Marnes-la-Coquette

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Marnes-la-Coquette
La façade de la mairie
La façade de la mairie
Blason de Marnes-la-Coquette
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Boulogne-Billancourt
Canton Chaville
Intercommunalité Grand Paris Seine Ouest
Maire
Mandat
Christiane Barody-Weiss
2014-2020
Code postal 92430
Code commune 92047
Démographie
Gentilé Marnois
Population
municipale
1 659 hab. (2011)
Densité 477 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 49″ N 2° 10′ 38″ E / 48.8302777778, 2.17722222222 ()48° 49′ 49″ Nord 2° 10′ 38″ Est / 48.8302777778, 2.17722222222 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 178 m
Superficie 3,48 km2
Localisation

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Liens
Site web marnes-la-coquette.fr

Marnes-la-Coquette (prononcé [maʁ.n(ə) la ko.kɛ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française, la moins peuplée des communes du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Située à l'ouest de Paris, entre le parc de Saint-Cloud et la forêt de Fausses-Reposes, cette commune très boisée s'est développée autour du domaine de Villeneuve-l'Étang ayant appartenu à Napoléon III.

En 2009, le revenu net déclaré moyen était de 86 456 €[1], ce qui plaçait cette commune au 2e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est la commune la moins peuplée des Hauts-de-Seine avec 1 743 habitants et aussi la moins dense avec 478 habitants/km2.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 348 hectares ; l'altitude varie entre 105 et 178 mètres[2].

La commune se trouve entre deux collines boisées : d'un côté la forêt de Fausses-Reposes, de l'autre le coteau portant le parc de Saint-Cloud. Une partie du sol est marneux, d'où le nom. C'est l'une des communes les plus boisées de la région parisienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'Île-de-France est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Marnes-la-Coquette sont celles d'Orly et de l'aéroport de Vélizy-Villacoublay[3].

Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. Le tableau suivant permet de comparer le climat francilien avec celui de quelques grandes villes françaises :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Orly[4] 1 797 615 16 20 31
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,3 3 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16 11,9 6,8 4,1 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Humidité relative (%) 86 80 76 72 72 71 70 71 77 83 86 86 78
Source : Infoclimat[5]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 12,4 10,3 7 1,6 0 0 0 0 0 0,2 5,4 11,6 48,6
Source : Infoclimat[5]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−16,8
1985
−15
1956
−9,4
2005
−4,3
1921
−1,3
1957
3,2
1975
6,7
1922
5,6
1923
1,7
1952
−3,9
1955
−9,6
1921
−13,3
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
2003
20
1990
24,5
1955
29,4
1949
35
1922
37
1947
39,2
1947
40
2003
33
1949
31,3
1921
20,1
1993
17,3
1989
Source : JournalduNet [4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Marnes-la-Coquette est traversée par l'autoroute A13 (dite autoroute de l'Ouest) — achevée pour cette partie en 1941 mais réellement ouverte à la circulation en 1946 — qui constitue depuis 1937 une véritable saignée parallèle au chemin de fer. Le bourg est desservi depuis la route nationale 307 (déclassée en RD 907) — qui emprunte les anciennes rue de Vaucresson, du Domaine de la Marche et de Garches —, à partir de l'Hôpital Raymond-Poincaré (ancien Hospice Brézin) sur la commune de Garches, par l'ex-route nationale 307a devenue N 407 puis déclassée RD 407, qui emprunte la rue Yves Cariou puis la rue Georges et Xavier Schlumberger. Elle est bordée par le parc de Saint-Cloud, et la forêt de Fausses-Reposes. À travers cette forêt la route de l'Impératrice (Eugénie), route forestière de l'ONF, conduit à l'ancien octroi de Versailles de la Porte verte en longeant les haras de Jardy.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 32,26 % 112,16
Espace urbain non construit 19,68 % 68,44
Espace rural 48,06 % 167,09
Source : Iaurif[6]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est l'empereur Napoléon III qui, en 1859, autorisa par décret la petite ville de Marnes à prendre le nom de Marnes-la-Coquette. On ne parlait alors que de Marnes-lès-Saint-Cloud. Pendant longtemps en effet, l'endroit dépendit de Saint-Cloud. Tout commença quand Odon de Sully entreprit de créer un village au milieu d'une forêt qui lui appartenait. Le nom même de Marnes vient de l'argile calcaire, la marne qu'on y trouvait dans le sol[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Henri Biva, c.1905-06, Matin à Villeneuve-l’Étang, huile sur toile, 151.1 x 125.1 cm
Le buste de Louis Pasteur, sur la place de la Mairie, dans le Square Pasteur, à l'entrée du Parc de Saint-Cloud.

