Parc de Sceaux

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le parc situé au sud de Paris. Pour la station de RER, voir Gare du Parc de Sceaux.
Parc de Sceaux
Image illustrative de l'article Parc de Sceaux
Parc de Sceaux, plaine des quatre statues. Vue prise côté Châtenay ; au fond : le château.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Sceaux et Antony
Quartier centre-ville
Superficie 1,81 km²
Cours d'eau ru d'Aulnay
Caractéristiques
Création 13 août 1905
Type Jardin public, Jardin français
Lieux d'intérêts Château de Sceaux, orangerie, statuaire, grand canal
Gestion
Propriétaire Conseil général des Hauts-de-Seine
Protection arbres remarquables, jardin remarquable
Lien Internet http://domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net/
Accès et transport
Gare (RER)(B) Parc de Sceaux

(RER)(B) croix de berny

Localisation
Coordonnées 48° 46′ 12″ N 2° 17′ 53″ E / 48.77, 2.29805648° 46′ 12″ Nord 2° 17′ 53″ Est / 48.77, 2.298056  

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Parc de Sceaux

Le parc de Sceaux s'étend sur les communes de Sceaux et d'Antony. Le domaine de Sceaux dépend aujourd'hui du conseil général des Hauts-de-Seine.

Le parc fut dessiné par André Le Nôtre à la fin du XVIIe siècle à la demande de Colbert puis de son fils le marquis de Seignelay. À plusieurs reprises ce parc faillit disparaître. À la Révolution, il fut transformé en école d'agriculture et tout ce qui en faisait la beauté disparut. Au début du XIXe siècle le château fut détruit après que le domaine eut été vendu comme bien national.

La superficie du parc est de 181 hectares : 121 sur la commune de Sceaux, 60 sur Antony dont le deuxième parc en termes de superficie est le parc Heller.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier château de Sceaux[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, il y a à Sceaux un manoir : en 1470, le seigneur de Sceaux, Jean II Baillet (1400-1477), maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi, y reçoit le roi Louis XI et la reine Charlotte de Savoie avec toute la Cour. Il avait réuni les trois fiefs formant la Seigneurie de Sceaux; Ceaux-le-Petit, l'Enffermerie de Saint-Germain-des-Près et Ceaux-le-Grand. Cette dernière terre lui venant de son père, Pierre Baillet, premier seigneur de Sceaux, qui l'avait achetée à Alix de Vaubouillon. La seigneurie resta dans cette famille jusqu'à la fin du XVIe siècle, échouant finalement à trois sœurs Baillet : Renée, Isabeau et Charlotte, qui, en indivision, laissèrent le domaine à vau-l'eau. Louis Potier, époux de Charlotte, baron de Gesvres et conseiller du roi, racheta le domaine en 1597. La propriété couvrait 119 arpents (environ 50 hectares). Il avait acheté en 1595 la seigneurie de Blérancourt. Son frère, Nicolas III Potier, avait épousé une autre des filles, Isabeau.

Au début du XVIIe siècle, les Potier de Gesvres, seigneurs de Sceaux depuis 1597, font construire un château de style Henri IV ou Louis XIII (la date exacte n'est pas connue). C'est une famille de bourgeois qui finiront par devenir ducs : ducs de Tresmes (en) et ensuite ducs de Gesvres. Sceaux est érigée en châtellenie en 1612 et en baronnie en 1619-1624 pour le fils cadet de Louis, Antoine Potier de Sceaux, greffier des ordres du Roi.

Le château de Colbert[modifier | modifier le code]

Le château de Sceaux au temps de Colbert, vu depuis l'avenue d'entrée. Gravure de Pérelle.

En 1670, Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, qui souhaite disposer d'un domaine près de Paris et non loin de Versailles, achète la terre de Sceaux, aux trois héritiers de René Potier, marquis de Gesvres, duc de Tresmes (en). Il procède à d'importantes acquisitions foncières afin d'agrandir le domaine qu'il porte à une centaine d'hectares. Lorsque le fils de Colbert, le marquis de Seignelay, fera l'acquisition de la seigneurie de Châtenay, le parc atteindra la superficie de 225 hectares (environ 700 arpents). Colbert fait agrandir l'édifice, qui avait été bâti après 1597, au début du XVIIe siècle et dessiner un parc à la française par André Le Nôtre. L'architecte n'est pas connu, mais compte tenu de la position éminente du commanditaire – qui s'était vu confier depuis 1664 la charge de Surintendant des Bâtiments du Roi – il ne fait guère de doute qu'il devait s'agir d'un des plus grands de cette époque : peut-être Antoine Le Pautre. Des recherches récentes ont permis de retrouver le nom des deux entrepreneurs : Maurice Gabriel et Jean Girard qui construisit le corps central du château de Saint-Cloud. Claude Perrault est intervenu pour l'édification de la chapelle qui se trouvait dans l'aile sud du château.

