Boche
Boche est un terme péjoratif pour désigner un Allemand ou une personne d'origine allemande qui a été surtout utilisé par les Français pendant les guerres qui les ont opposés à l'Allemagne.
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Origine [modifier]
Le mot bosh est une aphérèse de albosh qui serait formé de « al » pour allemand et de « bosh » pour caboche. Sa première apparition officielle est attestée en 1860 dans des expressions comme « au truc, si l'Albosh est grossier »[1] (qui signifie « Au jeu, si l'Allemand est grossier ») ou « têtes de bosh » utilisée en Alsace et citée dans le Dictionnaire de l'Argot moderne de Rigaud (1881). « Tête de bosh » signifiait autrefois « tête de bois »[2].
En Suisse romande, l'expression Suisse-Albosh n'est pas utilisée, les expressions suivantes sont communément utilisées mais n'ont pas de sens péjoratif mais plutôt distinctif (le fait de cibler une personne de langue allemande) : Staufifes, Staubirnes, Köbis, Totos, Bourbines
Exemple : « les Staufifes » ou « les suisses-totos »
Usage [modifier]
Le mot bosh commence à se répandre dans l'argot militaire à partir de la guerre franco-allemande de 1870. Il est surtout popularisé par les poilus dans les tranchées de la Grande Guerre, sans qu'elle soit systématiquement empreinte d'animosité[3], avant de passer dans le langage commun.
Les boches (allemands) habitent en Bochie (Allemagne) ou en sont originaires[4].
Il reste en usage durant de la Seconde Guerre mondiale, mais il est alors concurrencé par d'autres expressions péjoratives à l'encontre des Allemands, comme « Fritz », « Chleuhs », « Fridolins », « Frisés », « Vert-de-gris », « Doryphores », et « Teutons ».
Notes et références [modifier]
- Mentionné dans un ouvrage de Hogier-Grison en 1860.
- Gyp,Souvenirs d'une petite fille, tome 1, 1927, p. 128.
- Collectif de recherche international et de débat sur la Guerre de 1914-1918, Lexique des termes employés en 1914-1918 – « Boche, Bochie », site crid1418.org.
- Bochie
Sources [modifier]
- Gaston Esnault, Le Poilu tel qu'il se parle, 1919.
- ARTE, Karambolage : Le Mot, 5 Septembre 2004.