En 1852, Louis Napoléon Bonaparte, alors président de la République, rachète le domaine de Villeneuve-l’Étang. Ce domaine avait appartenu au maréchal Soult pendant le Premier Empire puis à la duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse dauphine de France, qui porta le titre de comtesse de Marnes. Une fois devenu empereur, il y fait construire le pavillon des cent-gardes destiné à accueillir sa garde rapprochée lorsqu'il réside au château de Saint-Cloud. En 1859-1860 il fait construire l'église Sainte-Eugénie[9],[10] au centre du bourg en l'honneur de son épouse Eugénie qui appréciait l'endroit[11].

En 1878, le domaine devient domaine public. Le château est détruit dans les années 1880. Le domaine est affecté au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts.

Une partie du domaine est concédée à Louis Pasteur pour qu'il poursuive ses recherches après sa découverte du vaccin contre la rage. Les expériences nécessitent de nombreux lapins et chiens et l'animalerie rue d'Ulm est saturée et gêne le voisinage. Pasteur installe alors son laboratoire dans le pavillon des Cent-gardes. Il envisage d'y installer son institut mais le succès de sa souscription internationale lui permet d'acquérir un terrain rue Dutot à Paris et d'y faire construire l'Institut Pasteur qui sera inauguré en 1888.

Villeneuve-l'Étang devient alors une annexe où Pasteur s'installe souvent l'été. Il y meurt le 28 septembre 1895 à 16 h 40. Sa chambre y est toujours conservée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Marnois ont très majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 82,04 % de oui contre 17,96 % de non avec un taux d’abstention de 22,00 % (France entière : non à 54,67 % - oui à 45,33 %)[12].

À l’élection présidentielle française de 2007[13], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 59,33 % soit 566 voix, suivi de François Bayrou avec 16,88 % soit 161 voix, puis de Ségolène Royal avec 12,37 % soit 118 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,03 % soit 48 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 79,10 % soit 742 voix pour Nicolas Sarkozy contre 20,90 % soit 196 voix pour Ségolène Royal, résultat beaucoup plus tranché que la moyenne nationale[14] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 1 054 inscrits sur les listes électorales marnoises, 90,99 % soit 959 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 9,01 % soit 95 voix, 2,19 % soit 21 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 97,81 % soit 938 voix se sont exprimées[13].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 19[15] membres dont le maire et cinq maire-adjoints[16].

Marnes-la-Coquette fait partie du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine, de même que les Communautés d'agglomération voisines Cœur de Seine et Arc de Seine.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1983 René Puydebois    
1983 1984 Henri Duparc SE  
1985 mars 2001 François Boucher-Laborderie DVD  
18 mars 2001 en cours
(au 8 août 2014)
Christiane Barody-Weiss DVD et UMP Conseillère générale - Députée suppléante
Réélue pour le mandat 2014-2020[18]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Marnes-la-Coquette relève du tribunal de grande instance de Nanterre, du tribunal d'instance[19] ainsi que du tribunal de police de Boulogne-Billancourt[20]. Enfin, Marnes-la-Coquette se situe dans la zone d'intervention du commissariat de Saint-Cloud.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, la commune de Marnes-la-Coquette n'est jumelée avec aucune autre commune[21] .

