Anne Hidalgo

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Anne Hidalgo
Anne Hidalgo le 1er février 2014.
Anne Hidalgo le 1er février 2014.
Fonctions
Maire de Paris
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur Bertrand Delanoë
Première adjointe au maire de Paris
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
Prédécesseur Jacques Dominati
Successeur Bruno Julliard
Conseillère régionale d'Île-de-France
En fonction depuis le
(11 ans, 2 mois et 1 jour)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Biographie
Nom de naissance Ana María Hidalgo
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance San Fernando (Espagne)
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagnole[1]
Drapeau de la France Française (depuis 1973)
Parti politique PS
Conjoint Jean-Marc Germain
Diplômée de Université Lyon 3 Jean Moulin
Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Anne Hidalgo
Maires de Paris

Anne Hidalgo, née le à San Fernando (Espagne), est une femme politique franco-espagnole. Elle est membre du Parti socialiste depuis 1994.

Secrétaire nationale du parti à la culture et aux médias, après avoir été chargée de la formation professionnelle et première adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë de 2001 à 2014, elle est tête de liste départementale aux élections régionales d'Île-de-France en 2010.

À l'occasion des élections municipales de 2014, elle devient la première femme maire de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et vie privée[modifier | modifier le code]

Née en Espagne, ses parents (son père Antoine Hidalgo, ouvrier électricien syndicaliste et sa mère Maria, couturière)[2] émigrent en France et s'installent avec leurs deux filles, à Lyon en 1961. Anne Hidalgo grandit à Vaise, un quartier de Lyon. Ses parents sont retournés en Espagne tandis que sa sœur aînée, Marie, gère une entreprise à Los Angeles, en Californie. Née Ana Hidalgo, elle est naturalisée française avec ses parents le (date du certificat de nationalité), et dispose de la double nationalité depuis 2003[3],[1].

Depuis , elle est mariée avec Jean-Marc Germain, ancien directeur de cabinet de Martine Aubry et député des Hauts-de-Seine depuis 2012. Ils ont ensemble un enfant et elle est aussi mère de deux enfants nés d'une union précédente.

Formation et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Anne Hidalgo est titulaire d'une maîtrise de sciences sociales du travail et d'un DEA de droit social et syndical, qu'elle obtient à l'Institut du travail de Lyon[réf. nécessaire].

En 1982, elle a été admise 5e au concours national de l'Inspection du travail.

En 1984, elle obtient son premier poste d'inspectrice du travail à Chevilly-Larue[4] et s'installe dans le 15e arrondissement de Paris.

En 1993, elle intègre la délégation à la formation professionnelle au ministère du Travail puis obtient une mission au Bureau international du travail à Genève entre 1995 et 1996. Elle est ensuite une année, chargée de mission auprès du directeur des ressources humaines de la Compagnie générale des eaux.

Dans les cabinets ministériels du gouvernement Jospin[modifier | modifier le code]

Anne Hidalgo en 2010 à Paris, au lancement du défilé du Nouvel an chinois, sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Entre 1997 et 2002, Anne Hidalgo a travaillé dans trois cabinets ministériels au sein du Gouvernement Jospin, d'abord au sein du cabinet de Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité comme conseillère, puis auprès de Nicole Péry, secrétaire d'État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, de 1998 à 2000, comme conseillère technique puis conseillère au cabinet, participant, notamment, à l’élaboration des lois sur la parité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. De novembre 2000 à mai 2002, elle est conseillère technique puis chargée de mission, chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires, au cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice.

Depuis le 1er juillet 2011, Anne Hidalgo est en retraite de son poste d'inspectrice du travail[5].

