Autodrome de Linas-Montlhéry

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Autodrome de Linas-Montlhéry
Autodrome de Linas-Montlhéry
Caractéristiques générales
Lieu Linas (France)
Coordonnées 48° 37′ 19″ N 2° 14′ 49″ E / 48.622054, 2.24703548° 37′ 19″ Nord 2° 14′ 49″ Est / 48.622054, 2.247035  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Autodrome de Linas-Montlhéry
Événements
Bol d'or
Dimensions
Nombre de virages 13
Longueur 12,5

L'autodrome de Linas-Montlhéry est un circuit automobile ayant accueilli des courses motocyclistes et cyclistes, situé dans le département français de l'Essonne, à cheval sur les communes de Linas, Bruyères-le-Châtel et Ollainville, appelé communément autodrome de Montlhéry. Construit en 1924 par l'architecte Raymond Jamin, sous l'impulsion de l'industriel Alexandre Lamblin, il a reçu le label « Patrimoine du xx ͤ siècle »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance du circuit[modifier | modifier le code]

Ce circuit est né en 1924 sous l'impulsion de l'industriel Alexandre Lamblin, fabricant de radiateurs pour automobiles et avions, également passionné de sports et possédant un journal sportif, L'Aéro-sport.

En ce début des années 1920, l'industrie automobile est en effervescence, cherchant à battre des records de vitesse et lançant des défis insensés (course voiture contre avion…). La Grande-Bretagne possède depuis 1907 le circuit de Brooklands, les États-Unis disposent du circuit d'Indianapolis construit en 1911, l'Italie celui de Monza élaboré en 1922.

Alexandre Lamblin fait l'acquisition, en 1923, d'un terrain situé sur le plateau de Saint-Eutrope, à Linas, non loin de Montlhéry. Deux études sont proposées et la moins onéreuse est retenue. Elle consistera en un anneau de vitesse de deux kilomètres et demi qui sera complété par la suite d'un circuit routier. Le circuit sera dessiné par l'ingénieur Raymond Jamin.

La piste sera ovale, offrira deux lignes droites de cent quatre-vingts mètres. Grosse particularité du circuit, les virages seront concaves, de forme parabolique cubique à axe vertical, le raccord étant tracé selon une spirale logarithmique. Le dessin doit permettre à des véhicules d'une tonne d'atteindre une vitesse de 220 km/h au sommet des virages. Le circuit, mesuré sur son axe médian, développe 2 548,24 mètres.

Mille tonnes d'acier et huit mille mètres cubes de béton seront nécessaires à deux mille ouvriers pour réaliser l'ouvrage, les travaux dureront six mois. L'usage d'éléments préfabriqués en feront un chantier d'avant-garde.

La construction de la piste de vitesse construite sur une charpente à la fois métallique et en béton débute le 15 mars 1924. L'autodrome est inauguré le 4 octobre 1924[2].


Plan du circuit routier de l'autodrome de Linas-Montlhéry.


La vente au Domaine national[modifier | modifier le code]

En 1930, Alexandre Lamblin, fondateur du circuit, tombe gravement malade et liquide son journal L'Aéro-sport. Le 18 octobre 1932, son usine est mise en faillite ; il meurt des suites de sa maladie en 1933, ruiné et dans l'anonymat.

Devant les frais d'exploitation élevés et l'état du revêtement de béton se dégradant et ne permettant plus de faire tourner les monoplaces à vitesse élevée, les administrateurs de l'autodrome doivent se résigner à sa vente en 1939. Les sept cent cinquante hectares du domaine seront acquis par le Domaine national qui les mettra à la disposition du ministère de la Guerre. La Seconde Guerre mondiale aura des conséquences dramatiques pour le circuit : il sera très fortement endommagé.

Le bail de l'UTAC[modifier | modifier le code]

Contre versement d'une redevance annuelle aux Domaines, l'Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (UTAC) obtiendra du ministère de la Guerre, en décembre 1946, un bail de longue durée pour gérer au civil les pistes et installations de l'autodrome, sous condition de sa remise en état, de l'entretien et de l'organisation de compétitions. Ces travaux vont permettre au circuit d'accroître son activité, en particulier dans les domaines techniques et expérimentaux (entre autres, les bancs d'essai de l'Auto-Journal).