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 659 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180 196 178 172 252 271 322 314 279
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 355 363 304 303 341 358 338 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
450 404 416 559 675 856 740 853 1 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 660 1 697 1 646 1 632 1 594 1 519 1 695 1 705 1 647
2011 - - - - - - - -
1 659 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,4 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 17,7 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 19,4 %).
Pyramide des âges à Marnes-la-Coquette en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
6,7 
12,4 
60 à 74 ans
11,7 
22,2 
45 à 59 ans
21,0 
20,3 
30 à 44 ans
20,9 
15,4 
15 à 29 ans
14,0 
24,4 
0 à 14 ans
24,6 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Marnes-la-Coquette est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre une école maternelle et deux écoles élémentaires communales[26].

Il n'y a ni collège ni lycée à Marnes-la-Coquette.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun établissement universitaire au sein de la ville, en revanche Marnes appartient à l'académie de Versailles et permet donc un accès simplifié aux campus de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (université de Versailles, IUT de Vélizy-Villacoublay, etc.).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, la fête de la Saint-Jean d'été est fêtée au square Pasteur.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Peu de sports sont proposés au sein même de Marnes : équitation, judo et danse gymnastique.

La plupart des autres sports sont pratiqués à Ville-d'Avray, Vaucresson et Garches.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Les Marnois disposent de lieux de culte catholique.

Depuis janvier 2010, la commune de Marnes-la-Coquette fait partie du doyenné des Collines, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[27].

Au sein de ce doyenné, le lieu de culte catholique est l'église Sainte-Eugénie qui relève de la paroisse Sainte-Eugénie[28],[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 74 029 €, ce qui plaçait Marnes-la-Coquette au 4e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[30].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • La Poste
  • Le tabac, brasserie, restaurant « L‘hirondelle »
  • Restaurant « La tête noire »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[31].

Monuments et sites, inventaire au 31 décembre 2005
Intitulé Monument classé Monument inscrit
Église paroissiale Sainte-Eugénie, 1 place de la Mairie x
Mairie, 3 place de la Mairie x
Intitulé Site classé Site inscrit
Forêt de Fausses-Reposes x
Domaine de Saint-Cloud avec le parc de Villeneuve-l'Etang x
Source : Iaurif[32]

Église Sainte-Eugénie[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Eugénie

Cette église a été construite en 1859-1860 aux frais de napoléon III. Elle a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques le 21 décembre 1993[9],[10].

Mémorial de l'Escadrille La Fayette[modifier | modifier le code]

Le Mémorial de l'Escadrille La Fayette a été inauguré le 4 juillet 1928. Érigé en mémoire des aviateurs américains volontaires de l'Escadrille La Fayette engagés durant la Première Guerre mondiale. Une crypte souterraine contient les restes de la plupart de ces aviateurs tués au combat. Le mémorial se trouve dans le parc jouxtant le musée des Applications de la Recherche Louis Pasteur. Ce monument, situé 5, boulevard Raymond Poincaré, est constitué d'un « arc monumental »[33].

Haras de Jardy[modifier | modifier le code]

Le haras de Jardy

Marnes-la-Coquette héberge le plus grand centre équestre de France, le haras de Jardy[34]. Il est la propriété du Conseil général des Hauts-de-Seine et a été créé en 1891 par Edmond Blanc, le plus grand propriétaire-éleveur de chevaux de course de la Belle Époque. Marcel Boussac rachèta ce haras et perpétua la réputation internationale des chevaux de course issus de cet élevage.

Musée des Applications de la Recherche[modifier | modifier le code]

Le musée des Applications de la Recherche retrace la lutte contre les maladies infectieuses à l'aide de photographies, de documents originaux, de matériels venant des collections du musée Pasteur, enrichies d'un don important de la famille de Gaston Ramon. Ouvert au public au 3, boulevard Raymond Poincaré et 3, avenue Pasteur, à Marnes-la-Coquette.

Ce monument a été construit entre 1852 et 1930[35].

Mairie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment qui abrite la mairie, construit en 1849 et agrandi en 1888, a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques le 21 décembre 1993[36],[37].