Elle affirme le 4 avril 2013 sur RMC : « Je gagne 5 000 euros nets par mois pour mes mandats ». Selon le site Atlantico, elle toucherait, pour l'ensemble de ses revenus, environ 8 200 euros nets par mois[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1re adjointe au maire de Paris, chargée de l'égalité Homme-Femme et du bureau des temps (2001-2008)[modifier | modifier le code]

En mars 2001, aux élections municipales, elle conduit la liste du Parti socialiste dans le 15e arrondissement de Paris, qui obtient 26,5 % des voix au premier tour, puis arrive au second tour derrière la liste rassemblée autour d’Édouard Balladur et du maire sortant René Galy-Dejean. Élue conseillère d'arrondissement dans le 15e arrondissement, elle entre également au Conseil de Paris où la gauche est désormais majoritaire.

Le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë l'a nommée chargée de l'égalité Homme/Femme et du Bureau des Temps et première adjointe, souhaitant appliquer la parité au sein de son administration et parmi ses adjoints ; elle ne coordonne cependant pas l'action municipale, ce qui échoit normalement à un premier adjoint[7]. Sa nomination a été « diversement appréciée » par la majorité municipale[8].

Cette proche de François Hollande à l'époque, n'avait pas d'expérience d'élue. D’ailleurs, elle voulait utiliser ses compétences, acquises dans les cabinets ministériels pour se voir confier le secteur social et de l'emploi ou, à défaut, l'égalité professionnelle[9].

Lors de son mandat de première adjointe, elle a notamment à gérer, selon la loi, l'intérim de la mairie de Paris lorsque Bertrand Delanoë fut l'objet d'une tentative d’assassinat, en 2002. D'ailleurs durant cette période, Anne Hidalgo assume une fonction strictement protocolaire. La première adjointe disposait, certes, « de la délégation générale de signature », mais seulement depuis mai 2002[8].

Durant son mandat, elle a été à l'origine du « club du 17 novembre » ayant pour objet de soutenir le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande[10].

En , candidate aux élections législatives dans la 12e circonscription de Paris, elle recueille 29,6 % des voix au premier et unique tour contre 54,2 % des voix pour le député sortant Édouard Balladur, qui est donc réélu. Elle échoue également à enlever la 13e circonscription de Paris à la droite en , en obtenant au premier tour des élections législatives 28,2 % des voix, puis 43,3 % des voix au second tour contre 56,7 % pour l'ancien ministre Jean-François Lamour (UMP).

En mars 2004, elle est élue au conseil régional d'Île-de-France sur la liste de Jean-Paul Huchon (tête de liste pour Paris). Elle est membre de la commission des Transports et de la Circulation et prend la présidence du Centre régional d'information et de prévention du Sida (CRIPS).

En octobre de la même année, elle confie dans une interview à La Dépêche du Midi « ne pas écarter » une candidature à la mairie de Toulouse en 2008[11].

Anne Hidalgo s'engage pour le « Oui » au traité établissant une Constitution pour l'Europe dans le cadre de la campagne parisienne[12].

Dans le cadre de la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste en 2006, elle exprime une proximité d'idées avec Dominique Strauss-Kahn, tout en restant proche de Lionel Jospin et de Bertrand Delanoë. Avec d'autres responsables féminins du Parti socialiste, elle critique la « peopleisation » de la politique, en référence à la candidature de Ségolène Royal. Elle conteste par ailleurs la position de celle-ci concernant la licence globale, un mode de rémunération des auteurs d'œuvres disponibles sur Internet par le biais d'un forfait payé par les internautes, comme n'étant pas « la solution »[13].

1re adjointe au maire de Paris, chargée de l'urbanisme et de l'architecture (2008-2014)[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste de rassemblement (PS-PCF-PRG-MRC) qu'elle conduit dans le 15e arrondissement de Paris arrive en tête au premier tour avec 35,9 % des suffrages (soit 28 313 voix) contre, une droite fortement divisée, 33,9 % à la liste UMP de Philippe Goujon et 10,1 % à celle de Gérard d'Aboville (divers droite). Elle améliore alors de plus de 8 points son score de 2001. Au second tour, sa liste obtient 47,35 % des voix contre 52,65 % à Philippe Goujon, dont la liste a fusionné avec celle de Gérard d'Aboville[14].

