Catherine Ringer

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Catherine Ringer

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Catherine Ringer au festival des Eurockéennes de 2007.

Informations générales
Naissance (56 ans)
Suresnes, France
Activité principale Chanteuse, auteur-compositeur-interprète, danseuse, actrice
Genre musical Chanson française, rock, musique électronique
Instruments Claviers, guitare, instrument à cordes, guitare basse, percussion
Années actives Depuis 1976
Site officiel www.catherineringer.com

Catherine Ringer, née le 18 octobre 1957 à Suresnes (Hauts-de-Seine, France), est une chanteuse multi-instrumentiste de rock, actrice française. Entre 1980 et 2007, elle a formé avec Fred Chichin (1954-2007) le groupe Les Rita Mitsouko.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de jeunesse[modifier | modifier le code]

Née d'un père peintre d'origine juive polonaise[1],[2] et déporté durant la Seconde Guerre mondiale, Sam Ringer (dont elle raconte l'histoire dans C'était un homme, sur l'album Cool Frénésie des Rita Mitsouko en 2000), et d'une mère architecte, Catherine quitte le foyer familial à treize ans. Elle étudie un temps à l'université et s'intéresse au théâtre, à la danse et au chant.

La jeune Catherine Ringer apprend à jouer de la flûte, elle chante très tôt et écoute Georges Brassens, la Callas mais aussi le Velvet Underground. Elle écrit des poèmes. Très tôt, elle est mannequin enfant pour des catalogues (Le Printemps) et fait la couverture de journaux de mode.

À huit ans, elle joue dans Ils étaient deux coquins réalisé par Marianne Oswald. Dès quinze ans, elle quitte le collège Honoré de Balzac et s'oriente vers une carrière artistique.

Carrière au théâtre[modifier | modifier le code]

À partir de 1975, Catherine Ringer chante dans plusieurs pièces de théâtre musical : Visite à Locus Solus, un texte de Raymond Roussel mis en scène par Michel Puig ; Fragments pour Guevera (ou Fragments pour le Che), de Pierre Bourgeade mis en scène par Michael Lonsdale ; Nuits sans nuit, une adaptation du livre de Michel Leiris mise en scène par Michael Lonsdale sur une musique de Michel Puig ; Les Loups de Catherine Dasté, mis en scène par Michel Puig.

En 1976, elle rencontre la danseuse et chorégraphe argentine Marcia Moretto qui devient son professeur de danse et avec qui Catherine danse au Café de la Gare dans le spectacle Silences nocturnes aux îles des fées d'Armando Llamas et en 1977 au théâtre Le Palace à l’occasion du festival Trans-Théâtres. Elle chante également dans N'Shima sous la direction de Iannis Xenakis au Théâtre de la Ville (Paris), joue dans Comme dans une bourrasque de Ricardo Mosner et dans Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht mis en scène par Jacques Échantillon (1978) et dans un ballet africain.

Carrière au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

À la même période, elle prête sa voix à quelques dessins animés diffusés sur FR3 et à un film d'animation de Jean Hurtado : Les Boulugres. Ce film d'animation sera achevé en 1984, mais ne sortira que douze ans plus tard. À la télévision toujours, elle joue dans Le temps des Yeyes de Gérard Jourd'hui, un téléfilm diffusé sur la première chaîne le 16 janvier 1980.

Entre 1976 et 1982[3], Catherine Ringer tourne dans une vingtaine de films pornographiques. Il s’agit le plus souvent de tournages d’une journée dont les réalisateurs extraient parfois deux films. Elle pose aussi pour la revue danoise Sex Bizarre de la Color Climax et pour la revue suédoise Pirate[4]. Catherine Ringer n'a jamais renié ces expériences. Dans l’émission Mon Zénith à moi (1986), alors que Serge Gainsbourg la qualifie de « pute » pour avoir tourné dans des films pornographiques, elle lui rétorque qu'elle a vécu « l'aventure moderne » [5]. Chez Mireille Dumas, dans Sexy Folies (1986), elle raconte que son expérience dans le porno était faite de « situations violentes, difficiles, où son image personnelle [était] complètement écrabouillée, réduite à néant » et compare le porno à une forme de « service militaire ». A Christian Eudeline, dans VSD, elle raconte « j’étais entourée de gens qu’étaient un peu des intellos, et qui disaient que ça allait être quelque chose d’artistique, que c’était passionnant […] je faisais ça sous influence »[6].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Les Rita Mitsouko (1980-2007)[modifier | modifier le code]

En 1979, Catherine Ringer chante à Montreuil dans la comédie musicale Flashes rouges de Marc'O et Geneviève Hervé et y rencontre Fred Chichin. Ensemble, ils forment d’abord Les Sprats. Ils composent et jouent sur scène la musique de Aux limites de la mer d’Armando Llamas mis en scène par Catherine Dasté avec Marcia Moretto (1980) et de Pôle à pôle chorégraphié par Marie-Christine Gheorghiu et Alain Buffard (1982).

