Richard Anthony
Richard Anthony
Richard Anthony en janvier 2008
| Nom | Ricardo, Anthony, Btesh |
|---|---|
| Naissance | 13 janvier 1938 Le Caire |
| Activité principale | Chanteur |
| Genre musical | Twist, rock |
| Instruments | Voix |
| Années actives | Depuis 1958 |
| Site officiel | www.richard-anthony.fr.gd |
Richard Anthony est un chanteur français, né Ricardo Btesh le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte).
Sommaire |
Parcours [modifier]
Le père de Richard Anthony, Edgar Btesh est originaire de la province d'Alep en Syrie, il est industriel dans le textile en Égypte [1], sa mère Margaret est la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni en Irak. Le jeune Richard passe une enfance cossue entre l’Égypte, l’Argentine et le Royaume-Uni, ou il intègre le célèbre Brighton Collège, puis en France où il rentre au lycée Janson-de-Sailly à Paris, en 1951. Il a une petite sœur prénommée Valérie qui fera partie de "Tangerine", groupe folk français des années 70. Après son baccalauréat et le début de ses études de droit, il refuse de suivre ses parents à Milan, préférant rester avec Michelle, rencontrée sur les bancs du lycée, qui deviendra sa première femme et avec qui il aura trois enfants, Nathalie, Jerome et Johanne. Il devient représentant de commerce en réfrigérateurs, tout en pratiquant le saxophone dans des clubs de jazz[2].
En 1958, influencé par la pop anglophone qu'il connaît bien et étant polyglotte, (il parle 5 langues) Richard Anthony décide d'adapter ce nouveau son à des textes français. Prenant comme nom d'artiste la réunion de ses deux prénoms de l'état-civil, il enregistre alors You Are My Destiny de Paul Anka et Peggy Sue de Buddy Holly. La maison de disques Columbia Records lui donne sa chance mais ces deux titres passent inaperçus[2]. Le premier à le faire signer dans une maison de disques est Jacques Poisson[3], alias Jacques Plait, qui deviendra le producteur et directeur artistique de Joe Dassin.
Il doit attendre son troisième 45 tours avec Nouvelle Vague, une reprise du Three Cool Cats des Coasters, pour être enfin reconnu. C'est un succès énorme. Suit alors une série de tubes, enregistrés entre Paris et Londres, dont le célèbre Et j'entends siffler le train en 1962. Cette année la, il restera 22 semaines numéro un des ventes avec 2 titres, "La leçon de twist" et "Et j'entends siffler le train".
En 1964 il acquiert un avion privé qu'il pilote lui-même pour faire ses tournées, embarquant ses musiciens et son équipe, il fut le premier chanteur a adopter ce mode de déplacement. Plus rapide et moins dangereux que la route pour traverser la France a un rythme de 300 galas par an. Cela lui permet aussi de rejoindre des qu'il le peut sa famille dans ses villas de Saint-Tropez ou Marbella, sa maison dans la vallée de Chevreuse et son chalet à Crans. Il construira aussi un hôtel à la Jamaïque.
En France en 1965, il obtient un grand succès avec Je me suis souvent demandé, adaptation d'une chanson belge (en néerlandais) de Bobbejaan Schoepen. Il en fera aussi un hit en Argentine sous le titre A veces me pregunto yo.
En 1967, il adapte le Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo, qui sera son plus grand succès, au niveau mondial on l'estime a plus de 5 millions d'exemplaires vendus, 1er en France, Belgique, Suisse, Espagne, et en Amérique du sud. À cette époque il vit entre Marbella ou réside sa famille et Londres ou il enregistre aux studios Abbey Road aux coté des Beatles.
Il a moins de succès dans les années 1970, ne s'adaptant pas a la mode montante du disco, il divorce d'avec son épouse Michelle. Il s'installe avec Josiane (Iris Franck) pendant 4 ans à Saint-Paul-de-Vence, aux cotés d'Yves Montand et Simone Signoret, période durant laquelle il aura un fils, julien. Il redevient 1er des ventes en 1974, avec Amoureux de ma femme.