Anne Hidalgo reste première adjointe au Maire de Paris, Bertrand Delanoë. Elle est chargée de l'urbanisme et de l'architecture[15] et préside le conseil d'administration de l'Atelier parisien d'urbanisme[16].

Anne Hidalgo à un meeting de la campagne pour les élections régionales françaises de 2010 du Parti socialiste au Cirque d'hiver de Paris.

Tête de liste départementale à Paris aux élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Tête de liste départementale du PS à Paris, sa liste était notamment confrontée à celle des Verts, alors qu'Europe Écologie avait largement devancé le PS dans la capitale lors des élections européennes de 2009[17].

Sa liste arrive première des listes de gauche au premier tour avec 26,26 % contre 20,57 % pour Europe Écologie[18], avant de remporter un net succès au second tour avec 57,95 % contre 42,05 % pour la liste menée par Chantal Jouanno (UMP), qui est notamment devancée dans deux bastions traditionnellement ancrés à droite, le 1er arrondissement et dans le 5e arrondissement où elle obtient 58,01 % face à 41,99 % pour l'UMP[19].

Anne Hidalgo est donc reconduite dans son mandat de conseillère régionale d'Île-de-France et intègre la commission Culture. Jean-Luc Romero lui succède à la présidence du Centre régional d'information et de prévention du Sida (CRIPS)[20] ; elle devient pour sa part, présidente de l'organisme Île-de-France Europe[21], qui assure la représentation de la Région à Bruxelles.

Maire de Paris[modifier | modifier le code]

Candidature, campagne et élection[modifier | modifier le code]

Anne Hidalgo annonce officiellement le 2 septembre 2012, sa décision de briguer la succession de Bertrand Delanoë aux municipales de 2014 à Paris[22]. Un sondage la crédite alors de 54 % des intentions de vote contre 46 % pour François Fillon ou Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'hypothèse d'un second tour[23], un autre sondage quelques mois plus tard, lui accorde 51 % des intentions face à Nathalie Kosciusko-Morizet[24].

Seule candidate de son parti, après le retrait de Jean-Marie Le Guen, Anne Hidalgo est désignée avec 98,3 % des voix par 2 715 militants socialistes parisiens le 22 mai 2013[25]. Le 28 août 2013, elle nomme Pascal Cherki porte-parole de sa campagne, secondé par plusieurs porte-parole adjoints : Bruno Julliard, Rémi Féraud (également codirecteur de campagne avec Jean-Louis Missika), Ian Brossat (après l'accord PS-PCF), Colombe Brossel, Seybah Dagoma et Myriam El Khomri[26]. Le 10 octobre 2013, elle est reconduite comme tête de liste PS dans le 15e arrondissement.

Le , à l'issue du deuxième tour des municipales, les listes qu'elle conduit remportent la majorité au Conseil de Paris[27]. Dans le 15e arrondissement par contre, elle subit un revers, puisqu'elle est battue par Philippe Goujon (UMP) avec les résultats suivants : 36,62 % des voix pour Anne Hidalgo, contre 63,37 % des voix pour le candidat UMP. Ainsi, elle devient maire de Paris sans même avoir été élue dans son arrondissement. Le 5 avril 2014, elle est officiellement élue par le Conseil de Paris maire de la capitale, devenant la première femme à occuper ce poste.

Candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024[modifier | modifier le code]

Se déclarant « pas vraiment favorable » pendant sa campagne à une candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, elle promet néanmoins « de travailler le dossier » si est élue maire de Paris, voulant « s'assurer que les conditions soient réunies ». Elle craint que la candidature coûte cher, et précise qu'avant de porter cette candidature, elle souhaite « un partage » des frais pour pas qu'ils n'incombent qu'aux contribuables parisiens[28].

Fin mai 2014, alors en déplacement à New-York, depuis élue maire, elle déclare au sujet d'une potentielle candidature : « Je n'ai pas porté ce projet dans ma campagne. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique ». En outre, elle précise à plusieurs reprises que les trois conditions pour cette candidature sont « transparence, viabilité du modèle économique et respect environnemental ».

