Michel Polnareff

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Michel Polnareff

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Michel Polnareff au Palais omnisports de Paris-Bercy en 2007

Informations générales
Surnom « L'amiral »
Nom de naissance Michel Polnareff
Naissance 3 juillet 1944 (70 ans)
Nérac, Lot-et-Garonne, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur
Genre musical Rock, pop
Instruments Piano, guitare, claviers électroniques, programmation, basse, xylophone, percussions
Années actives Depuis 1966
Labels Polydor
Site officiel Polnaweb.com

Michel Polnareff est un auteur-compositeur-interprète français, né le 3 juillet 1944 à Nérac (Lot-et-Garonne). Pianiste et mélodiste pop, il cultive une apparence singulière. Il est le compositeur et l'interprète d'un grand nombre de succès populaires, dont Love Me Please Love Me, La Poupée qui fait non, Le Bal des Laze, Tout, tout pour ma chérie, Je suis un homme, On ira tous au paradis, Lettre à France ou encore Goodbye Marylou en sont les principaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts retentissants (1966-1973)[modifier | modifier le code]

Michel Polnareff a passé toute son enfance dans la musique. Son père Leib Polnareff (Léo Poll) a écrit pour Édith Piaf et Mouloudji et c'est d'ailleurs à lui que l'on doit l'adaptation française de la chanson russe Le Galérien.
Michel Polnareff commence le piano à quatre ans et reçoit à douze ans le premier prix de solfège au conservatoire du 8e arrondissement de Paris[1]. À 20 ans, il quitte le cocon familial qu'il juge étouffant. Il s’installe sur les marches du Sacré-Cœur avec une guitare achetée avec ses économies. Ses premières notes seront celles de La Poupée qui fait non.

Il devient beatnik, pacifiste et fait la manche en reprenant les standards rock de l’époque. En 1965, il remporte un concours de rock, Disco Revue, à la Locomotive, club alors branché. Le premier prix est un contrat avec Barclay, que Polnareff refuse.

Gérard Woog, un ami d’enfance, insiste pour le présenter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1 et futur manager. Michel accepte de signer avec la maison Disc'AZ de Morisse à condition d’enregistrer à Londres avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse (futurs Led Zeppelin). À son grand étonnement, la maison de disques accepte, et La Poupée qui fait non sort le 26 mai 1966. Cette chanson connaît un véritable triomphe et sera reprise par de nombreux artistes.

Polnareff possède un style anglo-saxon (tout comme Gainsbourg ou Dutronc), des mélodies suivant parfois une ligne classique (telle Ame câline), un look androgyne (qui ne cesse d’évoluer), et écrit certains textes prônant la liberté sexuelle avant l’heure. La presse ne le lâche pas et le considère comme un symbole de la décadence de la jeunesse, à cause de son apparence jugée efféminée (point commun avec David Bowie) et de ses textes qui choquent. L'Amour avec toi (repris par Étienne Daho en 1989) est d'ailleurs interdit d'antenne avant 22 heures.

Il enchaîne alors les tubes, de la complainte Love Me Please Love Me (Rose d'or au festival d'Antibes) au romantique Bal des Laze en passant par l’existentiel Sous quelle étoile suis-je-né ? ou encore l’électrique et revanchard Roi des fourmis. Polnareff expérimente un système quadriphonique pour le disque Polnareff's (aussi utilisé par les Beatles par exemple), utilise aussi un lasso pour enregistrer les chœurs de On ira tous au paradis.

En 1967, il monte pour la première fois sur la scène de l'Olympia. Il enchaîne les succès comme Dans la maison vide ou Tous les bateaux, tous les oiseaux. En 1970, il revient à l'Olympia et entame une tournée. Sur scène, il innove, mi-concert, mi-spectacle, les musiciens sont einstallés sur une scène verticale et de nombreux automates envahissent la scène.

Toujours en 1970, il réplique à toutes les critiques sur son apparence et son mode de vie avec la chanson Je suis un homme. Agressé lors d'un concert à Périgueux en mai 1970, il annule les autres dates de sa tournée dont un concert symphonique au Palais des Sports. Cette agression, la mort, en septembre 1970, de Lucien Morisse celui qui l'a lancé, et une crise sentimentale, lui causent une dépression. En 1971, il refait surface avec une nouvelle tournée et accompagne au piano le show de Johnny Hallyday au Palais des Sports, en septembre 1971. C'est lors de ce concert qu'il se montre avec son nouveau look : il porte désormais de grosses lunettes à verres foncés et grosses montures blanches — il est myope[2] —, ses longs cheveux sont blonds (décolorés) et ondulés. Il ne changera plus de style.

