Pierre Billon (auteur-compositeur)

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Pierre Billon est un directeur artistique, parolier, compositeur et chanteur français né le 24 juillet 1946 (67 ans) à Sherbrooke, Québec, Canada

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Billon est le fils de la chanteuse Patachou, le filleul (laïque) de Georges Brassens et l'oncle du jeune comédien Pierre-Antoine Billon.

Ami d'enfance de Michel Sardou[Note 1], il assure la première partie du chanteur à l'Olympia[précision nécessaire], et collabore avec lui, durant les années 1970, en tant qu'auteur et/ou compositeur ; (Dix ans plus tôt, Je vole), compositeur (America America, Huit jours à El Paso, Je ne suis pas mort, je dors) ; il réalise également les albums Verdun et Victoria.

Sa collaboration avec Sardou s'achève au début des années 1980[1]. Il travaille alors pour Johnny Hallyday[Note 2].

Il compose également des génériques pour des jeux télévisés (Le Juste Prix, Le Bigdil) et de divertissements (40° à l'ombre, C'est l'été, C'est toujours l'été).

Il collabore à de nombreuses reprises avec Éric Bouad, (ancien guitariste d'Hallyday et membre des Musclés). De cette collaboration naissent les titres Tao Bi le lapin, Bienvenu tout nu, Back in Nashville, Con Edison ou encore La Bamba triste, (titre rendu célèbre par Ringard Willycat et Bruno Guillon sur Virgin Radio, qui en firent le générique de l'émission[réf. nécessaire].

Collaboration avec Johnny Hallyday[modifier | modifier le code]

C'est en 1974, que pour la première fois, il travaille pour le chanteur, sur l'album Rock'n'Slow, où il joue du Tumba (Congas).

Il écrit et/ou compose pour Johnny Hallyday plusieurs chansons entre 1977 et 1979 : La croisière des souvenirs (en collaboration avec Long Chris), Au secours (en collaboration avec Michel Mallory), J'ai oublié de vivre, (album C'est la vie, 1977) ; La fin du voyage, (45 tours version studio et Pavillon de Paris : Porte de Pantin version live).

À partir de 1982, la collaboration avec Johnny Hallyday devient plus importante, directeur artistique du chanteur jusqu'en 1984, Pierre Billon réalise tous les albums de cette période :

1982 : Quelque part un aigle / Black es noir (album enregistré en espagnol) / Version 82 (nouvelles versions des titres Vogue 1960-1961) / La peur / Palais Des Sports 82

1983 : Entre violence et violon / En V.O. (album enregistré en anglais)

1984 : Drôle de métier / Spécial Enfants du Rock / Johnny Hallyday au Zénith

Sur la plupart de ces albums, Pierre Billon écrit de nombreux titres et contribue au renouveau musical du chanteur. Ici l'audace et l'inspiration sont de rigueur, Hallyday fait « peau neuve » et cette période, parfois sous estimée, s'inscrit comme une étape charnière de la carrière de l'artiste[Note 3].

Pierre Billon écrit encore pour Hallyday : Vietnam vet, Rouler vers l'ouest (1990) et Les news (2008).

Trente-sept chansons à ce jour - 2012).

Pierre Billon et les génériques de jeux télévisés[modifier | modifier le code]

Pierre Billon a composé plusieurs génériques de jeux télévisés, notamment  : Des chiffres et des lettres ; du Bigdil de Vincent Lagaf' ; du Millionnaire de Philippe Risoli, (il était le chef d'orchestre[pas clair]). Il a aussi remixé le générique du Juste Prix en 2009. En 2001 il s'associe avec Jean Mora (un autre compositeur) et crée une entreprise de création et de production musicale : Tatoo Music.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Michel Sardou et Pierre Billon se sont connus en 1963. Se reporter au texte : Un grand frère de mon âge écrit par Pierre Billon et publié dans le programme de tournée 1978/1979 de Michel Sardou.
  2. Johnny Hallyday écrit dans son autobiographie Destroy, Éditions Michel Lafont, 2000, « Je connaissais Pierre depuis quelques années. Il m'avait déjà écrit quelques chansons. On parlait motos, tatouages, Amérique. J'aimais son style, son humour au troisième degré, son décalage. Il connaissait bien le métier... J'aimais travailler et sortir avec lui. Je voulais changer de look et me refaire une santé. Billon m'a branché sur la musculation avec l'un de ses potes, Hervé Lewis. »
  3. Sur cette période de la carrière d'Hallyday, Jean-François Brieu à propos de l'apport de Pierre Billon écrit : « Ce qui est caractéristique des productions Billon, c'est que l'on aime aller chercher loin dans les références littéraires, on adore déstructurer les mélodies (…), on s'éclate à casser les lignes de basses, les soli trop proprets (…). Bref, on produit, c'est-à-dire qu'on prend des risques ». Source : fascicule CD édition 2000 de l'album Entre violence et violon, Jean-François Brieu

Références[modifier | modifier le code]

  1. Florence Michel, Michel Sardou, édition Seghers, 1985

Liens externes[modifier | modifier le code]