les oiseaux. Face B : Tout tout pour ma chérie.
  • 1969. Face A : La Michetonneuse. Face B : Dans la maison vide.
  • 1970. Face A : Un train ce soir. Face B : Avec Nini.
  • 1970. Face A : Gloria. Face B : Je suis un homme.
  • 1971. Face A : Qui a tué grand-maman ? (en hommage à Lucien Morisse). Face B : Nos mots d'amour.
  • 1971. Face A : Allô Georgina. Face B : Comme Juliette et Roméo.
  • 1972. Face A : Holidays. Face B : La Mouche.
  • 1972. Face A : On ira tous au paradis. Face B : Je cherche un job.
  • 1973. Face A : I love you because. Face B : Rosy.
  • 1974. Face A : Tibili. Face B : La Fille qui rêve de moi.
  • 1976. Face A : Fame à la mode. Face B : Wandering man.
  • 1977. Face A : Lettre à France. Face B : Mademoiselle de.
  • 1978. Face A : Une simple mélodie. (avec Jaco Pastorius) Face B : J'ai tellement de choses à te dire.
  • 1981. Face A : Je t'aime. Face B : Joue-moi de toi.
  • 1981. Face A : Je t'aime. Face B : Tam-Tam.
  • 1984. Face A : Viens te faire chahuter. Face B : Dans la rue.
  • 1984. Face A : Y a que pas pouvoir qu'on peut. Face B : Dans la rue (remix).
  • 1984. Face A : Sur un seul mot de toi (remix). Face B : Bronzer vert.
  • 1984. Face A : La Belle Veut Sa Revanche (Encore Et Encore). Face B: La Belle Veut Sa Revanche. (extrait de la B.O. du film La Vengeance du Serpent à Plumes)
  • 1989. Face A : Goodbye Marylou (remix). Face B : Goodbye Marylou (remix version longue).
  • 1989. Face A : Toi et Moi. Face B : Dans la rue.

Chantés en langues étrangères[modifier | modifier le code]

  • 1966. Face A : No no no no. Face B : Beatnik. (Angleterre)
  • 1966. Face A : Meine Puppe sagt non. Face B : Gammler-Ballade (Beatnik). (Allemagne)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Ich will dich lieben. (Allemagne)
  • 1969. Face A : Sonne, Wind und Meer Face B : Komm, schön ist die Welt (Allemagne)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Amart (Espagne)
  • 1966. Face A : Una bambolina che fa no Face B : La lezione del capellone. (Italie)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Amore con te (Italie)
  • 1967. Face A : La ragazza ta ta ta. Face B : L'usignolo (Italie)
  • 1969. Face A : Âme Caline Face B : Yippie Yeah (Italie)
  • 1969. Face A : Un amore fa Face B : Cherie cherie (Italie)
  • 1969. Face A : Todos los barcos, los pajaros y el sol (Chanté en espagnol) Face B : La Michetonneuse (Chanté en français)

CD Singles[modifier | modifier le code]

  • 1989. Toi & moi. Dans la rue. (également en 45T SP)
  • 1990. Kama-Sutra. Bronzer vert. (également en 45T SP)
  • 1990. LNA HO. Lipstick. (également en 45T SP)
  • 1991. Tibili. I love you because (également en 45T SP) (promo)
  • 1992. Lettre à France. LNA HO (également en 45T SP)
  • 1996. La Poupée qui fait non (version Roxy)
  • 1996. Tout tout pour ma chérie. Goodbye Marylou (version Roxy) (promo)
  • 1999. Je rêve d'un monde (When I'm in love)
  • 2006. Ophélie Flagrant des Lits. Ophélie remix Bob Sinclar.
  • 2007. L'Homme qui pleurait des larmes de verre (version Bercy 2007) (promo)

Albums[modifier | modifier le code]

Classement de ses albums
Année Album Classements
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau de l’Union européenne
1966 Love Me Please Love Me 1 - - -
1967 Le Bal des Laze 3 - - -
1970 Polnareff's 2 - - -
1972 Polnarévolution[21] 6 - - -
1974 Michel Polnareff 5 - - -
1975 Fame à la mode 4 - - -
1978 Coucou me revoilou 7 - - -
1981 Bulles 1 - - -
1982 Show télé 82/Public[21] - - - -
1985 Incognito - - - -
1990 Kâmâ Sutrâ 1 - - -
1996 Live at the Roxy[21] 1 11 - -
2007 Ze re Tour 2007[21] 13 27 69 83