Apres un album en demi teinte, "Non Stop" 1978, malgré le titre "J'irai" qui se classera numéro 2 des ventes, il décide de partir s'installer à Los Angeles avec sa nouvelle femme Sabine et leurs trois enfants Xavier, Alexandre et Cedric pour faire de la production, il veut à présent exporter des mélodies françaises pour le public américain. Il y produira notamment Indian Summer adaptation anglaise de L'Été indien de Joe Dassin.
Il revient en France, en 1982, pour quelques mois, mais se fait rattraper par la justice pour redressement fiscal, ce qui l'amène à passer trois jours en prison en 1983.
À la fin des années 1980, après un nouveau divorce et un grave accident de bateau, il s'éloigne du public. En 1993, il sort, chez EMI, un coffret de 300 chansons qui est rapidement triple disque d'or. En 1996, il reprend le chemin des studios pour réenregistrer ses tubes pour la France mais aussi pour l'Espagne avec l'album Sentimental.
Il publie son autobiographie aux éditions Michel Laffont, Il faut croire aux étoiles, d'après le titre d'une de ses chansons, et fête ses 40 ans de carrière en 1998 au Zénith de Paris.
Il fait un nouveau retour en 2006 avec les tournées Âge tendre et Têtes de bois, dans lesquelles il continue de se produire.
De nombreux artistes comme Mariah Carey, le groupe A-HA, Alliage ou Les Enfoirés ont repris ses chansons et adaptations, ainsi que les dizaines de reprises de sa version arrangée et orchestrée du Concerto d'Aranjuez[réf. nécessaire].
En 2010 sort la deuxième édition de son autobiographie intitulée Quand on choisit la liberté classée dans les meilleures ventes de l'année. Il fait à l'occasion plusieurs passages télé dont un chez Mireille Dumas.
En janvier 2011, Richard Anthony est promu au grade d'officier dans l'ordre des arts et des lettres puis décoré le 23 novembre 2011 par le ministre Frédéric Mitterrand dans les salons d'honneurs du ministère de la culture.
Le 12 février 2012, il fait salle comble pour un concert exceptionnel sur la scène de l'Olympia[réf. nécessaire].
Au total, il aura dans sa carrière 17 tubes classés 21 fois numéro 1 des ventes en 16 ans : il est aujourd'hui encore, le seul chanteur français ayant atteint un tel record. Il est aussi un des rares Français a avoir été numéro 1 dans les pays étrangers avec des chansons françaises. Italie, Allemagne, Portugal, Espagne, Suisse, Belgique, Argentine, Chili, Iran
...Nouvelle vague" (1958), "Itsy bitsy petit bikini" (1961), "La leçon de twist" (1962), "Et j'entends siffler le train" (1962), "J'irai twister le blues" (1963), "C'est ma fête" (1963), "Donne moi ma chance" (1964), "A présent tu peux t'en aller" (1964), "Ce monde" (1964), "Je me suis souvent demandé" (1965), "Ecoute dans le vent" (1965), "Les garçons pleurent (1965), "Lundi lundi" (1966), "Sunny" (1966), "Le concerto d'Aranjuez" (1967), "Le sirop typhon" (1969), "Amoureux de ma femme" (1974)....
Richard Anthony s'est marié deux fois et a reconnu 9 enfants. Avec plus de 600 titres enregistrés et près de 50 millions de disques vendus, il reste toujours dans la mémoire collective[réf. nécessaire].
Liste de ses principales chansons [modifier]
- Tu m'étais destinée (1958), adaptation de You Are My Destiny, de Paul Anka.
