Jean-Jacques Debout

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Jean-Jacques Debout

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Jean-Jacques Debout (photographe : Julien Reynaud)

Informations générales
Naissance (74 ans)
Paris
Activité principale Auteur-compositeur-interprète

Jean-Jacques Debout, né le 9 mars 1940 dans le XIIe arrondissement de Paris, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est marié à la comédienne et chanteuse Chantal Goya. Ils ont deux enfants, Jean-Paul et Clarisse.

Débuts[modifier | modifier le code]

Il passe son enfance à Saint-Mandé avec ses parents et ses deux sœurs aînées puis fréquente le collège de Juilly et a pour camarades Jean-Paul Goude, Bernard Swiners et Jacques Mesrine, le futur ennemi public numéro 1. Le jeune garçon se passionne alors pour la musique et intègre une chorale. Sa grand-mère, collaboratrice à L'Humanité l'inscrit à un concours de chant organisé sur la Place du Tertre. Il interprète un classique de Charles Trenet qui y assiste en personne et félicite le jeune homme pour sa prestation en recommandant à Patachou de l'engager comme artiste dans son établissement. Vers 17 ans, il occupe un emploi de coursier au sein des Éditions musicales Raoul Breton. En 1957, il se produit au Théâtre des Capucines avec Micheline Dax et Nicole Croisille dans Cocktail sexy ou folie furieuse. Maurice Vidalin et Jacques Datin le convainquent d'enregistrer Les Boutons dorés qu'ils viennent d'écrire à son intention, inspirés par son histoire de pensionnaire côtoyant les orphelins de la guerre. Nous sommes en 1959. C'est un grand succès[réf. nécessaire] qui installe le chanteur, pour qui Charles Aznavour écrit ses premières chansons.

Entre Rive droite et Rive gauche[modifier | modifier le code]

Son service militaire l'éloigne un temps des studios et freine sa carrière prometteuse. À son retour, les donnes du métier sont bouleversées. La décennie des sixties débute et le phénomène yé-yé prend de l'ampleur. Il écrit pour Sylvie Vartan et Johnny Hallyday respectivement les chansons Tous mes copains et Pour moi la vie va commencer (parmi d'autres).
Il fait également la connaissance de Chantal Goya, jeune vedette du film de Jean-Luc Godard Masculin féminin à qui il dédie Nos doigts se sont croisés, titre avec lequel sa carrière reprend véritablement en remportant, en 1964, la première Rose d'Or d'Antibes.
Chantal Goya et Jean-Jacques Debout se marient le 25 février 1966 à Nogent-sur-Marne. Ils ont deux enfants, Jean-Paul, aujourd’hui peintre, et Clarisse, productrice de leurs spectacles, ainsi que quatre petits-enfants.

En 1970, il compose les chansons pour "la Revue" de Roland Petit au Casino de Paris, avec Zizi Jeanmaire. En 1971, Jean-Jacques monte Double V, un opéra trop en avance sur son temps qui n'obtient qu'un succès d'estime. Pire, il a intégralement reversé ses droits d'auteur pour sauver le Théâtre du Châtelet menacé de disparition. Cette production influencera malgré tout la troupe du Big Bazar. C'est alors qu'il collabore avec Maritie et Gilbert Carpentier pour lesquels il imagine des grands shows autour d'une vedette. Ceux consacrés à Sylvie Vartan connaissent un tel succès qu'ils sont vendus dans plus de cent pays et sortent sous forme d'albums 33 tours après leur passage à la télévision (Je chante pour Swanee, Tout au fond des tiroirs). En 1973, Jean-Jacques signe un nouveau succès personnel avec "Redeviens Virginie". Puis avec Chantal Goya, il invente le music-hall pour enfants. Ainsi naît La Forêt magique, d'où surgit une pléiade de personnages issus de contes traditionnels, de la commedia dell'arte, de l'univers de Walt Disney ou de l'imaginaire de Jean-Jacques Debout qui trousse à son épouse un vaste répertoire de mélodies savamment orchestrées avec des textes poétiques, parfois surréalistes (Un lapin, dans la veine de Brassens). Après l'Olympia, dès 1980, tous les deux ans, un spectacle est offert et prend de plus en plus la forme d'une véritable comédie musicale (Le Soulier qui vole, 1981 - La Planète merveilleuse, 1982 - Le Mystérieux Voyage, 1984) grâce à une intrigue construite, des costumes de l'Opéra de Paris, des ballets soignés en nombre servis dans des décors majestueux. L'ascension fulgurante et constante de leur parcours ne manque pas d'attiser des jalousies. Les critiques qui ne tarissaient pas d'éloges prennent peu à peu un ton acide, pas même constructif[réf. nécessaire]. Le couple Goya-Debout est attendu au tournant. Plus ou moins conscient, il continue cependant sur sa lancée à investir toujours plus d'argent dans la production (il fait d’ailleurs l'objet de cinq redressements fiscaux de 1985 à 1995), spectacle après spectacle, pour concrétiser sur scène ses rêves les plus fous jusqu'au Mystérieux Voyage que le duo considère comme sa plus belle création. Une décennie couronnée par un nombre record de spectateurs, dix-huit albums studio, plus de trois cents chansons et trente-neuf millions de disques vendus.

En 1992, Jean-Jacques voit un rêve de vingt ans prendre forme. La comédie musicale Paul et Virginie se joue au Théâtre de Paris. Il s'y octroie le rôle de Bernardin de Saint-Pierre aux côtés de Claire Keim, Emmanuel Curtil ou Veronica Antico. L'année suivante, Chantal Goya effectue son grand come-back qui permet à l'auteur de continuer à écrire les aventures de Marie-Rose. Le 9 mars 1996, Jean-Jacques fête son anniversaire sur la scène du Palais des congrès de Paris pour un concert exceptionnel, renouant ainsi avec une carrière d'interprète mise entre parenthèses. Sa flamme plus ou moins ranimée, Jean-Jacques sort un nouvel album en 1997 : A Long Island.

En 2006 et 2013, il participe à la tournée Âge tendre et Têtes de bois. Jean-Jacques a perdu sa mère, Juliette Bonaventure (ayant été Miss Paris), le 28 mai 2011; à l'aube de ses 104 ans[réf. nécessaire]. Un nouvel album Bourlingueur des étoiles (album) sort le 25 février 2013. Aujourd'hui, il peaufine l'écriture de plusieurs comédies musicales dont l'adaptation de Sans famille d'après Hector Malot.

Discographie[modifier | modifier le code]

Ses spectacles joués[modifier | modifier le code]

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Bandes originales de films[modifier | modifier le code]

Génériques de séries ou téléfilms[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ma vie à dormir debout, éd. XO, 2008.
  • Emmanuel Bonini, Le Vrai Tino - Témoignages et portraits inédits (préface de Jean-Jacques Debout), éd. Didier Carpentier, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]