Yannick Noah

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Yannick Noah

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Yannick Noah au concert pour l'égalité de SOS Racisme, le 14 juillet 2011.

Informations générales
Naissance 18 mai 1960 (54 ans)
Sedan
Champagne-Ardenne
Drapeau de la France France
Activité principale Joueur de tennis professionnel
Chanteur
Acteur
Genre musical Reggae, World, Variété, Ballade
Années actives 1991 - présent
Site officiel www.yannicknoah.com

Yannick Noah est un joueur de tennis et chanteur français, né le 18 mai 1960 à Sedan, dans les Ardennes, en France.

Durant sa carrière sportive, il a notamment remporté le tournoi de Roland-Garros en 1983, ce qui lui vaut d'être, au 29 juillet 2014, le seul joueur français à avoir remporté un tournoi du Grand Chelem de l'ère Open en simple messieurs, mais aussi le joueur français le mieux classé à l'ATP (no 3 en juillet 1986) et le plus titré en simple avec 23 titres. Il a par ailleurs, en tant que capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, mené les Français à la victoire en 1991 et 1996, avant de faire de même avec l'équipe de France de Fed Cup en 1997. Il débute dès 1991 une carrière de chanteur, à laquelle il se consacre à temps plein, avec succès, depuis 2002.

Il est le fils du footballeur camerounais Zacharie Noah, et le père du basketteur français Joakim Noah.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yannick Noah est né en France à Sedan le 18 mai 1960, fils de Zacharie Noah, né à Yaoundé au Cameroun sous protectorat français le 2 février 1937, joueur de football professionnel et vainqueur de la la Coupe de France en 1961 avec l'UA Sedan-Torcy, et de Marie-Claire Noah, née Perrier (1937-1er octobre 2012)[1], Ardennaise, enseignante. Son grand-père maternel, Marcel Perrier, professeur de dessin artistique au lycée Turenne, a publié une demi-douzaine de recueils de poèmes à Sedan et son grand-père paternel, Simon Noah Bikié, était un combattant du 1er régiment de tirailleurs du Cameroun lors de la Seconde Guerre mondiale. À son retour, il envoya son fils Zacharie étudier en France. Yannick a deux sœurs, Isabelle et Nathalie épouse Proisy.

Lorsque Yannick a trois ans, en 1963, la famille Noah s'installe à Yaoundé, capitale du Cameroun indépendant depuis le 1er janvier 1960, pays dont son père est originaire. C'est là que le jeune Yannick découvre le tennis dans un pays qui ne possède à l'époque que huit courts, cela deviendra très vite sa passion. En 1971, il se fait remarquer par l'Américain Arthur Ashe, premier joueur noir à remporter un tournoi du Grand Chelem, en visite dans la capitale, et qui lui offrira sa raquette avant de partir de Yaoundé. À onze ans, Yannick Noah part suivre en France une formation de tennis intensif.

Noah est aujourd'hui père de cinq enfants. D'un premier mariage en 1984 avec Cecilia Rodhe, ancien mannequin de l'Agence Elite et Miss Suède 78, naissent Joakim Noah en 1985 (aujourd'hui joueur professionnel de basketball aux États-Unis, dans l'équipe des Bulls de Chicago), et Yéléna Noah en 1987, mannequin. Il vit en Suisse de 1991 à 1993[2]. Après un divorce, il se remarie en 1995 avec le mannequin Heather Stewart-Whyte, dont il aura deux filles : Eleejah née en 1996 et Jenaye née en 1997. Ils divorcent en 2001. Depuis 2003, Yannick Noah partage sa vie avec Isabelle Camus (fille du producteur Jean-Claude Camus, elle-même productrice, d'Un gars, une fille), qui donne naissance à Joalukas en 2004.

Yannick Noah est membre du International Tennis Hall of Fame depuis le 7 janvier 2005[3]. Le 10 novembre de la même année, Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français lui a remis le Trophée Micheline Ostermeyer[4]. De retour en France, il vit avec sa famille à Feucherolles, puis rejoint New York en 2008 où il savoure son anonymat[5] et se rapproche de sa famille[6]. Son actualité fiscale[7] est évoquée lors de la campagne présidentielle française de 2012 (déclenchant par là-même quelques poursuites pour diffamation), mais il dément être actuellement un exilé fiscal[2].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Des débuts au sacre de Roland-Garros en 1983[modifier | modifier le code]

Yannick Noah
Yannick Noah
Noah à 18 ans (Coupe Davis à Amsterdam en 1979)
Carrière professionnelle
19781996
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 18 mai 1960 (54 ans)
Drapeau : France Sedan
Taille / poids 1,93 m (6 4) / 81 kg (178 lb)
Prise de raquette Droitier, revers à une main
Entraîneur Patrice Hagelauer
Gains en tournois 3 440 660 $
Hall of Fame Membre depuis 2005
Palmarès
En simple
Titres 23
Finales perdues 13
Meilleur classement 3e (07/07/1986)
En double
Titres 16
Finales perdues 9
Meilleur classement 1er (25/08/1986)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple 1/2 V(1) 1/16 1/4
Double 1/16 V(1) 1/4 F(1)
Mixte - 1/4 - -
Titres par équipe nationale
Coupe Davis Finaliste (1982)

Joueur athlétique et spectaculaire, le jeune Yannick Noah atteint en 1976 les demi-finales de l'Orange Bowl cadet. En 1977, il s'incline en finale de l'Orange Bowl junior contre celui qui deviendra, dès les catégories jeunes, son grand rival Ivan Lendl. Il perd en huitièmes de finale de Wimbledon junior contre Van Winistky, futur vainqueur du tournoi[8].

Il se lance ensuite dans une carrière professionnelle en 1978, année de son service militaire au bataillon de Joinville. Il atteint la finale à Nice puis remporte ses premiers titres à Manille et à Calcutta, contre son compatriote Pascal Portes, et dispute aussi l'Open de Johannesburg en pleine époque d'apartheid. Beaucoup de blancs quittent la tribune à la venue du métis Noah. Seuls restent les spectateurs noirs, parqués dans un coin bondé. Il est aussi exceptionnellement admis à l'hôtel, mais un homme se tient en permanence devant sa porte.