Le château comportait un corps central flanqué de deux pavillons et, en retour d'équerre, deux longues ailes en rez-de-chaussée terminées par deux pavillons. Celui de gauche, carré à l'extérieur mais circulaire à l'intérieur et sommé d'une coupole, renfermait la chapelle, décorée par Charles Le Brun. La décoration du château (façade et intérieur) vit l'intervention d'excellents artistes comme François Girardon, Jean-Baptiste Tuby, les frères Marsy, Jean-Baptiste Théodon. Le cabinet de travail de Colbert était orné de vingt-quatre bustes en marbre d'empereurs, d'impératrices et de sénateurs romains et de médaillons en marbre blanc des douze Césars, dans des cadres en bois doré. On y trouvait également un buste d'Homère, un groupe de lutteurs en marbre blanc et deux sphinx de marbre rouge.

Le parti d'ensemble, déjà démodé à l'époque de la construction, trahissait le souci de Colbert de ne pas répéter l'erreur de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte : bien que considérablement agrandi par rapport à la modeste demeure des Potier de Gesvres, le bâtiment devait donner le sentiment d'une implantation antérieure aux travaux du ministre.

Plan du parc du château de Sceaux au XVIIe siècle.

Pour les jardins, Le Nôtre créa un axe nord-sud parallèle à la façade principale du château : sur plus d'un kilomètre. Il commençait du côté du village avec un bassin en demi-lune, puis suivait deux allées, une grande cascade et, en contrebas, le bassin dit de l’Octogone. D'est en ouest s'étageaient des terrasses à pans coupés. À l'est, le potager était dominé par le pavillon dit de l'Aurore. Le parc était orné de nombreuses statues dont le célèbre Hercule gaulois de Pierre Puget (aujourd'hui au Musée du Louvre). La Grande Cascade, dont les eaux sortaient des urnes de deux statues de fleuves dues à Antoine Coysevox, faisait l'admiration des contemporains. L'entrée d'Honneur, les écuries et le Pavillon de l'Aurore date de cette première période. En 1675, Nicolas le Jongleur, fontainier méconnu, fut associé au paysagiste. Le domaine, comme Versailles, étant en manque d'eau, il créa plusieurs conduites à partir des communes environnantes. La première captait les eaux des Vaux-Robert près de Fontenay-aux-Roses. Mais en 1680, l'étang Colbert fut réalisé au Plessis-Piquet afin de recueillir les eaux pluviales. Pour éviter un mélange avec les eaux potables de Vaux-Robert, une nouvelle canalisation les amena au réservoir du Moulin. Une troisième conduite achemina les eaux de la seigneurie d'Aulnay. Ces eaux finissaient dans les grandes Cascades et le bassin de l'Octogone. En 1688, ce fut la construction du grand Canal[1].[réf. insuffisante].

En août 1673, Colbert reçoit dans son château Monsieur, frère du Roi, venu solliciter des subsides pour une fête qu'il projette de donner. En juin 1675, la Reine, le Dauphin et la Dauphine visitent à leur tour le domaine. En juillet 1677, le Roi enfin vient à Sceaux. C'est pour Colbert un exercice difficile et à haut risque, dont il s'acquitte en parfait courtisan. Leurs Majestés visitent les appartements, dont elles remarquent « la merveilleuse propreté » avant d'entendre le prologue de l'opéra Hermione dans les jardins. Après le souper, l'on donne Phèdre de Racine dans la première orangerie, située dans l'aile droite du château. En sortant, Louis XIV est acclamé par la population de Sceaux réunie dans le jardin merveilleusement éclairé. Le souverain, enchanté, dira à son ministre qu'il ne s'est jamais si agréablement diverti, et le Mercure galant écrit de la fête « qu'elle fut somptueuse sans faste, et abondante en toutes choses sans qu'il y eût rien de surperflu ».

En octobre 1677, Colbert invite tous les membres de l'Académie française. Après le déjeuner, Philippe Quinault donne lecture de son Poème de Sceaux dans le pavillon de l'Aurore tandis que Charles Perrault lit des stances très applaudies. Il ne resta à Sceaux que treize ans (1670-1683), son fils aîné poursuivra son œuvre pendant sept années, (1683-1690), la veuve de ce dernier continuera après la disparition brutale du marquis de Seignelay.