Lors de sa conférence de presse du 6 novembre 2014, le président de la République François Hollande déclare : « Je suis favorable à ce que la ville de Paris, si elle le décide, présente sa candidature pour les Jeux olympiques ». Le lendemain, en conférence de presse, Anne Hidalgo tempère l'enthousiasme du président, ne voulant pas prendre des « décisions hâtives prises sous le coup de l'émotion », et précise que « que rien ni personne » ne la fera « changer de calendrier et de méthode, en ce qui concerne [...] la candidature de Paris aux Jeux olympiques » que ce soit « d'ailleurs en 2024 ou 2028 ». Elle ajoute, néanmoins, « qu'il faut attendre les conclusions des groupes de travail du mouvement sportif français », qui seront rendues en février 2015[29].

Le 12 février, Anne Hidalgo reçoit un rapport du Comité Français du Sport International (CFSI), qui préconise un coût raisonnable pour l'organisation des jeux, d'environ 6.2 milliards d'euros (dont 2 milliards financés par le CIO). Elle confirme dans la foulée, qu'elle présentera courant mars le projet aux maires d'arrondissement et proposera au vote du Conseil de Paris, en avril, la candidature de Paris aux JO[30].

Le 23 mars 2015, Anne Hidalgo a donné son accord aux JO de 2024 et a déclaré « s'engager pleinement et avec responsabilité Paris en faveur d'une candidature aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 »[31].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le 9 février 2015, le Conseil de Paris a adopté le plan anti-pollution proposé par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Ce plan prévoit de réduire la pollution automobile à Paris à l'horizon 2020 : à partir du 1er juillet 2015 les autocars et camions de plus de 14 ans sont interdits dans Paris ; à partir du 1er juillet 2016 les véhicules particuliers de plus de 14 ans sont bannis de la capitale ainsi que les véhicules utilitaires légers de plus de 20 ans[32].

Anne Hidalgo à la 39e cérémonie des César.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Loi DADVSI[modifier | modifier le code]

Le , dans les débats sur la loi DADVSI (Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information), elle prend publiquement position contre les amendements du groupe socialiste instaurant la « licence globale » pour le téléchargement. Le 26 décembre, elle signe, avec l'adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, Christophe Girard, un point de vue dans le journal Le Monde, où elle défend sa position au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « licence globale ». Cette position sera reprise par François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, et par le groupe socialiste au Sénat, mais pas par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le , elle présente avec François Adibi et la section culture du Parti socialiste un rapport réalisé par Franck Laroze et de nouvelles préconisations[33], Pour une solution équitable[34], rejetant autant les DRM (Digital Rights Management) que la « licence globale ». Les instances dirigeantes du PS préféreront finalement défendre à l'Assemblée nationale l'option de la licence globale prônée par les députés Patrick Bloche (Paris), Didier Mathus (Saône-et-Loire) et Christian Paul (Nièvre).

Droits des femmes[modifier | modifier le code]

Féministe, elle a une opinion proche du prohibitionnisme au sujet de la prostitution[35].

En octobre 2013, au cours d'une émission télévisée, elle déclare avoir « de la bienveillance pour les Femen » et les trouver « émouvantes ». À la suite de nouvelles actions des Femen largement dénoncées par la classe politique[36], et dans le contexte des élections municipales de 2014 à Paris où elle est candidate, elle relativisera ses propos par la voix de son directeur de campagne. Le site d'information Le Lab relève néanmoins que « le jour de l'enregistrement de cette émission, les Femen avaient déjà ouvert leur « centre d'entrainement » à Paris et multiplié les actions seins nus, aussi bien pour accueillir Marine Le Pen en Bretagne que dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en février 2013 »[37].

Métropole du Grand Paris[modifier | modifier le code]

Après le rejet des dispositions proposées au Sénat, elle propose avec Claude Bartolone, Jean-Paul Huchon et une quarantaine d'élus socialistes d'Île-de-France de créer la Métropole du Grand Paris en tant qu'intercommunalité avec des compétences exclusives du logement, de l'hébergement des sans-abris, de la lutte contre la pollution et de la transition énergétique sur le périmètre des communes de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis[38].