Il joue à cette époque plusieurs tournois en double avec Arthur Ashe notamment à Wimbledon et à l'US Open en 1978.

En 1980, il est finaliste à Rome. L'année suivante, il remporte un succès important sur le plan personnel à Richmond, la ville d'Arthur Ashe.

C'est sur la terre battue de Roland-Garros qu'il obtient ses premières performances notables. Huitième de finaliste à 20 ans en 1980 (abandon sur blessure contre Jimmy Connors), il atteint les quarts de finale en 1981 (après avoir battu Guillermo Vilas il perd contre Víctor Pecci) puis en 1982 (défaite contre Vilas).

Cette même année 1982, il entre pour la première fois dans le Top-10 mondial en gagnant quatre titres, dont La Quinta, avec ses premières raquettes moyen-tamis, contre Lendl, mettant fin à une série de 44 victoires consécutives du champion tchèque. Il conduit également l'Équipe de France de Coupe Davis en finale contre les États-Unis, après des combats mémorables en cinq sets contre Guillermo Vilas, Ivan Lendl ou John McEnroe, lors des phases précédentes. La finale au Palais des Sports de Grenoble, durant les fêtes de Thanksgiving, sera très instructive pour Noah : il ne cessera de penser que la France était là juste pour participer, pas pour gagner. La préparation ne fut que physique, pas mentale. Noah retrouve aussi Arthur Ashe dans des circonstances imprévues. Ashe est alors capitaine de l'équipe des États-Unis.

Il bat également un Borg démobilisé et en fin de carrière (à seulement 26 ans), à Monte-Carlo, qu'il a entendu siffloter aux changements de côté.

Le pic de sa carrière sera l'année 1983 avec trois victoires en tournoi, dont Roland-Garros le dimanche 5 juin 1983 devant 18 000 personnes. À cette occasion, il bat Ivan Lendl en quart de finale et Mats Wilander, tenant du titre en finale (6-2, 7-5, 7-6). La balle de match gagnée, il se précipite en larmes dans les bras de son père.

Après un échec douloureux et décevant face à Orantes à Monte-Carlo, Noah travaille assidûment avec Patrice Hagelauer en vue de Roland-Garros, et les résultats ne se font pas attendre : finale à Lisbonne, défaite de justesse contre Wilander, victoire à Madrid et Hambourg, en battant plusieurs grands spécialistes de terre battue : Sundstrom, Higueras et Wilander. Sa préparation aura été remarquable avec un Noah très offensif, une présence à la volée qu'on peut même juger phénoménale. On dit souvent que les attaquants ne peuvent gagner Roland-Garros qu'au filet, avec un jeu porté vers l'attaque en deux ou trois coups. Ainsi, son service haut et lifté de même que sa volée ont posé des problèmes insolubles aux meilleurs spécialistes de terre battue. Mais Noah était aussi capable d'utiliser l'effet lifté en coup droit pour devenir très régulier du fond du court. Il savait déplacer ses adversaires pendant plusieurs échanges avant d'arriver au filet. Il est le seul joueur à avoir battu Lendl et Wilander à Roland-Garros. Le 5 juin 1983, jour de la finale face à Mats Wilander, le journal L'Équipe titre « 50 millions de Noah ! » et au lendemain de son succès, « Une étoile est née !». Noah reste en 2012 le dernier joueur français masculin à avoir gagné les Internationaux de France. Dans la nuit précédente, Yannick avait rêvé qu’il était battu. Quand il est rentré sur le Central, il s’est dit qu’on lui offrait une 2e chance[9]. Noah est le dernier joueur à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem avec une raquette en bois.

Pour couronner ce succès, son sponsor Hitachi lui offre le premier lecteur laser portable. Déjà, vers 1977, il avait reçu un des premiers walkman du monde des mains du PDG de Sony à Tokyo. Après l'arrivée du walkman en France, concordant avec les débuts de la publicité à la télévision, l'idée d'une réclame verra même le jour avec Noah et le fameux slogan : « Ne vous étonnez pas si vous voyez Noah marcher dans la rue avec un air bizarre »

Les hauts et les bas vont se succéder, moralement comme physiquement, avec des performances souvent inégales. Sitôt après son titre, il est suspendu trois mois pour avoir boudé la Coupe des Nations à Düsseldorf. À l'US Open, pour son retour, il bat le jeune Aaron Krickstein contre lequel il réussit son légendaire coup entre les jambes[10] qui enchante le public américain, avant de perdre en quart de finale, 7-5 au cinquième set contre un autre prodige, élève de Bollettieri et tout comme Noah fils de footballeur, Jimmy Arias. Quelques jours plus tard, en demi-finale de Coupe Davis sur le gazon de Sydney, il bat brillamment un autre jeune espoir, Pat Cash. En revanche, ses défaites en double comme en simple contre le déterminé John Fitzgerald condamnent l'équipe de France.

De 1984 à sa fin de carrière[modifier | modifier le code]

Son année 1984 est gâchée par une pubalgie, malgré une victoire en tournoi du Grand Chelem, mais en double, avec Henri Leconte à Roland-Garros. En simple, il doit s'incliner face à Wilander en cinq sets, visiblement marqué par une pression qu'il n'a pas su gérer, ayant son titre à défendre. Physiquement, il a un peu perdu de sa superbe.

Yannick Noah en 2012

Noah décide de quitter la France et de s'installer à New York avec son épouse de l'époque, Cécilia. Leurs deux enfants Joakim et Yelena naissent à New York. Il ouvre un restaurant, Guignol's, sur Varick Street dans Manhattan.

L'année 1985 commence difficilement, avec un échec contre le Paraguay en Coupe Davis, dans une ambiance particulièrement hostile, en présence du Général Stroessner. Le journaliste Hervé Duthu est même assommé sur le court.