À propos de son allure, le journaliste Bertrand Dicale interviewé par Laurent Delahousse pour l'émission « Un jour, un destin » (sur France 2 en décembre 2008), explique : « Il radicalise tout ce qu'on lui reproche ». Quant au photographe Jean-Marie Périer, il commente : « Il fabrique un autre, et se cache derrière »[3]. Michel a une autre explication[4] : « Quand je me vois dans la glace, je corresponds à ce que je voudrais être. Le jour où je n’y correspondrai plus, je me tirerai une balle dans la tête, probablement. ».

En 1971, il compose la bande originale du film Ça n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant et du film La Folie des grandeurs de Gérard Oury avec Louis de Funès et Yves Montand. Cette année est aussi celle de Polnareff's, considéré par beaucoup comme son chef-d’œuvre. Dans ce disque enregistré à Abbey Road avec un système de quadriphonie, les orchestres sont dirigés par A. King, B. Sheperd, ou par Polnareff lui-même. On retrouve aussi le bassiste de Lou Reed, Herbie Flowers, (également présent sur l'autre grand disque français de ces années-là, « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg). À l'affût des nouveautés, Polnareff a utilisé des orgues tels que le moog sur l’instrumental Computer’s dream. L'album mêle jazz (Né dans un ice cream), pop (Le Désert n’est plus en Afrique) et soul (Hey you woman). .

En 1972, paraissent La Mouche, Holidays et On ira tous au paradis. C'est aussi l'année du concert Polnarévolution à l'Olympia. Les 6 000 affiches de ce concert font scandale, Polnareff, travesti, montre ses fesses. Le tribunal correctionnel le condamne pour attentat à la pudeur[réf. nécessaire] à payer dix francs par affiche (six mille affiches étaient posées, soit une amende de soixante mille francs). Le concert est une innovation : il est le premier concert français à bénéficier du son 5.1. Les musiciens, les Dynastie Crisis, sont recouverts de paillettes argentées et leurs instruments fabriqués en plexiglas. Au début du concert, une danseuse déguisée en Polnareff arrive de dos et baisse son pantalon en référence à l’affiche.

En mars 1973, Michel Polnareff crée Polnarêve, un spectacle de nouvelles chansons, suivi d’un disque contenant entre autres le très mélancolique L’Homme qui pleurait des larmes de verre. L’arrangeur fétiche de Gainsbourg, J.C. Vannier, est de la partie.

Revenant d'une tournée internationale à l'été 1973, Polnareff découvre que son déficit bancaire se calcule en millions de francs, son homme de confiance l'a escroqué : avec l'argent de Polnareff, il a loué un logement et une voiture à celui-ci, sans les lui acheter (alors que Polnareff se croyait propriétaire), puis est parti avec son argent, sans avoir payé les impôts du chanteur. Polnareff se retrouve donc non seulement sans le sou, mais débiteur d'une énorme dette fiscale, il faudra des années pour que ses avocats prouvent sa non-complicité dans cet impayé fiscal d'un million de francs[5]). Sa mère décède au même moment et Polnareff, dépressif, doit faire une nouvelle cure de sommeil avant de s'exiler, le 10 octobre 1973, aux États-Unis à bord du paquebot France, dont c'est un des derniers trajets (avant d'être désarmé en 1974 puis revendu). D'après l'émission Un jour, un destin - Polnareff, les secrets d'un exil, la raison en fut que Polnareff aurait peur de prendre l'avion (plus tard, aux États-Unis, il tentera de s'acheter une camionnette blindée et une arme à Christophe Rocancourt, célèbre usurpateur qui extorqua quelque deux cent cinquante mille dollars à la vedette exilée en Californie et qui, dans l'émission en question, ose émettre une hypothèse : « Michel Polnareff est un parano, un peu obsédé par les armes. ». Il finit par s'installer à Los Angeles.