Au fil des années sa réhabilitation verra l'élaboration d'une tour de chronométrage en 1954 (concours de BP), d'une tribune de mille places, la construction de 34 stands de ravitaillement avec stations de carburant en 1956 (concours d'Azur et de Total), la construction de deux passerelles enjambant les pistes (concours de Dunlop) afin de permettre au public de se déplacer, d'une chicane au Nord de l'anneau de vitesse, d'une bretelle à l'Est et d'une chicane supplémentaire dans sa partie Sud (longtemps remplacée par des bottes de paille). La surface des pistes sera rénovée, en particulier le circuit routier (entreprise Colas).

Suite à l'accident des 24 heures du Mans, à d'autres accidents mortels sur les circuits de vitesse et à la montée en puissance des machines de compétition, l'évolution des consignes de sécurité confronte l'autodrome de Linas-Montlhéry à des homologations de plus en plus difficiles. En avril 1997, la Commission nationale des circuits de vitesse la délivre, le 9 mai 2001 également pour une durée de quatre ans (Journal officiel de la République française no 114 du 17 mai 2001). De nouveaux aménagements sont effectués afin de pouvoir continuer de recevoir les Coupes du Salon ou le Grand Prix de l'Âge d'or, tels l'implantation d'un grillage de protection des spectateurs dans la ligne droite menant aux tribunes jusqu'au virage dit des Deux-Ponts, ou en haut de l'anneau, devant pouvoir résister à des chocs à 300 km/h. L'homologation n'est pas renouvelée en 2004. Afin de remettre le circuit aux normes, plus de quinze millions d'euros auraient été nécessaire. Désormais, le circuit est consacré aux tests de constructeurs par l'UTAC. Employé par ce dernier organisme, l'autodrome est dirigé de 1964 à 1976 par Philippe Maillard-Brune (après une courte période dès la mi- 1944, avant gestion par l'armée américaine, puis française, et notamment par le colonel Antoine Peix), qui a notamment à gérer la destruction du château de Saint Eutrope au début des années 1970, à l'abandon depuis la guerre et transformé alors en squat.

Le futur probable du circuit risque d'être son démantèlement : une association pour la sauvegarde de l'autodrome de Linas-Montlhéry (ASALM) est mise sur pied sous le parrainage de Christian Estrosi, Hubert Auriol, Henri Pescarolo, Patrick Tambay, Patrick Delage, Jean-Claude Andruet, Jean-François Baldé, Jean-Pierre Beltoise, Jacky Hutteau[3].

Automobilisme[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

  • Deux mois à peine après son inauguration, près de cent de records sont établis voire battus sur l'autodrome. Le premier exploit est à mettre sur le compte de la marque Rolland Pilain, puis le record du tour de piste sera pendant longtemps l'apanage de Gwenda Stewart sur Derby Miller avec une moyenne de 234,681 km/h. Par la suite de nombreux pionniers des records équipés de leurs machines exceptionnelles investissent le circuit, venant particulièrement de Grande-Bretagne où les restrictions sonores imposées par les autorités brident leur fougue.
  • Le 7 mai 1939, lors du meeting des Coupes de Paris, Raymond Sommer établit ce qui semble être encore le record de vitesse absolu sur l'anneau de vitesse, à 238,897 km/h, avec une Alfa Romeo 3 litres, à compresseur.
  • Le 27 septembre 1953, une 2 CV « barquette » créée par Pierre Barbot et pilotée par Jean Vinatier bat neuf records du monde dont : douze heures à 90,96 km/h de moyenne et vingt-quatre heures à 85,02 km/h de moyenne.
  • Le 17 septembre 1957, une Simca Aronde termine aux mains de huit pilotes différents une ronde de trente-huit jours, après avoir parcouru 102 873,243 km, à la vitesse moyenne de 112,800 km/h et remporté quatorze records du monde (1 100 à 1 500 cm3, classe F).