Après quelques tentatives de travail en groupe, c'est finalement en duo que Catherine et Fred choisissent de fonctionner. Le couple travaille chez lui et c'est dans leur cuisine que naissent leurs premiers titres. De concert en concert, dans des bars ou des boîtes rock, ils se forgent une petite notoriété dans Paris. C'est au Gibus, en novembre 1980, que le duo se présente sous le nom de Rita Mitsouko[7].

En 1985, le duo se rebaptise « Les Rita Mitsouko » pour en finir avec la confusion du public qui croit souvent que le nom du groupe est celui de la chanteuse. La même année, le simple Marcia Baïla les révèle au grand public.

Leur carrière durera près de trente ans, comptant sept albums orignaux : Rita Mitsouko, The No Comprendo, Marc et Robert, Système D, Cool Frénésie, La Femme trombone, Variéty) et 3 albums live ou de remix : RE, Acoustiques, Les Rita Mitsouko en concert avec l’orchestre Lamoureux).

Tout au long de ces années, ils collaborent avec de nombreux artistes comme les Sparks, Iggy Pop, Richard Galliano, Jean Néplin [8], multiplient les tournées internationales et se distinguent par leurs clips réalisés, entre autre, par Philippe Gautier ou Jean-Baptiste Mondino. Plusieurs de leurs morceaux deviennent des tubes (Andy, C’est comme ça, Les Histoires d’A, Le Petit Train, Y a d’la haine, etc.) et les Rita Mitsouko s’imposent comme des artistes incontournables dans le paysage du rock et de la chanson française.

Catherine Ringer en parallèle des Rita Mitsouko[modifier | modifier le code]

Parallèlement, Catherine Ringer chante aussi en duo avec Marc Lavoine (Qu’est-ce que t’es belle) ou pour des bandes-originales de films (Tatie Danielle, Les trois frères, Sinon oui, Un grand cri d’amour, Reines d’un jour, etc). En 2002, elle revient également au théâtre musical en interprétant le rôle principal dans Concha Bonita mis en scène par Alfredo Arias au Théâtre de Chaillot.

L'« après » Rita Mitsouko (2007-2008)[modifier | modifier le code]

Après le décès de Fred Chichin en novembre 2007, Catherine Ringer se lance en mars 2008 dans une ultime tournée sous le signe du groupe disparu intitulée « Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more » qui se terminera par deux concerts les 21 et 22 juillet 2008 à La Cigale et une ultime représentation le 27 juillet 2008 sur la scène du Métropolis de Montréal[9].

Le 24 novembre 2008 paraît l'album CD des deux concerts à la Cigale intitulé "Chante Les Rita Mitsouko And More A La Cigale" doublé d’un DVD bonus ; y figurent certains titres – Berceuse, Marcia Baïla, Rendez-vous avec moi-même – dont les paroles acquièrent une résonance particulière au regard des circonstances.

Le premier album solo Ring n' Roll et le « Ring n'Roll Tour » (2009-2012)[modifier | modifier le code]

En 2009, Catherine Ringer débute l'enregistrement de son premier album solo et offre à son public une première chanson diffusée sur internet, Je kiffe Raymond, en référence au sélectionneur de l’équipe de France de football, Raymond Domenech. Elle continue à collaborer avec d’autres artistes, comme Mauro Gioia avec qui elle chante des chansons de Nino Rota et de Renato Carosone, et pour de nouvelles bandes-originales de films : Liberté de Tony Gatlif ou encore Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson.

Ring n'Roll, son premier album, sort en avril 2011. Il contient douze chansons, dont trois feront l’objet de clips : Pardon, Prends-moi et Punk 103. Pour ce nouvel opus, Catherine Ringer retrouve Mark Plati, le producteur de David Bowie et de Variéty, et collabore avec l’accordéoniste japonais coba et RZA. Elle entame une tournée internationale, Ring n’roll Tour, qui passe par la Cigale et l’Olympia à Paris, dans de nombreuses villes françaises mais aussi à Bruxelles, Londres, le Canada, les États-Unis et sillonne les routes jusqu’en août 2012. Salué par la critique, Ring n’roll est nommé aux Victoires de la Musique 2012 dans la catégorie « Meilleur album de chansons » et Catherine Ringer remporte la Victoire de la « Meilleure artiste féminine » et le Prix spécial de la Sacem. Cette même année, elle est élevée au rang d’Officier des Arts et des Lettres [10].