En 1974, Michel Polnareff reçoit l'hommage du groupe Il était une fois, "Polnarevient", Serge Koolenn et Richard Dewitte avaient été musiciens du chanteur.

Exil américain (1973-1984)[modifier | modifier le code]

En 1975, il signe très vite sur le label Atlantic et sort Fame à la mode entièrement en anglais. Sur ce disque jouent des musiciens prestigieux, Lee Ritenour, Leland Sklar ou Jim Gordon, musiciens de Clapton et des Beatles. Le titre Jesus for tonight est classé 3e au classement du Billboard magazine. Polnareff part ensuite pour une très grande tournée au Japon puis pour un concert au Forest National à Bruxelles, ne pouvant remettre les pieds sur le sol français.

En 1976, il signe la bande originale du film Lipstick qui sera classé numéro un aux États-Unis et dans bien d’autres pays.

En 1977, il compose Lettre à France sur un texte de Jean-Loup Dabadie qui exprime sa nostalgie de la France. Il décide à cette époque d’arrêter sa carrière américaine, non pas faute de succès, mais faute d’envie. Il s'est maintenant attaché au confort de vie californien, fait de sport et de nouvelles technologies.

Il rompt son contrat et, en 1978, revient en France (après cinq ans d'absence) pour son procès. Il en profite pour sortir Coucou me revoilou mais le succès est mitigé. Un « album crasse » selon l’intéressé, enregistré entre Londres et Los Angeles.

En 1981, Polnareff revient triomphalement avec l'album Bulles, qui se vend à près d'un million d'exemplaires, avec les tubes Tam Tam et Radio. Ce disque bien en phase avec l’époque, avec synthétiseurs et boites à rythmes, au son très californien, a été enregistré de nuit avec Hans Zimmer à Londres. En novembre 1981, il enregistre un spectacle Télé show 82, uniquement pour la télévision, diffusé le soir du 31 décembre, où il interprète les titres de Bulles et quelques incontournables. [6]

Retour en France (1984-1994)[modifier | modifier le code]

En 1984, il signe la bande originale de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury. L’année d’après, il revient avec Incognito, qui ne connaîtra pas le succès du précédent malgré les titres Viens te faire chahuter (et son clip qui, pour la première fois en France, coûte un million de francs) et La Belle veut sa revanche (à noter que le disque fut boycotté par la Fnac comme toutes les autres références de chez RCA). Le son est encore une fois très électronique, utilisant samplers et séquenceurs.

Durant cette période, Michel Polnareff habite en France.

De 1985 à 1987, il s'installe à l'hôtel Le Manoir de Chaubuisson à Fontenay-Trésigny en région parisienne, et enregistre Goodbye Marylou qui devient immédiatement un tube[7]. Lorsque le manoir ferme, il s'installe pendant 20 mois dans l'appartement des propriétaires du Café des Trois-Valets, à Fontenay-Trésigny, nourri, logé, blanchi. Néanmoins, Polnareff écrit négativement sur la famille propriétaire du café dans son livre[7].

À partir de septembre 1989, il s'enferme pour huit cents jours à l'hôtel Royal Monceau[8] afin de continuer l'enregistrement de Kâmâ Sutrâ (qui sortira l’année suivante) avec l'aide de Ben Rogan à la production et de Mike Oldfield (compositeur de Tubular bells) à la guitare. L'album est un succès (près d'un million d'exemplaires) grâce aux tubes Kâma Sûtra, LNA HO, Toi et moi. L’image de Michel Polnareff devient symbolique, dans ses clips et sur les pochettes, on ne voit que sa silhouette ou ses lunettes. « Période bleue » confiera l’intéressé, à l’image du clip Kâmâ Sutrâ où l’on aperçoit son ombre hanter les couloirs du Royal Monceau.

Michel Polnareff va mal, atteint d'une cataracte aux deux yeux, il devient presque aveugle, ne voyant plus qu'un peu de lumière. Il tait sa quasi-cécité à son entourage, noie sa peur dans la vodka et ne sort plus du Royal Monceau ; on finit par comprendre qu'il peut s'y déplacer plus facilement, connaissant l'endroit par cœur. Méconnaissable, grossi, il porte une longue barbe brune, sa couleur naturelle. Le bar du Royal Monceau devient chaque nuit un studio pour les prises de voix. Les ingénieurs du son, dans un studio mobile se garent chaque soir devant l'hôtel, les musiciens enregistrent simultanément dans trois autres studios. Les cordes sont enregistrées à Abbey Road et dirigées via le téléphone par Polnareff depuis l’hôtel. Kama Sutra renoue un peu avec le Polnareff d’antan, le son est très acoustique, avec les cordes de Goodbye Marylou et de Kama Sutra.