- Peggy Sue (1958), adaptation de Buddy Holly
- Suzie Darling (1958)
- La do da da (1958), adaptation
- Personnalités (1959), adapté de Personality, de Lloyd Price
- J'ai rêvé (1959), adapté de Dream lover, de Bobby Darin
- La Rue des cœurs perdus (1959), adapté de 'Lonesome town, de Ricky Nelson
- Nouvelle vague (1959), adaptation de Three Cool Cats, des Coasters
- Pauv' Jenny (1959), adapté de Poor Jenny, des Everly Brothers
- Jéricho (1959), adapté de Battle of Jericho, traditionnel et Mahalia Jackson
- Tu parles trop (1960), adaptation de You Talk Too Much, de Jo Jones
- Clémentine (1960), adaptation de Bobby Darin
- Itsy bitsy petit bikini (1960), adaptation de Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polka Dot Bikini, de Brian Hyland
- Le Petit Clown de ton cœur (1960), adapté de Cathy's clown, des Everly Brothers
- Je suis fou de l'école (1960), adapté de Swingin’ school, de Bobby Rydell
- Roly poly (1960), adapté de Doris Day
- Dis-lui que je l'aime (1961), adapté de Somebody to love, de Bobby Darin
- Ça tourne rond (1961), adapté de African waltz, de Johnny Dankworth et Cannonball Adderley
- Let's Twist Again (1961) adaptation de Chubby Checker
- Fiche le camp, Jack (1961) adaptation de Hit the Road Jack, de Ray Charles
- Noël (1961)
- Dis à Laura (1961), adapté de Tell Laura I love her, de Ritchie Valens
- Belle-maman (1961), adapté de Mother in law, de Ernie K-Do
- Trois en amour (1961), adapté de "D" in love, de Cliff Richard
- Tu peux la prendre (1961 ou 1962), adaptation de You Can Have Her, de Roy Hamilton
- Avec une poignée de terre (1961), adapté de A hundred pound of clay, de Gene McDaniels
- Let's twist again (1961), adaptation de Hank Ballard & His Midnighters ou Chubby Checker
- Tu ne sais pas (1961), adapté de You don’t know, d'Helen Shapiro
- Sa grande passion (1961), adapté de His latest flame, d'Elvis Presley
- Ne t'en fais pas mon vieux (1962), adapté de A little bit of soap, des Jarmels
- Ya ya twist (1962), adaptation de Lee Dorsey
- Le Vagabond (1962), adapté de The wanderer, de Dion
- J'irai twister le blues (1962), adapté de Twistin’ To The Blues, de Buddy Greco
- Reviens vite, mon amour (1962), adapté de Lover, Please, de Clyde McPhatter
- J'irai pleurer sous la pluie (1962), adapté de Crying In The Rain, des Everly Brothers
- C'était plus fort que tout (1962), adapté de I can’t stop loving you, de Ray Charles
- La Leçon de twist (1962), version chantée de l'instrumental Twisting the twist, de Jerry Mengo (alias Teddy Martin)
- Délivre-moi (1962), adapté de Unchain my heart, de Ray Charles
- J'entends siffler le train (1962), adaptation de 500 Miles, de Hedy West
- Ne boude pas (1962) adaptation de Take Five, de Paul Desmond pour le Dave Brubeck Quartet
- Fait pour s'aimer (1962), adaptation de Desafinado, de Stan Getz
- Loin (1962), adapté de Greensleeves, des Brothers Four
- Donne-moi ma chance (1963), adapté de Too late to worry, de Babs Tino
- On twiste sur le locomotion (1963), adaptation de The Loco-Motion, de Little Eva
- En écoutant la pluie (1963), adaptation Rhythm of the Rain, des Cascades
- C'est ma fête (1963), adaptation de It's My Party, de Lesley Gore
- Tchin tchin (1963), adapté de Cheat cheat, de Johnny Cymbol
- Les garçons pleurent (1964), adapté de Boys cry, de Kane Eden
- Et je m'en vais (1964), adaptation de Then he Kissed me, des Crystals
- Ce monde (1964), adapté de Il mio mondo, d'Umberto Bindi
- À présent tu peux t'en aller (1964) adaptation de I Only Want to Be with You, de Dusty Springfield
- À toi de choisir (1964), adapté de Swinging on a star, de Spooky and Sue
- Oui, va plus loin (1964) adaptation de Walk on By, de Burt Bacharach et Hal David
- Écoute dans le vent (1964), adaptation de Blowin' in the Wind, de Bob Dylan