Il aligne ensuite des échecs prématurés et inquiétants, ne gagnant que trois matchs en quatre tournois. Curieusement, il ne dispute même pas le tournoi de Monte-Carlo sur terre battue, pourtant sa surface de prédilection, préférant évoluer la même semaine avec McEnroe et Connors à Chicago, où il déçoit malgré sa victoire en double. Paradoxalement, c'est à ce moment presque inattendu qu'il gagne à Rome, juste avant Roland-Garros, alors qu'il était redescendu au-delà de la 20e place du classement, ce qui n'est pas sans rappeler la saison 1983, avec des succès sur le jeune Boris Becker et Miloslav Mečíř, récent brillant vainqueur à Hambourg. Mais à Paris, après un match très dur et éprouvant contre José Luis Clerc, il perd face à Leconte au terme de 5 sets superbes. Noah sera d'ailleurs très aigri par cette défaite. Suivant les conseils du même Patrice Hagelauer, Leconte a appliqué une méthode similaire à celle de Noah, en jouant son jeu sur terre battue, en montant à la volée de manière prééminente.

Il remonte néanmoins au classement grâce à deux autres victoires en tournoi, en battant notamment Jimmy Connors à Washington, puis un quart de finale à Flushing-Meadows, où il se verra battu par Lendl. À New-York, on peut noter l'échec amer de la finale en double. Associé à Leconte, ils s'inclinent contre Flach - Seguso, à la suite visiblement d'une erreur d'arbitrage, une balle ayant apparemment effleuré Flach avant de sortir sur une balle de deux manches à une pour les Français, mais le joueur n'a rien dit et l'arbitre n'a rien vu…

Toujours en 1985, il passe complètement à côté du match de barrage contre la Yougoslavie à Belgrade, il perd nettement ses deux matchs et la France se retrouve en seconde division. À nouveau l'échec sera très instructif et il déclarera : « j'avais mal au genou, je n'aimais pas l'ambiance dans l'équipe, jamais je n'aurais dû jouer, et comme j'ai de l'influence sur le groupe, tout le monde coule. À l'époque, nous les joueurs, on faisait ce qu'on voulait, on était arrivé au dernier moment et on avait fait n'importe quoi ». À nouveau, comme en 1982 et la finale à Grenoble, on sent un manque de professionnalisme et de rigueur dans la préparation qui ne sera plus de mise lors de la finale de 1991 à Lyon. Là, le groupe sera cimenté, motivé et uni autour du capitaine, préparé pour gagner, sans égo, arrière-pensées ou dissension.

Certains pensent qu'à partir de 1985, le jeu de Noah, notamment en revers, ne sera plus vraiment adapté à l'entrée du tennis dans l'ère contemporaine super-professionnelle et surpuissante. Au début des années 1980, les nouveaux matériels (raquette en carbone, moyen-tamis), les entraîneurs, les préparations intenses avec préparateur physique font leur apparition ainsi que les avalanches d'« aces », et vont s'intensifier ; il semble que ceci porte petit à petit de rudes coups à certains joueurs tels McEnroe ou Noah, au profit des jeunes joueurs surpuissants (Becker, Lendl, Cash, Sampras, Agassi).

C'est néanmoins en 1986 qu'il obtient ses meilleurs classements, premier en double et troisième en simple en juillet, grâce à deux finales à La Quinta et à Monte-Carlo (défaites à chaque fois face à Joakim Nyström), une demi-finale à Rome et une victoire à Forest Hills avec des victoires brillantes en deux sets sur Vilas et Lendl. À Rome Lendl prend sa revanche, les deux joueurs ont d'ailleurs une sévère explication au filet, Noah reprochant agressivement à Lendl de lui avoir volontairement tiré une balle dessus. Lendl s'imposera finalement au tie-break du dernier set dans une ambiance tendue.

Ainsi, cette année-là, il fait partie des favoris à Roland-Garros mais il doit déclarer forfait avant les huitièmes de finale en raison d'une blessure au tendon. De son propre aveu, 1986 est la seule autre année où il se sentait prêt à remporter de nouveau Roland-Garros. Mentalement très préparé, il remporte « trois matchs sur une jambe » avant de devoir déclarer forfait en huitième. « J'aurais du jouer Lendl en quart (N.D.L.R. en fait en demi-finales), je le bouffais » — interview Canal+ - juillet 2008.

Le 7 juillet 1986, il devient donc numéro 3 mondial, ce qui reste à ce jour le meilleur classement ATP pour un joueur français. À l'issue de la saison 1986, il reçoit le Prix de la sportivité.

Les années suivantes, il ne brille plus qu'épisodiquement en Grand Chelem (quart de finale à Roland-Garros en 1987, battu par Mats Wilander) mais remporte quelques victoires de prestige comme contre Kent Carlsson à Roland-Garros, ainsi qu'au premier Open de Lyon organisé par Gilles Moretton, en battant Nystrom. Sa motivation semble s'être quelque peu amoindrie, ce qui paraît logique puisqu'il venait de fonder une famille, et ses responsabilités n'étaient plus les mêmes. . Noah dira même un jour : « Je me suis rendu compte que j'avais tout sacrifié au tennis : mon enfance, ma famille. J'avais mis ma vie au service du tennis, alors qu'aujourd'hui je mets le tennis au service de ma vie et j'ai enfin trouvé l'équilibre »

Pour tenter d'enrayer le déclin amorcé, Noah décide de se séparer de son entraîneur de toujours, Patrice Hagelauer, pour travailler avec l'ancien joueur américain Dennis Ralston, ex-entraîneur d'Arthur Ashe. Cet entraîneur aux méthodes très modernes, telles que l'ordinateur qui retranscrit tous les coups d'un match, lui permet d'atteindre les quarts de finale à Flushing-Meadows en 1989 (battu par Boris Becker) et de réaliser un très bon début d'année 1990. À la suite d'un travail acharné, il gagne à Sydney après avoir battu Ivan Lendl, et ne s'arrête qu'en demi-finale à l'Open d'Australie sans rencontrer les tête de séries 13 (Bruguera 2e tour éliminé par Pernfors), 6 (Mayotte 1er tour éliminé par Sampras) et 4 (McEnroe disqualifié en 1/8) de sa partie de tableau, tournoi au cours duquel il bat un jeune joueur prometteur du nom de Pete Sampras avant de perdre contre Lendl à la suite d'un ennui personnel. Il joue aussi la Coupe Hopman en janvier 1990 avec Isabelle Demongeot, ce sera la deuxième et dernière fois avec Roland Garros 1978 qu'il jouera en double mixte.

Noah enchaîne alors les défaites au premier tour. Il arrête sa carrière de joueur en 1991 (473 victoires pour 208 défaites) avant d'effectuer en 1995 et 1996 un retour éclair sur les courts, dernier match en simple en février à Marseille face à Guy Forget et en double à Roland Garros avec Henri Leconte pour son ultime match sur le circuit.