Après de longs mois d'hésitation, Polnareff, opéré d'une double cataracte brune par le docteur Alain Hagège, le 17 octobre 1994, et soigné par une hypnothérapie, retrouve enfin la vue[9].

Du Roxy à Bercy : la renaissance (1995)[modifier | modifier le code]

En 1995 Polnareff prépare au Peninsula hôtel, à Los Angeles, son retour sur scène et, en septembre 1995, il se produit sur le Sunset Boulevard, dans la salle du Roxy (où se sont produits David Bowie, Bob Marley, Frank Zappa, Ramones, Bruce Springsteen, Elton John et bien d’autres).

Il s’entoure de grands musiciens, Dick Smith (guitariste de Earth, Wind and Fire, d’Aretha Franklin), Alex Acuña (percussionniste de Weather Report, d’Elvis Presley et de Michael Jackson). Le disque Live at the Roxy sort en 1996 et marque les esprits par la richesse des ré-orchestrations ; il s'agit d'une sorte de mélange entre rock, funk, country et même reggae. Une fois de plus, c'est un gros succès avec près d'un million d'exemplaires vendus. L'album reste numéro un pendant deux mois.

Une émission sur Canal+, produite par Marc-Olivier Fogiel et présentée par Michel Denisot, couvre l’événement ; en plein désert de Californie Michel Polnareff est longuement interviewé. Il en profite pour annoncer la préparation d'un nouveau disque et le projet de remonter sur scène à Paris, sans toutefois préciser le lieu ou la date. À la fin de l'émission, il retire un court instant ses célèbres lunettes blanches, fait "exceptionnel" qu'il n'a pas reproduit à ce jour.

Des reprises de ses chansons apparaissent, notamment On ira tous au paradis pour le film de Dominique Farrugia Trafic d'influence, titre interprété par Arsenik, Stomy Bugsy et Jane Fostin. Il ouvre son site internet en 1996, ce site, où il se nomme L'Amiral, lui permet une communication directe avec son public. « l’Amiral »[10].

En 1999 sort le single Je rêve d'un monde, ballade gospel pacifiste, qui n'obtient qu'un succès mitigé. Michel annonce une nouvelle fois un nouvel album et un grand concert à Paris.

La première moitié des années 2000 est très calme, malgré hommages et compilations. En septembre 2004 Michel Polnareff apparaît, bronzé et bodybuildé, en couverture de Paris Match, accompagné de sa nouvelle compagne, Danyellah. En novembre sort Polnareff par Polnareff, livre d’anecdotes autobiographiques.

Retour à la scène (2007)[modifier | modifier le code]

Le 12 mai 2006, au journal télévisé de 20 heures de TF1, Michel Polnareff annonce qu’il remonte sur scène le 2 mars 2007 pour une série de six concerts au Palais omnisports de Paris-Bercy. Près de 40 000 billets sont vendus en quarante-huit heures. Le succès est tel que quatre concerts à Bercy sont ajoutés en mars. Une tournée est ensuite annoncée de mars à août, comprenant un retour à Bercy en juin, le temps de deux soirées.

En octobre 2006, un nouveau single (le premier depuis sept ans) intitulé Ophélie flagrant des lits arrive sur les ondes.

Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient après trente-quatre ans d'absence sur la scène française. Il enchaîne vingt-cinq titres. Il apparaît en ombre chinoise, les lunettes suspendues font office d’écran géant, la gigantesque arène composée de lumières et d’écrans entourée de planètes et d’étoiles se découvre au fil du spectacle. À la fin du show, une pluie de confetti en forme de lunettes tombe du plafond durant l'interprétation du titre On ira tous au paradis. Cette chanson sera peu après reprise en "gimmick" lors des victoires de l'équipe de France de rugby (Mondial 2011). Michel Polnareff est accompagné de sept musiciens américains, Virgil Donati, Bunny Brunel (bassiste fretless de Chick Corea et de Herbie Hancock), Tony MacAlpine (guitariste et claviériste de Steve Vai) ou encore Mino Cinelu (percussionniste de Miles Davis, Weather Report, Sting).