Compétitions[modifier | modifier le code]

De nombreuses courses seront organisées sur les différentes combinaisons de circuit, avant la Seconde Guerre mondiale comme le Grand Prix de l'Automobile Club de France (vitesse et tourisme) et le Bol d'or automobile, ou après comme de nouveau le Bol d'or automobile ou les Coupes de l'ACIF (mars, avril, mai, juin ou septembre selon), les Coupes de Vitesse (avril), les Coupes de Paris (avril), la Coupe de Printemps (mai), le Prix de Paris (juin), la Coupe d'Automne (septembre), les Coupes du Salon (octobre), ainsi que les prestigieux 1000 km de Paris (octobre). Elles ont parfois une durée de vie limitée comme les Coupes de l'AGACI (septembre), les 12 heures de Paris et les 24 heures de Paris. Elles mettent en compétition indifféremment des monoplaces (voitures de Grands Prix d'avant la Seconde Guerre mondiale, Formule 2, Formule 3 et formules constructeurs), des voitures prototypes et de sports, des voitures de grand tourisme et de tourisme.

En 1925, le Grand Prix de l'Automobile Club de France emprunte le circuit routier de douze kilomètres et demi. Les bolides tournent dans le sens des aiguilles d'une montre. La victoire est remportée par la Delage douze cylindres pilotée par Robert Benoist : le record du tour est établi à 129,310 km/h. Le Grand Prix sera de nouveau organisé sur l'autodrome en 1931, puis de 1933 à 1937, sous différentes formes ; malgré les difficultés d'accès à l'autodrome, le public sera au rendez-vous, passionné par les duels entre Alfa Romeo et Bugatti et l'entrée en lice des Auto Union, des Mercedes et des Delage.

Le Bol d'or automobile (Association motocycle-cariste de France, AMCF) est disputé de 1937 à 1939 sur l'autodrome empruntant le circuit « court » de trois kilomètres avec les virages des Quatre-Bornes, de la Ferme, du Faye et la moitié de l'anneau de vitesse. La première année, l'épreuve est réservée aux véhicules de moins de 1100 cm3 et est remportée par deux « tanks » Chenard et Walker. De 1947 à 1955, elle alterne avec Saint-Germain-en-Laye.

Stage de Formule Renault sur l'autodrome, avril 2002.

Après la guerre, deux Grands Prix réservés aux monoplaces se disputent les faveurs du public sur le plateau de Saint-Eutrope, le Grand Prix du Salon organisé par l'Union sportive automobile (USA) et le Grand Prix de Paris organisé par l'Association générale automobile des coureurs indépendants (AGACI) : les Talbot y règnent tout d'abord, mais rapidement Maserati et Ferrari pointent leur nez. L'audience, record pour l'autodrome, dépasse vingt-cinq mille spectateurs.

Au début des années 1950, à l'image des courses de club britanniques (dans la lignée des Racers 500), apparaissent à l'autodrome les courses d'amateurs mettant en compétition de petites monoplaces à « faible » coût les Monomil Panhard[4] : elles permettent aux amateurs de se lancer dans la compétition et donnent lieu à des joutes spectaculaires. Elles seront remplacées par des formules équipées de différents types de moteur (dont Renault) pour aboutir à la Formule 3.

Plusieurs courses de Formule 2 se disputeront à Linas-Montlhéry, dont en 1957 le Grand Prix de Paris avec Jack Brabham et en 1958 Jim Russel comme vainqueurs, mais les deux courses les plus emblématiques furent les Grands Prix de France : en 1964 avec la participation de champions internationaux comme Jack Brabham, Denny Hulme, Graham Hill, Jochen Rindt et Jackie Stewart ainsi que Jo Schlesser, Guy Ligier et José Rosinski, en 1966 avec celle de Jack Brabham, Jim Clark, Graham Hill, Denny Hulme et Jackie Stewart ainsi que celle de Jo Schlesser et Jean-Pierre Beltoise.

Les 1000 kilomètres de Paris (1956 à 1995) restent la compétition la plus liée au renouveau de l'autodrome : ils verront se disputer la victoire entre voitures sports/prototypes Alpine (3 litres), Aston Martin, Gordini (T 24S), Ferrari (3 litres, 250 GTO, 330 P, LM et P2), Ford (GT 40 et MK2), Lola (T 70), Maserati (3 litres), Matra (de la 630 à la 660) et autres Porsche (de la 908 à la 917). Pour la première année, Louis Rosier et Jean Behra remportent la victoire sur une Maserati 3 litres, dont le moteur a été préparé par l'usine, à la vitesse de 150,239 km/h. De 1966 à 1970, en plein essor du sport automobile français, le plateau de Saint-Eutrope voit rugir les prototypes Matra Sports équipés tour à tour du 2 litres BRM, du 4,7 litres Ford et du 3 litres (12 cylindres) Matra et voit surgir une nouvelle génération de pilotes (Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Johnny Servoz-Gavin, Jean-Pierre Jaussaud...). En 1970, Jack Brabham, pour sa dernière course, et François Cevert sont victorieux sur Matra Sports 660, à la vitesse moyenne de 171,763 km/h.