- La Corde au cou (1965) adaptation de I Should Have Known Better, des Beatles
- Il te faudra chercher (1965), adapté de Keep searchin’, de Del Shannon
- Je me suis souvent demandé (1965) adaptation de Ik heb me dikwijls afgevraagd de Bobbejaan Schoepen
- Au revoir mon amour (1965), adapté de Goodbye my love, des Searchers
- En attendant (1965), adapté de In the meantime, de Georgie Fame
- Comment fait-elle ? (1965), adapté de Concrete and clay, de Rushmore
- Jamais je ne vivrai sans toi (1965) adaptation de Io che non vivio senza te, de Pino Donaggio
- Autant chercher à retenir le vent (1965), adapté de Catch the wind, de Donovan
- Rien pour faire une chanson (1965), adapté de Run for your life, des Beatles
- Le soleil ne brille plus (1966), adapté de The Sun Ain’t Gonna Shine Anymore, des Walker Brothers
- Lundi, lundi (1966), adapté de Monday, monday, des Mamas & Papas
- Hello Pussycat (1966), adaptation de What's New Pussycat, de Tom Jones
- Tout peut s'arranger (1966), adapté de We Can Work It Out, des Beatles
- La Terre promise (1966) adaptation de California Dreamin', des Mamas & Papas
- Sunny (1966) adaptation de Bobby Hebb
- Et après (1967), de Salvatore Adamo
- Fille sauvage (1967), adapté de Ruby Tuesday, des Rolling Stones
- Nous ne sortirons qu'au printemps (1967)
- Aranjuez, mon amour (1967) adaptation de Concerto d'Aranjuez, de Joaquin Rodrigo ; paroles de Guy Bontempelli
- Les Mains dans les poches (1967), adapté de Walkin’ in the sunshine, de Roger Miller
- Le Grand Meaulnes (1967), de Jean-Pierre Bourtayre
- Il faut croire aux étoiles (1967), adapté de Let’s go to San Francisco, des Flowerpot men
- Séverine (1968), adapté de MacArthur Park, de Richard Harris
- Un homme en enfer (1968)
- L'Été (1968,) de Guy Bontempelli
- Les Ballons (1968), adapté de Little arrows, de Lee Leapy
- Le Sirop Typhon (1969), adaptation du n° 1 au hit-parade britannique à Noël 1968, Lily the Pink, chanté par le groupe The Scaffold
- En passant la frontière (1969), adapté de Cuando sali de Cuba, de Luis Aguilé
- Les Petits Cochons (1969), adapté de Breakfast on Pluto, de Don Partridge
- L'An 2005 (1969), adaptation de In the year 2525, de Zagger and Evans
- Regarde sous ton balcon (1969), adapté de Make me an island, de Joe Dolan
- Bien l'bonjour (1970), adapté de Grüezi wohl, Frau Stirnimaa!, des Minstrels
- Na na hé hé espoir (1970), adapté de Na na na na hey hey kiss me goodbye, des Troggs
- Il pleut des larmes (1970), adaptation de La Nalve del Olvido, de José José
- Non stop (1970), adapté de Don't stop, de Fleetwood Mac
- Señora la dueña (1970) adaptation de Lady d'Arbanville, de Cat Stevens
- Un soleil rouge (1971), d'après Saint-Saens
- Tibo (1971), traditionnel
- Maggy May (1971), adaptation de Rod Stewart
- Sans toi (1972), adapté de Without you, de Harry Nilsson
- Victoire je t’aime (1973)
- Marie Jeanne (1973)
- Amoureux de ma femme (1974), adapté de Nessuno mi muo giudicare, de Caterina Caselli
- Nathalie (1975)
- Chanson de dix sous (1975)
- De la musique républicaine (1976)
- Je n'ai que toi (1976), adapté de All by myself, d'Eric Carmen
- Voilà pourquoi je l'aime (1976)
- À l'aube du dernier jour (1977)
- New York 31 (1978)
- San Diego (1978)
- Minuit (1980) adaptation de Midnight, de la comédie musicale Cats
- Los Angeles (1981)
- Elle m'attend (1983)
- T'aimer d’amour (1985)
- Barrière des générations (1990)
- Le Rap pas innocent - Ronymix 98 (1998)
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Richard Anthony, Quand on choisit la liberté..., Florent Massot, 2010, p9
- http://www.deezer.com/fr/music/result/all/black%20eyed%20peas#music/richard-anthony
- Richard Anthony, Quand on choisit la liberté..., Florent Massot, 2010, p49