Présidentielles et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Lors des primaires socialistes de 2011 pour désigner le candidat à l’élection présidentielles de 2012, Anne Hidalgo prend position pour Martine Aubry et devient sa porte-parole.

Elle critique fortement l'accord national passé entre le PS et EELV attribuant la 6e circonscription de Paris à Cécile Duflot, redoutant une éventuelle candidature de celle-ci à la mairie de Paris en 2014[39]. D'ailleurs, le bureau fédéral, sous la présidence de Rémi Féraud, a adopté une motion appelant à une révision de cet accord[40]. Elle publie un communiqué avec Bertrand Delanoë afin de dénoncer le « parachutage d'une candidature »[41]. Elle n'est, d'ailleurs, pas candidate dans sa circonscription à cette élection législatives, le redécoupage de la carte électorale ayant renforcé la 13e Circonscription de Paris à droite.

Insigne commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le 13 juillet 2010, Anne Hidalgo est promue commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique, l'équivalent de la Légion d'honneur en Espagne[42]. Ces insignes lui sont remis sur proposition du gouvernement espagnol et sur décision du roi Juan Carlos, par l'ambassadeur d'Espagne en France qui souligne alors que « cette décoration constitue une reconnaissance à l'immigration espagnole en France à travers Anne Hidalgo qui représente pour nous un modèle exemplaire d'intégration réussie »[43].

Le 14 juillet 2012, elle est nommée chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur[44].

En 2014, elle est désignée « personnalité de l'année » par l'édition espagnole du magazine Vanity Fair[45].

En juin 2015, lors de sa visite d'Etat en France, le roi Felipe VI, lui remet les insignes de Grand Croix de l'Ordre du mérite civil espagnol.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Une femme dans l'arène, Éditions du Rocher, coécrit avec Jean-Bernard Senon, préface de Bertrand Delanoë, 2006 (ISBN 2-2680-5961-8)
  • Travail au bord de la crise de nerfs, coécrit avec Jean-Bernard Senon, Flammarion, 2010 (ISBN 2-0812-4522-1)
  • (en) Mon combat pour Paris : quand la ville ose, Paris, Flammarion,‎ (ISBN 2-081-27769-7)