Ze (re)tour 2007, l’un des grands événements musicaux de 2007, attire plus d’un million de spectateurs avec une soixantaine de dates (sans oublier le grand concert donné le 14 juillet au Champ-de-Mars devant plus d'un million de personnes[réf. nécessaire], à la demande du président de la République, Nicolas Sarkozy ; ainsi, « la France déroule le tapis rouge à Michel Polnareff, l'exilé fiscal, puis exilé tout court[11] »). Le 10 mars 2007, les Victoires de la musique lui remettent la victoire d’honneur pour toute son œuvre. Le CD et le DVD de la tournée sortent le 7 décembre 2007 chez Polydor.

Notons que lors de cette tournée, le public découvre en version live le quatrième titre inédit de Polnareff depuis 1990 (si l'on compte, pour résumer, l'instrumental piano "Lee Neddy" en 1995, "Je Rêve d'un Monde" en 1999, et "Ophélie Flagrant des Lits" en 2006) : la chanson, sorte de blues jazzy aux paroles joliment équivoques et implicites, s'appelle "Position(s)".

Le 8 mars 2008, Ze (re)tour 2007 remporte la Victoire de la musique du « Spectacle musical, tournée, concert de l’année »[12], Gilbert Coullier, producteur de la tournée, vient récupérer le prix sur scène à la place de Michel Polnareff reparti en Californie depuis six mois.

2010[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 2010 à Los Angeles, Michel Polnareff, qui prépare alors son prochain album en studio, est fait Chevalier de la Légion d'honneur[13]. Ce même jour, il citera : « J'aimerais que mes fans sachent que je pense toujours à eux. Nous sommes toujours aussi proches, même si c'est de façon virtuelle », commence Michel Polnareff, continuant « Je ne pense pas à un spectacle, mais plutôt à un nouveau disque car, si ce n'est deux singles, il n'y a rien eu de nouveau depuis quinze ans. Donc actuellement, je suis en studio. »

En septembre 2010, Michel Polnareff et sa compagne attendent un enfant. La naissance du bébé — un garçon prénommé Volodia par un de ses fans, son véritable prénom est Louka — a eu lieu à Los Angeles le 28 décembre 2010[14].

2011 - 2012[modifier | modifier le code]

Le 21 février 2011, il annonce sur sa page Facebook qu'un test ADN vient de révéler qu'il n'est pas le père du « PolnaBB »[15]. Il a depuis « pardonné » à la mère, vu qu'elle ne l'a pas trompé mais a eu affaire à un donneur anonyme. Il a adopté Louka.[réf. nécessaire]

En mars, il perd son amie de quarante ans, qui a été « l'amour de sa vie » et son manager depuis 1972, Annie Fargue. Il diffuse sur Internet le discours qu'il a enregistré pour les obsèques de son amie. Quelques mois plus tard, le chanteur a annoncé dans un message vocal posté sur Facebook la sortie d'une compilation de ses compositions pour le cinéma. « C'est un projet très intéressant. J'ai redécouvert des choses que j'avais un peu oubliées », dit-il. L'album s'appelle Le Cinéma de Polnareff et est le dernier projet commun qu'il avait avec Annie Fargue. L'album est disponible depuis le 7 novembre 2011.

Le 7 juillet 2012, le chanteur, désireux de ne plus entretenir de communications avec des individus le harcelant et le questionnant de plus en plus, ferme sa page Facebook. Avant de fermer sa page Facebook, il a adressé un dernier message à ces personnes : « ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE »[16]. Il rouvrira cette page le 14 juillet de la même année[17].

2013 - 2014[modifier | modifier le code]

Il annonce, sur Twitter et Facebook, son soutien et sa déception suite à l'arrêt des émissions musicales Chabada et Taratata.

Il est entré en studio début juin 2013 pour enregistrer son nouvel album.[réf. nécessaire]

Du 18 au 29 novembre 2013 à 20 h 45, France Bleu diffuse Radio Polnareff, entretien enregistré par Fabien Lecœuvre chez Michel Polnareff en Californie qui aborde en dix thèmes la vie du Roi des fourmis[18].

