Maxime Le Forestier

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Maxime Le Forestier

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Maxime Le Forestier aux Enfoirés 2013

Informations générales
Nom de naissance Bruno Le Forestier
Naissance 10 février 1949 (65 ans)
Paris, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Variété, chanson française, world
Instruments Guitare
Années actives depuis 1968
Labels Polydor
Site officiel maximeleforestier.net

Maxime Le Forestier (nom d'artiste de Bruno Le Forestier), né le 10 février 1949 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno naît à Paris le 10 février 1949, boulevard Péreire. Il a deux sœurs ainées  : Anne née en 1943 et Catherine née en 1946.

Son père est anglais d’origine normande britannique ; sa mère française, Geneviève (dite Lili) (1917-2010), a vécu un certain temps en Angleterre et est traductrice pour des chaînes britanniques de télévision ; elle est musicienne et inculque à ses enfants le goût de la musique, notamment du violon.

La famille vit à Neuilly-sur-Seine et ses parents divorcent en 1963.

Bruno Le Forestier fait ses études secondaires au lycée Condorcet, mais ne dépasse pas le stade de la classe de première, renvoyé du lycée en 1965 pour indiscipline.

Au cours des années 1960, il forme un duo avec Catherine, empruntant quelques chansons à Georges Moustaki, avant même que ce dernier ne les chante lui-même (Le facteur, La ballade de nulle part). Serge Reggiani interprète en 1968 une de ses compositions  : Ballade pour un traître. C'est durant cette période qu'il adopte le prénom de Maxime. Il sort son premier 45 tours en 1969 avec  : Cœur de pierre, face de lune et La Petite Fugue.

En 1969, il fait son service militaire dans les troupes aéroportées, au 13e Régiment de dragons parachutiste de Dieuze. Mais son esprit indiscipliné et son caractère rebelle font qu'il est incapable de s'adapter à l'esprit de corps de son régiment. Il en fait tant à rebours qu'il est d'abord interné à l'infirmerie, avant que le régiment se débarrasse de lui en l'envoyant achever son service dans un bureau à Paris. Ce passage dans les troupes aéroportées lui inspirera la chanson antimilitariste Parachutiste.

En 1972, sort son premier album chez Polydor avec les titres : San Francisco, Mon frère, La Rouille. Le succès est énorme.

En octobre 1972, il fait la première partie, à Bobino, de son idole Georges Brassens. Révolté par le prix de ses places de concerts qu'il juge trop élevé, il imposera des places à 10 F. En 1973, il profite d'une prestation à l'Olympia pour enregistrer un album en public. En 1974, il compose le générique de la série d'animation jeunesse Le Roman de Renart. En 1975, il est coauteur et compositeur, avec Colette Magny et la chanteuse Mara, d'un album en solidarité avec les victimes de la dictature militaire au Chili, intitulé Un peuple crève. En 1976, il écrit et compose la musique et la chanson générique du film L'Amour en herbe.

En 1979, il inaugure le premier d'une série d'albums de reprises de Brassens, enregistré en public. En 1980, il entame une tournée dans toute la France avec Graeme Allwright, dont sa sœur, Catherine Le Forestier, assure la première partie sous le nom d'Aziza. Les bénéfices de cette tournée iront à l'association Partage pour les enfants du Tiers-Monde. Le concert au Palais des Sports de Paris donne lieu à la publication d'un double album sur lequel jouent Marcel Azzola et le groupe malgache qui travaillait avec Graeme Allwright à l'époque. Outre leur répertoire respectif, ils interprètent Georges Brassens. Pour la chanteuse Anne Sylvestre, il compose la musique de la chanson Le petit caillou des rêves.

Après quelques années de traversée du désert durant lesquelles il compose pour Julien Clerc, après l'accueil mitigé de ses précédents albums, il obtient un nouveau succès en 1987 avec Né Quelque part, suivi par l'album incluant ce dernier titre ainsi qu'une reprise qu'il popularise  : Ambalaba, une chanson du ségatier (joueur, chanteur de séga) mauricien Claudio Veeraragoo. Il sort d'autres albums en 1991 (avec notamment Bille de Verre), 1996 (album Passer ma route incluant une nouvelle version de La petite fugue, Raymonde, Chienne d'idée) et enfin l'Écho des étoiles en 2000 (avec L'homme au bouquet de fleurs). Il s'engage pour des causes caritatives (Partage, les Enfoirés, Sol En Si) dès les années 1990. Il écrit et compose les chansons du spectacle musical Spartacus le gladiateur, mis en scène par Élie Chouraqui au Palais des Sports de Paris à l'automne 2004.

Maxime Le Forestier sort un nouvel album intitulé Restons amants au printemps 2008. Il en écrit l'intégralité des paroles, dont deux mises en musique par Julien Clerc, qui avait fait de son texte Double Enfance un grand succès deux ans auparavant. La tournée qui en découle est une réussite, avec un périple de presque deux ans sur les routes. Un enregistrement public reprenant l'intégralité du tour de chant sort le 1er juin 2009 sous le titre Casino de printemps. Y figurent ses plus grands succès, la plupart des titres de son dernier album et quelques reprises de succès écrits pour d'autres (Julien Clerc et Gérald de Palmas). À cela s'ajoutent des chansons de Georges Brassens et un hommage à Serge Reggiani avec Histoire grise, une chanson qui lui était destinée à l'aube de sa mort.