Le trio Plaza Francia (2013-2014)[modifier | modifier le code]

Courant 2013, par l'intermédiaire d'Alfredo Arias, Eduardo Makaroff et Christoph H. Müller, tous deux musiciens membres fondateurs du groupe Gotan Project, rencontrent Catherine Ringer et lui proposent d'enregistrer une chanson pour leur nouveau projet intitulé "Plaza Francia" (du nom de la « place France » située dans la Recoleta, un quartier résidentiel de Buenos Aires). Finalement, Catherine enregistrera toutes les chansons de l'album (des chansons de tango composées par Makaroff et Müller) et intégrera la formation à part entière[11].

Le temps de faire vivre leur projet commun Plaza Francia, Catherine et les deux musiciens mettent pour un temps de côté leur projet respectif : pour Catherine de nouvelles chansons sur lesquelles elle a déjà commencé à travailler et pour Makaroff et Müller le groupe Gotan Project[11].

Fin 2013, le trio donne ses deux tout premiers concerts en France le 29 novembre à Sannois (Île-de-France) et le 30 novembre 2013 à Clermont-Ferrand (Auvergne).

Le 7 avril 2014, Plaza Francia publie l'album sous le titre A New Tango Song Book et se lance dès le lendemain dans une tournée de 20 dates en France et en Suisse dont 3 soirs consécutifs au Printemps de Bourges[12].

Tournées[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Au sein des Rita Mitsouko[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Rita Mitsouko.

En solo[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  1. Qu'est ce que t'es belle (avec Marc Lavoine) (1988)
  2. Tatie Danielle (La complainte de (…)) (1990)
  3. Eso Es El Amor (1997)
  4. Doux Dady (1998)
  5. Rendez-vous avec moi-même (2008)
  6. Parle plus bas (With Mauro Gioia) (2008)
  7. Je kiffe Raymond (2009)
  8. Les Bohémiens (2010)
  9. L'Adèle (2010). extrait de la bande originale du film Adèle Blanc-Sec.
  10. Quel est ton nom (2011)- Édité en édition limitée pour la journée des disquaires indépendants (16 avril 2011)
  11. Pardon (2011)
  12. Vive l'amour (2011)
  13. Prends-Moi (2012)
  14. Punk 103 (2012) - face B : "Punk 103 Acoustique"

Clips[modifier | modifier le code]

  1. Qu'est ce que t'es belle (avec Marc Lavoine) (1988)
  2. Eso es el amor (1997)
  3. Doux Dady (1998)
  4. Rendez-vous avec moi-même (2008)-on DVD "Catherine Ringer Sings Les Rita Mitsouko"
  5. Parle plus bas (avec Mauro Gioia) (2008)- sur le DVD "Rendez-vous chez Nino Rota"-.
  6. L'Adèle (2010)
  7. Quel est ton nom - Pour le lancement de l'album "Ring'N Roll"-(2011)
  8. Pardon (2011)
  9. Prends-moi (2012)
  10. Punk 103 (Diffusion en exclusivité au "Le Monte-en l'air" à Paris dès le 22 juin 2012)
  11. La Maternité des Lilas (2013) - Réalisé par Sarah Gueday le 14 juin 2013 avec la participation du personnel et des usagers de la Maternité des Lilas. (Chanson La Maternité des Lilas de Catherine Ringer & Fred Chichin pour le Collectif de la Maternité des Lilas)

Albums solo[modifier | modifier le code]

Au sein de Plaza Francia[modifier | modifier le code]

Nota : la version CD présente les titres dans un ordre différent et a deux titres en moins par rapport aux versions vinyle et digital.

Participations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films X[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Catherine Ringer sur le site ritamitsouko.org
  2. Chanter pour la paix, Mango jeunesse, Paris : 2003, ISBN 2-7404-1630-X, p rose
  3. Interview par Mireille Dumas en 1986, archive INA
  4. Private 2 (1978), la série réimprimée dans Private 106 (1991)
  5. Extrait vidéo de l'épisode
  6. Interview par Christian Eudeline en 2011, VSD / SFR
  7. rfimusique.com / Biographie des Rita Mitsouko
  8. Resurrected Humans de Jean Néplin & Individual State, 1981
  9. Source : article « Les Rita Mitsouko sans Fred Chichin : la grande Catherine » (28 juillet 2008), de Marie-Christine Blais, dans les colonnes du quotidien La Presse, reproduit sur le site Cyberpresse.
  10. http://prod_v2.culture.gouv.fr/index.php/layout/set/print/Espace-Presse/Discours/Remise-de-decorations-a-Charles-Gerard-Francoise-Huguier-Marilu-Marini-Stanislas-Mehrar-Catherine-Ringer-et-Perrette-Souplex.
  11. a et b live.mytaratata.com / Taratata N°489 du 4 avril 2014 : Plaza Francia / Joe Bonamassa
  12. http://www.catherineringer.com/concerts/

Liens externes[modifier | modifier le code]

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