Le château du marquis de Seignelay[modifier | modifier le code]

Vue depuis les parterres. Gravure d'Adam Pérelle.

Lorsque Colbert meurt en septembre 1683, le château de Sceaux devient la propriété de son fils, l'aîné de neuf enfants, le marquis de Seignelay, homme brillant qui succéda également dans plusieurs des charges de son père : Marine et Secrétariat d'État à la Maison du roi. Celui-ci fait luxueusement réaménager les intérieurs, commandant notamment un appartement dans le goût chinois, décoré de laques, destiné à sa femme. Il fait construire en 1686 par Jules Hardouin-Mansart l'orangerie qui subsiste en partie aujourd'hui (longue à l'origine de 80 mètres, elle a été amputée de sa partie est pendant la guerre de 1870). Elle fera l'admiration des contemporains et servira dès le début de galerie d'art, visitée par les ambassadeurs du roi du Siam.

Il agrandit considérablement le parc, en achetant la seigneurie de Châtenay au chapitre de Notre-Dame de Paris, portant la surface du domaine à environ 227 hectares. Parc dans lequel il fait créer par Le Nôtre un second axe, perpendiculaire à l'axe originel, en creusant le Grand Canal, long de 1 140 mètres, achevé en 1691 et la création de la terrasse le surplombant dite aujourd'hui " Terrasse des Pintades « . L’ensemble des terrassements et des parterres devant le château sont remaniés pour créer quatre niveaux de terrasses en pente douce, ornés de parterres de broderies avec bassins, d'un parterre de compartiments surplombant le canal et d'un Tapis Vert en direction de Châtenay-Malabry à l'ouest.

Le 16 juillet 1685, Seignelay reçoit le Roi et la Cour lors d'une fête demeurée célèbre, organisée par l'ornemaniste Jean Berain. Le roi se promène longuement dans les jardins. Il admire le pavillon de l'Aurore, les bassins et les fontaines puis il regagne le château. L'orangerie qui occupe alors l'aile sud du château a été transformée en salle de spectacle ou l'on donna » L'Idylle de Sceaux « ou » Idylle de la Paix «, œuvre de Lully et de Racine, chantée par les membres de l'Opéra. La fête se termine par un somptueux festin. Les tables ont été disposées autour d'un nouveau bassin proche de l'aile sud du château.

Le marquis de Seignelay meurt en 1690 et son épouse en 1699; leurs enfants ne profiteront pas du domaine qui sera vendu par leur tuteur au duc et à la duchesse du Maine.

Le château du duc du Maine[modifier | modifier le code]

Le château de Sceaux au temps de la duchesse du Maine, gravure de Jacques Rigaud, 1736

En 1700, les héritiers du marquis de Seignelay vendent le château au duc du Maine, fils naturel légitimé et préféré de Louis XIV et de madame de Montespan. La duchesse du Maine (1676-1753), petite-fille du Grand Condé, tient à Sceaux une cour brillante. Elle fait construire par Jacques de La Guépière le pavillon de la Ménagerie (détruit), situé au nord du grand parc et entouré d'un jardin. Ils donnent une fête brillante pour célébrer le départ du duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, en Espagne, dont il deviendra roi sous le nom de Philippe V. Elle crée, en 1703, l'ordre de la Mouche à Miel et sa devise est : « Je suis petite certes mais je fais de cruelles blessures », vers tiré de « L'Amintas » du Tasse.

À la mort de la duchesse du Maine en 1753, le château passe à ses fils, d'abord au prince de Dombes puis, au décès de celui-ci en 1755, au comte d'Eu. En 1775, à la mort du comte d'Eu, son cousin le duc de Penthièvre récupère l'héritage. En 1786, le duc projette de transformer une partie du parc en jardin à l'anglaise (projet aux Archives nationales). En 1791, il donne le domaine à sa fille, la duchesse d'Orléans. Le duc de Penthièvre meurt le 4 mars 1793. Ses biens sont confisqués dès avril 1793.

Le domaine à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le domaine est confisqué comme bien national dès 1793. Il est transformé en école d'agriculture. La plupart des statues sont enlevées par Alexandre Lenoir pour son musée des monuments français. Le domaine est acheté en 1798 par Jean François Hippolyte Lecomte, négociant affairiste, enrichi dans le commerce du vin, proche de Fouché, qui, vers 1803, détruit le château pour en vendre les matériaux.