Capitaine et préparateur mental[modifier | modifier le code]

Il se reconvertit alors en capitaine de l'Équipe de France de Coupe Davis. Les résultats ne se font pas attendre. La France, qui n'avait pas gagné depuis 59 ans, remporte le trophée en 1991. En finale à Lyon, il réussit à transcender Guy Forget et Henri Leconte qui prennent le dessus sur les États-Unis de Pete Sampras, Andre Agassi, Ken Flach et Robert Seguso. La finale s'est terminée dans une ambiance électrique à laquelle les juges de tennis ont eu du mal à faire face, demandant le silence sans trop de succès. L'équipe de France a fini en dansant la Saga Africa sur le court, alors que le public lançait des « ola ».

Il récidive en 1996 avec d'autres joueurs, Cédric Pioline, Guillaume Raoux, Guy Forget et Arnaud Boetsch, ce dernier donnant la victoire à la France après un match héroïque en finale contre le Suédois Nicklas Kulti (3 balles de match sauvées).

Cette même année 1996, il joue aussi un rôle auprès des footballeurs professionnels du Paris-Saint-Germain en tant que préparateur mental. Il est en effet appelé en renfort pour motiver cette équipe, qui finalement remportera la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe.

Enfin, lors de la Fed Cup 1997, Noah connaît également le succès dans le tennis féminin puisqu'il mène les filles de l’équipe de France (constituée de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat et Alexandra Fusai) à la victoire en Fed Cup, la première remportée par la France.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

En concert à Rennes le 22 janvier 2011

Parallèlement à sa carrière tennistique, il se tourne dès 1990 vers sa seconde passion : la musique. Sa première chanson, Saga Africa, de l'album Black & What, devient le tube de l'été 1991 celui-ci bénéficiant de la médiatisation de son interprétation lors de la victoire de la France en Coupe Davis après 59 ans d'attente. Noah, fraîchement retraité de sa carrière de joueur l'année précédente, en était alors le capitaine. Vient ensuite l'album Urban Tribu en 1993 avec le succès de Get On Back, puis l'album Zam Zam en 1998. Il multiplie les expériences et les enregistrements mais rencontre pendant longtemps un succès très modeste. Sous l'impulsion de son manager Jean-Pierre Weiller, sa carrière prend un grand tournant en 2000 avec son quatrième album Yannick Noah, écrit par Erick Benzi et Robert Goldman, le succès est au rendez-vous avec le titre Simon Papa Tara.

Depuis, les tournées s’enchaînent. Outre des compositions originales, Yannick reprend, sur disque comme sur scène, des chansons de Bob Marley et de ses amis de Téléphone. En 2003, l'album Pokhara remporte un vif succès avec un duo Métisse(s) avec Disiz la Peste . En 2006, son album Charango se vend à plus de 1 150 000 exemplaires et l'amène à préparer une tournée d'un an. La chanson Aux Arbres Citoyens, touchant un grand nombre de personnes, est souvent utilisée dans les écoles ou reprise pour des lipdubs. La même année, il est parrain de Star Academy 6 aux côtés de Lionel Richie

Enfin, en 2010, Yannick fait son retour sur la scène musicale et sort son 8e album Frontières, avec notamment le single Angela, en hommage à Angela Davis, ou encore Hello, en duo avec Asa. Le 25 septembre 2010, il réussit à remplir le Stade de France pour un concert exceptionnel avec près de 80 000 spectateurs au rendez-vous.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Comédie[modifier | modifier le code]

  • Voix : En mars 2008, il enregistre la voix d'un personnage de dessin animé pour la série 1 minute de pause, dans laquelle il interprète son propre rôle[11].
  • Apparition : Il enchaîne avec une apparition dans le film de Pierre-François Martin-Laval, King Guillaume, sorti le 28 janvier 2009.
  • Acteur : Tout de suite après, il endosse le rôle de Sagha dans Safari un film français réalisé par Olivier Baroux, sorti le 1er avril 2009.

Engagement associatif et politique[modifier | modifier le code]

Actions associatives et caritatives[modifier | modifier le code]

Photo de Yannick Noah prise pour e-enfance (2007).

Il s'implique toujours médiatiquement dans différentes associations caritatives : Les Enfants de la Terre que sa mère a créé en 1988 et dont il est le parrain, mais aussi Fête le Mur[12] association d'éducation par le tennis et d'insertion sociale dans les quartiers, qu'il crée en 1996 et préside toujours aujourd'hui. Il parraine également l'opération l'Appel des Enfants pour l'Environnement, initiée par WWF. Enfin, il chante avec les Enfoirés pour les Restos du cœur et a été le grand parrain du Téléthon 2005. Il parraine aussi l'association Terre-des-Hommes à Massongex (Suisse). On l'aperçoit au concert des Grands Gamins, en 2008, pour Sol En Si.

Il arrive en tête des personnalités préférées des français, selon le palmarès annuel de Ifop-Journal du dimanche 2007[13].

En 2012, il participe au single caritatif Je reprends ma route en faveur de l'association Les voix de l'enfant[14].

Politique[modifier | modifier le code]

Au Cameroun, Yannick Noah a accepté des postes offerts par le régime de Paul Biya. Ainsi, en 2005, il rejoint l'équipe du Cameroun de football en tant que conseiller, poste honorifique, puisqu'il maintient sa résidence et ses activités hors du Cameroun. Le RDPC, parti au pouvoir depuis l'indépendance, le présente comme l'un des soutiens du régime.

Il soutient aussi la Fondation Chantal Biya (épouse du président Paul Biya) par le biais du collectif Unis pour vaincre.

Son engagement politique s'intensifie en France, marqué surtout par son hostilité à l'égard de l'UMP. Ainsi, en décembre 2005, lors d'un entretien accordé à l'hebdomadaire Paris Match, évoquant la crise des banlieues, il aurait déclaré : « une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse ! » (propos non publiés dans l'hebdomadaire), mais pris au mot, il déclare dans le Parisien du 13 octobre 2006, avoir « dit ça sur le coup » et ajoute « en fait, je crois qu'il vaut mieux rester ». En 2007, il intègre le comité de soutien de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, et participe à son meeting du 1er mai au stade Charléty. Fin mai 2008, il annonce qu'il part vivre à New York pour être « proche de [s]es enfants, qui y résident », mais dément souhaiter s'éloigner de la France.