Compilations[modifier | modifier le code]

Musiques de films et théâtre[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Double album Hommage à Polnareff / Tribute to Polnareff avec la participation de Pulp, Nick Cave, Bill Pritchard, St Etienne, Concorde Music Club, Bertrand Burgalat... (XIII Bis Records)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2014 - Classics Vintage (Coffret 2 DVD : Les grands moments TV : émissions, interviews, clips + un livret 48 pages)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Polnareff par Polnareff en collaboration avec Philippe Manœuvre, éditions Grasset et Fasquelle, 2004 (ISBN 2-246-66261-3)
  • Polnaréflexions en collaboration avec Jean-Michel Desjeunes, éditions Dire/Stock2, 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’enfance de Polnareff rue Oberkampf »,‎ 8 octobre 2010 (consulté le 16 août 2014)
  2. Émission "Un jour, un destin" du 30/12/2008 sur France 2.
  3. Quotidien belge "Le Soir" du 30/12/2008, page 29.
  4. Émission "À bout portant", 1972
  5. Somme citée par "Le Monde" du 28.12.2008.
  6. a et b Quand Polnareff vivait en Seine-et-Marne Le parisien, Georges Blond, 6 mars 2007
  7. biographie sur rfi musique
  8. Émission Un jour, un destin sur France 2, le 30 décembre 2008
  9. « L'Amiral »
  10. Charline Vanhoenacker, « Polnareff: lumière sur le versant de l'exil - 'Un jour, un destin' parvient à reconstituer avec pertinence la saga du chanteur mythique », dans Le Soir, 30 décembre 2008, page 29
  11. http://www.snepmusique.com/snep/les-victoires-musique/les-palmares-des-victoires-de-la-musique/23emes-victoires-de-la-musique-2008/
  12. Michel Polnareff bientôt de retour dans les bacs - Le Nouvel Observateur, consulté le 7 décembre 2013.
  13. Polnareff, papa pour la première fois... à 66 ans Le Parisien, le 28 décembre 2010
  14. Polnareff : « Le bébé n'est pas de moi » Le Parisien, le 22 février 2011
  15. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/1467822/2012/07/10/Michel-Polnareff-a-ses-fans-Allez-vous-faire-foutre.dhtml
  16. https://www.facebook.com/michelpolnareff.officiel/posts/403442783036317
  17. http://www.francebleu.fr/pages/branche-toi-sur-radio-polnareff
  18. http://www.lexpress.fr/culture/musique/un-album-de-polnareff-promis-pour-2014-apres-24-ans-de-silence_1304866.html
  19. http://www.justmusic.fr/actualites/le-dvd-de-michel-polnareff-est-un-succes-63139
  20. http://www.chartsinfrance.net/Michel-Polnareff/news-91602.html
  21. a, b, c et d Cet album a été enregistré en public

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Polnareff, Le Polnabook, de Éditions Ipanéma, 2013
  • Christian Eudeline, Derrière les lunettes, ed. fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66680-8)
  • Jean Wacquet et Collectif, Polnareff, Suite de bulles, éditions Soleil Productions, 2007 (ISBN 978-2-84946-803-6)
  • Benoît Cachin, Polnaculte : Michel Polnareff vu par ses auteurs et par lui-même, éditions Tournon, 2007 (ISBN 978-2351440360)
  • Christophe Lauga, Polnareffmania, éditions Scali, 2007 (ISBN 2350120848)
  • Fabien Lecœuvre, Polnareff, la véritable histoire d'une légende, éditions City, 2007 (ISBN 2352880459)
  • Philippe Margotin, Polnareff, éditions de la Lagune, 2007 (ISBN 284969049X)
  • Rémi Bouet, Polnareff, au fond des yeux, édition Montfort l'Amaury : Arthéléna, 2007 (ISBN 9782916832029) ; 2916832025
  • Fabien Lecœuvre, Michel Polnareff, édition Vaderetro, 2004 (ISBN 2847630104)
  • Cécile Barthélemy, Michel Polnareff, Collection Poésie et chansons, éditions Seghers, Paris 1973

Émissions de télévision sur Michel Polnareff[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]