Château de la Marche[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui détruit, le château a appartenu au financier John Law et à la reine Marie-Antoinette.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Marnes-la-Coquette et la littérature[modifier | modifier le code]

L'académicien Thierry Maulnier a donné sur Marnes-la-Coquette un article où il dit tout son attachement et son admiration pour un cadre aussi authentique : « Marnes est — qui l'ignore dans ce département ? — une sorte de petit miracle, un village du XIXe siècle, un village pour amoureux de Peynet presque entièrement préservé à moins de deux lieues de promenade de la porte de Saint-Cloud. Il fut un des lieux de promenade de l'impératrice Eugénie. Les metteurs en scène de cinéma y viennent volontiers pour leurs extérieurs sur l'adorable place centrale, bordée d'une église miniature et d'une mairie jouet. La rue principale est une vraie rue campagnarde que, par le fait, la circulation automobile n'a pas encore réussi à submerger et ne doit pas submerger »[38].

Marnes-la-Coquette et la chanson[modifier | modifier le code]

C'est à Marnes-la-Coquette qu'habitait, de 1952 à 1972, Maurice Chevalier dans sa très belle propriété « La Louque »[38]. Cette maison présente des jardins remarquables[39].

Marnes-la-Coquette et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs scènes (dont la scène finale) du film de Claude Lelouch, Il y a des jours et des lunes se passent à Marnes-la-Coquette[40].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edme Joachim Bourdois de La Motte (1754-1835) - Médecin
  • Louis Pasteur (1822-1895) - Scientifique, il est mort à Marnes-la-Coquette où il avait installé son laboratoire de recherche dans le pavillon des Cent-gardes, au sein de l'ancien domaine impérial de Villeneuve-l'Étang.
  • Gustave Le Bon (1841-1931) - Sociologue, mort à Marnes-la-Coquette.
  • Henri Duparc (1848-1933) - Compositeur, il devient maire de la commune en 1884; pour un an seulement, son état de santé ne lui permettant plus de poursuivre sa fonction.
  • Albert Willemetz (1887-1964) - Auteur dramatique. Il habitait Marnes-la-Coquette, il y est mort et y est inhumé[41].
  • Maurice Chevalier (1888-1972) - Chanteur et acteur français, il a habité Marnes-la-Coquette au Parc Privé de Marnes et y est inhumé[41].
  • Dwight David Eisenhower (1890-1969) - Général de l'Armée américaine, commandant en chef des forces alliées en Europe et 34e président des États-Unis d'Amérique. Il a résidé une année au Parc Privé de Marnes à la « Villa Saint Pierre ».
  • Jean de Létraz (1897-1954) - Auteur de théâtre, inhumé à Marnes-la-Coquette[41].
  • Jean Marais (1913-1998) - Acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur, potier, cascadeur a résidé à Marnes la Coquette de 1954 à 1971 au 10 bis rue Sclumberger où il fit construire sa maison qui existe toujours. Il y hébergea régulièrement son ami, le cinéaste et dramaturge Jean Cocteau (1889-1963).
  • Thierry Maulnier (1909-1988) - Journaliste et auteur dramatique, mort et inhumé à Marnes-la-Coquette[41] auprès de son épouse
  • Tina Kieffer journaliste a DS magazine, suivie de directrice de Marie Claire, fondatrice de l'association Toutes a l'école (parrainée par Claire Chazal ) et creatrice de la marque KramaByK
  • Marcelle Tassencourt (1914-2001) - Actrice de théâtre.
  • Porfirio Rubirosa (1909-1965) - Diplomate de la République dominicaine, inhumé à Marnes-la-Coquette[41].
  • Pierre Schwed (1923-2006) - Géostratège, mort et inhumé à Marnes-la-Coquette. Il a résidé au Parc Privé de Marnes à la« Villa Saint Pierre »[41].
  • Hugues Aufray (1929) - Chanteur, il habite Marnes-la-Coquette depuis de nombreuses années.
  • Jacques Séguéla (1934) - Publicitaire.
  • Johnny Hallyday (1943) - Chanteur, il possédait une villa (« La Savannah ») rue Maurice Chevalier au Parc Privé de Marnes.
  • Hamad bin Khalifa Al Thani (1952) - Émir du Qatar, il y possède une immense propriété au Parc Privé de Marnes.
  • Roland Marchisio (1960) - Acteur français.
  • Danièle Darrieux - comédienne, a longtemps vécu dans la maison occupée aujourd'hui par la journaliste Tina Kieffer[réf. nécessaire]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Marnes-la-Coquette

Elles peuvent se blasonner ainsi : De gueules à la tête arrachée de chien enragé d'or lampassée et allumée d'argent, accompagnée de trois prismes de cristal du même, deux en chef, un en pointe, au chef d'azur chargé d'une aigle impériale française d'or, la tête contournée, empiétant des foudres du même (Second Empire).