Le château du duc de Trévise[modifier | modifier le code]

Le château de Sceaux domine le parc.
Le château de Sceaux en 2010.
Façade ouest du château de Sceaux.
Le château et la vue vers Chatenay Malabry

En 1828, Anne-Marie Lecomte-Stuart (1808-1870), fille de M. Lecomte épouse Napoléon Mortier de Trévise (1804-1869), fils du maréchal Mortier, duc de Trévise. Deuxième duc de Trévise en 1835, celui-ci fait construire à l'emplacement du château de Colbert, le château de style Louis XIII en brique et pierre que l'on peut voir aujourd'hui. Les travaux sont dirigés par l'architecte Joseph-Michel Le Soufaché entre 1856 et 1862, d'après les projets de l'architecte Auguste Théophile Quantinet. Le parc est soigneusement replanté sur les tracés de Le Nôtre. Sous le Second Empire, le domaine est le théâtre de fêtes brillantes.

Le second duc de Trévise meurt en 1869. En 1870, le domaine est occupé par les troupes bavaroises qui saccagent le village de Sceaux. La propriété reste en indivision quelques années puis Hippolyte Mortier de Trévise, marquis de Trévise rachète leurs parts à ses frères et sœurs et continue à entretenir le domaine jusqu'à sa mort en 1892. Sceaux devient alors la propriété de sa fille, la princesse Léonie de Faucigny-Lucinge-Cystria. Celle-ci se désintéresse du domaine dont sa mère garde l'usufruit.

Restent de l'époque de l'Ancien Régime (avant la Révolution) :

  • l'axe menant de la route d'Orléans à l'entrée d'honneur du château avec ses douves sèches, son pont dormant et ses deux pavillons de garde ;
  • le pavillon de l'Aurore (vers 1672) ;
  • l'orangerie, construite par Jules Hardouin-Mansart en 1686 ;
  • les écuries, l'abreuvoir et les bâtiments de la ferme ;
  • quelques statues de marbre ou de pierre rythmant certaines allées du parc (les jardins et parterres d'aujourd'hui, ne représentent qu'une partie du parc de Le Nôtre après son dépeçage partiel réalisé dans le but de créer des lotissements de grand luxe) ;
  • les principaux axes du parc ;
  • le grand canal et l'axe perpendiculaire ;
  • le bassin de l'Octogone ;
  • quelques degrés engazonnés.

Le pavillon de Hanovre[2] a été installé à Sceaux en 1932 dans la partie du parc proche de Châtenay.

Le parc de Sceaux aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Pavillon de l'Aurore

La marquise de Trévise continue à veiller sur le domaine. Les troupes françaises l'occupent en 1914. En 1923, l'héritière du marquis de Trévise, sa fille Marie Léonie Mortier de Trévise, par son mariage princesse de Faucigny-Cystria, envisage la cession de ce domaine qu'elle est dans l'incapacité d'entretenir. Jean-Baptiste Bergeret de Frouville, maire de Sceaux de 1919 à 1925, sauve le domaine en réussissant à convaincre le conseil général du département de la Seine d’en faire l’acquisition. En 1971, le domaine est devenu la propriété du département des Hauts-de-Seine.

Pour financer la restauration du domaine, le département de la Seine en lotit le tiers. Les travaux de restauration sont entrepris à partir de 1928 sous la direction de l'architecte Léon Azéma. Le parc de Sceaux retrouve, dans leurs grandes lignes, les dispositions voulues par Le Nôtre. Des mascarons sculptés par Auguste Rodin viennent orner les Grandes Cascades recréées. Le parti-pris d'ensemble est fidèle au classicisme, même si les détails révèlent, par leur dépouillement non exempt d'une certaine sécheresse, une exécution dans les années 1930. Ce parti-pris permet aussi de limiter les frais d'entretien. Œuvre de longue haleine, la restitution ne s'achève que dans les années 1970 avec la recréation du Tapis Vert.

Quelques vestiges significatifs rappellent le château de Colbert et de son fils. La grille d'entrée est encadrée de guérites sommées d'animaux sculptés par Jean-Baptiste Théodon (attribués précédemment par tradition à Antoine Coysevox) qui illustrent les vertus dont le ministre de Louis XIV avait voulu se parer : la licorne transperçant un dragon symbolise la pureté et le désintéressement, tandis que le dogue, qui prend un loup à la gorge, représente la fidélité. À droite de l'entrée, les écuries attribuées à Antoine Le Pautre. Dans le jardin, derrière les communs, le Pavillon de l'Aurore, est surmonté d'une coupole sur laquelle Charles Le Brun a peint l'Aurore chassant la Nuit et décoré de peintures de Nicolas Delobel. On peut également mentionner, outre l'orangerie déjà citée, l'entrée d'honneur avec les deux pavillons de garde en pierre et les bâtiments de la ferme.