Les deux derniers événements à se produire sur l'autodrome seront la Coupe du Salon et le Grand Prix de l'Âge d'or. Ce dernier était, en 1996, la troisième manifestation automobile de France après les 24 Heures du Mans et le Grand Prix de France de Formule 1. La Coupe du Salon n'est bientôt plus organisée, faute de concurrents suffisants. Le quarantième et dernier Grand Prix de l'Âge d'or se déroule le 20 juin 2004.

Stages et manifestations[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2006 des stages de pilotage ont été organisés sur monoplace Mygale[5]à moteur Renault. Aujourd'hui seul des stages de Supercars (Audi R8) semblent être à l'ordre du jour[6].

Ken Block dans un virage sur le circuit de Linas-Monthléry.

En 2010, Ken Block vient y faire un gymkhana car, pour lui, le circuit et sa rampe de cinquante et un degrés sont un vrai défi.

Depuis 2010, l'UTAC ouvre ses portes lors de la journée Trackday destinée aux amateurs de sessions de roulage libre : elle est organisée par « Paris Auto Events ». Pour 2014, elle s'est déroulée le 18 octobre[7]. Pour 2015, elle se déroulera le 16 mai.

La fête des Youngtimers, organisée par « Mag Factory » et « Paris Auto Events », avait réuni le 27 avril 2013 plus de sept cents des véhicules des années 1970 à 1990, pour une exposition et des démonstrations. L’occasion pour le public venu nombreux de retrouver sa jeunesse et ses souvenirs au volant de modèles cultes : Golf GTI, Renault Clio Williams, Ford RS, Citroën BX Sport, Saab 900 Turbo, Jaguar, Autobianchi, Alpina BMW, Mercedes, Datsun, Toyota, Audi, Honda Civic… et bien d’autres modèles étaient à découvrir. Une grande fête qui a également mobilisé les clubs de plus en plus nombreux à fédérer les Youngtimers[8].

Les quatre-vingt-dix ans de l'autodrome ont été célébrés par différentes manifestations,

  • le 28 mars 2014, Afterwork d'une centaine de 2 CV Citroën et dérivées[9],
  • les 7 juin 2014 et 8 juin 2014 parade de véhicules anciens[10],
  • le 25 septembre 2014, parade du Mustang Day organisé par le « Mustang Club de France », sur le tracé de 3,405 km, avec plus d'une centaine de véhicules ayant effectué trois tours de circuit[11].

Mort de pilotes[modifier | modifier le code]

Motocyclisme[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

  • En 1929, Herbert Le Vackl dépasse les 200 km/h sur un tour au guidon d'une Brough Superior ;
  • Le 5 octobre 1934, Marcel et Robert Pahin battent plusieurs records et notamment celui des 2 000 km à 120,3 km/h, les 24 heures avec 2 849,23 km à 118 km/h au guidon d'une Peugeot 515 ;
  • Le 8 mai 1938, Henri Nougier bat quatre records dont celui des 50 km à 115,32 km/h ;
  • Du 4 au 15 octobre 1948, Arrigo Remondini établit huit records du monde (5 km, 10 km, 50 km, 100 km et 5 miles, 10 miles, 50 miles) ainsi que celui de l'heure — à 122,984  km/h de vitesse moyenne — sur une Jonghi 125 cm3[12];
  • Les 8 et 9 novembre 1953, les 350 et 500 Norton Fish signent cent quarante et un records… ;
  • Le 7 avril 1957, une Vespa spéciale nommée Vespa Monthléry établit dix-sept records du Monde, conduite par sept pilotes. Parmi les records établis, figure celui de la moyenne horaire : 134 km/h ;

Compétitions[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de France, organisé par l'Union motocycliste de France (UMF) — prédécesseur de la Fédération française de motocyclisme — se déroule à l'autodrome de Linas-Montlhéry en 1925, 1931, 1935 et 1937 : il réunit l'élite internationale et voit des victoires belges, britanniques, françaises et suédoises. Il y est encore prévu en 1957, mais est annulé consécutivement à la crise de Suez et à la pénurie d'essence.

