Sion (Valais)

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Sion
Blason de Sion
Héraldique
Vue générale de Sion avec le château de Tourbillon et Valère.
Vue générale de Sion avec le château de Tourbillon et Valère.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Sion
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Bramois, Champsec, Châteauneuf, Molignon, Pont-de-la-Morge, Uvrier, Salins
Communes limitrophes :
Conthey, Grimisuat, Mont-Noble, Nendaz, St-Léonard, Savièse, Vex, Veysonnaz, Les Agettes
Président(e) Marcel Maurer
Code postal 1950
N° OFS 6266
Démographie
Gentilé Sédunois(e)
Population 30 717 hab. (31 décembre 2010)
Densité 1 034 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 40″ N 7° 21′ 31″ E / 46.2277777778, 7.35861111111 ()46° 13′ 40″ Nord 7° 21′ 31″ Est / 46.2277777778, 7.35861111111 ()  
Altitude 512 m
Superficie 2 970 ha = 29,7 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Sion

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Sion

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Sion
Liens
Site web www.sion.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Sion, appelée en allemand Sitten, est une ville et une commune de Suisse, chef-lieu du canton du Valais et du district homonyme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Valais.
Vue générale de Sion au XIXe siècle.

La ville de Sion fut occupée dès le néolithique (nécropole du Petit-Chasseur), mais celle-ci semble avoir pris son essor surtout à l'époque celte.

La ville de Sion en 1572

Elle tire son nom actuel du latin Sedunum, lui-même dérivé de celui du peuple celte qui vivait là, les Sédunes (en latin : Sedunii). Ceux-ci construisirent sur le site de Sion un oppidum habituellement identifié avec le Drousomagos, signifiant peut-être marché de Drusus ou marché des buissons, cité par Ptolémée et qu'il situe en amont de Martigny.

Jusqu'à la fin de l'époque romaine, Sion reste dans l'ombre de Massongex puis de Martigny, alors appelée Octodure, qui ont l'avantage de se trouver sur la route stratégique du Grand-Saint-Bernard. Ce n'est qu'au Ve siècle, lorsque l'évêque y déplace le siège épiscopal, que la ville devient le centre socio-culturel de la région.

Dès 999, l'évêque de Sion devint comte du Valais. Le Moyen Âge et la Renaissance voient s'affronter, sur le terrain de l'unification du Valais et de la lutte de pouvoir, l'évêque et la Diète, qui siège aussi à Sion.

La ville de Sion fut détruite et pillée à plusieurs reprises jusqu'en 1475, date à laquelle les troupes savoyardes furent repoussées à ses portes lors de la bataille de la Planta.

La ville croît alors lentement jusqu'au terrible incendie de 1788. Elle est reconstruite, mais ses remparts sont abattus au XIXe siècle (il n'en reste aujourd'hui plus guère que la Tour des Sorciers et la Tour de Guet).

Elle connaît un essor important avec l'arrivée du train.

En 1968, la commune et le village de Bramois ont fusionné avec la municipalité de Sion, tout comme celle de Salins en 2013.

Sion tenta à trois reprises d'obtenir les Jeux olympiques d'hiver, mais fut trois fois le dauphin malheureux du vainqueur (Denver qui finalement refusa en 1976 au profit d'Innsbruck, Salt Lake City en 2002 et Turin en 2006).

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Sion mesure 29,7 km2[2].

La basilique (mineure) ou château de Valère (ancienne résidence des chanoines du chapitre) et le Château de Tourbillon surplombent la ville.

La Vieille-ville est un bourg médiéval particulièrement bien conservé : outre les châteaux sis sur les deux collines, de nombreux bâtiments importants s'y trouvent. On peut citer : le Château de la Majorie, l'Hôtel de ville, la maison Supersaxo, le casino abritant le parlement cantonal, la Cathédrale Notre-Dame (ou du Glarier) de Sion avec en face l'Évêché qui est le siège du diocèse de Sion, la Maison du Chapitre, l'Église Saint-Théodule, le Palais du gouvernement valaisan, la maison de la Diète, et la Tour des Sorciers, un des rares vestiges du dernier mur d'enceinte avec la Tour du Guet située au pied du rocher de Valère.