Le 3 décembre 2013 à 15 h 27, Éric Lelièvre, le directeur du label Polydor France, déclare sur sa page Twitter « Très heureux d'annoncer officiellement que Michel Polnareff est en studio et sera de retour avec 1 nouvel album fin 2014 :) »[19]

Le 17 décembre 2013, le chanteur dévoile sur sa page Facebook un flash code pour télécharger iPhonareff, son application officielle pour iPod et iPhone (première application smartphone consacrée au chanteur).

D'abord annoncé pour le 1er décembre 2013, le double DVD Polnareff - Classics Vintage, permettant de découvrir les grands moments des prestations télévisuelles de l'artiste tout au long de sa carrière, sortira finalement le 13 janvier 2014 et connaîtra un véritable succès puisqu'il passera directement numéro un des ventes de DVD musicaux en France pendant quatre semaines consécutives[20].

Le 27 mars 2014, dans les cinémas diffusant Mylène Farmer - Timeless 2013 Le Film on apprend qu'un documentaire musical sur Michel Polnareff fera également l'objet d'une projection unique au cinéma. Quand l'écran s'allume réalisé par Fabrice Laffont et programmé le 5 juin (dans plus d'une centaine de salles) a été dirigé par Polnareff en personne, des images d'archives personnelles inédites et des extraits de son prochain album devraient être dévoilés[21].

Le 25 avril, Michel Polnareff poste sur son mur Facebook la bande annonce du documentaire. On le voit marcher dans le désert californien une guitare à l'épaule, jouer au piano et on l'entend commenter cette bande annonce.

Le 5 juin à 20 heures dans une centaine de cinémas en France en Belgique et en Suisse, le documentaire est diffusé. Il a été diffusé à la télévision belge et suisse en septembre 2014 et sur France 3 le 27 octobre 2014.

Discographie[modifier | modifier le code]

45 tours quatre titres (EP)[modifier | modifier le code]

  • 1966. Face A : La Poupée qui fait non. Chère Véronique. Face B : Beatnik. Balade pour toi.
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : L'Amour avec toi. Ne me marchez pas sur les pieds.
  • 1966. Face A : Sous quelle étoile suis-je né ?. Time will tell. Face B : L'Oiseau de nuit. Histoire de cœur.
  • 1967. Face A : Ta-ta-ta-ta. Rosée d'amour n'a pas vu le jour, rosée du jour n'a pas eu d'amour. Face B : Le Pauv' Guitariste. Complainte à Michaël.
  • 1967. Face A : Âme câline. Fat Madame. Face B : Le Roi des fourmis. Le Saule pleureur.
  • 1967. Face A : Mes regrets. Miss Blue Jeans. Face B : Dame dame.
  • 1968. Face A : Le Bal des Laze. Le Temps a laissé son manteau. Face B : Encore un mois, encore un an. Y a qu'un ch'veu.
  • 1968. Face A : Jour après jour. Les Grands Sentiments humains. Face B : Pipelette. Oh ! Louis.
  • 1968. Face A : Pourquoi faut-il se dire adieu ? Ring-a-ding. Face B : J'ai du chagrin Marie. L'Affreux Jojo.

45 tours deux titres (SP)[modifier | modifier le code]