En principe, le blason repose toujours sur un châtaigner fruité d'argent flanqué de deux chênes arrachés englantés d'or.

La tête de chien enragé symbolise l'œuvre de Pasteur qui mourut à Marnes le 28 septembre 1895. L'aigle impérial est en souvenir de Napoléon III et de l'impératrice qui par décret donnèrent le qualificatif de « la coquette » à Marnes. Le châtaignier et les deux chênes sur lequel est posé l'écu symbolisent la forêt de Fausses-Reposes qui entoure la commune[42].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Henri Machard, Essai historique sur Marnes-la-Coquette, 1932 ; réédité en 1999 (éditions Le livre d'histoire) (ISBN 284435050X).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « INSEE - Chiffrés clés : commune de Marnes-la-Coquette », sur le site de l'Insee (consulté le 2 janvier 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Fiche sur Marnes-la-Coquette », sur site de Météo France (consulté le 6 septembre 2009).
  4. a et b « Orly - Val-de-Marne (94310) - Données climatiques », sur journaldunet.com (consulté le 6 septembre 2009)
  5. a et b « Orly, Val-de-Marne (94), 89 m - (1961-1990) », sur infoclimat.fr (consulté le 2 septembre 2009)
  6. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009.
  7. Jean-Michel Dechambre, Découvrir les Hauts-de-Seine, éditions Horvath, 1980, p. 48.
  8. « Notice no IA00051394 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « Notice no PA00125467 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « Notice no IA00051399 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Marnes La Coquette », L'Express, 28 juin 2007.
  12. « Scrutin du 29 mai 2005 (sur la constitution européenne) - Marnes-la-Coquette », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 10 septembre 2009)
  13. a et b « Résultats électoraux du premier tour et du second tour », sur journal Le Figaro (consulté le 10 septembre 2009)
  14. « Résultats électoraux indexés », sur ministère de l'intérieur (consulté le 22 novembre 2008)
  15. « Élection municipale (mars 2008) », sur internaute.com (consulté le 13 septembre 2009)
  16. « Le conseil municipal », sur site de la ville de Marnes-la-Coquette (consulté le 12 septembre 2009)
  17. « Les maires de Marnes-la-Coquette », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 août 2014).
  18. « Liste des maires des Hauts-de-Seine » [PDF], Préfecture des Hauts-de-Seine,‎ 8 août 2014 (consulté le 20 août 2014).
  19. [PDF] « Tribunal d'instance de Boulogne-Billancourt », sur site de la cour d'appel de Versailles (consulté le 11 septembre 2009)
  20. « Tribunal de Boulogne-Billancourt », sur site de la cour d'appel de Versailles (consulté le 11 septembre 2009)
  21. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 14 janvier 2010)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  24. « Évolution et structure de la population à Marnes-la-Coquette en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  26. « Les écoles », sur site de la ville de Marnes-la-Coquette (consulté le 12 septembre 2009)
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  30. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  31. « Marnes-la Coquette », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  33. « Notice no IA00051397 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  35. « Notice no IA00051396 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00125468 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no IA00051400 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. a et b Jean-Michel Dechambre, Découvrir les Hauts-de-Seine, op. cit., p. 49.
  39. « Notice no IA92000484 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. http://www.lesfilms13.com/cinema/lelouchaz/lettre-j.htm Il y a des jours et des lunes
  41. a, b, c, d, e et f « MARNES-LA-COQUETTE (92) : cimetière », sur landrucimetieres.fr,‎ février 1999 (consulté le 15 septembre 2009)
  42. « Historique – Le blason de Marnes », sur site de la mairie de Marnes-la-Coquette (consulté le 2 septembre 2009)