Le Motocycle club de France (MCF), organise lui aussi son Grand Prix de France de 1924 à 1937, avec une participation plus nationale qu'internationale, même si des Britanniques s'y illustrent. Il reprend après la guerre sous différents noms pour devenir le Critérium de vitesse MCF de 1960 à 1971. Pour cette dernière année, la vice-présidence est confiée à Georges Monneret : une petite centaine de candidats de l'élite nationale est inscrite pour cette course d'endurance de quatre heures dont Daniel Rougé et Charles Kajka sur Moto Guzzi 750 cm3, Michel Rougerie et Gérard Debrock sur Kawasaki 500 cm3, Jacques Roca et Jean-Claude Chemarin sur Suzuki 500 cm3, Jean Auréal sur Yamaha 250 cm3[13].

Le Bol d'or organisé par l'Amicale motocycle-cariste de France (AMCF) — dont Eugène Mauve et Maurice Vimont furent les chevilles ouvrières — est la course motocycliste la plus emblématique qui se soit tenue à Linas-Montlhéry ; de 1937 à 1939, de 1949 à 1950, de 1952 à 1960 et de 1969 à 1970, il a vu la compétition entre les meilleures marques allemandes (BMW, DKW, Zundapp...), britanniques (AJS, BSA, Matchless, Norton, Velocette, Triumph...) , italiennes (Aermacchi, Ducati, Moto Guzzi, Moto Morini...), espagnoles (Bultaco, Montesa...) et françaises (DS-Malterre devenue Ydral, Gnome et Rhône, Monet-Goyon, Motobécane, Peugeot, Terrot...) avec des incursions américaines (Harley Davidson), autrichiennes (Puch), hongroises (Panonia) et tchécoslovaques (Jawa), souvent représentées par des écuries d'usine. En 1970, une machine japonaise, la Honda CB 750 Four enlève pour la première fois la victoire.

À cette course phare du sport motocycliste français, l'AMCF associe en début de saison la Côte Lapize, qui permet de découvrir les machines préparées durant l'hiver. Les années 1950 voient la Gilera quatre cylindres d'usine conduite par Pierre Monneret s'y illustrer. En 1977, la catégorie 125 cm3 compte trente-six inscrits, la catégorie 250 cm3 trente-sept inscrits, la catégorie 350 cm3 douze inscrits, la catégorie 500 cm3 dix-huit inscrits, la catégorie 750 cm3 vingt et un inscrits, la catégorie 1000 cm3 onze inscrits et la catégorie side-cars onze inscrits[14].

La tradition veut également qu'en ouverture de certaines compétitions automobiles des courses motocyclistes soient programmées, généralement le matin, par exemple pour la Coupe du Salon. De 1970 à 1976, elle devient les Journées motocyclistes du Salon. Les dernières Coupes Eugène Mauve (XVIIe) sont également disputées en 1976. Les années 1980/1990 voient fleurir le Bol d'argent (1981 et 1982) -réservé aux pilotes nationaux-, les Coupes Promosport (1988, 1989, 1990 et 1992)[15].

Les pilotes de proximité[modifier | modifier le code]

Plusieurs générations de pilotes ont été encouragées à pratiquer le sport motocycliste par la proximité de l’autodrome et ont parfois porté haut l’image de la France, records mondiaux, championnats nationaux, Bol d’or et championnats mondiaux : les plus illustres ont été Jean-Pierre Beltoise, Patrick Pons, Christian Ravel et Claude Vigreux[16].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Les Coupes Moto Légendes, réunion internationale de motos anciennes, alliant confrontation sur le circuit, concours de restauration et brocante sont nées ici et s'y sont tenues de 1993 à 2003.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Octave Lapize, vainqueur du Tour de France cycliste 1910 et mort au champ d'honneur en 1914, a donné son nom à la côte la plus accentuée du circuit routier de l'autodrome de Linas-Montlhéry : cette côte a représenté la difficulté majeure des courses cyclistes qui s'y déroulaient.

Le Premier Pas Dunlop cycliste, compétition qui a précédé le championnat de France sur route des débutants (n'ayant jamais possédé de licence et n'ayant jamais couru en course officielle), devenu depuis 1974 le championnat de France sur route des juniors, s'est déroulé sur le circuit routier de l'autodrome de 1929 à 1938, puis en 1941, 1946 et 1952[17].