Pavillon de Hanovre
Orangerie

Près du château, on avait installé à l'occasion de l'exposition Île-de-France-Brabant, le groupe, œuvre de Martin Desjardins (1686), des quatre nations soumises (l'Empire, la Hollande, l'Espagne et le Brandebourg) qui escortaient la statue pédestre de Louis XIV de la place des Victoires à Paris (aujourd'hui au musée du Louvre, salle Pujet). Au fond du parc, on a remonté en 1932[3] la façade du Pavillon de Hanovre, construit entre 1758 et 1760 par l'architecte Jean-Michel Chevotet dans les jardins de l'hôtel du duc de Richelieu, rue Neuve-Saint-Augustin (actuellement boulevard des Italiens), démonté lors de la construction du Palais Berlitz.

Le château accueille le Musée de l'Île-de-France[4], inauguré en 1937. Le parc est ouvert au public tous les jours du lever jusqu'au coucher du soleil.

Le parc accueille également plusieurs écoles de la région pour leurs activités d EPS et parcours d'orientation, ainsi que les journées d’intégration de certains établissements scolaires.

Le parc, témoin de grandes manifestations[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Parc de Sceaux, photographies Jacques de Givry, texte Catherine Dupouey, JDG publications, 1996, 139 p., coll. L'Esprit des lieux.
  • Marianne de Meyenbourg, Gérard Rousset-Charny, Le Domaine de Sceaux, Éditions du patrimoine, Collection Itinéraires du patrimoine, 2007 (2e édition revue et corrigée) (ISBN 978-2-85822-341-1)
  • Inès Murat, Colbert, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1980 (ISBN 2-501-00614-3)
  • Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Guide du Patrimoine. Île-de-France, Hachette, Paris, 1992 (ISBN 2-01-016811-9)
  • Marianne de Meyenbourg: » Trois siècles d'histoire « dans » Dossier de l'Art « no 169 de décembre 2009; p. 8-13.
  • Georges Poisson: Évocation du Grand Paris Edt de Minuit, Paris 1956. 679 pages- pages 454.457.
  • Georges Poisson: Sceaux, histoire et guide Paris Edt de l'Indispensable 1951
  • Claude François Gaignat de l'Aulnais, La promenade de Sceaux-Penthhièvre de ses dépendances et de ses environs , manuscrit de 1778, relié en maroquin aux armes du duc de Penthièvre in--12 °, collection du musée de l'Île-de-France

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • 1675 - Plan particulier des environs de Paris, Versailles et Saint-Germain-en-Laye, détail de la région de Sceaux ; plan manuscrit 130 × 123 de David Vivyer, musée des plans et reliefs, Paris
  • 1675 - Vue de la Maison de Sceaux du côté de l'entrée par Israël Silvestre, eau-forte et burin ; Dim:H:35 cm × L:50 cm (photo B. Chain, les Amis de Sceaux dans » Dossier de l'Art , no 169 de décembre 2009, p. 9
  • 1675 - Vue et perspective de la Maison de Sceaux du côté du jardin, eau-forte et burin de Israël Silvestre ; Dim; H:35 cm × L:50 cm, photo de B. Chain, les Amis de Sceaux dans Dossier de l'Art " no 169 de décembre 2009, p. 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Siaud, Ils ont donné l'eau à Versailles, 2012.
  2. Le pavillon de Hanovre était situé à Paris à l'angle de la rue Louis-le-Grand et du boulevard des Italiens. L'architecte Charles Lemaresquier a édifié le palais Berlitz à l'emplacement compris entre le boulevard des Italiens, la rue Louis-le-Grand, la rue de la Michodière et la rue de Hanovre.
  3. Travaux réalisés sous la direction de l'architecte Léon Azéma, assisté de Louis Plousey et d'Urbain Cassan
  4. « Le musée de l'Île-de-France », sur site spécifique du conseil général des Hauts-de-Seine (consulté le 10 mars 2010)
  5. « Le parc de Sceaux »,‎ 11 janvier 2009 (consulté le 26 février 2009)
  6. « Les habits neufs de Supertramp », sur magazine L'Express,‎ 27 mars 1997 (consulté le 26 février 2009)
  7. « Biographie de Madonna » (consulté le 26 février 2009)
  8. « Le ticket du concert », sur collection de tickets de concerts (consulté le 26 février 2009)
  9. « Biographie de Johnny Hallyday »,‎ 3 novembre 2006 (consulté le 28 février 2009)