La vallée est traversée par le Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

On compte 93.6 jours par an de gel à Sion. La température maximale y est inférieure à 0 °C 7,6 jours par an. Elle y est supérieure à +25 °C 68,8 jours par an et supérieure à +30 °C 16 jours par an. La durée d'ensoleillement moyen est de 2091.6 heures par année[3].

Relevé météorologique de Sion - altitude: 482 m (période 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -3,6 -2,3 1,4 4,5 8,7 11,8 13,8 13,3 9,9 5,6 0,4 -2,6 5,1
Température moyenne (°C) -0,1 1,8 6,5 10,4 14,9 18,1 20,1 19,2 15,2 10,3 4,3 0,6 10,1
Température maximale moyenne (°C) 4,4 6,9 12,5 16,6 21 24,5 27 26,1 21,7 16,7 9,5 4,7 16
Précipitations (mm) 51 47 42 35 49 54 58 57 44 52 52 64 603
Nombre de jours avec précipitations 6,8 5,5 6,5 5,2 7,4 7,7 7,7 7,9 6,2 6,8 7 7,4 82,1
Source : MétéoSuisse www.meteosuisse.ch


Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Sion possède 30 717 habitants fin 2010[1]. Sa densité de population atteint 1 034,2 hab./km². ; mais dans la journée, plus de 55 000 personnes s'y trouvent, avec tous les travailleurs pendulaires qui y viennent pour travailler.[réf. nécessaire] Sise au cœur de la vallée du Rhône, Sion est en effet le centre économique de la région[réf. nécessaire].

Politique[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville du XVIIe siècle avec son horloge astronomique.

Le conseil municipal est le pouvoir exécutif de la commune. Ses 15 membres, non permanents à l'exception du Président, sont élus tous les 4 ans par le peuple.

La commune de Sion comporte aussi une corporation de droit public issue de la commune médiévale: la Bourgeoisie. Le Conseil bourgeoisial compte sept personnes : un président, un vice-président et cinq conseillers; un chancelier les assiste[4].

Le 30 novembre 2008, lors des élections, Marcel Maurer est élu à la Présidence de la Ville de Sion avec 5 473 voix.

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire est la principale activité de la ville, en raison notamment de la présence de l'administration cantonale, du parlement valaisan, et du tribunal cantonal. Le tourisme (nombreux châteaux et musées) est également une activité importante.

Le secteur secondaire est peu représenté, même si une certaine activité horlogère existe (sous-traitance).

Le secteur primaire, bien que marginalisé, n'est pas négligeable: Sion est la troisième commune viticole de Suisse, la culture maraîchère y est également notable. Néanmoins, les surfaces consacrées à l'agriculture et à la viticulture sont en constante régression, à mesure que l'urbanisation progresse.

Finalement, il convient de signaler la présence d'un important site médical, l'hôpital de Sion-Région, qui regroupe les disciplines médicales de pointe, est membre du Réseau Santé Valais, et collabore avec le Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne.

Toujours dans le secteur médical, on trouve à Sion l'Institut central des Hôpitaux valaisans (ICHV), la Clinique romande de réadaptation physique de la SUVA[5], et l'Institut de recherche en ophtalmologie (IRO - laboratoires en optique, biophysique et oculogénétique)[6].

La commune abrite une usine d'incinération d'ordures qui dessert 44 communes avoisinantes. Cette usine est équipée d'un catalyseur qui ramène les émissions de NOx au-dessous des valeurs limites tolérées. En outre, la chaleur de combustion est convertie en énergie électrique qui est injectée dans le réseau local.