Parmi les coureurs de proximité, Claude Guyot s'y révèle en 1964.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Monuments labellisés Patrimoine du XXe siècle en Essonne sur le site du ministère français de la Culture. Consulté le 22/01/2010.
  2. Louis Baudry de Saunier, Pol Ravigneaux, Charles Faroux, La Vie automobile, Dunod,‎ 1925, p. 172
  3. Site de la pétition pour la sauvegarde du circuit.
  4. Monomil signifie : monotype de moins de 1000 cm3. Les premières Monomil Panhard sont conçues en 1952, à partit du moteur de série de 850 cm3, bicylindres à plat, refroidissement par air, développant 55 chevaux. Cette motorisation a déjà servi de base aux Panhard-Monopole et aux DB Panhard (ingénieur Charles Deutsch et motoriste René Bonnet) qui animeront les courses de prototypes et de voitures de sports jusqu'à la fin des années 1960.
  5. Formule Mygale Loisirs à l'autodrome de Linas-Montlhéry (2006).
  6. Stage de pilotage Audi R8 à l'autodrome de Linas-Montlhéry. Consulté le 25 novembre 2014.
  7. Pour s'inscrire aux événements prévus à l'autodrome de Linas-Montlhéry. consulté le 25 novembre 2014.
  8. http://www.newsclassicracing.com/Youngtimers-Club-2013
  9. Le Parisien du 27 mars 2014.
  10. 90 ans de l'autodrome de Linas-Montlhéry; Consulté le 25 novembre 2014.
  11. Référence Facebook du Mustang Club de France (25 septembre 2014).
  12. Historique des motos Jonghi. Consulté le 25 novembre 2014.
  13. Programme du Critérium de vitesse (MCF) du 27 juin 1971.
  14. Programme de la Côte Lapize (AMCF) du 6 mars 1977.
  15. Vincent Glon « Les courses motocyclistes à Montlhéry. » Consulté le 20 novembre 2014.
  16. Certains pilotes de proximité ont établi des records mondiaux d’endurance comme Arrigo Rémondini (habitant Torfou) sur Jonghi 50 et 125 cm3 en 1948 et 1951, d’autres se sont contentés de disputer les championnats nationaux comme Laurent Courteix (Ablon-sur-Seine) sur Suzuki 50 cm3 et sur Aermacchi 250 cm3, Jean-Claude Frelat (Juvisy-sur-Orge) sur Jawa 350 cm3 ou Alain Daigne (Villeneuve-le-Roi) vainqueur des Coupes de Paris en 1965 sur Jawa 350 cm3 puis sur Velocette Thruxton 350 cm3, Jacky Ritaud (Linas) multiple compétiteur au Bol d’Or sur Puch 175 cm3 ou Pierre Leclainche (Leuville-sur-Orge) sur side-car Norton Manx 500 cm3. Les plus emblématiques furent Jean-Pierre Beltoise (Orly) qui s’illustra avec ses Bultaco 125 et 250 cm3 en France et un Kreidler 50 cm3 au championnat du monde, ainsi que Christian Ravel (Saint-Germain-lès-Arpajon) compétiteur du championnat du monde 1970 sur Kawasaki 500 cm3 et Claude Vigreux (Antony) pilote de Kreidler 50 cm3, de Morini 250 cm 3 et de Velocette 500 cm3. Luc Méloua (Saint-Germain-lès-Arpajon) devint commissaire technique à la Fédération française de motocyclisme (FFM) en charge du contrôle des machines (Bol d’or et compétitions de vitesse).
  17. Premier pas Dunlop. Consulté le 20 novembre 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Autodrome de Linas-Montlhéry : le pari fou d'Alexandre Lamblin, mai 2014, (ISBN 9 782 362 140 280), Éditeur - Le Voyageur Éditions - Paris.
  • Magazine Sciences et Voyages no 292, 2 avril 1925, article : la France est dotée de deux autodromes qui comptent parmi les mieux installés du monde entier.
  • La Piste routière de Linas-Montlhéry et son revêtement au Colas, Magazine Le Génie Civil no 6, 8 août 1925 et no 13 du 26 septembre 1925, par Pierre Grézaud.
  • (en)The story of the Paris autodrome 1924-1960, By William Body, Éditions Montagu Motor Book 1961.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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