Dans un article du Monde daté du 19 novembre 2011, il estime, sans preuve, que le succès des sportifs espagnols est obtenu grâce au dopage. Il remet en cause la lutte contre le dopage voire l'encourage[15]. Cela déclenche des protestations de nombreux sportifs et de politiciens[16].

Yannick Noah se produit à la Fête de l'Humanité. Il chante certains titres porteurs de messages politiques (Aux Arbres Citoyens,Ose…).

Le 6 mai 2012, il se produit sur la scène installée Place de la Bastille, à Paris, à la suite de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle.

Il assiste (en qualité de spectateur), en 2013, au spectacle de Dieudonné[17].

Par ailleurs, Yannick Noah a fermement ancré sa position politique, attaquant ouvertement au parti du Front national avec la sortie d'un single le 4 mars 2014, intitulé "Ma colère", s'attirant les réponses des dirigeants du parti qui dénoncent une chanson « indigente » d'un « représentant d'un vieux show-biz, d'une caste bourrée de fric qui vit très loin des réalités populaires »[18]. En mai 2014, il perd son procès en appel contre Marine Le Pen qui l'avait qualifié entre autres « d'exilé fiscal »[19].

Litige avec le fisc[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 1996, le fisc considère qu'il a davantage séjourné en France qu'en Suisse et lui notifie un redressement fiscal de 6 807 701 francs (1 037 827 euros) pour les années 1993-1994[20]. Le tribunal administratif de Paris confirme, en 2009, cette décision et le fait qu'il possédait au moins trois comptes non-déclarés à l'étranger (en Suisse, aux États-Unis, aux Pays-Bas), tout en lui accordant une déduction de 263 075 euros (1 725 659 francs)[20], puis l'exonérant des pénalités pour « bonne foi » (les preuves de son absence de Suisse étant trop évidentes pour qu'on puisse croire qu'il ait voulu frauder le fisc). Le montant du litige maintenant divisé par deux, Yannick Noah interjette appel et soulève une question prioritaire de constitutionnalité. Il est finalement débouté de cette demande par le Conseil constitutionnel en septembre 2011[21], mais poursuit son action auprès de la cour administrative d'appel[22]. En juin 2012, Noah est auditionné devant la commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale[23].

Palmarès sportif[modifier | modifier le code]

Titres en simple (23)[modifier | modifier le code]

Date Lieu du tournoi Surface Finaliste Score
1 26/11/1978 Drapeau : Philippines Manille Terre battue Drapeau : Autriche Peter Feigl 7-6, 6-0
2 10/12/1978 Drapeau : Inde Calcutta Terre battue Drapeau : France Pascal Portes 6-3, 6-2
3 25/03/1979 Drapeau : France Nancy Dur (int.) Drapeau : France Jean-Louis Haillet 6-2, 5-7, 6-1, 7-5
4 30/09/1979 Drapeau : Espagne Madrid Terre battue Drapeau : Espagne Manuel Orantes 6-3, 6-7, 6-3, 6-2
5 07/10/1979 Drapeau : France Bordeaux Terre battue Drapeau : États-Unis Harold Solomon 6-0, 6-7, 6-1, 1-6, 6-4
6 08/02/1981 Drapeau : États-Unis Richmond Moquette (int.) Drapeau : Tchécoslovaquie Ivan Lendl 6-1, 3-1 Abandon
7 12/04/1981 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : Bolivie Mario Martinez 6-4, 6-2
8 21/02/1982 Drapeau : États-Unis La Quinta Dur Drapeau : Tchécoslovaquie Ivan Lendl 6-3, 2-6, 7-5
9 26/07/1982 Drapeau : États-Unis South Orange Terre battue Drapeau : Mexique Raúl Ramírez 6-3, 7-6
10 11/10/1982 Drapeau : Suisse Bâle Dur (int.) Drapeau : Suède Mats Wilander 6-4, 6-2, 6-3
11 06/11/1982 Drapeau : France Toulouse Dur (int.) Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd 6-3, 6-2
12 25/04/1983 Drapeau : Espagne Madrid Terre battue Drapeau : Suède Henrik Sundström 3-6, 6-0, 6-2, 6-4
13 09/05/1983 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Hambourg Terre battue Drapeau : Espagne José Higueras 3-6, 7-5, 6-2, 6-0
14 05/06/1983 Drapeau : France Roland-Garros Terre battue Drapeau : Suède Mats Wilander 6-2, 7-5, 7-63
15 13/05/1985 Drapeau : Italie Rome Terre battue Drapeau : Tchécoslovaquie Miloslav Mečíř 6-3, 3-6, 6-2, 7-6
16 15/07/1985 Drapeau : États-Unis Washington Terre battue Drapeau : Argentine Martín Jaite 6-4, 6-3
17 07/10/1985 Drapeau : France Toulouse Dur (int.) Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd 6-4, 6-4
18 05/05/1986 Drapeau : États-Unis Forest Hills Terre battue Drapeau : Argentine Guillermo Vilas 7-6, 6-0
19 10/11/1986 Drapeau : Royaume-Uni Wembley Moquette (int.) Drapeau : Suède Jonas Svensson 6-2, 6-3, 6-7, 4-6, 7-5
20 02/02/1987 Drapeau : France Lyon Moquette (int.) Drapeau : Suède Joakim Nyström 7-6, 4-6, 7-6
21 05/10/1987 Drapeau : Suisse Bâle Dur (int.) Drapeau : Haïti Ronald Agenor 7-6, 6-4, 6-4
22 15/02/1988 Drapeau : Italie Milan Moquette (int.) Drapeau : États-Unis Jimmy Connors 4-4 Abandon
23 08/01/1990 Drapeau : Australie Sydney Dur Drapeau : Allemagne Carl-Uwe Steeb 5-7, 6-3, 6-4

Finales en simple (13)[modifier | modifier le code]