En avril 2014, elle préface la bande-dessinée La Nueve, qui narre l'histoire de républicains espagnols qui ont participé à la Libération de Paris, en 1944[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « À Cadix, Hidalgo soigne son image en pensant à 2014 », Le Figaro, mis en ligne le 28 septembre 2012
  2. Marie-Eve Malouines, PARIS de femmes, Fayard,‎ 2014, p. 41
  3. « Le jour où je suis devenue française », Paris Match via anne-hidalgo.net,‎ (consulté le 12 août 2013)
  4. Les candidats en aparté. Anne Hidalgo et Philippe Goujon se livrent sans détour. - Le Point, 22 mars 2012
  5. Arrêté du 27 janvier 2011 portant admission à la retraite (inspection du travail) - Légifrance, JORF no 0030 du 5 février 2011
  6. « Quand Anne Hidalgo, la retraitée de l'Hôtel de Ville, oublie 40% de ce qu'elle gagne », sur alantico.fr,‎
  7. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=e121f11176f5340c12d850c511f89034b9322fdc29ca2b7e
  8. a et b http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=9ecfc1cb1aedd6bb7b9026e42a7f92653502cf9b97e19651
  9. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=2b94c725a04677db3a2495fdb5c2266b1a0e420e44e092c1
  10. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=48dcef56bf896ad6f40076c7acc1b6ffd69fffbea5cdb9e0
  11. Anne Hidalgo ne dit pas non, ladepeche.fr, 26 octobre 2004.
  12. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=81f2a6d0203120f1709d35d4ee5eaa434df6699a11921548
  13. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=fbe03194d16d26c19f0a9db742ac774e62beb53363467a8e
  14. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=2864054d8548fb2023773a958e40ddcfe5215da0ab992636
  15. La nouvelle vie d'Anne Hidalgo, Le Parisien, 21/03/2009
  16. Conseil d'administration de l'APUR
  17. Anne Hidalgo :« Notre objectif, c'est d'être devant les Verts »
  18. « Les résultats des élections régionales à Paris », Paris.fr,‎
  19. « À Paris, la victoire "spectaculaire" de la gauche emmenée par Anne Hidalgo », Le Parisien,‎ (consulté le 28 mars 2010)
  20. romero-blog.fr Jean-Luc Romero élu président du CRIPS
  21. iledefrance-europe.eu Les mandants d'Île-de-France Europe
  22. « Sans surprise, Anne Hidalgo se lance dans la course à la succession de Delanoë » , Le Nouvel Observateur du 2 septembre 2012
  23. A Paris, Hidalgo plus fort que Fillon - Le Journal du dimanche, 2 septembre 2012
  24. 2014/Paris: Hidalgo battrait de peu NKM - Le Figaro, 30 mars 2013
  25. Anne Hidalgo officiellement investie par les militants PS pour les municipales à Paris - Francetvinfo/AFP, 23 mai 2013
  26. Elsa Fouillac, « Municipales à Paris : Pascal Cherki sera porte-parole d’Anne Hidalgo », in leparisien.fr, 28 août 2013.
  27. Municipales 2014 : Anne Hidalgo devient la première femme maire de Paris, Le Monde, 30 mars 2014
  28. « JO-2024: Hidalgo "pas vraiment" favorable à une candidature de Paris » (consulté le 1 février 2015)
  29. « Paris candidate aux JO 2024 ? Hidalgo tempère l'enthousiasme de Hollande » (consulté le 1 février 2015)
  30. « JO 2024 à Paris : ce que dit l'étude d'opportunité », sur FranceInfo,‎ (consulté le 12 février 2015)
  31. « JO 2024 : Hidalgo donne son accord à une candidature de Paris »
  32. « Paris : Hidalgo présente son plan antipollution »
  33. DADVSI : le PS remet les droits d'auteur au centre du débat, mais accouche d'une usine à gaz - ZDnet, 2 février 2006
  34. Pour une solution équitable - Rapport de Franck Laroze et Antoine Gitton [PDF] (voir archive)
  35. Mathieu Deslandes, «Anne Hidalgo, "choix marketing" de Delanoë pour 2014 », in rue89.com, 7 septembre 2012.
  36. AFP, « Une Femen mime un avortement en l'église de la Madeleine à Paris », sur 20 minutes.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2014).
  37. Paul Larrouturou, « Anne Hidalgo : « j'ai de la bienveillance pour les Femen » », sur Le Lab (Europe 1.fr),‎ (consulté le 10 janvier 2014).
  38. « Hidalgo, Huchon, Bartolone tentent de sauver le Grand Paris », Le Journal du dimanche,‎ (consulté le 22 juillet 2013)
  39. http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/16/les-24-heures-qui-ont-plonge-ecologistes-et-socialistes-dans-la-confusion_1604745_823448.html?xtmc=anne_hidalgo&xtcr=148
  40. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/18/paris-l-arrivee-de-cecile-duflot-provoque-le-desordre-au-sein-du-ps_1606117_1471069.html?xtmc=anne_hidalgo&xtcr=146
  41. http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/16/l-accord-ps-verts-ecarte-la-sortie-du-nucleaire-mais-laisse-le-debat-ouvert_1604403_823448.html
  42. « Décorée de l’équivalent de la Légion d’Honneur en Espagne », Blog d'Anne Hidalgo
  43. « Vidéo : Anne Hidalgo décorée par le roi d'Espagne », LeParisien.fr
  44. « Légion d'honneur : Simone Veil, Juliette Gréco, Michel Blanc au menu de la promotion 2012 », LeMonde.fr
  45. « Hidalgo passe de Hillary Clinton à Felipe », lejdd.fr, 6 juillet 2014.
  46. « Quand Anne Hidalgo préface une BD », programme-tv.net, 25 avril 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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