  • 1969. Face A : Tous les bateaux, tous les oiseaux. Face B : Tout tout pour ma chérie.
  • 1969. Face A : La Michetonneuse. Face B : Dans la maison vide.
  • 1970. Face A : Un train ce soir. Face B : Avec Nini.
  • 1970. Face A : Gloria. Face B : Je suis un homme
  • 1971. Face A : Qui a tué grand-maman ? (en hommage à Lucien Morisse). Face B : Nos mots d'amour.
  • 1971. Face A : Allô Georgina. Face B : Comme Juliette et Roméo.
  • 1972. Face A : Holidays. Face B : La Mouche.
  • 1972. Face A : On ira tous au paradis. Face B : Je cherche un job.
  • 1973. Face A : I love you because. Face B : Rosy.
  • 1974. Face A : Tibili. Face B : La Fille qui rêve de moi.
  • 1976. Face A : Fame à la mode. Face B : Wandering man.
  • 1977. Face A : Lettre à France. Face B : Mademoiselle de.
  • 1978. Face A : Une simple mélodie. (avec Jaco Pastorius) Face B : J'ai tellement de choses à te dire.
  • 1981. Face A : Je t'aime. Face B : Joue-moi de toi.
  • 1981. Face A : Je t'aime. Face B : Tam-Tam.
  • 1984. Face A : Viens te faire chahuter. Face B : Dans la rue.
  • 1984. Face A : Y a que pas pouvoir qu'on peut. Face B : Dans la rue (remix).
  • 1984. Face A : Sur un seul mot de toi (remix). Face B : Bronzer vert.
  • 1984. Face A : La Belle Veut Sa Revanche (Encore Et Encore). Face B: La Belle Veut Sa Revanche. (extrait de la B.O. du film La Vengeance du Serpent à Plumes)
  • 1989. Face A : Goodbye Marylou (remix). Face B : Goodbye Marylou (remix version longue).
  • 1989. Face A : Toi et Moi. Face B : Dans la rue.

Chantés en langues étrangères[modifier | modifier le code]

  • 1966. Face A : No no no no. Face B : Beatnik. (Angleterre)
  • 1966. Face A : Meine Puppe sagt non. Face B : Gammler-Ballade (Beatnik). (Allemagne)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Ich will dich lieben. (Allemagne)
  • 1969. Face A : Sonne, Wind und Meer Face B : Komm, schön ist die Welt (Allemagne)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Amart (Espagne)
  • 1966. Face A : Una bambolina che fa no Face B : La lezione del capellone. (Italie)
  • 1966. Face A : Love me, please love me. Face B : Amore con te (Italie)
  • 1967. Face A : La ragazza ta ta ta. Face B : L'usignolo (Italie)
  • 1969. Face A : Âme Caline Face B : Yippie Yeah (Italie)
  • 1969. Face A : Un amore fa Face B : Cherie cherie (Italie)
  • 1969. Face A : Todos los barcos, los pajaros y el sol (Chanté en espagnol) Face B : La Michetonneuse (Chanté en français)

CD Singles[modifier | modifier le code]

  • 1989. Toi & moi. Dans la rue. (également en 45T SP)
  • 1990. Kama-Sutra. Bronzer vert. (également en 45T SP)
  • 1990. LNA HO. Lipstick. (également en 45T SP)
  • 1991. Tibili. I love you because (également en 45T SP) (promo)
  • 1992. Lettre à France. LNA HO (également en 45T SP)
  • 1996. La Poupée qui fait non (version Roxy)
  • 1996. Tout tout pour ma chérie. Goodbye Marylou (version Roxy) (promo)
  • 1999. Je rêve d'un monde (When I'm in love)
  • 2006. Ophélie Flagrant des Lits. Ophélie remix Bob Sinclar.
  • 2007. L'Homme qui pleurait des larmes de verre (version Bercy 2007) (promo)

Albums[modifier | modifier le code]

Classement de ses albums
Année Album Classements
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau de l’Union européenne
1966 Love Me Please Love Me 1 - - -
1967 Le Bal des Laze 3 - - -
1970 Polnareff's 2 - - -
1972 Polnarévolution[22] 6 - - -
1974 Michel Polnareff 5 - - -
1975 Fame à la mode 4 - - -
1978 Coucou me revoilou 7 - - -
1981 Bulles 1 - - -
1982 Show télé 82/Public[22] - - - -
1985 Incognito - - - -
1990 Kâmâ Sutrâ 1 - - -
1996 Live at the Roxy[22] 1 11 - -
2007 Ze re Tour 2007[22] 13 27 69 83

Compilations[modifier | modifier le code]

