Robert Hossein

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Robert Hossein

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Robert Hossein devant son théâtre, en janvier 2007

Nom de naissance Robert Hosseinoff
Naissance 30 décembre 1927 (1927-12-30) (84 ans)
Paris, Drapeau de France France
Films notables Du rififi chez les hommes,
Madame sans gêne,
Angélique Marquise des Anges,
Angélique,
Prêtres interdits

Robert Hossein, est un acteur, metteur en scène, réalisateur, scénariste et dialoguiste français, né le 30 décembre 1927 à Paris.

Sommaire

[modifier] Biographie et carrière

Fils d'un compositeur iranien, André Hossein, et d'une comédienne native de Kiev (Ukraine)[1], Robert Hossein suit très tôt des cours de théâtre, auprès notamment de René Simon et de Tania Balachova. Il obtient son premier succès d'estime à 19 ans, avec un rôle dans la pièce Les voyous. Il se dirige un temps vers la mise en scène, avec notamment Docteur Jekyll et Mister Hyde, La Chair de l'orchidée d'après James Hadley Chase, ou bien encore L'Homme traqué, d'après Francis Carco.

Il débute sa carrière cinématographique en 1948 dans Le Diable boiteux, de Sacha Guitry, où il tient un petit rôle de figuration. Sa carrière s'accélère avec le film de Jules Dassin, Du rififi chez les hommes. Plus tard, il affrontera Jean Gabin, deviendra un des acteurs favoris de son ami Roger Vadim, travaillera avec Yves Allégret, Alexandre Astruc, Edouard Molinaro, Mauro Bolognini, Nadine Trintignant, Christian-Jaque, Claude Autant-Lara et Julien Duvivier (ces trois derniers en fin de course malheureusement), et donnera la réplique à Michèle Morgan, Françoise Arnoul, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Annie Girardot, Sophia Loren et Monica Vitti...

En 1955, il réalise son premier film, Les Salauds vont en enfer, tiré du livre de son ami Frédéric Dard, dans lequel il est également acteur. Après Pardonnez nos offenses, qu'il réalise en 1956, et Toi le venin (avec Marina Vlady et la sœur de celle-ci Odile Versois), le voilà en 1964, en héros romantique, incarnant Geoffrey de Peyrac, dans Angélique Marquise des Anges, et dans un registre plus intimiste, La musica, de Marguerite Duras, en 1967. En 1968, il retrouve Michèle Mercier, sa partenaire d’Angélique, pour Une corde, un colt, western français qu'il réalise et interprète. De sa filmographie, on retiendra surtout - c'est l'avis de Robert Hossein - Le Vampire de Düsseldorf, film sobre et prégnant, qu'il réalise et interprète avec Marie-France Pisier, qui est alors sa compagne.

Robert Hossein au festival de Cannes 1992.

Il prend en charge en 1970 le théâtre populaire de Reims, expérimentant un théâtre traité comme un véritable spectacle cinématographique. En 1972, Isabelle Adjani joue avec sa troupe La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca, qui la consacre (elle entre aussitôt après à la Comédie Française). À son retour à Paris, Hossein se lance dans une série de grands spectacles au Palais des Sports et du Palais des congrès de Paris, où le public est invité à prendre parti : Le Cuirassé Potemkine, Notre-Dame de Paris, ou bien encore Danton et Robespierre. La comédie musicale Les Misérables connaît un grand succès, et est reprise à Broadway.

Il a multiplié entre temps les apparitions au cinéma, notamment dans Le Casse, d'Henri Verneuil. En 1973 il jouait un prêtre et amant de Claude Jade dans l'émouvant Prêtres interdits de Denys de La Patellière, et joue avec Johnny Hallyday dans Point de chute, qu'il réalise. En 1981, il fait un retour remarqué dans Les Uns et les Autres de Claude Lelouch[2]. Toujours au cinéma : l'année suivante, Hossein dirige une version monumentale du roman de Hugo Les Misérables, où il n'apparaît pas, et en 1986 il se met scène avec sa femme Candice Patou dans Le caviar rouge, adaptation par son ami et complice des débuts, Frédéric Dard, de sa propre œuvre ; l'acteur, lui, a pour partenaire Emmanuelle Béart dans Les Enfants du désordre de Yannick Bellon (1989), et dans Vénus beauté (institut), de Tonie Marshall, en 1999, il joue un ancien aviateur.

Il s'est marié avec Marina Vlady le 23 décembre 1955 dont il a deux fils, Pierre et Igor, puis divorce. À 35 ans, il épouse ensuite le 7 juin 1962 Caroline Eliacheff alors âgée de 14 ans, fille de Françoise Giroud, dont il a un fils. Il divorce de nouveau et se marie avec Candice Patou le 28 juin 1976. De 1973 à 1974 la jeune comédienne Michèle Watrin (elle incarnait la cousine de Claude Jade dans Prêtres interdits) était sa fiancée. Elle meurt en 1974 d'un accident de voiture.

Son fils le rabbin Aaron Eliacheff donne des cours de religion à Strasbourg. Il est père de neuf enfants: Calev, Nitaye, Esther, Jonathan, Elicheva, Aliza, Avigdor, Matithiaou et Avigail.

En 1979, il participe à l'ouvrage "Dieu existe ? oui" (Christian Chabanis).

De 2000 à 2008, il dirige le théâtre Marigny.

En 2007, il présente une pièce intitulée N'ayez pas peur sur la vie de Jean-Paul II[3]. À l'âge de quarante ans, il s'est fait baptiser dans la religion catholique. Il voue une dévotion toute particulière à sainte Thérèse de Lisieux[4].

En 2009, on a pu le voir aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans le film Un homme et son chien réalisé par Francis Huster.

En 2011, il soutient publiquement le Chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte.

[modifier] Filmographie

[modifier] Cinéma

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[modifier] Théâtre

[modifier] Auteur

[modifier] Comédien

[modifier] Metteur en scène

Il est metteur en scène au théâtre des petis Slayers,ancien de Paris.Il est sous la direction du directeur M.wowWarcraft.

[modifier] Metteur en scène de grands spectacles

[modifier] Distinctions

  • Molière d'honneur, 1995
  • Grande médaille de vermeil de la Ville de Paris, 2000
  • Commandeur de la Légion d'honneur, 2005

[modifier] Bibliographie

[modifier] Romans

[modifier] Autres

  • 1978 : La Sentinelle aveugle (Grasset)
  • 1981 : Nomade sans tribu (Fayard)
  • 1987 : En désespoir de cause (Plon)
  • 2001 : La Nostalge (Michel Lafon)
  • 2002 : Lumière et Ténèbres (Le Pré aux Clercs)
  • 2007 : N'ayez pas peur... De croire (Lattès)

[modifier] Notes et références

  1. Selon les propos de l'intéressé à l'émission Le Plus Grand Cabaret du Monde, présentée par Patrick Sébastien le 22 septembre 2007
  2. Dictionnaire du cinéma français, collection Références Larousse, 1987
  3. cyberpresse.ca
  4. Ktotv

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

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