Date Lieu du tournoi Surface Vainqueur Score
1 1978 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : Espagne José Higueras 3-6, 3-6, 4-6
2 1980 Drapeau : Italie Rome Terre battue Drapeau : Argentine Guillermo Vilas 0-6, 0-6, 4-6
3 1981 Drapeau : Suisse Gstaad Terre battue Drapeau : Pologne Wojtek Fibak 1-6, 7-6
4 1982 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : Hongrie Balázs Taróczy 2-6, 6-3, 11-13
5 1983 Drapeau : Portugal Lisbonne Terre battue Drapeau : Suède Mats Wilander 6-2, 6-7(2), 6-4
6 1984 Drapeau : États-Unis La Quinta Dur Drapeau : États-Unis Jimmy Connors 2-6, 7-6(7), 6-3
7 1985 Drapeau : États-Unis Memphis Moquette (int.) Drapeau : Suède Stefan Edberg 1-6, 0-6
8 1985 Drapeau : Suisse Bâle Dur (int.) Drapeau : Suède Stefan Edberg 7-6, 4-6, 6-7, 1-6
9 1986 Drapeau : États-Unis La Quinta Dur Drapeau : Suède Joakim Nyström 1-6, 3-6, 2-6
10 1986 Drapeau : Monaco Monte-Carlo Terre battue Drapeau : Suède Joakim Nyström 3-6, 2-6
11 1986 Drapeau : Suisse Bâle Dur (int.) Drapeau : Suède Stefan Edberg 6-7(5), 2-6, 7-6(7), 6-7(5)
12 1987 Drapeau : États-Unis Forest Hills Terre battue Drapeau : Équateur Andrés Gómez 4-6, 6-7(5), 6-7(1)
13 1989 Drapeau : États-Unis Indian Wells Dur Drapeau : République tchèque Miloslav Mečíř 6-3, 6-2, 1-6, 2-6, 3-6

Titres en double (16)[modifier | modifier le code]

Date Lieu du tournoi Surface Partenaire Finalistes Score
1 1981 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : France Pascal Portes Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Lewis
Drapeau : Tchécoslovaquie Pavel Složil
4-6, 6-3, 6-4
2 1981 Drapeau : France Paris Dur indoor Drapeau : Roumanie Ilie Năstase Drapeau : Royaume-Uni Andrew Jarrett
Drapeau : Royaume-Uni Jonathan Smith
6-4, 6-4
3 1982 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : France Henri Leconte Drapeau : Australie Paul McNamee
Drapeau : Hongrie Balázs Taróczy
5-7, 6-4, 6-3
4 1982 Drapeau : Suisse Bâle Dur indoor Drapeau de la France Henri Leconte Drapeau des États-Unis Fritz Buehning
Drapeau : Tchécoslovaquie Pavel Složil
6-2, 6-2
5 1984 Drapeau : France Roland-Garros Terre battue Drapeau : France Henri Leconte Drapeau : Tchécoslovaquie Pavel Složil
Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd
6-4, 2-6, 3-6, 6-3, 6-2
6 1985 Drapeau : États-Unis Chicago Moquette indoor Drapeau : États-Unis Johan Kriek Drapeau : États-Unis Ken Flach
Drapeau : États-Unis Robert Seguso
3-6, 4-6, 7-5, 6-1, 6-4
7 1986 Drapeau : Monaco Monte-Carlo Terre battue Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Suède Joakim Nyström
Drapeau : Suède Mats Wilander
6-4, 3-6, 6-4
8 1986 Drapeau : Italie Rome Terre battue Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Australie Mark Edmondson
Drapeau : États-Unis Sherwood Stewart
7-6, 6-2
9 1986 Drapeau : Suisse Bâle Dur indoor Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Suède Jan Gunnarsson
Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd
7-6, 6-4
10 1987 Drapeau : France Lyon Moquette indoor Drapeau : France Guy Forget Drapeau : États-Unis Kelly Jones
Drapeau : États-Unis David Pate
4-6, 6-3, 6-4
11 1987 Drapeau : États-Unis Indian Wells Dur Drapeau : France Guy Forget Drapeau : République fédérale d'Allemagne Boris Becker
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Eric Jelen
6-4, 7-6
12 1987 Drapeau : États-Unis Forest Hills Terre battue Drapeau : France Guy Forget Drapeau : États-Unis Gary Donnelly
Drapeau : États-Unis Peter Fleming
4-6, 6-4, 6-1
13 1987 Drapeau : Italie Rome Terre battue Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Tchécoslovaquie Miloslav Mečíř
Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd
6-2, 6-7, 6-3
14 1987 Drapeau : Royaume-Uni Londres Gazon Drapeau : France Guy Forget Drapeau : États-Unis Rick Leach
Drapeau : États-Unis Tim Pawsat
6-4, 6-4
15 1988 Drapeau : États-Unis Orlando Dur Drapeau : France Guy Forget Drapeau : États-Unis Sherwood Stewart
Drapeau : Australie Kim Warwick
6-4, 6-4
16 1990 Drapeau : France Nice Terre battue Drapeau : Argentine Alberto Mancini Drapeau : Uruguay Marcelo Filippini
Drapeau : Autriche Horst Skoff
6-4, 7-6

Finales en double (9)[modifier | modifier le code]

Date Lieu du tournoi Surface Partenaire Vainqueurs Score
1 1978 Drapeau : Inde Calcutta Terre battue Drapeau : France Gilles Moretton Drapeau : Inde Sashi Menon
Drapeau : États-Unis Sherwood Stewart
4-6, 7-6
2 1982 Drapeau : France Toulouse Dur indoor Drapeau : France Jean-Louis Haillet Drapeau : Tchécoslovaquie Pavel Složil
Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd
4-6, 4-6
3 1983 Drapeau : Monaco Monte-Carlo, Monaco Terre battue Drapeau : France Henri Leconte Drapeau : Suisse Heinz Günthardt
Drapeau : Hongrie Balázs Taróczy
2-6, 4-6
4 1984 Drapeau : États-Unis Philadelphie Moquette indoor Drapeau : France Henri Leconte Drapeau : États-Unis Peter Fleming
Drapeau : États-Unis John McEnroe
2-6, 3-6
5 1985 Drapeau : États-Unis US Open Dur Drapeau : France Henri Leconte Drapeau : États-Unis Ken Flach
Drapeau : États-Unis Robert Seguso
7-6, 6-7, 6-7, 0-6
6 1986 Drapeau : États-Unis La Quinta Dur Drapeau : États-Unis Sherwood Stewart Drapeau : France Guy Forget
Drapeau : États-Unis Peter Fleming
4-6, 3-6
7 1986 Drapeau : Royaume-Uni Masters à Londres Moquette indoor Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Suède Stefan Edberg
Drapeau : Suède Anders Järryd
3-6, 6-7, 3-6
8 1987 Drapeau : France Roland-Garros Terre battue Drapeau : France Guy Forget Drapeau : Suède Anders Järryd
Drapeau : États-Unis Robert Seguso
7-6, 7-6, 3-6, 4-6, 2-6
9 1990 Drapeau : France Bordeaux Terre battue Drapeau : Iran Mansour Bahrami Drapeau : Espagne Tomás Carbonell
Drapeau : Belgique Libor Pimek
3-6, 7-6, 2-6