Culture[modifier | modifier le code]

Dotée de plusieurs cinémas et théâtres y compris, en saison, de théâtres et spectacles de plein air, comme par exemple Sion en Lumières, la vie culturelle de Sion est animée. De nombreux musées cantonaux, tels que musée d'histoire, d'histoire naturelle, d'archéologie, des Beaux-Arts, le Trésor de la Cathédrale, la Maison de la nature de Montorge[7] ou La Galerie de la Grenette[8],[9], s'y trouvent. De plus, divers festivals de musique y ont lieu, dont les renommés festival Tibor Varga et son concours international de violon ou encore le festival de l'orgue ancien, dédié au plus vieil orgue jouable du monde (c. 1390-1430) qui se trouve dans la Basilique de Valère. Le chœur Novantiqua de Sion s'est fait connaître en Suisse et à l'étranger, interprétant les grandes pages du répertoire classique, mais également de la musique contemporaine[10]. Depuis 2003, la vieille ville de Sion est également dotée d'un marché traditionnel[11].

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Les clubs de la ville sont le FC Sion, le FC Bramois, FC Châteauneuf et le FC Printse. Le FC Sion possède la particularité d'avoir remporté 12 finales de la Coupe de Suisse sur 12 dont la dernière en 2011 contre Neuchâtel Xamax. Le club évolue actuellement en première division et dispute ses matches au Stade de Tourbillon.

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Le club de la ville est le HC Sion qui évolue en 1re ligue (3e division suisse) dans le groupe 3. Le HC Sion dispute ses rencontres à domicile à la patinoire de l'Ancien Stand (1 500 places).

Basketball[modifier | modifier le code]

Le club de la ville est Sion Basket et évolue en LNB féminine (2ème division suisse).

Montagne[modifier | modifier le code]

CAS Sion section Monte Rosa

Escrime[modifier | modifier le code]

La Société d'escrime de Sion existe depuis 1945. Fondée par Michel Evequoz, elle a formé plusieurs escrimeurs qui ont obtenu des médailles lors de la tenue des jeux olympiques:

  • 2000 - JO de Sydney: Sophie Lamon, 2e par équipe, épée dame
  • 1976 - JO de Montréal: Jean-Blaise Evéquoz, 3e par équipe, épée
  • 1972 - JO de Munich : Guy Evéquoz, 2e par équipe, épée homme
  • 2011 - Championnats d'Europe: Tiffany Géroudet, 1e individuel, épée dame

Elle a également remportée 9 fois le championnat suisse à l'épée masculine, 3 fois à l'épée féminine, et 4 fois au fleuret masculin.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le Nouvelliste est le quotidien valaisan édité à Sion ;
  • Canal 9, (Sierre) télévision régionale valaisanne ;
  • Rhône FM, radio privée valaisanne ;
  • RTS Valais région, la rédaction valaisanne de la télévision publique suisse ;
  • le Journal de Sion, publié mensuellement.
  • Autremedia (média alternatif)

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La ville de Sion possède deux écoles de maturité pour la formation des étudiants :

L'École des métiers du Valais est également implantée à Sion (ainsi qu'à Viège).

Autres écoles 
  • l'École cantonale d'agriculture, située à Châteauneuf / Sion ;
  • l'École Supérieure de Commerce (ESC);
  • l'École de Culture Générale (ECG);
  • l'École Préprofessionnelle (EPP);
  • l'École de Cirque de Sion sous son chapiteau rouge et jaune ;
  • l'École de jazz et de musique actuelle (EJMA)

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

Le Centre de Formation Professionnelle de Sion (CFPS) est implanté à Sion sur 2 sites : un bâtiment principal avenue de France et un bâtiment technique Chemin St-Hubert

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

  • Pôle EPFL Valais Wallis (dès fin 2014)
    • Onze chaires professorales dédiées aux thèmes de l'énergie et de la santé
  • Haute école spécialisée de Suisse occidentale valais (HES-SO)
    • Sciences de l'ingénieur-e
      • Systèmes industriels, Technologies du vivant
    • Économie et services
      • Informatique de gestion, Économie d'entreprise
    • Santé-Social
      • Mobilité et réhabilitation, Travail social, Soins et éducation à la santé
  • École supérieure de Commerce de Sion.
  • Haute école de Musique (HEM-Vs) (également connue sous le nom de Conservatoire supérieur et Académie de musique Tibor Varga)[12]
  • Conservatoire cantonal de musique de Sion
  • IRO, Institut de Recherche en Ophtalmologie (www.irovision.ch)
  • Institut universitaire Kurt Bösch (IUKB)[13]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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