Musiques de films et théâtre[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Double album Hommage à Polnareff / Tribute to Polnareff avec la participation de Pulp, Nick Cave, Bill Pritchard, St Etienne, Concorde Music Club, Bertrand Burgalat... (XIII Bis Records)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2014 - Classics Vintage (Coffret 2 DVD : Les grands moments TV : émissions, interviews, clips + un livret 48 pages)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Polnareff par Polnareff en collaboration avec Philippe Manœuvre, éditions Grasset et Fasquelle, 2004 (ISBN 2-246-66261-3)
  • Polnaréflexions en collaboration avec Jean-Michel Desjeunes, éditions Dire/Stock2, 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’enfance de Polnareff rue Oberkampf »,‎ 8 octobre 2010 (consulté le 16 août 2014)
  2. Émission "Un jour, un destin" du 30/12/2008 sur France 2.
  3. Quotidien belge "Le Soir" du 30/12/2008, page 29.
  4. Émission "À bout portant", 1972
  5. Somme citée par "Le Monde" du 28.12.2008.
  6. Il est d'ailleurs à noter que ce « Show télé 1982 » a été enregistré sur un plateau télé vide, les applaudissements des spectateurs ont été rajoutés en studio par la suite.
  7. a et b Quand Polnareff vivait en Seine-et-Marne Le parisien, Georges Blond, 6 mars 2007
  8. biographie sur rfi musique
  9. Émission Un jour, un destin sur France 2, le 30 décembre 2008
  10. « L'Amiral »
  11. Charline Vanhoenacker, « Polnareff: lumière sur le versant de l'exil - 'Un jour, un destin' parvient à reconstituer avec pertinence la saga du chanteur mythique », dans Le Soir, 30 décembre 2008, page 29
  12. http://www.snepmusique.com/snep/les-victoires-musique/les-palmares-des-victoires-de-la-musique/23emes-victoires-de-la-musique-2008/
  13. Michel Polnareff bientôt de retour dans les bacs - Le Nouvel Observateur, consulté le 7 décembre 2013.
  14. Polnareff, papa pour la première fois... à 66 ans Le Parisien, le 28 décembre 2010
  15. Polnareff : « Le bébé n'est pas de moi » Le Parisien, le 22 février 2011
  16. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/1467822/2012/07/10/Michel-Polnareff-a-ses-fans-Allez-vous-faire-foutre.dhtml
  17. https://www.facebook.com/michelpolnareff.officiel/posts/403442783036317
  18. http://www.francebleu.fr/pages/branche-toi-sur-radio-polnareff
  19. http://www.lexpress.fr/culture/musique/un-album-de-polnareff-promis-pour-2014-apres-24-ans-de-silence_1304866.html
  20. http://www.justmusic.fr/actualites/le-dvd-de-michel-polnareff-est-un-succes-63139
  21. http://www.chartsinfrance.net/Michel-Polnareff/news-91602.html
  22. a, b, c et d Cet album a été enregistré en public

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Polnareff, Le Polnabook, de Éditions Ipanéma, 2013
  • Christian Eudeline, Derrière les lunettes, ed. fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66680-8)
  • Jean Wacquet et Collectif, Polnareff, Suite de bulles, éditions Soleil Productions, 2007 (ISBN 978-2-84946-803-6)
  • Benoît Cachin, Polnaculte : Michel Polnareff vu par ses auteurs et par lui-même, éditions Tournon, 2007 (ISBN 978-2351440360)
  • Christophe Lauga, Polnareffmania, éditions Scali, 2007 (ISBN 2350120848)
  • Fabien Lecœuvre, Polnareff, la véritable histoire d'une légende, éditions City, 2007 (ISBN 2352880459)
  • Philippe Margotin, Polnareff, éditions de la Lagune, 2007 (ISBN 284969049X)
  • Rémi Bouet, Polnareff, au fond des yeux, édition Montfort l'Amaury : Arthéléna, 2007 (ISBN 9782916832029) ; 2916832025
  • Fabien Lecœuvre, Michel Polnareff, édition Vaderetro, 2004 (ISBN 2847630104)
  • Cécile Barthélemy, Michel Polnareff, Collection Poésie et chansons, éditions Seghers, Paris 1973

Émissions de télévision sur Michel Polnareff[modifier | modifier le code]

  • Le jeu de la vérité présenté par Patrick Sabatier sur TF1 le 31 mai 1985.
  • Un jour, un destin - Polnareff, les secrets d'un exil présenté par Laurent Delahousse sur France 2 le 30 décembre 2008 (durée : h 30).
  • Polnareff, quand l'écran s'allume, documentaire de 115 minutes réalisé par Fabrice Laffont, diffusé sur France 3 le 27 octobre puis le 16 novembre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]