Parcours dans les tournois du Grand Chelem[modifier | modifier le code]

En simple[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Roland-Garros Wimbledon US Open Open d'Australie
1977 1er tour (1/64) Drapeau : Nouvelle-Zélande B. Fairlie
1978 n.o. 3e tour (1/16) Drapeau : Argentine G. Vilas 2e tour (1/32) Drapeau : Pays-Bas T. Okker 1er tour (1/64) Drapeau : États-Unis T. Moor 1er tour (1/32) Drapeau : Australie R. Case
1979 n.o. 2e tour (1/32) Drapeau : États-Unis G. Mayer 3e tour (1/16) Drapeau : États-Unis P. Dupré 1/8 de finale Drapeau : Afrique du Sud J. Kriek
1980 n.o. 1/8 de finale Drapeau : États-Unis J. Connors 1/8 de finale Drapeau : Suède B. Borg 1er tour (1/32) Drapeau : États-Unis J. Austin
1981 n.o. 1/4 de finale Drapeau : Paraguay V. Pecci 1er tour (1/64) Drapeau : États-Unis E. Fromm 1/8 de finale Drapeau : Suède B. Borg
1982 n.o. 1/4 de finale Drapeau : Argentine G. Vilas 1/8 de finale Drapeau : Australie K. Warwick
1983 n.o. Victoire Drapeau : Suède M. Wilander 1/4 de finale Drapeau : États-Unis J. Arias
1984 n.o. 1/4 de finale Drapeau : Suède M. Wilander
1985 n.o. 1/8 de finale Drapeau : France H. Leconte 3e tour (1/16) Drapeau : Inde V. Amritraj 1/4 de finale Drapeau : Tchécoslovaquie I. Lendl
1986 n.o. 1/8 de finale Drapeau : États-Unis J. Kriek 3e tour (1/16) Drapeau : États-Unis T. Wilkison n.o.
1987 1/4 de finale Drapeau : Australie P. Cash 1/4 de finale Drapeau : Suède M. Wilander 2e tour (1/32) Drapeau : France G. Forget n.o.
1988 1/8 de finale Drapeau : Pays-Bas M. Schapers 1/8 de finale Drapeau : Espagne E. Sánchez 2e tour (1/32) Drapeau : Australie Stoltenberg n.o.
1989 1er tour (1/64) Drapeau : Australie Woodforde 1er tour (1/64) Drapeau : Brésil L. Mattar 1/4 de finale Drapeau : République fédérale d'Allemagne Bo. Becker n.o.
1990 1/2 finale Drapeau : Tchécoslovaquie I. Lendl 3e tour (1/16) Drapeau : Argentine Pérez-Roldán 1er tour (1/64) Drapeau : Afrique du Sud W. Ferreira 2e tour (1/32) Drapeau : République fédérale d'Allemagne Bo. Becker n.o.
  • À droite du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

En double[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Roland-Garros Wimbledon US Open Open d'Australie
1976 2e tour (1/16)
Drapeau : France R. Brunet
Drapeau : Argentine R. Cano
Drapeau : Chili B. Prajoux
n.o.
1977 2e tour (1/16)
Drapeau : France C. Freyss
Drapeau : Australie C. Dibley
Drapeau : Australie Edmondson
1er tour (1/32)
Drapeau : France Moretton
Drapeau : Royaume-Uni M. Cox
Drapeau : Afrique du Sud C. Drysdale
1978 n.o. 2e tour (1/16)
Drapeau : France Moretton
Drapeau : Australie Edmondson
Drapeau : Australie J. Marks
2e tour (1/16)
Drapeau : États-Unis A. Ashe
Drapeau : États-Unis M. Riessen
Drapeau : États-Unis D. Stockton
1/8 de finale
Drapeau : États-Unis A. Ashe
Drapeau : Australie Edmondson
Drapeau : Australie J. Marks
1979 n.o. 1er tour (1/32)
Drapeau : France F. Jauffret
Drapeau : Royaume-Uni J. Lloyd
Drapeau : Australie P. McNamara
1er tour (1/32)
Drapeau : France P. Portes
Drapeau : Royaume-Uni R. Drysdale
Drapeau : Royaume-Uni R. Lewis
1980 n.o. 2e tour (1/16)
Drapeau : France P. Portes
Drapeau : France P. Barthes
Drapeau : France F. Jauffret
1981 n.o. 1er tour (1/32)
Drapeau : France P. Portes
Drapeau : États-Unis G. Holroyd
Drapeau : États-Unis W. Redondo
1982 n.o.
1983 n.o. 1er tour (1/32)
Drapeau : France H. Leconte
Drapeau : Uruguay J.L. Damiani
Drapeau : Équateur R. Ycaza
1984 n.o. Victoire
Drapeau : France H. Leconte
Drapeau : Tchécoslovaquie P. Složil
Drapeau : Tchécoslovaquie T. Šmíd
1985 n.o. 2e tour (1/16)
Drapeau : France H. Leconte
Drapeau : Nouvelle-Zélande Evernden
Drapeau : États-Unis M. Robertson
Finale
Drapeau : France H. Leconte
Drapeau : États-Unis K. Flach
Drapeau : États-Unis R. Seguso
1986 n.o. 1/4 de finale
Drapeau : France G. Forget
Drapeau : Afrique du Sud G. Muller
Drapeau : États-Unis T. Nelson
n.o.
1987 Finale
Drapeau : France G. Forget
Drapeau : Suède A. Järryd
Drapeau : États-Unis R. Seguso
1/4 de finale
Drapeau : France G. Forget
Drapeau : États-Unis K. Flach
Drapeau : États-Unis R. Seguso
n.o.
1988 n.o.
1989 n.o.
1990 2e tour (1/16)
Drapeau : France G. Forget
Drapeau : Suisse J. Hlasek
Drapeau : France Winogradsky
n.o.
1991 n.o.
1992 n.o.
1993 n.o.
1994 n.o.
1995 n.o.
1996 1er tour (1/32)
Drapeau : France H. Leconte
Drapeau : France O. Delaitre
Drapeau : États-Unis J. Tarango
n.o.
  • En dessous du résultat se trouve le nom du partenaire. À droite se trouvent les noms des ultimes adversaires.