Proche du Parti Socialiste, il cosigne, avec Juliette Gréco, Pierre Arditi et Michel Piccoli une lettre ouverte[1], le 4 mai 2009, à l'attention de Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, appelant les députés socialistes à adopter la loi Hadopi. Dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel du 5 mai 2009, sur Europe 1, Maxime Le Forestier ira jusqu'à dire que ceux qui ne s'opposent pas au piratage sont des pétainistes. Certains pensent que ses prises de parole publiques ont parfois été maladroites ou qu'il a été mal compris. D'autres le voient comme un exemple d'artiste qui s'accroche à une rente disproportionnée. Maxime Le Forestier sera la cible de nombreuses attaques d'internautes en désaccord avec ses prises de position.

Très discret sur sa vie de famille, il est marié et est père de deux garçons[2], dont le chanteur Arthur Le Forestier.

Passions[modifier | modifier le code]

Équitation[modifier | modifier le code]

Maxime Le Forestier se passionne pour l'équitation depuis l'âge de seize ans. Il apprend la basse école dans un club de la région parisienne tenu par un disciple de Nuno Oliveira, qui l'envoie ensuite se perfectionner chez le maître au Portugal. Il s'y rend pendant deux mois et demi en 1972. Oliveira ne lui fait payer qu'une leçon sur quatre « parce qu'il est musicien et possède déjà le sens du rythme, l'un des secrets de l'équitation ». Le chanteur considère Oliveira comme le meilleur écuyer du siècle, et comme l'un des personnages qui l'ont changé et fait évoluer dans sa vie : de son propre avis, les leçons d'équitation avec Oliveira lui ont été « infiniment plus utiles pour la scène que les cours de théâtre et de mime ». Nuno Oliveira a notamment repris en main son cheval Faris, pour lui enseigner le galop à faux. Maxime Le Forestier a vécu ses leçons comme une quête du centaure, pour ne plus réfléchir et rendre les gestes instinctifs. Il cite notamment, durant l'enseignement de Nuno Oliveira, la phrase « Par la pensée, passez au trot »[3].

C'est une maison bleue…[modifier | modifier le code]

La maison bleue, à San Francisco

Pour rendre hommage à la « maison bleue » de San Francisco, une équipe se met à sa recherche durant l'été 2011. La maison, située au 3841 de la 18th Street, est alors peinte en vert clair. Les propriétaires acceptent de la repeindre en bleu.

Dans un documentaire diffusé le 19 septembre 2011 sur France 3, Maxime Le Forestier revient sur cette chanson et sur sa vie à San Francisco en 1971. Le documentaire permet de découvrir Phil, décrit dans la chanson comme étant le joueur de kena, ainsi que Psylvia, citée elle aussi dans le refrain.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Enregistrements en public[modifier | modifier le code]

Hommages à Brassens[modifier | modifier le code]

Maxime Le Forestier a repris l'intégrale de l'œuvre de Georges Brassens parue en 5 albums et une intégrale :

À l'annonce de la mort de Brassens, le 29 octobre 1981, Le Forestier était en concert. Il reprit alors une de ses chansons, Dans l'eau de la claire fontaine, en pleurs.

Compilations[modifier | modifier le code]

Musiques de films[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Musique et générique du film L'amour en herbe (dont En Amérique sur Seine)

Comédies musicales[modifier | modifier le code]

Enregistrements divers[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Pour la sortie du tout premier modèle de sa gamme de micro-ordinateurs Macintosh, le constructeur Apple demande à Maxime Le Forestier de composer, sur cette machine, une musique qui servira de fond sonore à une cassette audio de prise en main[4]. La personne choisie pour réciter ce manuel sonore d'initiation informatique sera l'animatrice bien connue des auditeurs de France Inter, Kriss[5].
  • 2001 : Reprise de Il était un petit homme sur Ma chanson d'enfance
  • 2002 : Reprise de Votre fille a vingt ans sur Autour de Serge Reggiani, album hommage à Serge Reggiani

Principaux titres[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Victoire de la musique de la chanson originale de l'année pour Né quelque part
  • 1996 : Victoire de la musique de l'artiste interprète masculin de l'année

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Né quelque part, avec Sophie Delassein, Paris, Éditions Don Quichotte, 2011, 348 p. (ISBN 9782359490398)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Loi sur le piratage : des artistes "de gauche" dénoncent la stratégie du PS », sur Le Monde.fr (consulté le 26 février 2013)
  2. Maxime Le Forestier parle de ses fils à Vivement Dimanche, consulté le 11 août 2014
  3. Maxime Le Forestier et Sophie Delassein, Né quelque part, Don Quichotte,‎ 2011 (ISBN 2359490486 et 9782359490480), p. Livre numérique - voir rech. sur les mots-clé Équitation et Nuno Oliveira
  4. Des extraits de la cassette audio.
  5. Une interview de Kriss réalisée en 2004 à l'occasion des 20 ans du Macintosh.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]