En double mixte[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Roland-Garros Wimbledon US Open Open d'Australie
1978 n.o. 1/4 de finale
Drapeau : France B. Simon-Glinel
Drapeau : République socialiste de Roumanie V. Ruzici
Drapeau : France P. Dominguez
  • En dessous du résultat se trouve le nom de la partenaire. À droite se trouvent les noms des ultimes adversaires.

Parcours au Masters[modifier | modifier le code]

Année Résultat Perd contre
1982 2e tour / 1/4 finale Drapeau : Tchécoslovaquie Ivan Lendl
1983 1er tour / 1/8 finale Drapeau : Tchécoslovaquie Tomáš Šmíd
1985 1er tour / 1/8 finale Drapeau : États-Unis Tim Mayotte
1986 Poule
7e sur 8
0 vict. / 3 déf.
Drapeau : Tchécoslovaquie Ivan Lendl
Drapeau : Suède Stefan Edberg
Drapeau : Équateur Andrés Gómez

Yannick Noah bat Vitas Gerulaitis au 1er tour en 1982 4-6, 6-3, 6-2 et a eu 3 balles de matchs contre Stefan Edberg en 1986 6-4, 3-6, 6-74.

Bilan en Coupe Davis[modifier | modifier le code]

  • Finaliste en 1982, première finale de la France depuis 50 ans, perdu 1-4 contre les États-Unis sur terre battue à Grenoble.
  • Il joue 61 matchs en Coupe Davis où il compte 39 victoires pour 22 défaites (26/15 en simple et 13/7 en double) de 1978 à 1990

Autres victoires[modifier | modifier le code]

Autres performances[modifier | modifier le code]

  • Demi-finaliste à Key Biscayne (futur Masters de Miami à partir de 1990) les 3 années où le tournoi se déroule sous la même forme qu'un tournoi du Grand-Chelem, c'est-à-dire 7 tours en 5 manches.

1987 perd contre Miloslav Mečíř futur vainqueur (5-7, 1-5 abandon)
1988 perd contre Mats Wilander futur vainqueur (4-6, 4-6, 3-6)
1989 perd contre Thomas Muster qui renversé par une voiture la nuit qui suivit devra déclarer forfait pour la finale remportée par Ivan Lendl (7-5, 6-3, 3-6, 3-6, 2-6)

  • Demi-finale à l'Open d'Australie 1990 perdu contre Ivan Lendl 4-6 1-6 2-6
  • Il bat deux fois le no 1 mondial, à chaque fois Ivan Lendl : Forest Hills (États-Unis) en 1986 sur terre battue (demi-finale 6-3, 7-5) ; Sydney (Australie) en 1990 sur dur (quart-de-finale 6-1, 6-4)

Victoire sur le top 10[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décès de Marie-Claire Noah, Le Figaro, 3 octobre 2012.
  2. a et b http://www.lepoint.fr/societe/yannick-noah-je-ne-suis-pas-un-exile-fiscal-16-03-2012-1442043_23.php
  3. (en)[PDF]« International Hall of Fame cont... », sur ITF (consulté le 19 février 2010)
  4. statuette d'après la Discobole du sculpteur Jacques Gestalder érigée à l'Insep près du stade Gilbert Omnès
  5. http://www.coulisses-tv.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2601:66-minutes-yannick-noah-racket-a-lecole-serial-menteuse-dimanche-sur-m6&catid=39:chaines-nationales&Itemid=79
  6. http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/a-new-york-avec-yannick-noah-05-11-2009-699892.php
  7. http://www.20minutes.fr/economie/795222-bataille-yannick-noah-contre-fisc-loin-etre-terminee
  8. (en) « Yannick Noah », sur ITF
  9. (fr) « Patrice Hagelauer, l'entraîneur de Noah en 1983 », sur Métro (consulté le 19 février 2010)
  10. (en) Federer Hits His Greatest Shot Ever, a Second Time dans The New York Times du 1er septembre 2010.
  11. Site officiel de la série 1 minute de pause
  12. Fête le Mur
  13. Personnalités préférées (Challenge)
  14. « Les voix de l'enfant », sur mymajorcompany.com (consulté le 28 novembre 2013)
  15. "La potion magique", par Yannick Noah, Le Monde du 19 novembre 2011
  16. Noah déclenche une tempête médiatique après sa sortie sur le dopage, Le Monde du 19 novembre 2011
  17. [1]
  18. Marine Le Pen répond à la Colère de Yannick Noah, lefigaro.fr, 5 mars 2014
  19. «Exilé fiscal» : Yannick Noah perd son procès contre Marine Le Pen, liberation.fr, 14 mai 2014
  20. a et b « Saga à fric entre Yannick Noah et les impôts », Le Canard enchaîné, 31 août 2011, p. 4.
  21. « Redressement fiscal: Yannick Noah débouté par le Conseil constitutionnel », 20 minutes, 23 septembre 2011.
  22. « La bataille de Yannick Noah contre le fisc est loin d'être terminée », 20 minutes, 27 septembre 2011.
  23. « Yannick Noah touché là où ça fait mal », AfricaPresse.com, 22 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tennis Magazine no 242, mai 1996. Ce numéro, fêtant les 20 années du magazine, retrace 20 années de tennis de 1976 à 1996. Noah est le grand témoin du numéro : ces 20 années sont aussi celles de sa carrière, qui y est complètement résumée.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]